dimanche 11 février 2018

Engagez-vous qu'il disait ...

 L'équipe Priollaud-Terlez cherche encore la marche à suivre...
Quelle drôle d'idée pour le maire de Louviers que de proclamer 2018 "année de l'engagement"  ! 
Quelle drôle d'idée que de prôner l'engagement pour celui qui a promu le renoncement comme mode de gestion ! 
Rappelons que Priollaud a refusé d'inaugurer la Place Mandela devant les coups de menton du Front National et des plus réactionnaires de son équipe. Priollaud a fait honte à notre ville en limitant à une seule famille l'accueil des réfugiés quand toutes les collectivités sollicitées faisaient un réel effort. Priollaud a choisi de limiter un maximum l'aide aux associations locales en complexifiant leur demande de subvention et en restreignant l'aide matérielle et humaine attribuée pour leurs activités. 
Le forum des associations devenu "village des associations"
une marque de la condescendance de la municipalité Priollaud
pour qui l'engagement est à chercher ailleurs ...  
Pourtant, s'il est une marque d'engagement, elle se situe bien au cœur des associations locales dont Louviers et son agglomération ne manquent pas. 
François-Xavier Priollaud, sans doute parce qu'il ne connait pas la ville, a eu besoin d'aller chercher ailleurs un exemple d'engagement. 

Effort louable que d'encourager l'association Imagine, pourquoi celui qui veut faire oublier qu'il s'est engagé derrière Fillon, pourquoi celui qui s'est toujours prêt à céder à toutes les pressions veut-il faire de l'année qui s'annonce l'année de l'engagement ? 
Certes, M. Priollaud cultive le paradoxe. Il a ainsi proclamé 2017 année de la lecture à Louviers alors qu’il venait de supprimer la distribution annuelle d'un livre aux écoliers de la ville, que la municipalité Martin avait instauré.
Est-ce par narcissisme que Priollaud se montre incapable de percevoir son image ? Ou est-ce  qu'il s'imagine pouvoir effacer cette suite d'incohérences et de maladresses ? 
Comme il nous semble en mal d’imagination, nous avons quelques idées à proposer au maire de Louviers pour la suite et la fin de son mandat :

2019, année de l’inconséquence politique

2020, année de la déroute électorale. 

samedi 10 février 2018

Le radicalisme est une fête

Les nouvelles couleurs du radicalisme. 
Paris gagné ! Les radicaux existent et nous avons été près d'une centaine à nous rencontrer pour le démontrer . Le théâtre Edgar était plein ce qui faisait dire à l'organisateur que le lieu aurait été trop petit pour accueillir tous ceux qui s'étaient promis de venir et ont dû renoncer au dernier moment en raison des conditions météorologiques.
A la fin de la réunion, Emmanuel Maurel, invité a expliqué
ce que représentaient pour lui les valeurs de la gauche
Parmi les excuses, celles remarquables de Roger-Gérard 
Schwartzenberg et de Thierry Jeantet, créateurs du MRG, mouvement des radicaux de gauche, il y a 45 ans. 
N'en parlons plus, la qualité et l'enthousiasme étaient là. 


Stéphane Saint-André et Isabelle
Amaglio-Terisse (photo Margot l'Hermite)
Virginie Rozière, Stéphane Saint-André, Paul Dhaille, Isabelle Amaglio-Térisse et Yvonnick Le Ny ont su faire de cette matinée un de ces moments festifs nécessaire à la mise sur orbite du dernier né de vie politique française. Un nouveau né qui ne demande qu'à prospérer et à grandir, à peser de tout son poids dans la vie politique française.
Il  n'empêche, ceux qui étaient là étaient bien là et ont su se faire entendre. Il n'est pas de point qui n'ait été discuté, traité avant d'être amendé. Ce qui aurait pu être un exercice scolaire ennuyeux s'est révélé une prouesse démocratique puisque tout un chacun a pu s'exprimer et ... et ... c'était "pas triste du tout" comme m'a glissé un participant. 
Parce qu'en fait, pour fastidieux que ça puisse sembler, l'exercice qui consiste à établir nos valeurs communes, voir ce qui nous rassemble comme ce qui nous distingue, est loin de manquer d'intérêt. En fait, ces quelques mois de construction de la machine radicale sont aussi essentiels de ce fait. Ils nous permettent d'aller au fond des choses sans s'encombrer de vieilleries idéologiques, d'alliances paralysantes ou autres types d'entraves. 
Vendredi neuf, nous étions pris par le plaisir d'être ensemble, la joie de débattre et la volonté d'agir. 
L'aventure continue. 
La suite au prochain épisode ...
D'ores et déjà, réservez les 8 et 9 septembre, dates des universités d'été des Radicaux de gauche. 

