mardi 28 septembre 2010

Derrière la rigueur ...

(traduction : "intéressant, la distance entre riche et pauvre n'est pas aussi importante que ce qu'on pensait)

Deux informations se télescopent dans l'actualité... La première est le résultat d'une étude faisant apparaître que le taux de personnes vivant au dessous du seuil de pauvreté (75 % du smic) est resté stable à 13 % par mois. La deuxième est l'annonce par le gouvernement d'une hausse du prélèvement auprès des organismes HLM, dans le cadre de la lutte contre les niches fiscales.

La répercussion de cette hausse a toute chance de se traduire par une hausse des loyers des logements sociaux. Le prg d'Ille et Villaine dénonce dans un communiqué la volonté gouvernementale (pour en savoir plus, cliquer ici ). Nous voilà, par ricochet au coeur du problème qui sera soulevé lors du prochain café radical. Selon la Fondation Abbé Pierre, le coût de la vie a augmenté de 20% en dix ans, les loyers HLM ont été relevés de 29%, et les prix de l'immobilier, de 107%, obligeant certains ménages à consacrer plus de 50% de leurs revenus à leur logement.

C'est la situation dénoncée par Jacques Caron qui démontre la dérive d'un mode de gestion financiarisé des grands organismes de logements sociaux et celle-ci se trouve tout naturellement appelée à être amplifiée par le type de mesures envisagées par le gouvernement... qui s'apprête à faire payer par les plus pauvres des choix catastrophiques qui mènent au non renouvellement des logements sociaux et à leur ghettoïsation, lors même qu'on refuse toujours de s'attaquer au bouclier fiscal...

On aurait pu espérer voir dans la politique annoncée de mettre fin aux niches fiscales une remise en cause des avantages particuliers. On en est loin .... La mission redistributrice de l'impôt, ou même la simple recherche de moyens de mettre en oeuvre les politiques d'intérêt général est ignorée. Face aux difficultés des quartiers, la seule réponse de Nicolas Sarkozy a été policière. Or, outre le fait qu'elle est inadaptée, elle est loin de résoudre les problèmes des populations des quartiers. On est dans le mépris le plus absolu.


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