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lundi 11 décembre 2017

Le parti radical de gauche est mort

VIVENT LES RADICAUX DE GAUCHE
Les radicaux de gauche sont bien vivants autour de la nouvelle bannière, Virginie Rozière, entourée de Stéphane Saint-André et d'Olivier Taconet et d'une trentaine de radicaux décidés à construire leur avenir
Disons-le tout de suite, le mariage est passé complètement inaperçu. C'est que, au même moment, à quelques mètres de là, la foule s'amassait pour rendre hommage au chanteur français le plus populaire du siècle. Tout effort pour promouvoir quoi que ce soit d'autre était peine perdue, sans parler de faire passer un message politique. Cela ne veut pas dire cependant que ce qui s'est passé ce samedi 9 décembre 2017, date anniversaire de la loi de la laïcité, soit sans conséquence sur la vie politique française. 

Le parti radical de gauche a donc voté dans l'indifférence générale son propre suicide avec 85 % des votants. Ce score en a impressionné plus d'un. Les opposants à la fusion sentaient pourtant que le scrutin pouvait déjouer les pronostics mais ... un appareil reste un appareil. Comme disait justement Paul Dhaille : c'est plié. Ils ont réservé la salle et le traiteur. Ce n'est pas pour s'emm... avec un vote. 

De fait, le bruit a couru de manière insistante que l’utilisation des pouvoirs des fédérations non représentées était laissées à la discrétion de la Présidente. Une procédure beaucoup plus facile à faire passer lors d'un vote électronique… Comme beaucoup de radicaux de gauche avaient renoncé à se déplacer et pour refuser de cautionner la démarche et pour éviter d’assister à leur mort programmée, le résultat fut d’une brutalité sans appel.
Dommage pour la démocratie et le débat.
Ni vote des militants (le congrès, comme on a pu le voir, est une instance déléguée, et ne représente qu'une faible partie des adhérents), ni débat n'ont précédé cette fusion qui ne ressemble à rien. Rappelons qu'à l'intérieur des fédérations départementales consultées, une grande majorité s'opposait au rapprochement avec les valoisiens. 
Il n'empêche. Une fois passées larmes et désillusions, les opposants actifs se sont retrouvés dans un restaurant voisin "La Terrasse" que nous avions réservé à proximité du congrès. Ici le débat et la détermination ont été lancés. L'espace réservé à l'origine s'est révélé insuffisant pour accueillir toutes les bonnes volontés. De nombreux Jeunes Radicaux de Gauche nous ont rejoint avec leur énergie ce qui nous a permis de refaire le monde assez rapidement et au passage de jeter les bases de l'action. 
Plan d'attaque, plan d'action, plaisir à être ensemble, voilà le mélange idéal pour bâtir l'avenir et construire le radicalisme de demain, base d'une gauche à même de répondre aux défis du siècle.


À très vite ! 

dimanche 15 février 2015

Du service civique obligatoire ... une belle soirée radicale

Géraldine Guilpain, présidente des
jeunes radicaux de gauche a animé
avec talent un café sur un sujet
passionnant parce qu'on ne peut
l'aborder sans toucher à ce qui
fonde le cœur de notre société, le
cœur de la République
 Disons-le tout de go, le projet de service civique obligatoire n'a rien à voir avec les attentats. Le projet existait avant, il existera après, c'est un projet à faire vivre et à inscrire dans un programme politique. Lors de sa conférence de presse, le Président de la République n'a parlé que de renforcer et rendre plus abordable le service public. Il n'a pas parlé de le rendre obligatoire... et ça change tout ! 


Anne-Marie Jourdan  insisté sur l'intérêt
pédagogique que devrait revêtir le service
civique..
Les  attentats du 7 janvier,  la révélation des fractures de la société française nous obligent à repenser les programmes politiques. La société française s'est révélée. Voilà pourquoi le service civique obligatoire doit être l'objet d'un débat national, nécessitant une large participation parce qu'elle pose une question de fond sur les rapports entre la République et les citoyens. Il doit être un enrichissement pour tous, pas une punition. Ainsi la mise en relation des attentats, de la réaction populaire, du rejet d'une partie de  la population vis à vis de cette réaction, bref la mise en relation de tout ça et d'un projet de service civique obligatoire est pour le moins une maladresse. 

