samedi 5 novembre 2016

Le quizz de la désolation ... saurez-vous répondre ?

  

POUR TESTER VOS CONNAISSANCES
DE LA VIE LOVERIENNE
(Attention, pour chaque question, plusieurs réponses sont possibles)

CULTURE

1. Pourquoi l’ouverture de la saison culturelle a-t-elle réuni 50 personnes à Louviers et 400 à Val-de-Reuil ?

o Parce que la municipalité Priollaud avait tellement honte de sa programmation qu'elle n'a pas osé en faire la publicité. 
o    Parce qu'il y a moins d'habitants à Louviers qu'à Val-de-Reuil.
o    Parce qu’à Louviers on a peur de rentrer dans le noir après le spectacle.
o    Parce que Priollaud a renoncé à avoir une politique culturelle.

2. Pourquoi la ville de Louviers met-elle fin à l’atelier d’expression libre qui existait à Louviers depuis un demi-siècle et a vu défiler plusieurs générations de Lovériens ?

o Parce que Priollaud ne savait pas qu'il y avait un atelier d'expression libre et qu'il n'avait aucune idée de ce quoi il s'agissait.
o Parce que l'adjointe à l'action culturelle n'a pas protesté quand on lui a proposé de supprimer le poste. 
o Parce que la municipalité voulait juste profiter du départ à la retraite de Stéphane Grolaud pour supprimer un emploi sans se soucier de son intérêt pour les enfants de Louviers qui profitent de l'activité depuis 50 ans.  
o Parce que, une fois qu'on a supprimé la distribution gratuite d'un livre aux enfants, il n'y a pas de raison de mettre fin à la politique de destruction culturelle destinée aux enfants.

La librairie Quai des Mômes
à Louviers preuve par l'exemple
qu'on peut avoir accès à la
lecture dès le plus jeune âge
3. Pourquoi la ville Louviers a-t-elle supprimé la distribution d’un livre de qualité à chaque Noël à chaque écolier Lovérien ?
o Parce que comme ils ne savent pas lire à la maternelle, ce n’est pas la peine de leur offrir un livre. 
o Parce qu'un beau livre, c'est bien trop cher pour des pauvres qui n'auront jamais les moyens de s'en payer.
o Parce que Mme Terlez a fait remarquer que si les enfants allaient à l'école Notre-Dame, ils auraient une bible gratuite qu'ils pourraient laisser à l'école en la quittant.
o Parce que pour Priollaud/Terlez, Louviers ne mérite pas l'accès à la culture. C'est vraiment trop cher pour des gens comme ça.

4. Pourquoi la politique culturelle de la Ville a-t-elle laissé la place à des activités de patronage ?

o Parce que l'adjointe à l'action culturelle n'a pas de culture.
o Parce que le maire trouve que Louviers ne mérite pas d'action culturelle et que ça grève son budget.
o Parce que la première adjointe, Anne Terlez a chargé la paroisse d'organiser la vie culturelle de la commune une fois supprimé le feu d'artifices des fêtes de fin d'année.
o Parce qu'en l'absence de programme, il n'y avait plus que la paroisse à pouvoir en proposer un.

ANIMATION


Images de Louviers transformée par le Carnaval... 


5. Pourquoi n’y a-t-il plus de plage à Louviers plage ?
o Parce que Priollaud a jugé que si les Lovériens voulaient aller à la plage, ils n'avaient qu'à y aller par leurs propres moyens.
o Parce que Terlez a eu peur que les gens se déshabillent impudiquement en plein centre-ville. 
o Parce que selon la municipalité, une activité populaire coûte toujours trop cher. 
o Parce qu'il est inutile selon la municipalité Priollaud de vouloir mélanger des gens ayant des niveaux de vie différents.

6. Pourquoi la ville de Louviers a-t-elle fait fuir les commerçants de son centre-ville à l’occasion de la Saint-Michel ?
o Parce que la préfecture a imposé la fermeture des magasins pendant la Saint-Michel.
o Parce que la municipalité a eu des rapports si détestable avec les commerçants que certains ont protesté en fuyant la Ville au détriment de leur chiffre d'affaire.
o Parce que le maire a préféré s'occuper des quartiers plutôt que de mettre en valeur le commerce de la Ville.

Mister Louviers ? Il y avait pourtant
Un candidat tout trouvé !
On a retrouvé le candidat qui a été
chercher le dossier au concours
de Mister Louviers
7. Pourquoi la municipalité a-t-elle renoncé à son projet de créer un Mister Louviers à la Saint-Michel ?
o Parce que le règlement était si mal rédigé que le service juridique s'est rendu compte que le maire lui-même aurait dû s'y présenter en petite tenue devant la population et qu'il s'est dégonflé.
o Parce que le pape François contacté par Anne Terlez a tardé à donner sa bénédiction à l'événement.
o Ben, c'te blague, parce qu'il n'y avait pas de candidat, tout simplement.
o Parce que Nadia Toumert a voulu organiser une Miss Louviers à la place.



