vendredi 30 novembre 2012

au delà des caricatures ...

Peut on agir pour une nouvelle finance ?

 
 
La peur de la finance ne date pas d'hier.
Il se dit même que certaines campagnes antisémites, au moyen-âge, étaient sciemment et savamment organisées pour résoudre certains problèmes de dette en supprimant les usuriers, cette profession étant réservée aux juifs par volonté de l'église.

Hervé Causse qui animera le café radical fera
un plaidoyer pour une nouvelle finance. Pour
un lien avec direct droit, son blog de
référence, cliquer là
Il est possible que ce soit une vision caricaturale de l'histoire, de celles qui expliquent, qui arrangent les esprits, de même que celles qui hantent nos cerveaux modernes sur le monde financier. Bien sur, nous avons ces fortunes qui toisent cyniquement les misères du monde, ces bourses qui font grimper les valeurs des entreprises qui licencient, les Kerviel qui liquident, le temps d'un clic informatique le montant du budget annuel d'un pays en voie de développement... Le tout lié à la difficulté d'emprunter pour les petites (mais pas seulement) entreprises, les états endettés au point de mettre en péril leur protection sociale, l'Euro au bord du gouffre ... Tout cela nous démontre la fragilité des certitudes les mieux établies. La Grèce, un état développé, intégré, est en train d'appeler au secours les partenaires européens les puissants. Mais ceux-ci ne répondent pas, non pas tant en raison d'un égoïsme national qu'en fonction du fait qu'ils sont  pris en tenaille par les logiques financières, les intérêts bancaires et leur classement par les agences de notation.



Une caricature suisse à la suite de l'élection de François Hollande.
Même si Hollande n'était pas le candidat des banquiers, la volonté
politique du président est contrainte de tenir compte des réalités
financières. 
Oui, la finance est folle ! Elle est même l'ennemie a déclaré François Hollande au cours de la campagne électorale qui allait l'amener à la présidence de la République.
A peine élu, le voilà accusé de donner de l'argent aux banques et de se laisser dominer par les logiques financières.
Pourtant, le projet de banque publique d'investissement est déjà passé de promesse de campagne à celui de réalité politique.
Reste à définir l'organisation de la structure, ses liens avec l'Etat et son rôle vis à vis de notre industrie en péril. Reste à définir ce qu'elle apportera de plus aux entreprises que ce que pouvait offrir Oseo, structure non banquaire d'aide économique.

Ci-dessus la vision désabusée de la politique américaine sous
l'emprise de la finance. Pourtant seule la politique peut avoir
les moyens de définir de nouvelles règles financières.
La finance est folle, elle est notre ennemie, n'empêche, aucune action politique n'est possible sans qu'on comprenne ses mécanismes, ses errements, ne serait-ce que pour les corriger.
Mieux comprendre, mieux agir, voilà ce à quoi vous invite le café radical qui se tiendra vendredi prochain à 18h30
au Jardin de Bigards,
39 rue du Quai à Louviers :

La finance est elle notre ennemie ?

débat animé par Hervé Causse maître de recherche à l'université de Clermont Ferrand, spécialiste de droit financier.








5 commentaires:

Sylvia Mackert a dit…

S'il y avait des guerres au sujet de la finance c'est surement qu'il ne connaissaient pas encore le principe du "pardon" et de la remise de dette gracieuse. Encore aujourd'hui l'argent semble bien plus important que les droits de l'homme,en tout cas j'en ai parfois l'impression. Et la finance n'est pas notre ennemie, il faut bien faire des économies aussi, mais il faut que ce soit bien encadré et pas la loterie comme à la bourse. La finance peut soutenir l'économie ou devenir son ennemie, tout dépend comment on applique les règles ou plutôt comment on définit les règles de jeu de la finance et la fiscalité. Les paradis fiscaux ont plus d'argent pourquoi ? ce n'est pas difficile à comprendre...

Olivier Taconet a dit…

Eh oui Sylvia, tout le monde est d'accord, mais comment l'encadrer ? C'est tout le problème qui sera expliqué et débattu vendredi prochain. Je compte sur vous et sur tous.