Géraldine Guilpain  a travaillé depuis longtemps le sujet avec les jeunes radicaux de gauche. Parce que ce n'est pas le tout de revendiquer un service obligatoire, il faut aussi prévoir de le mettre en place. 

Le principe d'un service civique obligatoire, loin de
provoquer un rejet, évoque plutôt quelque chose de positif.
On est loin d'une nostalgie du service militaire, dont on
admet l'intérêt historique et son inadaptation à la
république moderne, mais, à l'évidence, il manque un lien.
Qui visera-t-il ce service civique ? A quel âge ? Pour combien de temps  Encouragera-t-on les jeunes à quitter leur domicile ? Pourra-t-il être prolongé par des périodes de stage tout au long de l'existence ? Sans parler des sanctions à opposer au réfractaires ou de l'indemnisation de ces conscrits civiques. 

L'Etat, en supprimant le service militaire
obligatoire, proposait de le remplacer
par une sorte de service civique, qui
n'est jamais venu.
Géraldine Guilpain a rappelé que lorsque Chirac a mis fin au service militaire en 1996, il a aussitôt proposé de le remplacer par quelque chose ... qui n'est jamais venu. 
Or, le service militaire, malgré tout ses défauts avait aussi son utilité. Il rappelait aux jeunes que tout ne se passait pas à l'école, il permettait la confrontation des milieux et des situations individuelles, Il obligeait les garçons a sortir de chez eux et d'un cadre familial et leur montrait la capacité de survie hors de ce cadre.  Accessoirement, me dira-t-on, le service militaire avait aussi pour vocation de préparer au métier des armes, et à rendre une nation solidaire de son armée. 
C'est ce dernier aspect qui a le moins marché. La puissance d'une armée ne se mesure plus en nombre de conscrits, mais beaucoup plus en moyen de les équiper et en coût d'armement. Qui plus est, la solidarité entre une Nation et la défense de son territoire concerne aussi bien les hommes que les femmes. Enfin, la défense d'un territoire va bien au delà de l'offensive militaire. Nous l'avons d'ailleurs ressenti lors des attentats. Comment réagir face aux agressions de ce type, face à une agression nucléaire, l'explosion d'une centrale etc.

Laurent Giesbert a évoqué
l'importance du travail réalisé 
par des associations offrant 
aux adolescents un cadre
d'action pratique et collectif.
Bien entendu, il ne faut pas perdre de vue la chance énorme que peut apporter la capacité de l'Etat de s'adresser à sa jeunesse, en dehors d'une démarche scolaire, avec un projet d'utilité sociale à définir. 
Toute la soirée a porté sur ce sujet, et des différentes expériences liées à l'adolescence et aux nécessaires rencontres entre les générations. Le scoutisme a pris notamment une part importante dans le débat. 
Si tout est à inventer, il ne s'agit pas de partir de rien. Le très beau projet de société doit réinventer le rapport de la France à sa jeunesse, en dehors des circuits professionnels et scolaires dans la volonté du lien.
Merci à Géraldine Guilpain d'être venue nous en parler .... en espérant que ce projet sera creusé et repris en charge par la République.











dimanche 8 février 2015

Service civique : encore un effort, Monsieur le Président ...

Comme attendu, François Hollande a annoncé la 
création d'un service civique universel, lors de sa
conférence de presse marquée par l'esprit du 11 janvier.


Ce n'est pas le tout d'annoncer la création d'un service civique universel ... encore faut-il savoir comment le mettre en place ! Après l'indispensable annonce, place doit être faite au débat Républicain.