Ci-dessous, les valeurs et les engagements des Radicaux de gauche en dix points ... à vous de juger, de vous engager,  à vous de nous rejoindre ! 
Ci-dessous encore, quelques souvenirs de la folle matinée du 9 février ... 















Paul Dhaille et Emmanuel Maurel ... L'ex député
retrouve son ex-attaché parlementaire

Elyse représentant  la Corse radicale de gauche




Attentif dans le public,
crédit photo Margot L'Hermite
crédit photo Margot L'Hermite




crédit photo Margot L'Hermite
crédit photo Margot L'Hermite
crédit photo Margot L'Hermite

Crédit photo Margot L'Hermite

crédit photo Margot L'Hermite




mercredi 7 février 2018

Ma réponse à Louis-Marie MARTIN


Louis-Marie MARTIN, lui aussi ex-prg et avec qui j’ai partagé quelques beaux moments, quelques bisbilles et des divergences marquées m’a interpellé ainsi sur facebook  « C'était il y a quelques jours sur le mur de Diégo je crois, je posais la question qu'est ce que vous entendez par "Gauche" quelles valeurs y mettez-vous ? Ce serait sympa de répondre ».

Du coup, un peu énervé, façon Saint-Ex au Petit Prince, je lui ai répondu ça, tant l'exercice me semblait impossible: « Comminatoire[1] Louis-Marie ! Tu veux faire la police façon bolcho... et toi qu’entends-tu comme valeur de gauche ? Qui souhaites-tu exclure de ton champ ? »

Je pensais ainsi avoir répondu non pas à la question de Louis-Marie, mais au problème qu’il posait. J’ai réfléchi, et je me suis dit que non. D’où ma décision de me lancer dans l’aventure et de tenter de répondre à la question de façon succincte, compréhensible, et réaliste. Bref, ce type de défi qu’on se lance sans savoir si l’on a quelque chance de pouvoir relever. Après tout, ce sera au lecteur de juger. Tant pis pour Louis-Marie, tant pis pour moi.

1)       à ta question :" qu'est ce que vous entendez par "Gauche" quelles valeurs y mettez-vous ? Ce serait sympa de répondre."...  je ne répondrai pas.
Tout d’abord parce que je ne peux répondre qu’en mon nom propre, pas au nom du parti des Radicaux de gauche dont je m’honore de faire partie, et encore moins au nom de Diégo qui te répondra s’il le souhaite. Ainsi je ne réponds pas à la question « quelles valeurs y mettez-vous ? », « mais quelles valeurs y mets-tu ? »
La pensée radicale du philosophe
Alain "personne ne peut penser à
ta place"
2)       Comme tu le soulignes toi-même par ailleurs, « il y a des gens qui placent Macron à Gauche, donc de Macron au NPA le champ est un peu large ». Je m’enorgueillis d’avoir visité à peu près toutes les familles de la gauche, des radicaux de gauche à l’ultra gauche[2] en passant par l'anarchisme, le trotskysme sans parler de sympathies diverses, voire, je le concède, de flirts essaimés au fil des ans. Je tire et j’ai toujours tiré une conclusion de tout cela : je n’ai, je n’aurai jamais aucun rôle de police politique ou de police des mœurs : pour être à gauche, il suffit de se sentir à gauche. Je reprends la formule d'Alain, le maître radical "personne ne peut penser à ta place". Je n’ai pas vocation à exclure telle ou telle personne de ce qu’on appelle la gauche. Je sais qu’il y a des gens à gauche avec qui je ne m’allierais jamais comme  je sais aussi qu’il y a des gens à droite avec qui je peux m’allier, mais c’est une autre histoire.
3)       J’ai organisé à Evreux un banquet républicain sur le thème « le radicalisme est-il l’avenir de la gauche ? ». Tu aurais dû venir, et tu aurais pu en débattre avec nous, on était soixante. Conformément à notre démarche, le débat était ouvert à tous et cette question est naturellement venue sur la table. Voilà la manière dont j’y réponds sans vouloir engager qui que ce soit d’autres :
a.        La notion de droite et de gauche est essentiellement républicaine. C’est la République qui a fondé ces notions de droite et de gauche, en plaçant d’un côté de la nouvelle assemblée ceux qui voulaient défendre le du droit de véto et  de l’autre côté (à gauche) ceux qui refusaient le pouvoir absolu du roi.
Ainsi se sont retrouvés autour d’une question historique clivante
·         à droite ceux qui voulaient défendre une société de privilèges

·         à gauche ceux qui défendaient les principes de liberté, d’égalité et de fraternité au cœur d’une société du mouvement (même s'ils ne formulaient pas comme ça).