8. Pourquoi la municipalité a-t-elle mis fin au carnaval de Louviers ?

o Parce que ça marchait trop bien et que cela correspondait trop au slogan "Louviers, la ville qui bouge" de l'ancienne municipalité Martin.
o Parce que la fête avait un caractère trop païen pour être honnête.
o Parce que ça ne rapportait rien. La seule recette de l'événement était la joie des participants et des enfants en particulier.

9. Pourquoi la Saint-Michel a-t-elle cessé d’être la plus grande foire commerciale du département ?
o Parce que la foire d'Evreux lui est passé devant, tiens, c'te blague !
o Parce que Guy Lefrand, le maire d'Evreux, a senti le peu d'attachement que le maire de Louviers accordait à la manifestation qui représentait l'identité de la Ville depuis le moyen-âge.
o Parce que l'attractivité de la commune n'intéresse pas du tout M. Priollaud, pourtant maire de Louviers.
o Parce que le maire de Louviers n'a toujours pas compris ce qu'était la Saint-Michel.

10. Pourquoi la ville de Louviers a-t-elle refusé la création d’une salle de futsal dans le quartier de Maison Rouge alors qu’elle était financée dans le cadre de l’ANRU ?
o Parce que le futsal aurait fait concurrence au club de football officiel dont trois anciens dirigeants sont membres du conseil municipal.
o Parce que la nouvelle municipalité trouvait qu'on en faisait déjà beaucoup pour les habitants de Maison Rouge.
o Parce qu’Hafidha Ouadah n’aime pas le football.
o Parce qu’un simple local, ça suffit bien pour Maison Rouge, il suffit d’appeler ça maison du sport et ils seront contents.


11. Pourquoi la ville de Louviers a-t-elle expulsé Sevy Golden de la Saint-Michel ?
o Parce que ni Priollaud, ni Terlez ne connaissaient Sevy Golden.
o Parce que la municipalité voulait tout faire pour que la Saint-Michel soit un échec.
o Parce que Sevy Golden avait protesté contre la fin de l’éclairage nocturne à Louviers.
o Parce que la municipalité voulait que la Saint-Michel ne coûte rien.


VIE SCOLAIRE

12. Pourquoi la ville de Louviers parle-t-elle d’utiliser l’argent économisé par mise en panne de l’éclairage nocturne aux travaux dans les écoles alors qu’elle a renoncé la réhabilitation de l’école Jules-Ferry ?
o Parce que le maire a oublié les leçons de finances qu’il a asséné au conseil, rappelant la séparation du fonctionnement et de l’investissement.
o Parce qu’elle veut faire oublier que la réhabilitation de l’école Jules Ferry est une aussi une nécessité sur le plan de l’économie d’énergie.
o Chut ! La municipalité veut faire oublier qu'elle ne fait rien pour les écoles, parce que les enfants, ça coûte trop cher. 

13. Pourquoi la municipalité a-t-elle renoncé à son projet de fermer l’école du Chat Perché alors que cela avait été annoncé au conseil d’école ?
o Parce que l’Inspecteur d’Académie a refusé de prendre la responsabilité de la fusion de ces établissements.
o Parce qu’après avoir annoncé la fermeture de l’école, la municipalité s’est rendue compte que les parents d’élèves allaient provoquer une émeute
o Parce que l’adjoint aux finances a réalisé que, finalement, ça ne couterait pas plus cher si on gardait les deux écoles.
o Mais ce n’est que partie remise. La suppression doit être effective dans un ou deux ans et l’annonce n’était là que pour voir l’effet produit sur les parents d’élèves qui ont bien fait prostester.



VIE ADMINISTRATIVE ET POLITIQUE

Terlez et Priollaud veulent nous endormir !
14. Pourquoi la ville de Louviers a-t-elle décidé l’extinction des feux à partir de 23 heures ?
o Parce que Priollaud aime à fermer les lumières de son lieu de travail avant de rentrer chez lui.
o Parce qu’il faut habituer les Lovériens à rester chez eux. Bientôt, on éteindra les lumières après « Questions pour un champion ».
o Parce que Priollaud a un plan : précéder une baisse des impôts par une baisse de l’éclairage.
o Parce qu’il faut bien financer la patinoire et le crottoir à pigeons que la municipalité veut installer place de la Halle.


15. Pourquoi la population réagit-elle de plus en plus vivement aux sorties de la municipalité et de son maire ?
o Parce que le maire n’est jamais visible et qu’on n’arrive même pas à le voir dans les permanences. 
o Parce que, au bout de deux ans, les Lovériens réalisent que le maire de Louviers est incapable de gérer leur ville
o Parce que les Lovériens n’apprécient pas que le maire ait appelé à voter pour Bruno Le Maire aux primaires de la droite et du centre.
o Parce que non seulement rien ne s’améliore dans la ville mais tout à tendance à empirer.



16. De quoi la municipalité a-t-elle peur en organisant des conseils municipaux 4 fois par an, soit autant que les plus petites communes de France ?
o La propre majorité de Priollaud a menacé de ne plus siéger si les conseils sont trop nombreux.
o Ce n’est pas la municipalité mais Priollaud qui a peur de retrouver trop souvent Franck Martin et d’être mis en difficulté.
o La municipalité n’a peur de rien … pas même du ridicule et ça ne lui fait rien d’être comparée aux communes les plus petites de France. Tant pis pour les affaires des Lovériens.  