Quand, comment, pour qui et, au fait, pour quoi, dans quel but et à quel prix ? Autant de questions qui se posent et aux quelles finalement un Président de la République n'est pas en mesure de répondre ... même si l'on peut penser qu'en reportant la réflexion à plus tard, il a eu la bonne attitude. 
Pour avoir une quelconque efficacité, le service civique ne doit pas être vécu comme un gadget mais comme un élément majeur d'un projet de société. 
Des tas de questions se posent déjà, comme sa relation avec un service militaire, aboli il y a 20 ans, dans un consensus général curieusement adossé à un sentiment nostalgique. Dejà, Luc Ferry et Henri Guaino disent que seul un service militaire peut être obligatoire. Tout le monde, dont l'auteur de ces lignes, ne comprend pas pourquoi.
Comme autre question nous avons le lien avec l'école. Le service civique sera-t-il capable de faire ce que l'école a été incapable de faire ? 
Et si le service civique est la prolongation de l'école, alors, à quel âge doit il avoir lieu ? Doit-il y être intégré ? 
Le service civique doit il être au contraire intégré dans la vie active, ou, tout du moins l'y préparer ? Doit-il être rémunéré, indemnisé ou totalement gratuit ? 
Qui, quelle structure doit l'organiser, le contrôler ? Autant les casernes étaient le lieu automatique de l'accueil des conscrits, autant l'accueil des appelés de la République est difficile à résoudre.
Déjà, en se posant toutes ces questions, pointent les écueils sur lesquels ce projet généreux ne devrait pas s'échouer. Le service civique est revenu sur le devant de la scène parce qu'une minorité a montré sa résistance au projet commun républicain. Il ne faudrait pas qu'il puisse être assimilé de quelque manière que ce soit à une punition collective. 
En fait, rien n'est plus beau, rien n'est plus grand, même si rien n'est plus difficile, que de définir le projet républicain. Tout simplement parce que là est le projet collectif, qui doit nous permettre de vivre ensemble. 
C'est à cette tâche que je vous invite à participer  avec Géraldine Guilpain, présidente des jeunes radicaux de gauche et auteur d'une tribune remarquée sur le site du Nouvel observateur et défendant le service civique obligatoire. 
Venez nombreux 

Le service civique obligatoire  
peut-il résoudre la fracture sociale ?  

café radical 
vendredi 13 février
18h30
au Jardin de Bigards
39 rue du Quai 
27400 Louviers












dimanche 1 février 2015

Service civique obligatoire ? Le débat !

La France a la passion de l'égalité. 
La marche du 11 janvier où la France a montré ce qu'elle était. Un rejet de
l'injustice, une soif de liberté, de fraternité et d'égalité. Ces principes ont fondé
la 
laïcité. Le projet de service civique obligatoire en est il la suite logique ?
C'est ce qui justifie à mon sens toutes ces réactions qui se sont manifestées à la suite du plus beau mouvement de consensus populaire qui s'est manifesté à la suite de l'attentat du 11 janvier. 
Ainsi, alors que la France, comme Nation, avait montré la puissance de sa cohésion, alors qu'elle avait démontré ce qu'était l'identité Nationale, il a fallu, très vite, qu'elle s'inquiète de comportements minoritaires. 
Cette anxiété peut certes s'expliquer rationnellement puisqu'après tout, ce sont ces comportements minoritaires mêmes qui ont provoqué les deux attentats du 7 janvier. Mais au delà, la France est fondamentalement troublée par ces comportements qui ne s'intègrent pas dans une logique de consensus. 
Les propos de Manuel Valls intègrent cette démarche. Comment expliquer sinon qu'un premier Ministre évoque l'apartheid en parlant de la situation française, qui, pour sérieuse qu'elle soit, n'a rien de comparable avec les horreurs qu'ont pu connaître les populations sud-africaines ? Comment expliquer cet espace médiatique laissé aux théoriciens du complot ? Comment expliquer cette médiatisation des rots venimeux de Dieudonné ou des vieilles barbes réactionnaires à la Zemmour, Finkelkraut, ou Philippe Tesson ... Comment expliquer cette panique devant des comportements troublants d'adolescents provocateurs ? 
La remise à l'ordre du jour d'un service civique obligatoire participe de cette réaction générale. Elle suscite autant d'attraits que d'interrogations. On a même évoqué un référendum. C'est que le sujet n'est pas simple. En tous les cas, il intéresse, voire il passionne.
Mais chez les radicaux, le projet n'est pas nouveau. C'est ce que rappelle justement Géraldine Guilpain, présidente des jeunes radicaux de gauche qui a publié un article passionnant sur le Plus de l'Obs. 
Mais le sujet n'est pas simple. Le service civique existe déjà. Il n'est pas obligatoire et il n'est pas à même de répondre à toutes les demandes. Il faudrait donc, après la dissolution du service militaire, recréer un service obligatoire pour toute la jeunesse qui aurait pour fonction de remédier aux difficultés de l'éducation nationale. Il convient donc de créer une machine républicaine, égalitaire, efficace qui permette d'inculquer les valeurs du vivre ensemble. Comment réussir ce challenge ? La France en a-t-elle les moyens  ? 