Depuis deux siècles et demi, ces notions se sont universalisées et ont démontré leur pertinence au travers des époques et des lieux. Elles ont encore leur sens, et c’est pourquoi, lorsque la présidente, l’état major et le parti radical de gauche auquel j’adhérais depuis vingt ans ont dit qu’ils étaient au centre, je ne les ai pas suivis. Je ne suis pas le seul, et ceux qui ont refusé cette logique ont créé un nouveau parti : Les Radicaux de gauche.
Maintenant, tu demandes, enfin, tu ne demandes pas, tu sous-entends : allez-vous rejoindre Macron ? Je suis désolé de ne pouvoir te répondre qu’en mon nom propre même si pour moi la question ne se pose pas comme ça.
D’abord, avant de savoir si l’on doit rejoindre tel ou telle, il faut définir notre projet. Nous nous y attelons, mais, très tranquillement, comme je dis "la première chose à faire est de nous retrouver entre bonnes volontés, voir ce sur quoi nous sommes d’accord, voir ce sur quoi nous ne sommes pas d’accord et voir si nous pouvons travailler ensemble. Les exemples de création d’un nouveau parti sont assez rares dans l’histoire pour que nous puissions prendre toute précaution au-delà de notre détermination
Ensuite, et je te livre là mon analyse, il serait parfaitement idiot de rejoindre le macronisme. Macron a bousculé le cocotier de la vie politique française et continue de le secouer. Il n’a aucun besoin d’une branche supplémentaire. Si c’est pour être Macronien ou macroniste, autant rejoindre « En Marche ». Je ne sais si cette démarche sera majoritaire parmi mes amis, mais je le suppose. Tout simplement parce que je n’ai rencontré personne jusqu’à présent qui désire soutenir la démarche du Président de la République même si certains d’entre nous, dont moi, ne souhaitons pas entrer dans une démarche de critique systématique, mais dans une attitude d’opposition attentive.
6)       Macron rêve de naviguer entre deux pôles situés à l’extrême gauche et à l’extrême droite qui lui garantiraient la survie et le confort politique. Pour moi, c’est une utopie. La solution aux problèmes du monde ne se résout pas à une question technique, où il faudrait laisser les experts décider en dehors des réalités et aspirations sociales ou sociétales. La France, le monde ont besoin de politique, ils ont besoin de cet antagonisme nécessaire  créé par ces visions opposées de la gauche et de la droite, entre ceux qui veulent une société d’égaux et ceux qui voient en l’autre un danger… Entre ceux qui disent que c’étaient mieux avant et ceux qui travaillent à construire un avenir meilleur pour tous. Entre ceux qui se soucient du déclassement et ceux qui se disent que tant qu’on peut s’en sortir personnellement, il n’y a pas à s’en faire.
La figure de Pierre Mendès France. Le radical s'est toujours
placé à gauche. ça n'empêche pas que certains le plaçaient
à la droite de Guy Mollet, pourtant l'exemple même de la
posture politique des grandes déclarations sans effet.
7)       Sur l’attitude qui devrait être la notre, oui, nous estimons qu’un immense chantier s’ouvre pour ce que nous appelons « la gauche de gouvernement » (en attendant mieux, parce que le terme n’est pas très joli). Il est vrai que, loin de la gauche de la posture, la gauche de gouvernement doit encore créer son projet et sortir des antagonismes qui l’ont amené à un jeu de massacre mortifère.