 Petit rappel : plusieurs réponses possibles par question.
Avez-vous bon, avez-vous faux  ... à vous de répondre !

Les résultats dans les prochains jours

vendredi 14 octobre 2016

fiches S transmises aux maires ? Michel CHAMPREDON dit NON

Guy LEFRAND, le nouveau maire d'Evreux, qui s'est placé sous la coupe de Bruno Le Maire a défrayé la chronique récemment en exigeant que les fiches S lui soient transmises. J'ai dit dans le précédent post, ce que cette sortie médiatique m'inspirait : une poussée de Bruno Le Maire en personne pour faire un effet de test sur un sujet qui mérite pourtant le plus grand sérieux.
C'est sur ce sujet sensible que s'exprime Michel Champredon, le prédécesseur radical de l'actuel maire d'Evreux. 

Michel Champredon fait naturellement autorité, puisqu'il a eu la responsabilité de la gestion municipale pendant 6 ans. Le café radical reproduit son propos argumenté en réponse aux propositions de son successeur. 
Premier rappel avant de lire l'article : 
Qu'est ce qu'une fiche S
La lettre S est l'abréviation de « sûreté de l'État ». Les fiches S sont principalement émises par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI)1.

La fiche S est subdivisée en divers niveaux matérialisés par des chiffres, qui vont de « S1 » à « S16 ». Ce niveau de chiffres ne correspond pas à la « dangerosité » d’une personne, mais plutôt aux actions à entreprendre pour le membre des forces de l’ordre qui contrôle cette personne.

Kinshasa, le 14 octobre 2016

NON à la communication des « Fichés S » aux élus locauxPar Michel Champredon, ancien Maire d’Evreux

Maire d’Evreux (54 000 habitants) et Président de l’Agglomération du Grand Evreux (37 communes et 85 000 habitants) de 2008 à 2014, j’ai écouté avec attention la demande de certains maires de Droite comme de Gauche, d’obtenir des services de police la liste des habitants de leur commune « Fichés S ».

Une certaine légitimité, une fausse-bonne idée

Spontanément, j’ai compris la demande et j’y trouvais même une certaine légitimité s’agissant pour un maire, responsable de l’ordre public dans sa commune, de mieux connaître sa population et d’anticiper d’éventuels enjeux de sécurité.
Le Ministre de l’Intérieur a refusé au motif que, cette information rendue publique, empêcherait les forces de l’ordre de surveiller efficacement les personnes « Fichée S ». L’objection est fondée.
Pour ma part, je souhaite apporter un autre éclairage sur les conséquences de cette revendication que je qualifie de
fausse-bonne idée. Ce serait un mauvais coup porté à la cohésion sociale et reviendrait en boomerang contre les maires. Par ailleurs, elle changerait leur rôle en matière de sécurité. C’est finalement un piège dans lequel l’élu serait pris, sans pouvoir apporter de véritables réponses aux attentes ainsi générées. Par ailleurs, ce serait une grave remise en cause l’Etat de droit. Pourquoi ?
Pour le démontrer, imaginons que satisfaction soit donnée. Que se passerait-il ?

La cohésion sociale fracturée

Scénario : Le préfet adresse au maire la liste des « fichés S » de sa commune. La lettre est ouverte au cabinet du maire
(voire au service courrier). Elle est lue pour transmission à la personne en charge de ce domaine. Elle va au secrétariat
du maire, et au conseiller en charge de ce domaine, chez le directeur général des services, à la police municipale. Le
maire demandera à son directeur général des services de vérifier auprès de la direction des ressources humaines si la
commune embauche des personnes fichées. On vérifiera également au service vie associative si la ville subventionne une association embauchant une de ces personnes ou l’ayant au titre de ses responsables bénévoles.
A chaque étape, la personne lit le courrier et en parle à deux ou trois collègues proches. L’information étant importante et même sensationnelle… on en parle, on la partage et on la commente. Et on peut dérouler la pelote… en un ou deux jours, la lettre du Préfet aura été lue par une dizaine de personnes qui, chacune, en aura parlé à une dizaine d’autres… (et même photocopiée voire scannée).
L’information file comme une traînée de poudre et deviendra rapidement publique. Il faudra peu de jours pour qu’elle soit dans la presse et sur internet.
Une fois l’information diffusée, que se passe-t-il ? Les personnes et leur famille deviennent des coupables soumis à la vindicte.
Les gens qui figurent sur cette liste deviennent alors coupables d’intégrisme et par un raccourci, suspectées d’être des
terroristes en puissance. Les familles sont mises à l’index par le voisinage.
Dans l’habitat : dans l’escalier des locataires pétitionneront auprès de l’organisme de logement pour faire expulser la famille considérée. Sur quel fondement juridique demandera le bailleur ? Face à l’impossibilité pour l’organisme de
lancer la procédure, les locataires demanderont l’intervention du maire… Que pourra-t-il répondre ?