Autant de sujets passionnants au sein d'un même sujet au cœur des interrogations que porte la République moderne. 
Ces questions, en tous les cas, valent bien un  café radical.
Géraldine Guilpain
Présidente des jeunes 
radicaux de gauche
Justement, Géraldine Guilpain est l'invitée du café radical 

vendredi 13 février à Louviers, à 18h30
Jardins de Bigards
39 rue du Quai
27400 Louviers

Le débat s'annonce passionnant

samedi 5 juillet 2014

Une belle soirée au café radical ...

De la lutte contre le Front National

à la modernisation des institutions

Pascal-Eric Lalmy, votre serviteur et Sélim-Alexandre Arrad, président
des jeunes radicaux de gauche qui nous a  fait l'honneur de sa présence.
Un débat passionnant qui a remis en perspective la résistible montée du
 front national. Il n'empêche, ce phénomène oblige à repenser la politique.
Ça avait pourtant pas trop bien commencé. Juste avant, la France avait été éliminée par l'Allemagne dans les 1/4 de finales et puis, voilà, il n'y avait pas trop de monde mais les participants sont venus au fur et à mesure combler la salle.
Il n'empêche, l'enjeu du débat était celui-là : peut-on arrêter le Front National ? Même si, Pascal-Eric Lalmy, a d'emblée tenu à poser la question de manière plus positive : "peut-on battre le Front National ?" Mais au delà, le débat a permis de sortir des lieux communs et de tracer de vraies perspectives politiques. 
Pascal-Eric Lalmy a rappelé à quel point les valeurs du Front National sont à l'exact opposé de celles des radicaux, viscéralement attachés aux principes humanistes de fraternité, de liberté et d'égalité. 
L'extrême droite, dont sont issus ses dirigeants historiques, est l'adn du Front National. Elle a défendu les régimes réactionnaires les plus autoritaires au cours de l'histoire, en Italie, en Allemagne, en Espagne et ailleurs, Pascal-Eric Lalmy rappelant qu'avant la deuxième guerre mondiale, la France faisait figure avec l'Angleterre d'une des rares références démocratiques en Europe ... d'où la terrible inquiétude qui a saisi l'Angleterre lors de l'invasion allemande de la France. 
Nous n'en sommes pas là, nous n'en sommes plus là. Même si  l'Histoire nous est indispensable dans la connaissance des phénomènes politiques, les références historiques ne seront jamais l'outil permettant d'affronter l'adversaire.
Car l'adversaire a changé de nature, aussi parce que le contexte historique n'est plus le même. Certes, le Front National ne voit pas trop l'utilité de la démocratie, et encore moins de l'Europe qu'elle souhaite détruire de l'intérieur. 
Il n'empêche, les outrances antisémites de son Papa-gâteux sont plus qu'une entrave dans l'image nouvelle que Marine Le Pen souhaite donner à son mouvement. Non seulement elles l'ont empêcher de créer un groupe d'extrême droite au sein du parlement européen, mais elles contredisent sa stratégie de conquête du pouvoir. Contrairement à la politique du coup de force qui constituait l'identité puis le rêve politique naturel de l'extrême droite européenne. 
C'est ce qui explique la sortie de Marine Le Pen sur les propos de antisémites  : "c'est une faute politique". Pour ébouriffante qu'ait pu paraître la sortie de Marine Le Pen à tous les humanistes ... Marine Le Pen avait besoin d'envoyer un message en interne. La faute politique n'était pas liée au moment où elle a été commise. La faute politique portait sur le fond. L'antisémitisme ne doit pas être la ligne.  
