lundi 26 octobre 2009

Les petits de la carpe et du lapin ...

Qu’est ce que ça donne l’alliance de la carpe et du lapin ? Un lapin à écaille ? Un poisson poilu ? Pas du tout : à Louviers, la carpe du socialisme aveuglé, mariée au lapin révolutionnaire aux yeux rougis de nostalgie donne naissance à des canards transgéniques… auxquels le café radical va tâcher de tordre le cou… Non à l'intox, oui à l'info !






Les socialistes lovériens s'entêtent à vouloir pourfendre la gestion de Franck Martin, qu’elle soit municipale ou intercommunale. Une gestion qu'ils ont soutenu et à laquelle ils ont participé pendant 12 (douze) ans. Ils n’ont toujours pas digéré que Franck Martin ose se présenter contre François Loncle il y a trois ans… C’est incroyable, mais c’est comme ça. Il y en a qui ont la digestion difficile.
Avoir offert un canton à la droite aurait pu les calmer... mais non ! A Louviers, on a la rancune tenace ! On se cogne la tête contre les murs jusqu'à ce qu'ils saignent !
Les socialistes locaux font appel aux vieilles troupes du trotskysme local en quête de respectabilité. Cet exemple unique en France c’est l’alliance de la carpe et du lapin. Des réformistes non remis de leurs déboires électoraux, alliés aux révolutionnaires nostalgiques, refusant toute logique de gestion. Une alliance conclue dans la rivière de la rancœur, celle où, au fil de l'eau s’écoulent des canards incapables de remonter le courant de l’Histoire.

On entre en tous les cas dans la mauvaise foi caractérisée quand on assiste par le biais d'une association écologiste-écran, à la remise en cause de la gestion de l’eau par la Communauté d’agglomération.

Les socialistes s’arriment au discours purement idéologique des gauchistes qui veut que l’introduction de gestionnaires privés dans la gestion publique soit le mal absolu. Qu’importe si pour arriver à la démonstration on torde le cou à la réalité….

Prenons l’exemple du blog du président de l’association, Jean Charles Houel dont l’acharnement électoral a permis l’élection de Guy Auzoux qui siège dans l’opposition de droite à Jean Louis Destans au conseil général de l’Eure. Passons. Prenons un extrait de sa démonstration, qui a le mérite de contenir trois contre-vérités en deux lignes. Il part d’un fait qu’il déforme aussitôt.

« Le dépotage en mai dernier à La Haye Malherbe par des sous-traitant de Véolia de déchets liquides contenant des hydrocarbures »

Relevons trois canards en une seule phrase.

1er canard : ce n’est pas un sous-traitant de Véolia qui a commis la faute, mais un employé qui a commis une faute et contre lequel s’acharne nos bien-pensants défenseurs du service public. Quelle est la faute ? Se débarrasser sur place du produit récupéré lors du nettoyage qu’il venait d’effectuer, en dépit des ordres de son employeur, lui-même sous-traitant de Véolia. Il a été sanctionné pour cela. Et l’entreprise, bien sur responsable, a fait l’objet d’une observation, puisqu’il s’agit d’un prestataire de service.

Ramenons les choses à leur place cependant. Est-ce que, en toute bonne foi, un service municipal ou intercommunal garantirait qu’un agent public serait d’avance exempt de ce type de faute (éviter de se rendre à l’endroit adéquat pour vidanger, histoire de rentrer plus tôt à la maison) ? Bien sur que non ! Les agents du service public ne sont pas plus à l’abri de fautes que les employés du secteur privé. Errare humanum est. Là-dessus, que les éternels défenseurs des travailleurs s’acharnent à donner un maximum de publicité à une faute professionnelle, voilà qui peut surprendre… mais, bon !...

2e canard : le service rendu par le sous-traitant de Véolia.
Il s’agit en fait du travail qui nécessite l’utilisation d’une hydrocureuse. Un matériel de ce type est trop cher et trop peu utilisé pour être à la charge d’une communauté d’agglomération de la taille de notre territoire. Cela veut dire que, même en régie, ce travail aurait été effectué par une entreprise extérieure, spécialisée en prestation de service. Et donc que le même type de faute aurait pu être monté en épingle dans la plus grande mauvaise foi.
A noter par ailleurs, que si l’on prend l’exemple de la communauté d’agglomération de Rouen, citée parfois pour avoir repris la gestion en régie de la distribution des eaux, les appels à des prestataires de services privés, et notamment Véolia, sont nombreux, sans doute en compensation des annuités prévues dans le contrat initial, qui sont à rembourser. ..mais ceci est une autre histoire.

