mercredi 12 mai 2010

Peut-on sauver les retraites ?

La Grèce vient de faire passer de 60 à 65 ans l'âge de départ à la retraite... tout en baissant de 20 % la hauteur de la pension.

Cette mesure montre à quel point la réflexion menée en France sur les retraites peut nous mener loin et vite.

Certes, nous pouvons toujours nous rassurer en nous rassurant de fausses raisons... en nous disant que les Grecs avaient triché, qu’ils sont plus petits et moins riches que nous… mais les arguments ont du mal à prendre. Nous voyons que le système de retraite est un problème plus qu'européen, de pays développé...

Notre système de sécurité, la branche vieillesse de notre sécurité sociale, est en danger et nous sentons que nous ne sommes à l’abri de rien.

Comment dans un monde de plus en plus riche, ou la productivité poursuit sa croissance inexorable, pouvons nous aborder le problème de la retraite en nous disant qu’on en aura de moins en moins… ?

Comment, alors qu’on est incapable de fournir du travail à la jeunesse, incapable de fournir du travail aux séniors, peut-on demander un nombre d’années de cotisation toujours plus important à ceux qui aspirent à un retraite si attendue …

Car on l’attend cette retraite. 63 % des Français refusent l’idée d’un recul de l’âge de la retraite au delà de 60 ans. L'attente de la retraite rythme la vie des salariés. Elle les motive. Elle permet aussi d’harmoniser la vie des entreprises qui prévoient assez tôt de renouveler le personnel en remplaçant les personnes lassées par le travail par des personnes désireuses de démontrer leur savoir-faire…

Tout ce bel édifice s’ébranle à présent.

On ne peut pas mettre tout cela sur le dos uniquement de la crise financière. Michel Rocard, il y a vingt ans, alors premier ministre avait annoncé la bombe à retardement qui était derrière notre système de retraite. La résultante de l’élévation du niveau de vie a été la prolongation de la durée de vie et l’exigence d’une qualité de vie dans les pays développés… ainsi alors que la retraite a été conçue pour permettre aux ouvriers d’accéder sans crainte aux derniers jours de leur existence.

C’est vrai que notre espérance de vie s’est allongée considérablement…et a quasiment doublé au cours du XXe siècle. La qualité de vie des personnes âgées s’est aussi considérablement améliorée.

François de Closets a caricaturé la situation en évoquant de jeunes retraités en tenue de sport et faisant payer leurs loisirs par leurs enfants s’engageant dans une vie active qui risque de durer plus de 45 ans … Cette réalité naissante met-elle en danger le système de solidarité qui s’est mis en place aux lendemains de la seconde guerre mondiale ?

Ceux qui envisagent un prochain départ à la retraite savent bien qu’ils ne peuvent faire supporter le paiement de leur repos aux rares enfants qu’ils ont fait …

Et pourtant, de l’argent, il y en a … pour reprendre l’antienne gauchiste… il y en a … mais chacun sait que la Finance, avec un grand F, est en décalage puissant avec la production des richesses.

Voilà exposées quelques données du problème.

Maintenant, il faut trouver des solutions. Des solutions justes, modernes, qui entrent dans une démarche progressiste, visant à poursuivre l’amélioration de la qualité de vie pour tous au delà d’un arrangement comptable.

Tel sera le thème du prochain café radical, qui sera animé par Françoise Laborde, sénatrice du parti radical de gauche

"PEUT ON SAUVER LES RETRAITES ?"

Le café se tiendra mercredi 26 mai, à 18h30, à la brasserie "Le Jardin de Bigards"

39 rue du Quai à Louviers..




5 commentaires:

Anonyme a dit…

En voilà d'autre sites pour se renseigner :


http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=4&sous_theme=5

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/les-chiffres-du-debat-sur-les-retraites_230205.html

http://www.travail-solidarite.gouv.fr/espaces,770/retraites-emploi-des-seniors,909/dossiers-retraites,919/retraites-2010,1773/les-chiffres-cles-de-la-retraite,11647.html

Sylvia Mackert

Anonyme a dit…

En Allemagne c'est 65 ans, et pour certains c'est vraiment difficile de travailler à cet âge.
On ferait mieux de faire travailler les jeunes et si possible avec de bons salaires, car les cotisations sont en fonction du montant du salaire.


Sylvia Mackert

Denis a dit…

Relayé ce matin sur voie Militante. Très bonne initiative... comme d'hab.

-> Café radical sur les retraites le 26 mai à Louviers

Anonyme a dit…

Ce soir j'ai vu un reportage sur les seniors en Angleterre, on y travaille parfois à 87 ans encore parce que tout bêtement il n'y a pas assez de retraites et aussi des problèmes pour se soigner, pas d'aides de l'état comme en France. Donc on a tout intérêt à trouver une solution, si on ne veut pas un jour se trouver dépourvu.

Sylvia Mackert

David CABAS a dit…

Retraites : mettre fin aux faux débats !

Nous ne devons pas céder au chantage injuste à la dette !

1)La dette de la France est injuste, elle n'est pas le résultat de trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites... Mais elle est bien le résultat de la destruction de l'économie physique, et le pillage des établissements bancaires avec de lourds intérêts composés sur la dette depuis la fin du crédit public productif de la Banque de France. La loi Giscard Pompidou du 3 janvier 1973 puis le traité de Maastrich interdit au gouvernement d'émettre de la monnaie et oblige de fait de s'endetter avec des taux d'intérêt aux banques privés !

Chaque jour nous subissons un bourrage de crane qui appelle les citoyens au bon sens avec de mensonges patentés, comment garder une retraite à taux plein si la population vieillie etc etc !

Nous devons sortir de la mentalité monétaire, la mentalité calculette, c'est bien la peine de faire de si grande étude pour apprendre à faire des divisions. Nous devons apprendre les principes de l'économie physique.

1)Une économie à taux plein d'emploi sans chômage ! Et oui c'est minimum avant de parler de rallonger le temps de travail !
2)Un retour à l'économie productive, et non une économie de financier et de commerce ! Une économie productive peut permettre de redistribuer les vrais fruits de la croissance physique. L'argent n'est pas un richesse, personne ne vit en mangeant des billets.

Ceci suppose de sortir de la logique de pillage de notre système actuelle.

La force publique et nos responsables politiques doivent reprendre la main sur les intérêts financiers, nous devons remettre en place la loi Glass Steagall à la Française afin de séparer les banques par activités. Les banques de dépôts séparer des banques d'affaire et des compagnie d'assurance afin de remettre les banques à leurs place, travailler pour faire vivre l'économie physique et non jouer l'argent dans la spéculation et les casinos financiers.

Citoyens, nous devons nous organiser pour mettre en place une alternative. Vous voulez vous battre pour connaître les agissements des intérêts bancaires et financiers alors rejoins moi sur facebook : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts

David CABAS
http://david.cabas.over-blog.fr