L'extrême droite a changé parce que la société a changé ... et sans doute est-elle un symptôme majeur de cette société en mutation. 
L'enfer c'est les autres, de Jean Paul Sartre, dans Huis Clos 
 Il a commenté ainsi cette citation : les autres sont au fond ce
qu'il y a de plus important en nous-mêmes".
Pas étonnant que les outils dont se sont servis les partis traditionnels s'avèrent inopérants. A quoi sert de dénoncer l'extrême droite comme soutien des partis fascistes et nazis, alors que le fascisme et le nazisme ont disparu de la scène politique. On peut certes dénoncer le front national comme raciste, c'est pas faux. Le Front National axe son développement sur la connivence, sur l'air de "on fait tout pour les autres", avec l'idée que chacun donnera aux "autres"  la connotation qu'il voudra. Les autres, pour beaucoup, ce sera les étrangers ... et pour beaucoup ce sera "les arabes" et toutes les affirmations identitaires de l'autre ... seront autant de raison de s'en protéger. L'enfer, c'est les autres, comme disait l'autre. 
Mais le Front National n'a même pas besoin de s'affirmer ouvertement raciste, ni même ouvertement sécuritaire. Il suffira que n'importe quel parti pose de problème de l'immigration, de la sécurité, pour que le Front National engrange ce qu'il n'a pas besoin de semer. C'est le coucou de la République. 
Là où le Front National est moderne, c'est qu'il se développe non seulement sur le terrain de la connivence, mais aussi sur celui de la frustration. 
Claude Blanluet est venu rappeler la façon dont le Front National a pris la place du parti communiste, comme point de repère identitaire des frustrés de la République. Le Parti communiste s'est effondré parce qu'il était incapable d'ouvrir une perspective politique dans un monde en pleine mutation. Mais ce qui reste dans cette mutation, c'est l'inquiétude. Une inquiétude qui n'a  pas de nom, une inquiétude qui s'auto-nutrit. 
Cette inquiétude c'est aussi un besoin insatiable d'attention, et dans un monde où l'individualisme s'est considérablement développé, l'inquiétude c'est, pour le citoyen, que l'attention se porte sur quelqu'un d'autre que sur lui-même. On comprend, dans ce contexte, que les discours de diabolisation, les imprécations culpabilisantes soient sans effet sur l'électorat. 
Au fond, le vote pour le Front National, est un peu comparable aux émeutes qui ont secoué, essentiellement dans les cités des villes moyennes, la France en 2005 et à Evreux en particulier. Il y avait cet aspect paradoxal qu'elles étaient une demande de plus d'égalité et de plus de République. Or, pour réclamer plus de service public, les émeutiers s'en prenaient aux infrastructures de transport en commun, aux bus, aux pompiers, bref à tous les efforts menés par les autorités publiques en direction du quartier.
Il en va de même pour ce vote du Front National qui ne fait que renforcer une défiance croissante contre les institutions dans le sens le plus large. Ce ne sont pas seulement les politiques et les représentants de l'Etat qui en prennent pour leur grades. Les élus le savent, les policiers, les juges, mais cela va jusqu'aux enseignants et il suffit de rappeler qu'à présent, les résultats de permis de conduire sont envoyés par la poste.
Bien sur, la défiance vis à vis des institutions vient de haut. L'ex-président de la République, membre du Conseil constitutionnel en donne un exemple criant. 