Les conséquences de ce qu'on veut

A l’école : les enfants seront regardés différemment. Des parents demanderont que les élèves soient mis dans une autre classe que celle de leur enfant et pourquoi pas renvoyés de l’école… Sur quel fondement juridique demandera le directeur d’école ? Face à l’impossibilité d’agir, les parents solliciteront l’intervention du maire… Que pourra-t-il répondre ?
Dans l’entreprise : des collègues de travail demanderont à changer d’équipe ou de bureau, à ce que la personne suspectée d’intégrisme soit renvoyée…sur quel fondement juridique demandera le dirigeant ? Face à l’impossibilité d’agir, les salariés solliciteront l’intervention du maire … Que pourra-t-il répondre ?
Dans la vie sociale : on observera l’association, le bar, la mosquée que fréquente la personne concernée. Une forme de mise en quarantaine non-dite se créera vis-à-vis de ces lieux qui, jusqu’alors, vivaient normalement. Ceux qui avaient l’habitude de discuter avec la personne fichée S, se sentiront coupables de la fréquenter et certains s’en éloigneront, renforçant « sa mise en quarantaine ».
Par ailleurs, imaginez la polémique politique dans la vie locale, lancée par certains partis politiques ou associations. Cela constituera une forte pression supplémentaire sur le maire.
On le voit, cette transmission des fichés S, qui peut paraître une demande légitime, fissurerait davantage le corps social, créant une méfiance et montant les gens les uns contre les autres. Ce serait un véritable boomerang contre les élus locaux, bien en peine pour agir concrètement.
Le plus grave : une atteinte à la sécurité
Mais finalement, le plus grave serait que cette mesure irait à l’encontre de son objectif initial de renforcement de la sécurité. La divulgation de ce fichier conduirait nécessairement les individus radicalisés, préparant des actes terroristes, à modifier leur comportement : se sachant surveillés, ils prendraient les mesures nécessaires pour masquer leurs agissements, rendant encore plus difficile la mission des services de renseignement.

Le rôle des élus sur les questions de sécurité changerait radicalement

Le maire verrait son rôle évoluer car on lui demanderait d’intervenir comme un directeur de la police, en appliquant le principe de précaution. Il lui faudra être actif et trouver des solutions rapidement. Mais quelles solutions dans le cadre de l’Etat de droit ? Il se retournera vers le directeur départemental de la sécurité publique. Ses interventions seront vaines car comment condamner des personnes qui ne sont pas passées à l’acte ?

Une remise en cause de l’Etat de droit

Enfin et ce n‘est pas le moindre des enjeux, voudrait-on renoncer à l’habeas corpus qui proclame la liberté fondamentale de ne pas être emprisonné sans jugement ? Voudrait-on retourner aux périodes où régnait l’arbitraire et notamment à celle des « Lettres de cachet », par lesquelles on enfermait à la Bastille ceux qui ne plaisaient pas, sur présentation d’un simple billet signé du roi ? Ce serait le renoncement à l’Etat de droit et donc un changement de régime. Qui est prêt à cela…à part peut-être les plus conservateurs qui n’ont jamais accepté la République ?

jeudi 13 octobre 2016

Un maire sous influences

Louviers a tout à perdre dans l'attitude soumise de Priollaud

Curieuse tribune parue dans la dépêche la semaine dernière, où 4 personnalités locales prêtent allégeance à Bruno Le Maire, dans le sillage d’Hervé Morin.
Tribune des troupes d'Hervé Morin dans la dépêche.  Une quête auprès de
Bruno Le Maire, qui vise à obtenir la 4e circonscription pour Priollaud. Pas
sûr que ça marche. Mais Louviers, l'oubliée de sa politique, n' y gagne rien.
Qu’on y retrouve MM. Moglia et Leroy n’est certes pas une surprise, étant donné leurs affiliations politiques, même si les virages pris par leur mentor ne sont  pas toujours faciles à suivre. Hervé Morin a obtenu la région, en échange de l’acceptation de la mise sous coupe réglée du département de l’Eure, il faut bien que lui rendre la monnaie de sa pièce.
Qu’on retrouve Mme Ouadah ne surprendra pas non plus ceux qui ont suivi son récent  parcours. Après être passée directement du camp de la gauche radicale et laïque à celui des démocrates chrétiens, la voilà qui poursuit sans vergogne sa glissade vers la droite dure. On se demande où cela la mènera.
Mais le plus remarquable, en ce sens que cela est la marque d’un tournant historique pour Louviers est le ralliement de son maire à celui qui se voit comme l’homme fort de la droite dans le département. 
Ce qui est remarquable n’est bien sûr pas que François Xavier Priollaud affirme son ralliement à droite. Les basculements sont fréquents dans l’histoire de cette ville qui n’a jamais eu peur des débats politiques. Non, ce qui ne laisse pas de surprendre est que, depuis au moins Pierre Mendès France, jamais un maire de Louviers ne s’était placé sous protection, quelles que soient ses ambitions personnelles.
À gauche bien sûr, où Mendès France, Auguste et Henri Fromentin, Ernest puis Franck Martin, ont défendu Louviers précisément contre toutes les influences et intimidations, mais aussi à droite où Montagne et Proust n’ont jamais eu besoin de chercher la protection de qui ou de quelque parti que ce soit.
L’Histoire leur donne raison. Que rapporte à Priollaud la soumission à Hervé Morin et au très droitier Bruno Lemaire ? Pas grand-chose, si ce n’est la vague promesse qu’il risque d’être investi aux législatives en juin prochain. Qu’est ce que cela rapporte à Louviers ? Rien du tout !
C’est  Evreux et le département qui servent à  Bruno Le Maire de laboratoire politique. C’est là qu’on attaque le RSA, c’est ici que Lefrand réclame contre toute logique policière la détention des fiches S, comme s’il pouvait se donner les moyens de lutter contre le terrorisme ! C’est le département et la ville d’Evreux qui montent au créneau contre les syndicats en refusant de les reloger. Là dedans, Louviers est tout juste autorisée à se faire marcher sur les pieds et à se taire.
En l’espace de deux ans Louviers aura perdu avec la Saint-Michel, la place de plus grande foire du département. Il aura suffi au maire d’Evreux de deux années pour la faire passer derrière elle sans que M. Priollaud y trouve à redire. Non content d’ailleurs que Louviers perde son rang de ville structurante, il y mène une politique d’éteignoir. Sans doute dans l’idée de transformer notre cité belle et rebelle en une petite ville sans Histoire.
C’est pas gagné ;)