8)       Ce jeu de massacre provient essentiellement de ceux qui rêvent d’une gauche pure. La gauche pure, excuse-moi, je ne sais pas ce que c’est. Je connais les valeurs que je porte, je sais pour quoi je m’engage et d’ailleurs pourquoi je me suis engagé depuis un demi-siècle. Je te dirais même qu’au-delà de moi-même classer quelqu’un de « à gauche » ou « plus à gauche » ou « moins à gauche » ne me concerne pas. Le radical Mendès France se démarque de la gauche Molettiste française à référence marxiste en s’engageant dans la décolonialisation. Savoir s’il était plus à gauche ou à droite n’a aucun sens. Il était porteur de l’histoire et du progrès alors qu’en face, dans la posture marxoïde se réfugiaient tous les conservatismes. Les camps staliniens, la Chine maoïste condamnant sa population à la famine était ils de gauche ou de droite ? Cela m’indiffère totalement. Ce qui compte pour moi c’est que les horreurs qu’ils généraient justifiait tous les combats politiques pour la liberté et l’émancipation des femmes et des hommes.
Selfie au banquet républicain à l'image de ce que doit être
la gauche : joyeuse, lucide, déterminée.
9)       Pour finir, je ferais cette citation indépassable qui justifie mon combat politique et dont je suis heureux qu’elle figure sur l’invitation de la journée du 9 février qui réunira tous ceux qui s’inscrivent dans notre démarche :


La République doit se construire sans cesse car nous la concevons éternellement révolutionnaire, à l’encontre de l’inégalité, de l’oppression, de la misère, de la routine, des préjugés, éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir.



C'est le 9 février à Paris, Théâtre Edgar (Métro Edgar Quinet)
 de 9h30 à 13 h.







Tu m’excuseras, cher Louis-Marie, et d’avoir été un peu long à te répondre et de n’avoir répondu que partiellement à ta question. L’avenir de la gauche est un débat, est un combat aussi, et tous ceux qui veulent y participer peuvent se joindre à nous.









[1] Comminatoire : qui constitue une mise en demeure, un avertissement ou une menace  ( dictionnaire culturel en langue française d’Alain Rey)
[2] l’ultra gauche est une vraie famille politique qui, de la naissance du surréalisme au situationnisme a nourri l’intelligentsia française pendant un demi-siècle et auprès de laquelle le pâle « Nouveau Parti Anticapitaliste » fait figure d’une vieille photo  polaroid au sens où elle ne peut ni être reproduite, ni être analysée et ne représente guère d’intérêt.  

mardi 6 février 2018

Le texte qui dérange Priollaud ...


Pour porter atteinte à la
vaillance de Pascal Hébert,
il en faut plus que les
attaques de l'insipide Priollaud
Insupportable de Priollaud ! Le maire de Louviers avait voulu empêcher Pascal Hébert, conseiller d'opposition, de s'exprimer lors du conseil municipal du 5 décembre, lui coupant constamment la parole et l'empêchant de faire correctement la déclaration qu'il faisait au nom du groupe. 
Celle-ci était une réponse au texte accompagnant le document d'orientation budgétaire. Quoi de plus simple pourtant que de laisser l'opposition s'exprimer dans un conseil municipal. Sauf que, comme tous les gens imbus d'eux mêmes, Priollaud a du mal à admettre la critique. 
Le compte-rendu lui-même, qui aurait dû présenter le déroulé des faits reprenait les attaques contre l'opposition, représentée en l'espèce par notre ami Pascal Hébert, lovérien de toujours, ancien adjoint aux sports et respecté dans toute la ville. 