Il faut changer de République

Mais ne nous y trompons pas, et le Front National ne s'y trompe pas, la volonté des Français n'est pas de détruire ni les institutions, ni la République. On n'en est pas là. La volonté des Français est que les institutions s'occupent plus d'eux. 
Avons-nous les moyens de répondre à leur demande ? C'était un peu le point de vue de Sélim-Alexandre Arrad, président des jeunes radicaux de gauche. Il faut expliquer, s'expliquer ... un point de vue qu'Olivier Taconet, remettait sérieusement en question ... lassé qu'il était par l'effort mené depuis 18 ans par la municipalité de Louviers. La pédagogie ne saurait être l'alpha et l'omega de la lutte contre le Front National même s'il n'est jamais inutile d'avoir un argumentaire.
La demande sociale est insatiable. Peut-on améliorer les services publics, lorsque tout pousse à leur rationalisation, à une meilleure gestion, à des mesures drastiques qui ont amené à la vaste réforme territoriale que rejette les radicaux ... Pourquoi la rejettent-ils ? Ce sera l'occasion d'un prochain débat. Au sein du prg et au sein d'un café radical. Parce que voilà, nous y sommes : la structure institutionnelle n'est pas en mesure de répondre aux besoins de la population. 
En fait, on en revient à l'affirmation de Christiane Taubira : les institutions sont d'abord là pour protéger les plus démunis. Et il est vrai que si l'on doit modifier les institutions, c'est non seulement pour leur permettre de se maintenir mais pour leur permettre de mieux assumer leur mission. Jusqu'à présent, la question des institutions est traitée sur la défensive. Comme si on était juste contraint de faire avec des institutions dont l'utilité est incontestable mais qui coûtent trop cher. On est là dans l'erreur majeure du gouvernement sur la réforme territoriale. "Les territoires coûtent trop cher, donc on réforme". Outre le que le fait que l'argument est contestable, on est dans le contraire de la politique. Les institutions doivent être réformées, c'est un fait. On ne vit plus dans le monde où elles ont été créées, dans la République du 19e siècle, où dans l'après guerre. Les territoires, l'organisation de l'Etat, l'éducation nationale, et la justice même doivent être réformées. Mais pas dans le but de faire des économies. C'est nul ! C'est le contraire de la politique, c'est même le contraire de la gestion.
Il faut changer de République ... mais ceci sera l'objet d'un autre débat. Le prochain café radical aura lieu après les vacances. 





mardi 15 avril 2014

Allez Louviers !

Battus, mais pas abattus !


Au risque de décevoir Didier Juhel, nouveau
Autour de Franck Martin, la vieille garde et la jeune garde en 
conférence de presse préparent l'avenir . Allez Louviers !
conseiller municipal, qui jugeait déplacé de se trouver attaqué là où ça faisait mal, ce n'est pas parce que l'équipe de Franck Martin est battue qu'elle va se taire.

Elle se taira, en toute légitimité d'ailleurs, lorsqu'elle n'aura plus rien à dire ... ce qui n'est pas près d'arriver. Quel respect ce serait vis à vis des 42 % de lovériens qui ont voté pour elle que de n'avoir que des muets pour porte-parole.

L'opposition fera son devoir ... et même un peu plus.

L'opposition sera le porte parole d'un projet, celui qui a été exposé pendant la campagne municipale. Elle sera le porte-parole de ceux qui s'était attaché à une ville vivante, ouverte à tous et qui en voulaient encore plus. L'opposition pourra s'appuyer sur ceux qui l'ont soutenue, qui la soutiennent et qui ont considéré le travail municipal mené pendant 19 ans comme une évidence. Elle a déjà un nom : Allez Louviers, du nom de la première liste menée par Franck Martin.

L'opposition fera beaucoup plus

Dès maintenant, elle se constitue en association. Elle se structure. Elle interviendra sur les blogs et les réseaux sociaux. Elle rendra compte de ses projets et relaiera le travail de l'opposition au sein du conseil municipal. Elle travaille d'ores et déjà à la confection d'un journal à disposition de tous les lovériens. Son om ... Ben, il me semble tout trouvé : Allez Louviers ! Après tout, c'était un titre qui avait porté chance.
Joignez-vous à nous, par exemple en prenant contact à l'adresse suivante :
caferadical@gmail.com,
Nous ferons suivre ... toute aide sera bienvenue !
L'opposition fera beaucoup plus ! elle sera la majorité en 2020.

mercredi 21 décembre 2011

3e épisode : le travail de Franck Martin

Résumé de l'épisode précédent :
Il y avait bien un territoire ! A l'analyse tout le démontre, et ce jusqu'à l'existence de Val de Reuil, qui malgré l'échec qu'il représente en tant que Ville nouvelle, souligne la volonté de fédérer un territoire émietté en imposant la structure externe d'une ville nouvelle ... La Case fédère aujourd'hui 70.000 habitants autour d'un projet commun, la Ville nouvelle visait 100.000 habitants, c'est bien la preuve que le territoire ne demandait qu'à se fédérer. Il n'empêche, si l'agglomération Seine-Eure a pu réussir sa mission, c'est aussi grâce à la volonté d'un homme.
Rien ne lui aura été facilité dans ce travail.