Olivier Taconet
Président départemental
du parti radical de gauche
Cette tribune est parue dans la dépêche du 13 octobre 2016

mercredi 31 août 2016

La contribution de Thierry Jeantet pour un projet humaniste et progressiste de l'action politique








Thierry Jeantet
« La Politique moderne se nourrira de Projets ou ne sera pas »
Quelques éléments d’un projet de politique radicale *
                       







*En hommage à Alain, né à Mortagne-au-Perche, qui avait publié Éléments d’une doctrine radicale (Gallimard, 1933).





 

Un contexte de Crises, violences, innovations, mutations

Ce début de XXIe siècle est une sorte de chaudron, où se mélangent :
-         Terreur djihadiste (Al Qaïda, Daech…), guerres ou tensions européennes (Russie/Ukraine..), guerres civiles africaines (République Centre Africaine, Soudan du Sud), persistance et inflation des tensions et guerres au Moyen-Orient (Syrie, Israël/ Palestine, Yémen..). Seuls dix pays dans le monde échapperaient (directement ou indirectement) à de telles catastrophes.
-         Crises climatiques successives conduisant à des migrations environnementales auxquelles s’ajoutent les migrations politiques et économiques. Le nombre de migrants internationaux a doublé en trente ans, représentant 232 millions de personnes en 2013 soit 3,3% de la population mondiale ; mais viennent s’ajouter 732 millions de « migrants internes », c’est-à-dire vivant en dehors de leur région natale. Certaines études montrent qu’au moins 150 millions de personnes se seront déplacées d’ici à 2050, uniquement pour des raisons climatiques.
-         Crises économiques qui s’ajoutent les unes aux autres, notamment celles de 2008 et 2011, dont les effets négatifs sont bien connus et ont poussé certains pays développés à mettre en place des politiques de rigueur aux résultats de plus en plus discutés.
-         Crises alimentaires qui, selon la FAO, touchent 37 pays dans le monde du fait de la désertification des sols, du manque de cultures vivrières, d’une démographie galopante dans certains pays, de la demande croissante de viande et produits laitiers (besoin de grandes quantités de céréales pour les produire), mais aussi des crises économiques et financières et de la fluctuation des prix.
-         Persistance des inégalités entre le nord et le sud mais aussi au sein du nord, même si le Programme de Nations Unies pour le Développement note que les 10 % des habitants de notre planète les plus riches possèdent 83 % de la richesse mondiale. Selon un rapport d'Oxfam de 2014, 1 % de cette même masse de la population possède 50 % de cette même richesse[1]. Selon ce rapport, les inégalités ont été accrues à la suite de la crise financière de 2008.
-         Crise Sociale, résultante évidente de ces différentes crises, soulignée dans des pays comme la France par un chômage établi depuis de nombreuses années à un niveau élevé.
-         Révolution numérique qui modifie et va encore modifier profondément la communication, les échanges, la vie civique, politique, éducative, culturelle … Combinée avec d’autres innovations, elle permet le pilotage d’appareils complexes, transforme les moyens de transports (Vélib, Blablacar, IdTGV …), des secteurs entiers (taxis avec 99Designs ou Uber), les biens culturels (iTunes, Netflix …), la publicité (Google, Amazon …), le tourisme (AirBnB, Booking.com …). La conception de l’automobile, des bâtiments, des infrastructures est modifiée. La médecine elle même évolue rapidement (greffes de cellules, informations ADN, microsystèmes et prothèses …). Ces avancées touchent aussi les services d’intérêt général et services publics (collectifs territoriaux collaboratifs, Smart Cities …).
Ce rapide panorama[2] est, bien-sûr, incomplet mais oblige à concevoir la politique donc la « gestion de la Cité » autrement. Tous ces « mouvements » montrent que le XXIe siècle ne peut être celui du retour en arrière ou même du simple ravaudage des anciens systèmes. Car contrairement à ce que laissent entendre celles et ceux qui s’imaginent encore, par intérêt à court terme ou naïveté, qu’il suffit de « corriger » le modèle dominant de l’après chute du Mur de Berlin pour trouver le chemin de la croissance, la notion de « transition » écologique et technologique a conduit à des approches déjà plus réalistes bien que timides. Nous sommes sans doute déjà au-delà de simples transitions et déjà engagés dans des mutations transformatrices irréversibles. La question est : comment les mettre au service d’un ou plusieurs « projets » et lesquels ? « Gouverner c’est prévoir » disait Pierre Mendès-France, il semble qu’il ait de ce point de vue plus que jamais raison ! Aux USA, le candidat Bernie Sanders aux Primaires Démocrates de cette année, bien conscient de cela, a connu un succès inattendu notamment en affichant clairement son projet politique progressiste.
Il est donc urgent d’en venir à l’ambition ou espoir de voir surgir des « Projets politiques » proposant des caps, jouant un rôle initiateur et rassembleur. La Politique du jour le jour propre aux « experts » politiques a été très à la mode durant de longues années, la pseudo-modernité étant de s’adapter sans s’encombrer d’objectifs perçus comme contraignants. Ainsi ont été évacués plans d’action, références et valeurs sous prétexte d’efficacité immédiate, de réalisme face aux aléas économiques, sociaux, internationaux … Cette attitude a souvent correspondu à un abandon du politique face à une économie du laissez-faire et aussi à une appréciation candide du libéralisme, bien des États « libéraux » sachant masquer leurs liens concrets avec le monde de l’entreprenariat. Elle a conduit aussi à un embaumement des valeurs essentielles à la République, à la Démocratie, considérées comme définitivement acquises. L’absence de Projet ambitieux favorise les divisions, l’ostracisme, le repliement et le découragement.
Les crises, violences, innovations et tout autant mutations impliquent de réagir et surtout agir grâce à des Politiques s’appuyant sur des Projets.