Sylvia Mackert a dit…

vous savez très bien que je suis nulle en politique et en finance aussi, sinon je ne serais pas pauvre. Je suis contre le principe du risque, la loterie et je suis pour l'épargne à long terme comme un livret A, livret épargne logement, livret habituels, contre les assurances vie pour d'autres raisons, superstition qu'on attende après ma mort, et au niveau de la bourse je ne comprends pas qu'on joue à la loterie avec tout ce qui est alimentaire et besoins essentiels des êtres humains, voilà quelques pistes. Le blé pour le carburant et le blé pour l'alimentation... il faut donner des priorités, par exemple. L'argent doit servir l'humain et pas la cupidité pour la supériorité de quelques êtres humains. Et si vous allez au musée de Louviers et que vous regardez à l'étage derrière la télé le discours de PMF, je crois que ces sujets sont d'actualité et il connaissait mieux l'économie que moi, je suis d'accord avec ce qu'il a dit à l'époque et c'est toujours d'actualité. Les gens ne peuvent pas non plus se prendre en charge, si on ne leur laisse pas les moyens et qu'on leur prend tout, il faut qu'ils puissent mettre un peu de leur argent de coté et cet argent peut servir au pays et je pense que c'est aussi pour ça qu'on a commencé à relancer le livret A et le LEP, ce qui n'est pas mal pour ceux qui peuvent, de l'argent qui reste dans le pays. La bourse c'est l'international et souvent cela va vers les plus gros et les autres "ceinture", donc il faut favoriser l'épargne du "petit".
PMF voyait tout de façon global, nous a-t-on expliqué hier à la conférence, donc si les radicaux se réfèrent à PMF, il faudrait relire un peu tout ça. Pour ma part je me réfère à ce que ma famille m'a enseigné et on ouvrait des livrets pour les enfants à la naissance, mais aujourd'hui on prend les livrets des enfants sur la déclaration de ressources et on les prive d'avenir par solidarité envers leurs parents et qu'on les compte comme ressources du foyer, il faudrait "sauver" les livrets et intérêts des enfants. Comment peut-on se reconstruire financièrement si on enlève tout au fur et à mesure ? La finance ça commence avec le budget familial.
Le reste, je n'ai pas fait d'études supérieurs concernant la finance et bien souvent je me suis détourné de l'argent, cela faisait trop mal d'avoir des soucis financiers, donc voilà, l'argent était effectivement devenu l'ennemi à mes yeux, car l'argent créait pleins de problèmes humains entre les gens, les jalousies surtout, jusqu'aux guerres familiales, le mépris, des sous-entendus etc. Et je ne compte même pas toutes les propositions de travaux occultes pour toucher des héritages que je trouvais parfois dans ma boite aux lettres... l'argent devenait mon pire ennemi de ce point de vu et je n'ai jamais demandé plus que ce qui me revenait de droit. Trop d'argent aurait été un danger pour moi, danger qu'on en veuille à ma vie et même à travers des travaux occultes, vu que les croyances autour de moi allaient dans ce sens. Donc l'argent oui, mais comment y parvenir de façon honnête et juste, la bonne façon de faire ? Et là-dessus c'est difficile de se mettre d'accord. La famille est la base de la société, c'est elle qu'il faut sauver, c'est elle qui alimente aussi les comptes en banques et donc aussi l'argent qui peut servir l'économie du pays. Cela n'engage que moi. La politique n'est pas mon fort.

Olivier Taconet a dit…

Personne n'est nul en politique, ni en finances d'ailleurs... telel est la base de la démocratie, à partir du moment où l'on sest citoyen, on a toute la légilitimité poru parler... En ce qui vous concerne Sylvia, votre curiosité intellectuelle donne encore plus d'intérêt à vos propos. Ce que je dis simplement est qu'il y a ce qu'on pense, et il y a l'autre question : "comment mettre en application ce qu'on pense ? " et c'est là la grande difficulté du politique. amicalement.

Sylvia Mackert a dit…

mon commentaire aurait été trop long, donc j'ai fait un article sur mon blog

http://blog-sylvia-mackert.blogspot.fr/