Il est bon de rappeler ce que l'émiettement signifie pratiquement, et comment il a été vaincu. Tout se joue à l'initiative de Franck Martin dans cette période de 1995 à 2002, et son parcours s'effectue en parallèle à la nouvelle dimension de l'intercommunalité prise au niveau national. L'émiettement a tout son sens dans le territoire, mais il n'est qu'à l'image il de notre France des 36.000 communes et donc d'autant de pouvoirs locaux, aussi jaloux de leurs prérogatives que soumis aux autorités centrales parce qu'incapables d'agir sur des grands projets.

Comme il a été dit dans le 1er épisode, Franck Martin a très rapidement pris contact avec les communes de Val de Reuil et d'Incarville. Mais ce n'est pas tout. Fort de ses relations et de son statut de conseiller général, il expose aux 12 maires de son canton l'intérêt de construire une intercommunalité de projet.

Cela ne marche pas avec tout le monde ! Acquigny, affectivement attaché à Odile Proust, l'ancien maire de Louviers, est inflexible. Hondouville vit dans la peur de perdre la taxe professionnelle de la grosse entreprise située sur sa commune ... et la même grosse entreprise fait tout pour ne pas voir sa taxe professionnelle s'aligner sur celle de Val de Reuil. Pour les autres maires, c'est banco. Tout simplement parce que Franck Martin arrive à les convaincre aussi en les informant que leur métier d'élu va évoluer. Il leur propose de participer à une réflexion élargie à l'ensemble d'un territoire sur lequel ils vont pouvoir influer. Car qu'est ce que le métier de maire d'une petite commune, à part un dévouement sans faille à ses habitants et une mise à l'épreuve permanente ? Peu de chose en somme, les projets structurants sont traités par des syndicats, qu'il s'agisse de distribution de l'eau, de voirie, quant aux équipements, écoles, implantations économiques, centres de loisirs, etc ... Les choix faits, s'ils concernent les habitants de la commune, sont décidés en dehors d'elle.

Tout se travail est long est difficile. Franck Martin est aidé par son adjoint Patrice Yung, qui deviendra vice-président de la Case et d'une équipe administrative militante composée de Claude Blanluet, Jean Laversanne et Philippe Le Gal, les secrétaires généraux de Louviers, Val de Reuil et Incarville, les trois communes fondatrices ... Ils deviendront tout à tour directeurs généraux des services de la Case.

Oui, mais dire que le pouvoir de conviction de Franck Martin s'est imposé naturellement serait mentir. J'ai parlé un peu plus haut de l'usine d'Hondouville ... mais au delà, il y a eu des freins nombreux ... Politiques d'abord ... La droite a peur de deux choses : un président de gauche influent, et une perte d'influence sur les maires locaux. Elle tente de fédérer les communes pouvant empêcher l'intégration. On tente de créer des intercommunalités de barrages, dont le seul but est d'entraver un travail cohérent sur le territoire. Franck Martin est soutenu par le préfet qui tente de faire appliquer la Loi Chevènement relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale du 12 juillet 1999 ... une loi qui parachève le travail mené depuis 1997 par le gouvernement Jospin. Mais les blocages ne viennent pas que de la droite.

François Loncle, le député, pourtant ancien ministre de la Ville, pourtant membre de la majorité gouvernementale, participe au combat rétrograde contre l'intercommunalité. Il souteint la commune des Damps dans son opposition à l'adhésion à la communauté d'agglomération. Au risque de tout foutre en l'air. Paulette Lecureux maire de Pont de l'Arche se trouve isolée, lors même qu'elle a fait le choix de rejoindre la communauté d'agglomération qui se construit. Elle en perdra les élections quelques mois plus tard !

Mais la communauté d'agglomération finit par s'imposer et prend naissance en 2001.

