mercredi 15 septembre 2010

La politique urbaine est elle compatible avec une politique sociale ?

Jacques Caron est une personnalité marquante dans le département. Il a été adjoint à l'urbanisme de la ville d'Evreux pendant 14 ans dans la municipalité de Rolland Plaisance.


Il a , comme lui, suivi l'évolution du quartier de la Madeleine qui a structuré l'évolution de la commune dès sa reconstruction après guerre. Sa modernité, sa vie associative, son bouillonnement a notamment donné à la ville un grand club de basket, de grands sportifs, et une vie politique intense, dont Rolland Plaisance a été la figure emblématique.

Mais La Madeleine a aussi une histoire beaucoup plus sombre. C'est là que les émeutes urbaines de 2005 ont été parmi les plus violentes en France, outre le fait qu'il s'agit du quartier urbain le plus important de l'Eure.

Tous ces ingrédients ont justifié une politique urbaine particulière.

Pour Jacques Caron, il s'agit d'un immense gâchis. A partir de cet exemple, il dénonce par ailleurs, le principe même de l'Oru, qui sous le prétexte de reconstruction des quartiers difficiles aboutit à une aberration.


Son livre, "Quartiers brisés, habitants spoliés", pose par son titre même le décor de l'action publique dans les quartiers...

Jacques Caron sera l'invité du prochain café radical : la politique urbaine est-elle compatible avec la politique sociale ?


Il débattra avec Ghislaine Baudet, adjointe à l'urbanisme à Louviers, qui parlera de son expérience et expliquera la démarche menée sur le Quartier Maison Rouge.

Une comparaison de points de vues et d'expériences passionnante...

Un café à ne pas manquer


Vendredi 1er octobre 2010 à 18h30

Brasserie "Le Jardin de Bigards"

39 rue du Quai

à Louviers









4 commentaires:

Anonyme a dit…

je regrette bcp de ne pas assister à ce débat,
je prépare une suite de réunions sur le thème "délires urbains",
délires que je souhaite tel, cad en dehors totalement de la rationalité et d'une intention de force de propositions.
J'espère qu'il en sortira de la création et de la matière nouvelle.
Si tu as un compte rendu de votre soirée je suis preneur,
à bientôt
lisbeth Grail

Anonyme a dit…

Pourquoi pas, une ville ce sont surtout des êtres humains qui la font. Et ces êtres humains doivent vivre ensemble. Donc il faut qu'ils aient de quoi vivre en premier et ensuite ils peuvent aussi tisser des liens entr'eux, mais voilà, il ne faut pas non plus que cela devienne imposé par une politique, ni que les gens se retrouvent "catalogués cas social" à partir du moment où ils dépendent d'un service social.
Parfois je ne supporte plus le mot social, quand cela se transforme en une notion péjorative.

Sylvia Mackert

Olivier Taconet a dit…

Quelle horreur Sylvia ! Et le pire est que vous avez raison ... social est devenu péjoratif, principalement pour ceux qui en ont le plus besoin.
On ne dit plus "vive la sociale" et pourtant, il n'est d'être humain que social et l'action sociale est par essence l'action politique.
allez, je le redis : Vive la sociale, et la République !
pour le reste, un petit mot pour Lisbeth ... j'espère te donner un peu de grain à moudre... on en reparlera de toute façon

Anonyme a dit…

Oui, c'est péjoratif aux yeux de certains, et on se trouve méprisé quand on n'a pas d'emploi, on se trouve stigmatisé "profiteur de la société" quand on ne rapporte pas de cotisations à l'Etat, ni d'impôts. On le voit partout, dans la société, dans la famille, dans les amitiés, quand on perd ses amis parce qu'on ne peut plus les inviter comme autrefois ou parce qu'on n'est plus assez bien quand on n'a pas d'emploi, de STATUT social. (encore le mot social), quand il faut avoir honte face à sa famille.
On finit par se sentir mal à l'aise partout et on s'exclut soi-même de la société quand on se sent jugé. (Et il faut se battre pour y retourner, mais je ne veux pas revenir sur le parcours d'insertion)

C'est là, que je reconnais que dans la politique de F Martin, le fait d'inviter toute la population à ses manifestations ou "gueuletons" si critiqués, il y avait le respect du plus petit d'entre nous et pas seulement les invitations pour les Haut Fonctionnaires en place.
Les "hauts"... ceux qui sont en hauteur au-dessus des autres, pour regarder du haut vers le bas.
Avec les commissions de quartier, il y a la tentative de donner la parole à tout le monde et de faire participer tout le monde à la vie locale, cette société locale.
Avec les blogs, il y a la possibilité de s'exprimer et j'en fais usage, maintenant depuis plusieurs années, c'est une excellente chose, ces blogs pour avancer dans la vie sociale ou pour y revenir quand on est en retrait ou dans l'isolement.


Sylvia Mackert