Rien ne justifie pourtant le comportement du maire si ce n'est que le texte de Pascal Hébert est de ceux qui font mal.  Qu'on en juge à la lumière de ce vieil adage : il n'y a que la vérité qui blesse.
Pour mieux comprendre la nature de l'incident, voici le texte de Pascal Hébert que Priollaud aurait voulu censurer 
Monsieur le Maire, les Lovériens vous jugent durement.
Sans doute cela justifie-t-il d’ailleurs le fait que vous ne soyez pas souvent présent dans votre ville, ainsi n’avez-vous pas à subir les conséquences de la rancœur croissante de ses habitants vis-à-vis de la municipalité.
Plutôt que de poursuivre votre exercice d’auto-satisfecit à la lumière de l’introduction hallucinante de votre document d’orientation budgétaire, vous feriez mieux de vous occuper de notre ville et de ce pourquoi vous avez été élu.
Vous insultez les 19 années de gestion qui ont précédé votre arrivée aux affaires, libre à vous, mais comme on dit à présent, c’est de la politique à l’ancienne, et il serait plus convenable et moins inconvenant de faire preuve d’un peu de sérieux, même si, je le concède, ce même sérieux porterait lourdement atteinte à votre gestion.
Les Lovériens vous jugent durement parce que vous vous êtes fait le champion des investissements inutiles, à l’image de la couverture de la place de la Halle que personne n’a demandée et qui n’apporte aucune satisfaction. Ainsi donc, après des travaux mal coordonnés qui ont paralysé la cité pendant plus d’un an les Lovériens n’ont eu droit qu’à un rafistolage coûteux de leur centre-ville. Vous avez porté atteinte à l’attractivité de la ville, fragilisé son commerce qui n’en avait pas besoin et rendu difficile la vie de nombreux Lovériens. Tout ça pour ça !
Vous êtes un champion des fautes de gestion. Vous avez refusé, pour des raisons aussi idiotes qu’idéologiques, la réhabilitation de l’école Jules Ferry et l’aménagement de son environnement. Tout ça pour annoncer fièrement que vous programmez la réhabilitation de la même école en fin de mandat ! Bravo Monsieur le Maire… Combien ce caprice va-t-il coûter aux Lovériens. Vous choisissez de faire moins bien en plus cher et pendant ce temps-là, c’est toute une génération d’écoliers qui sera mal reçue et qui va voir sa scolarité mise à mal avec les conséquences à venir pour la vie d’adulte. Vous avez supprimé la distribution d’un ouvrage de qualité aux petits écoliers, un geste qui participait à l’ouverture au monde du livre et à la culture des enfants de tous les milieux. Cela allait dans le sens de Louviers Plage que vous avez réduit comme peau de chagrin. Oui, Monsieur Priollaud, s’attaquer à l’enfance et à la jeunesse, c’est de la mauvaise gestion. Peu importe que vous ayez, après ces méfaits le culot de proclamer l’année de la lecture dans votre commune.
Ainsi, vous avez réduit l’attractivité de la Saint-Michel au moment même où votre collègue d’Evreux mettait le paquet sur sa foire commerciale. S’attaquer à l’attractivité de la ville, c’est de la mauvaise gestion.
Bien sûr, grâce à la Communauté d’Agglomération, que l’équipe précédente a constitué malgré l’opposition de vos amis politique, malgré l’opposition qui aurait été la votre lorsqu’elle a été mise sur pied, mais à cette époque, vous ignoriez même l’existence de Louviers… bref, grâce à la Communauté d’Agglomération vous allez réaliser nos projets.
Les Lovériens vous jugent durement. 
Vous les méprisez en les traitant de villageois, certes, vous les méprisez bien plus sûrement encore en pensant qu’ils auraient reconduit trois fois une équipe municipale incapable de gérer leur commune. Vous vous vantez d’avoir réinventé l’eau chaude, Monsieur Priollaud !
Alors comme ça, la création d’une gestion des ressources humaines, c’est vous, les indicateurs financiers c’est vous, pour un peu vous auriez inventé la chambre régionale des comptes et la communauté d’agglomération. On aurait pu penser après vos déroutes électorales que vous redescendriez sur terre… mais bon, c’est un peu difficile on dirait. Peut-être, comme il se murmure que vous glissez de songes en rêveries, vous vous voyez déjà député européen, ce qui vous permettrait de vous débarrasser de cette vie municipale encombrante tout en faisant un cadeau à vos alliés… Ces rêvasseries seraient innocentes, si elles ne vous empêchaient pas de gérer correctement la ville.
Franchement, Monsieur le Maire, vous dites que c’est grâce à l’excellence de votre gestion que vous avez réalisé la nuit des sports, le festival des grands amateurs de piano, le marché de Noël, le marché de Noël financé par les commerçants de la ville, l’université populaire… bref que vous avez réalisé des activités qui n’ont aucune incidence budgétaires. Vous vous en vantez, c’est votre droit, mais ne mettez pas cela comme conséquences d’une bonne gestion.
En fait, vos attaques aussi rances qu’infondées ont-elles pour mission de dissimuler vos fautes politiques et votre mauvaise gestion.