Dans les années qui suivent, le territoire s'impose. Les nouveaux rentrés, même si leur présence a été imposée par le préfet, y prennent toute leur place. A Pont de l'Arche, les nouveaux élus ont fait campagne cointre l'intégration à la communauté d'agglomération mais ils tournent casaque une fois élue ... et participent à l'exécutif, sous le regard médusé de Paulette Lecureux .. mais l'événement marque la victoire de la Communauté d'agglomération.

D'autres faits majeurs sont à signaler. La communauté va passer en quelques années de 24 à 29 membres, en intégrant notamment les communes d'Andé et d'Amfreville sous les Monts. Bientôt, elle intégrera de par la loi la commune réfractaire de Portejoie (une anecdote savoureuse, mais qui prendrait trop de place à être détaillée).

Le travail de la communauté impose le territoire. Elle continue essentiellement à travailler sur ses missions principales liées à l'aménagement du territoire (Scot, Transport ...), au développement économique (commercialisation des zones de Val de Reuil malgré les entraves de son maire, création d'Ecoparc 2 et 3 sur Heudebouville), à l'environnement (traitement des déchets, des eaux usées, et distribution de l'eau)...

Il n'empêche, si le territoire s'impose à présent comme un élement incontestable du paysage administratif et politique, les derniers événements de l'année 2011 soulignent que celui-ci est appelé à prendre une nouvelle dimension.

jeudi 18 août 2011

Louviers, première étape du tour de France des Jeunes Radicaux

Ils sont là les jeunes radicaux de gauche et ils nous ont transmis de leur énergie, de leur désir de République et d'espoir au sortir de l'été, quelques jours avant une rentrée qui s'annonce bien chaude sur le plan politique.
L'été c'est fait pour tout oublier, mais en même temps, la réalité finit toujours par s'imposer et c'est ce que sont venus nous rappeler Manon et Jonathan, qui entament le tour de France des Jeunes radicaux. Leur but : traverser la France et rappeler le sens de la primaire de la gauche et de la candidature de Jean Michel BAYLET président du parti radical de gauche.
Au menu, rencontre avec les militants, distribution de tracts à la gare de Val de Reuil, réception en mairie par Roland Liénard, maire-adjoint, et en présence de Franck Martin pour sa première apparition publique au retour de vacances... et discussion avec la presse !
Programme chargé avant un repas convivial à la brasserie du jardin de Bigards, sur le lieu même du café radical.
Départ ce matin pour Lille.
Merci à Manon et Jonathan de nous avoir transmis votre amabilité et votre enthousiasme... ainsi que du matériel militant.
Il est venu le temps des radicaux.

































jeudi 22 avril 2010

Contre la suppression des allocations familiales


Ci-dessous, le communiqué des Jeunes Radicaux de gauche, sur l'avant-dernière lubie de Sarkozy...




Les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) s'opposent à la position démagogique et idéologique annoncée par le Président Nicolas Sarkozy prônant la suppression des allocations familiales en cas d'absentéisme soit disant « injustifié ». Nous renouvelons ainsi notre opposition formulée à l'encontre des positions prises par le ministre Luc Chatel qui avait préparé le terrain dès le 1er avril, en affirmant vouloir rendre plus « efficient » le dispositif actuel effectivement peu usité.



Les JRG refusent ces mesures qui sont à la fois injustes et contre productives. Les causes de l'absentéisme scolaire sont multiples, parfois difficiles à percevoir. Il est dogmatique de mettre en relation directe et unique la responsabilité des parents dans cette situation. Ils rejettent également cette proposition en tant qu'inefficace, comme le démontre les études effectuées en Grande-Bretagne où un dispositif similaire est actuellement en vigueur.



Les JRG alertent également face au risque social qu'occasionnerait inéluctablement la suspension de ces allocations aux familles les plus exposées. Les collégiens et les lycéens visés subiraient inévitablement, au final, les conséquences de cette procédure.



Des mesures d'aide en faveur des parents en difficulté en facilitant (notamment) la médiation entre le personnel enseignant et les familles, le renforcement des moyens mis à disposition des lieux de scolarisation situés en zones difficiles ou encore la mise en place d'un véritable service public de l'orientation permettraient de relancer réellement un système où la méritocratie est en panne.

Paris, le 21 avril 2010