République en péril ou nouvelle République ?

« La République […] est nécessairement travaillée, et déchirée quelques fois, par une opposition formidable »[3].
Aujourd’hui la République, la Démocratie en France, en Europe et bien au-delà, sont menacées par des actions violentes de déstabilisation que symbolisent les attentats. La notion d’état d’urgence traduit une volonté de résister. C’est la menace la plus douloureuse, la plus visible. Elle provoque alternativement l’union et des divisions. En France, l’État légifère, mobilise police et gendarmerie à l’intérieur et armée à l’extérieur, fait appel à des « réservistes ». C’est un combat. Mais en arrière-plan, ne faut-il pas s’avouer à nous-mêmes que d’autres fractures mettaient déjà la République et la Démocratie en danger ? Déjà anciennes, comme une crainte de perte d’identité, une peur plus générale des effets de la mondialisation, le chômage de plus en plus élevé au cours des récentes décennies. Abstentions, montée en puissance de l’extrême droite (en France comme dans d’autres pays européens) en sont d’évidentes traductions.
Sauf au plan local, la « Politique » déçoit. Elle paraît s’éloigner des Citoyens, avoir du mal à trouver des réponses face à tant de mutations et transformations sociales ou technologiques ainsi qu’aux crises financières et économiques. La Politique semble sans « Projet » ou se résumer à une succession de petits projets dont l’utilité n’est pas systématiquement discutée mais dont la cohérence échappe aux citoyens. Dominique Schnapper[4] résume cette situation ainsi : « la partie de l’enquête consacrée à la population globale montre que les Français sont inquiets, qu’il existe une forte crise de confiance, et une tentation au repli sur soi. » Ce sentiment est partagé, y compris par les classes moyennes qui dans notre pays (mais aussi dans d’autres pays européens et aux USA) se sentent mises à l’écart. Ce constat est encore plus exact pour les jeunes, et le mépris de certains pour « Nuit Debout » résulte d’une sorte d’aveuglement devant leurs préoccupations, attentes, propositions. Ce type de manifestation, rappelant celles des Indignés ailleurs, est un marqueur parmi d’autres des fractures civiques et politiques.
Pour Alain[5], « Où est la Démocratie sinon dans ce troisième pouvoir, que la science politique n’a point défini et que j’appelle le contrôleur ? ». Certes, mais il faut aujourd’hui ajouter le co-décideur ou « initiateur » donc le citoyen-acteur. Des expériences encore modestes de municipalités vont en ce sens, mais elles devraient être réalisables aussi au plan régional, voire au-delà. Dans le même esprit, il est temps de dépasser« la France s’engage » et d’aller vers un renforcement des partenariats publics/associations tant au plan national que régional et local. En parallèle aux start-ups économiques (privées, d’Économie Sociale et Solidaire, voire publiques), il faut favoriser le développement de start-ups civiques, associatives et la modernisation des grandes structures sociales, culturelles, éducatives et sportives sans but lucratif. La Libération des énergies ne peut se résumer au sempiternel discours sur le libéralisme strictement économique.
Comment donc renouer le fil entre la Cité et la Politique, sinon en donnant aux citoyens de nouvelles capacités d’expression, d’interpellations et de participation ? La Constitution française contient quelques premières réponses[6] rarement utilisées (à chaud à propos de Notre Dame des Landes).
Un des éléments d’un « Projet » devrait être de mieux instiller de la Démocratie Directe (appliquée dans 26 États des USA, dans les Länders allemands, en Suède, Italie), Participative, dans une Constitution qui doit, pour autant, ne pas amoindrir la Démocratie Représentative. Par exemple, en permettant aux citoyens de pouvoir, en vrai grandeur, non seulement proposer des Projets, des actions, mais participer eux-mêmes à leur réalisation.
Amender la Constitution pour réenchanter le lien entre Citoyen et Institutions est nécessaire ; encourager et soutenir les initiatives, Projets de la Société Civile est tout autant indispensable. Une « conférence annuelle des partenaires associatifs » devrait permettre de mesurer les progrès réalisés.
Comment tout autant prendre en compte la double tension entre Nation et Mondialisation et entre « Urbains et Ruraux »[7] ? La crispation nationaliste s’est manifestée lors de diverses consultations électorales, la crispation localiste également. Comme si, malgré la multiplication des moyens de transport et de communication qui créent un extraordinaire tissu mondial, celle-ci s’accompagnait d’une angoisse diffuse de perdre ses racines, d’être isolé. La République en souffre, les scrutins successifs parfaitement démocratiques révèlent ce malaise.
L’éducation et l’information concernant les processus de mondialisation et de globalisation restent très insuffisantes et contribuent à accroître ce phénomène ; la simplification bienvenue du mille-feuille des collectivités locales, départementales, régionales n’étant pas accompagnée d’une politique moderne de création de nouveaux liens et outils de proximité, alimente le sentiment d’abandon.
La République a besoin de Projets démontrant la capacité de notre pays à agir dans le cadre d’une Europe réveillée : notamment de Projets Territoriaux qui associent mise en valeur des potentialités locales, intégration, innovation, ouverture sur d’autres espaces. Les nouvelles Régions vont avoir, en ce sens, un rôle essentiel à jouer en lien avec les communes, communautés de communes, villes nouvelles, départements et bien-sûr les acteurs sociaux, économiques, universitaires. Les Pôles Territoriaux de Coopération Économique sont une préfiguration de ces dynamiques, ils sont à multiplier.