Par ailleurs, vous fustigez la suppression de la taxe d’habitation ! Bizarre, puisque vous attaquez un peu plus loin cet impôt honteux, effectivement le plus injuste de France. Il faudrait savoir ! Et vous prenez le prétexte de tous les impuissants politiques : on pouvait faire autrement. Ah bon ? Mais ce problème dure depuis plus d’un demi-siècle, les 4 vieilles, comme on a appelé les impôts locaux existent depuis plusieurs siècles, personne ne s’est attaqué à leur fondement. Alors que, pour une fois un gouvernement s’attaque à cet épineux problème qui vise en tout premier lieu les villes centres et leurs habitants, cet épineux problème qui n’a fait qu’empirer depuis le pouvoir croissant donné aux collectivités locales et aux maires en particulier, vous dites : « on pouvait faire autrement ! ». Mais, ma parole, comment se fait-ce qu’on n’ait pas fait appel à votre génie en haut lieu alors que droite et gauche se sont révélés incapables de s’attaquer au problème.

Personne dans notre équipe ne se proclame soutien du gouvernement, mais au moins savons-nous reconnaître les bonnes mesures. Le gouvernement a le courage de s’attaquer à un problème qui touche durement les Lovériens.

Trois ans après avoir pris le pouvoir vous en êtes encore à critiquer la gestion précédente. C’est du délire. Je ne vais pas m’attarder là-dessus, mais je vous rappelle que jamais le budget n’a été déficitaire en près de 19 années, ce qui veut dire que trois fois de suite les lovériens ont donné leur satisfecit à une équipe qui s’est engagée à gérer le plus honnêtement et le plus efficacement la ville pour la rendre attractive tout en respectant ses équilibres fragiles. Les avis de la chambre régionale des comptes n’ont jamais remis en question notre gestion rigoureuse et tout le reste est de l’enfumage idéologique.
Ce n’est pas tout. Je vous signale que cette même équipe dont vous dénoncez une soi-disant gestion incohérente, est cette même équipe qui a créé la Communauté d’Agglomération que vos alliés ont refusé et s’accommodent si bien aujourd’hui, vous y compris. Mais, Monsieur Priollaud ce sont les mêmes qui géraient la Case et la ville de Louviers et selon la même rigueur et les mêmes principes même si les recettes et la richesse en étaient différentes. Je constate par ailleurs qu’effectivement, vous utilisez au maximum cette structure que nous avons créée. Sans vous demander de reconnaissance, vous pourriez avoir un peu de pudeur.
Pendant les 19 années, les équipes précédant la votre n’auront augmenté le taux d’imposition que deux fois, à l’instar de la quasi-totalité des communes de France suite à la crise de 2008 et dans un cadre limité. C’est regrettable, mais les maires de France n’étaient pas responsables de la crise des subprimes qui s’est répercutée sur la finance mondiale et sur celle des collectivités comme des particuliers.


Maintenant, c’est votre bilan qu’il faut regarder, et vous en avez un : défaut d’entretien des écoles, retard dans les projets, mauvaise coordination des travaux, fautes de gestion, affaiblissement des services rendus à la population, perte d’attractivité de notre ville, mépris des habitants que vous refusez de recevoir. Là-dessus vos discours frivoles, les propos qui tournent en rond ne vous seront d’aucun secours. La mauvaise foi ne constitue pas un mode de gestion.

lundi 5 février 2018

"En marche", marche beaucoup moins bien ....

...Forcément ! 


Dire qu’En Marche ne marche plus serait excessif … mais une chose est sûre : « elle marche beaucoup moins bien, forcément … » pour reprendre la formule de Bourvil dans le Corniaud (voir vidéo).
Ainsi arrive-t-il au parti d’Emmanuel Macron ce qui est arrivé à presque tous les partis au pouvoir depuis que les élections partielles existent … une défaite.
Sauf que le phénomène est sans doute plus inquiétant encore pour LA REPUBLIQUE EN MARCHE.

Les résultats bruts d’abord

Une abstention énorme
La participation est inférieure à 20 % dans les deux circonscriptions. Il ne s'agit pas d'une forte abstention, mais d'une abstention énorme. On avait remarqué que la participation n'était pas extraordinaire lors de la présidentielle, qu'elle était anormalement faible lors des législatives qui ont suivi, cette fois-ci, l'abstention dépasse 80 %. Du jamais vu ! Est-ce que la politique n'intéresse plus ? En tous les cas, elle ne mobilise plus. L'effort minimal qui consiste à sortir de chez soi quelques minutes un dimanche est encore trop lourd pour l'immense majorité des électeurs.

