jeudi 11 décembre 2008

De l'argent pour les collectivités locales !



la bonne idée de Paul Dhaille,
Vice-président du parti radical de Gauche
...




Vent de critiques hier dans les couloirs du parti radical de gauche sur le plan de relance de Nicolas Sarkozy. Au-delà des critiques évidents : le plan n'est pas européen (mais peut-on en vouloir à Sarkozy ? Mieux vaut pour cela s'en prendre à Fabius et à ceux qui ont défendu le non), le plan travaille uniquement sur l'offre ... mais il faut bien soutenir l'offre... le travail sur la demande ne doit pas profiter au commerce extérieur. De ce point de vue, l'approche de Thierry Jeantet, publiée il y a deux jours est très intéressante.
L'idée de Paul Dhaille arrive dans ce contexte et est très novatrice.
Pour lui, il aurait fallu arriver à une aide déconcentrée à travers tout le pays. Une manière d'agir rapidement sur l'économie en répartissant les milliards entre les collectivités à charge pour celles-ci de le répartir comme elles l'entendent.
A charge pour elles de choisir entre la cantine gratuite pour les enfants des écoles, le logement des sans abris ou la poursuite d'investissements aux quelles elles aurait dû renoncer faute de moyen.
Bien entendu, il se serait agi d'une aide en un seul coup ("one shot" pour parler français), libre après aux collectivités de poursuivre leurs actions.
Cette aide aurait pour avantage de faire d'abord bénéficier l'emploi ou la consommation locale, de placer les collectivités face à leur responsabilité, et de montrer qu'elles jouent un rôle déterminant dans l'organisation française.
En fait, plus j'y pense, plus je trouve cette idée géniale !
Votre avis ?

3 commentaires:

Frédéric a dit…

Lorsque vous vous en prenez à FABIUS parce qu'il a voté NON (et il a eu raison), vous vous en prenez à 75% des seinomarin(e)s! Réfléchissez un peu, Camarades!

le café radical a dit…

Merci pour le commentaire, Frédéric, mais le chiffre ne change rien. On aurait pu avoir 80 % des voix pour le oui et avoir tort !
Le référendum a durablement marqué la société française, sans parler de l'Europe. Je persiste à voir dans l'appel de Laurent Fabius à voter NON un choix personnel lui offrant la possibilité de sortir de son bourbier politique. Cela ne lui a pas fait gagner une voix en crédibilité. Il s'est rangé aux côtés de l'extrême gauche, de l'extrême droite, de la France recroquevillée et cela n'a fait avancer ni la France, ni l'Europe, ni la situation personnelle de Laurent Fabius.
Le problème de toute façon ne se pose plus de la même manière qu'il y a 3 ans. Nous oeuvrons cependant en tant que radicaux à faire avancer le fédéralisme (sinon, nous ne serions pas radicaux !). Comment avancer, avec qui, quelles sont les solutions que nous devons apporter ? C'est tout l'enjeu du débat à venir... les élections européennes sont dans moins de 6 mois.

prgeure a dit…

A signaler, l'Eure a voté majoritairement aussi pour le NON, et à près de 60 % dans la 4e circonscription.
Dans ces contrées, comme en Seine-Maritime, on attend le plan B. L'Europe est en panne, et effectivement, un boulevard est ouvert à Sarkozy quand il essaie de faire bouger les choses. Comment lui en vouloir ? Et on n'a pas entendu Fabius, et pour cause, critiquer la politique européenne de Sarkozy.