Libéralisme ou Libertés Solidaires ?

Rêveurs comme partisans du retour au passé, et même des modernistes sincères, se rallient au vieux drapeau du libéralisme. Il faut, disent-ils en cœur, desserrer l’étau des contraintes, réduire le poids des législations, laisser faire. Ils n’ont pas entièrement tort, bien-sûr, mais ils entretiennent une confusion entre le libéralisme capitaliste – dont les effets négatifs (climatiques, sociaux …) sont connus autant que son usure accélérée – et les libertés « solidaires » : de penser, échanger, agir, entreprendre seul comme ensemble. Le système libéral-capitaliste a été vécu comme non pas libérateur, mais de plus en plus comme habillant un modèle en apparence uniformisant, et finalement porteur de creusement des différences et des divisions, jusqu’à provoquer indignation et violents rejets.
Le libéralisme peut également prendre un autre visage avec l’émergence d’un nouveau type de trans-humanisme mélangeant überisation, laissez-faire, économie collaborative, au risque de diluer précisément ce qu’est l’humanisme. « L’humanisme », celui qui doit prédominer, décrit Alain,[8] « vise donc toujours à augmenter la puissance réelle de chacun, par la culture la plus étendue, scientifique, esthétique, morale », avec « cette idée que la participation réelle à l’humanité l’emporte de loin sur ce que l’on peut attendre des attitudes de chacun … ». Autrement dit, la liberté d’agir et d’entreprendre doit intégrer les dimensions sociétales, sociales, environnementales et bien-entendu éthiques, civiques.
Le libéralisme a certainement libéré des forces, mais plutôt celles d’agents économiques de plus en plus concentrés, puissants, d’agents financiers hors-sol, face à des agents politiques plutôt affaiblis, à des négociateurs désarmés. Avec comme caractéristique ce que Saskia Sassen appelle « une logique d’expulsion »[9] économique, sociale, écologique. Le ralliement de certains sociaux-démocrates à ce libéralisme[10] ne peut l’absoudre de ses effets discutables.
Le libéralisme débridé lié au capitalisme est, ne l’oublions pas, un facteur-clef  de ce que certains appellent «  la nouvelle lutte des classes »[11] et qui s’accompagne de tensions de plus en plus extrêmes dans le monde, de violences que, pour autant, rien n’excuse.
Le temps est donc venu d’outrepasser les vieux concepts et d’aller vers une « logique d’inclusion » qui s’appuie sur une vision associant efficacités civique, sociale, environnementale et économique.