La droite mobilise moins mal et l'emporte dans les deux cas

La victoire de la droite était attendue dans la deuxième circonscription du territoire de Belfort. Elle y obtient près de  60 % des voix. 
Dans la 5e circonscription du Val d’Oise, les calculs qui donnaient une bonne chance à la candidate En Marche ont été démentis. Le candidat de droite comble son retard et dépasse nettement la candidate élue il y a quelques mois avant d'être invalidée.
Dans les deux cas, la gauche absente au deuxième tour a sans doute manqué au candidat de la République en marche. Aucune mobilisation contre le candidat "en marche", aucune mobilisation contre la droite dure.

On peut aussi penser que ce qui a fait le succès de "en marche" à la suite de la présidentielle fait aussi son insuccès. C'est la face B de la nouveauté des candidats. Le nouveau mouvement subit quelques mois plus tard l'absence de notoriété des petits nouveaux lorsque l'étiquette "La République en Marche" perd de sa valeur marchande. 
Car, déjà « La République en Marche » a beaucoup perdu.
Elle a écrasé la gauche, elle a déstabilisé la droite, mais rien n’est fait.
On savait que la politique gouvernementale ne provoquait pas l’enthousiasme. En fait, en voulant écraser le clivage droite gauche, en promouvant une politique de bon sens, on en arrive forcément à écraser les repères et à démobiliser les électeurs potentiels. Ainsi, après un premier tour, quel intérêt pour l’électeur normal de se déplacer lors même qu’il ne voit guère ce à quoi il pourrait servir. L’enthousiasme, même relatif, disons l’intérêt qu’avait provoqué la présidentielle et l’attrait du nouveau président est vite retombé. 
La politique intéresse pourtant. On voit la manière dont elle mobilise les médias, les réseaux sociaux et les discussions dans la rue. Mais, pour reprendre une formule de Nietzsche, les gens clignent de l’œil ... On reste critique, on approuve parfois, mais pourquoi se mobiliser au nom du bon sens et d'une machine qui marche ... ou qui marche moins bien mais sur laquelle une voix d'électeur a peu de poids puisque, de toute façon, l'Etat, le gouvernement fera ce qu'il y a à faire, dans le meilleur des cas.

Le piège suprême 

Là est d'ailleurs le piège suprême. A force de dire qu'il n'y a qu'une seule politique, ou de le laisser entendre, quel est l'intérêt du choix ? 
Face aux experts du pouvoir, chacun, au mieux, se sent un expert inutile. 
C'est un piège pour le pouvoir, bien sûr, puisqu'en obtenant la paix par la faiblesse des critiques, il perd contact avec le peuple qu'il est censé représenté.
C'est aussi un piège pour la politique dans son ensemble et toutes ses représentations de l'extrême droite à l'extrême gauche en partant par toutes ses chapelles.
Mais c'est un piège pour la population elle-même qui s'éloigne au maximum de sa représentation politique. Le processus n'est d'ailleurs pas fini, car cet éloignement se traduit aussi par une défiance généralisée et une méconnaissance croissante de ce qui détermine le choix politique, de la noblesse de l'action politique. Les projets gouvernementaux vont d'ailleurs dans ce sens en créant des communes élargies aux intercommunalités et en diminuant le nombre d'élus. 
Pourtant, tôt ou tard, l'action citoyenne redonnera son sens au politique. Bien sûr, le rôle premier du politique est à présent de reconstruire un projet moderne, à même de répondre aux nouveaux dangers de ce monde et aux nouvelles attentes des citoyens. Bien sûr aussi ce projet ne se fera pas sans eux. Les citoyens sont les premiers responsables de leur avenir. Ils le seront davantage encore s'ils s'engagent.
C'est bien pourquoi LES RADICAUX DE GAUCHE vous invite à participer aux premières rencontres militantes de leur nouvelles formation ce vendredi 9 février au théâtre Edgar à Paris. 




dimanche 4 février 2018

Le bon jour c'est le neuf

ON SE RETROUVE CHEZ EDGAR !


Le neuf février, Les Radicaux de Gauche posent la première pierre de leur nouveau mouvement.