3e canard : les déchets liquides contenant des hydrocarbures…

Que sont ces fameux déchets liquides ? Une entreprise malfaisante ? Un pollueur secret et malintentionné ? Hélas non ! Ce qui est rejeté, c’est tout simplement ce que nous rejetons chaque jour, lorsque nous roulons en voiture sur la chaussée et qui se déverse dans les avaloirs lorsqu’il pleut. C’est un phénomène condamnable, qui touche à notre vie de citoyen, et à cette pollution que nous engendrons chaque jour dans nos comportements. Mais la phrase laisse croire à une pollution extérieure exceptionnelle. De l’intox pure et simple ! C’est le cas de le dire…
Fin de la phrase aux trois canards.

Mais sans aller farfouiller le travail épuisant de décryptage des erreurs volontaires ou non énoncées au cours du blog, nous tenons à rappeler quelques vérités que Jean Charles HOUEL se refuse à dire :

Le passage d’une délégation de service public à une gestion en régie, se traduirait automatiquement par une augmentation du prix de l’eau…

En effet, loin de tout a priori idéologique, l’intérêt du choix de la régie est d’abord fonction des circonstances. Les plus importants contrats sur le territoire ont été conclus pour 30 ans en 1993. Si la Case, qui n’est pas signataire des contrats, y met fin, elle devra verser de très lourdes indemnités qui auront automatiquement des répercussion sur le coût de l’eau. En effet, depuis la loi Lalonde, les régies des eaux doivent présenter des comptes équilibrés, en dehors de tout apport du budget principal des collectivités. On peut penser que cette loi qui répondait aux principes de préservation des ressources en eau, mobiliserait les vraies associations de défense de l’environnement si elle n’était pas respectée.
On en arrive au quatrième canard au cou tordu : dire que le système de régie est toujours moins cher est une contre-vérité.
Enfin, le café radical tient à rappeler les faits suivants sur l’historique des contrats de délégation de service public à la Communauté d’agglomération Seine-Eure. Il y a à peu près autant de contrats que de communes, que la communauté d’agglomération a pour mission d’unifier et de lisser en toute transparence et en toute cohérence juridique.
C’est un travail lourd qui donne d’ailleurs tout son intérêt à la création d’une intercommunalité qui évite à chaque commune de négocier dans son coin les relations avec les prestataires de services extérieurs… car comme on l’a démontré plus haut, les exigences de service public et les demandes des usagers empêchent les communes de taille moyenne de répondre à cette demande.
Mais, deux contrats plombent les autres prestations, ceux des communes les plus importantes, qui ont opté pour une délégation de service public à la Cge (Compagnie générale des eaux) : Louviers et Val de Reuil, soit une mairie de droite (alors RPR), et une mairie socialiste, de la même couleur que François Loncle, Jean-Charles Houel et Marc-Antoine Jamet qui, il est vrai, se garde d’enfourcher ce mauvais cheval de bataille. Et qui plus est, en en prenant pour 30 ans, soit jusqu’en 2022, le service ayant été concédé, comme par hasard, juste avant l’adoption de la Loi Sapin([1]).
Cette situation a été imposée à Franck Martin et lorsqu’il a pris la tête de la Mairie de Louviers et lorsqu’il est devenu président de la communauté d’agglomération quelques années plus tard.

A quel jeu jouent maintenant les soi-disant défenseurs de l’environnement et de l’intérêt des usagers, lorsque, quelques années plus tôt ils ont délibérément fait le choix d’une délégation de service public, à des conditions qui ont anticipé le vote d’une Loi empêchant des pratiques abusives ?





[1]- La loi Sapin, qui tient son nom du ministre de l’Economie et des Finances du gouvernement Bérégovoy, a été promulguée en janvier 1993, avait pour but de lutter contre la corruption : les plafonds de dépense sont diminués, les moyens d'enquête sur les malversations renforcés, la transparence des comptes des partis accentuée. La loi Sapin a notamment transformé les règles économiques du marché publicitaire, régissant de façon très stricte les relations entre annonceurs, agences et médias.

2 commentaires:

Denis a dit…

La candidature de Franck Martin est-elle la raison fondamentale de l'acharnement des socialistes vis à vis de Franck Martin ?

Olivier Taconet a dit…

Denis, je crois que tu connais mieux le parti socialiste que moi... Je pense que l'un des défauts du parti socialiste est vient de sa difficulté à être un vrai parti. On en reste, dans l'Eure, à un respect des barronnies locales et personne n'est capable de dire à nos socialistes locaux qu'il faut arrêter les clowneries. Pendant ce temps là, l'extrême gauche bave de bonheur pendant que la droite se frotte les mains en voyant son heure venir.