Vous voulez refaire le monde, 
Vous pensez que rien ne pourra se créer à gauche sans audace, 
Vous voulez participer à la construction d'une gauche réaliste, imaginative, créatrice, humaniste, qui donne toute sa dimension à l'universalité Républicaine.
  • Vous défendez les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité
  • Vous refusez que la religion pèse sur le collectif et s'impose aux individus
  • Vous défendez l'émancipation de l'individu comme élément majeur de l'avenir de l'humanité 
  • Vous rejetez l'oppression des peuples comme des personnes
  • Vous rejetez la domination sexiste et l'exploitation de l'homme par l'homme 
  • Vous pensez qu'on n'a qu'une seule terre comme on n'a qu'une seule vie et qu'on ne fera jamais assez pour la protéger
  • Vous vous sentez héritier de l'humanisme et vous savez que rien ne se fera en dehors de l'Humain, 


Alors, participez avec nous à l'aventure ! 

Les radicaux de gauche invitent toutes les bonnes volontés, toutes les intelligences,  tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs universelles de la République, et souhaitent s'engager dans la construction d'une gauche moderne et républicaine à les rejoindre. 

Rendez vous vendredi prochain à partir de 9h30 au Théâtre Edgar à Paris. 

jeudi 1 février 2018

Canard (enchaîné) au centre et soupe à la grimace ...

Ainsi, beaucoup s'interrogeaient sur l'attitude des anciens dirigeants du prg pendant la première convention du nouveau parti né de la fusion des deux anciennes branches du radicalisme. 
Sur la tribune, ils étaient deux. Deux sur trois, ce qui semblait curieux dans le cadre du traitement paritaire qu'imposait la fusion des deux ex-partis. Pour Sylvia Pinel, ancienne présidente du prg, pas de problème, mais que faisait Guillaume Lacroix à ses côtés quelques mois après ce fameux comité directeur, le dernier du prg où il avait failli la dégommer à la tête de notre défunt parti. 
Le problème avec les gens qui font la tête, c'est qu'on ne sait pas pourquoi 
ils font la tête ... C'est même pour ça qu'ils font la tête. Il suffit d'ailleurs
qu'ils expliquent pourquoi ils font la tête pour qu'ils ne fassent plus la tête. 
Au moins pendant ce temps-là ont-ils attiré l'attention... mais c'est tout. 
Ils révèlent juste que leur expression est inutile.

On a d'autant moins compris la présence de Guillaume à la tribune qu'il n'a pas desserré les dents de la soirée. C'est Laurent Hénart, ex-président des radicaux valoisiens qui a tenu une réunion bien fade et n'a traité que des questions organisationnelles.
Est-ce la raison pour laquelle Jean-Michel Baylet, figure historique, est parti avant la fin, empêchant tout adoubement de la triste rencontre.
Hélas, il faut se soumettre à la dure réalité et la convention n'a été qu'une première allégeance au macronisme. C'est ce qui justifie qu'au fond on n'a parlé de rien.
C'est ce que révèle l'article impitoyable paru dans le canard enchaîné d'hier, qui ne fait que confirmer ce qu'annoncé précédemment. La politique a ses règles et Macron n'est pas un enfant de cœur. Il sait que la multiplication des centres signifierait sa fin politique. Le pouvoir de Macron sera hégémonique ou ne sera pas.
Ainsi, ceux qui avaient quitté l'ex-prg,  en espérant obtenir un poids politique grâce à l'union de tous les radicaux de France, se heurtent à la brutale réalité. Au centre, sous Macron, il ne doit y avoir qu'une seule tête. C'est une question de survie ! Seul le Modem de François Bayrou dispose encore d'un statut particulier (qu'il doit au fait qu'il a négocié sa place avant le premier tour des présidentielles). On parle beaucoup de la dissolution de la gauche, et on n'a pas tort... mais la dissolution des centres, de ce qui constituait le centre n'est pas non plus terminée.
Ah qu'il semble loin le temps, où les radicaux de droite semblait implorer le secours des radicaux de gauche pour se distinguer de l'Udi ... Qu'il semble loin le temps où le prg justifiait son rapprochement avec les valoisiens pour peser sur la vie politique. Sans parler de cette accusation ridicule de renoncement envers ceux qui se refusaient de rejoindre le centre. 
À présent, ça ne rigole plus. Tout le monde au pas, et tout le monde "en marche" ! 
Reste que rien n'est perdu ! Il reste toujours l'espoir. 
Si vous voulez continuez à réfléchir, à créer, à débattre, participer la construction d'un avenir à gauche, une solution : 

rejoignez les radicaux de gauche ... 


Les premières rencontres militantes auront lieu le 9 février à partir de 9h30
Théâtre Edgar, 58 boulevard Edgar Quinet à ¨Paris (métro Edgar Quinet)