Cop 21 un acquis , Cap Social la priorité

L’accord de Paris limite l’augmentation de la température à 2 degrés, 188 pays ont publié leur plan d’action, 100 milliards de dollars seront nécessaires chaque année à partir de 2020 pour financer des projets permettant aux pays de s’adapter aux changements climatiques … Incontestablement un grand pas a été franchi afin de préserver la Planète. Il faudra bien-sûr en suivre la mise en œuvre pour que cet acquis soit confirmé ! La France a joué un rôle pilote dans le cadre de la COP21. En quelque sorte les amis de la Terre ont fini pas être entendus.
Les amis des habitantes et habitants de la Terre méritent à leur tour d’être entendus !
Les 17 ODD, Objectifs de Développement Durables, adoptés lors de l’Assemblée Générale de l’ONU en septembre 2015, constituent un engagement essentiel. Comme le souligne le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), des progrès avaient déjà été accomplis dans les années précédentes, constatés pas les évolutions de l’Indice de Développement Humain.
Un renversement des indices s’opère année après année sans masquer la persistance du « fossé » entre les Pays les Moins Avancés (come le Niger, la Mozambique, le Mali …) et les Pays dits Industrialisés (comme l’Australie, la Norvège, le Danemark, l’Allemagne …). La France elle-même n’est qu’au 22ème rang en 2015, ce qui semble dû au maintien des inégalités, à un taux de scolarisation qui aurait diminué …
La leçon à retenir est qu’après le succès essentiel de la COP 21, le temps est venu de mettre en France, en Europe, le cap sur le social, au risque de voir sinon les décrochages s’accentuer entre la classe la plus aisée de la population, la classe moyenne et la classe la moins favorisée. Si les écarts entre les salaires se sont réduits en France depuis 1990, il n’en est pas de même pour l’ensemble des inégalités. Et l’ascenseur social reste à la peine. Il faut sortir du « malaise français »[12].
Il y a eu, certes, des dispositions et textes significatifs destinés à améliorer cette situation (CMU puis CMU complémentaire, ACS, généralisation du Tiers Payant, Réseaux de Réussite Scolaire plus de Mixité Sociale dans certains quartiers, Prime d’Activité …) et des tentatives intéressantes (le bonus/malus énergétique mais refusé par le Conseil Constitutionnel). On est encore loin du compte. Beaucoup reste à faire pour aller dans le sens d’une meilleure égalité des chances d’être socialement intégré (éducation nationale, rôle des associations d’éducation populaire et action sanitaire et sociale, des mutuelles …), d’un allègement fiscal pout les ménages les plus modestes …
Il y a eu aussi des esquisses de solutions dans d’autres domaines, mais restées inachevées ; par exemple avec le Compte Personnel d’Activité contenu dans la récente loi sur le travail qui constitue un pas en avant vers une meilleure protection sociale.
Cependant, il s’agit désormais d’établir solidement une « protection sociale tout au long de la durée de la vie » ; elle doit faire l’objet d’un projet de loi spécifique. C’est un projet social clef.
Plus globalement, un Projet Politique prioritaire est d’analyser l’évolution de l’IDH de la France et, avec les partenaires sociaux et associatifs, de bâtir un « Plan d’Action Sociale » dont plusieurs aspects sont évoqués dans les Projets figurant dans ce document ; mais aussi d’autres objectifs qui devront être développés concernant la politique fiscale afin de redonner du pouvoir d’achat aux ménages les plus modestes, de rebâtir une politique familiale, de renforcer la politique d’habitat social, d’avoir un plan « dépendance » pour les personnes âgées …

Divisions ou Laïcité ?

La guerre diffuse autant que violente que nous connaissons sous forme d’infiltration et d’attentats nous apparaît presque nouvelle, alors qu’elle était déjà à l‘œuvre depuis longtemps, mais pas avec cette « systématisation » ni avec les mêmes « motivations ». L’effet de sidération est d’autant plus grand. Après les moments historiques émouvants de rassemblement, d’unité face à ces attaques répétées, le risque d’être divisés est réapparu.
Il peut être compréhensible que les moyens de réagir soient discutés et améliorés, mais non qu’ils soient des prétextes à de nouvelles divisions. Le socle républicain doit être consolidé.
La laïcité doit être remise au centre du Projet politique car elle est la garantie de « l’égalité en droit de tous les êtres humains »[13]. « L’équité est de traiter tout le monde de la même façon et de donner au bien commun à tous sur les choix particuliers »[14]. La Laïcité, trop longtemps considérée comme acquise, doit être réveillée au-delà des dispositions déjà prises en France en ce sens (charte de la Laïcité à l’école, Observatoire de la Laïcité …). Il s’agit de redonner à la Laïcité sa vertu de « vérité partagée » dont a parlé Jacques Le Goff[15]. Il faut dépasser les repliements identitaires et recréer des espaces communs indispensables à la vie citoyenne[16]. Cette démarche doit aussi s’appliquer aux questions sociétales concernant entre autres le droit de mourir dans la dignité et le droit des minorités LGBT.
Inclure la Laïcité dans la Constitution et l’afficher aux frontons des établissements avec les autres valeurs de la République est nécessaire. Créer ou aider à créer un réseau de lieux de discussion, d’échange et d’entraide laïcs l’est également :
 ceci pourrait faire l’objet d’un Pacte Laïc entre l’État, les collectivités publiques, les associations, les différentes familles philosophiques et religieuses.
La Laïcité doit redevenir un « Projet », y compris aux plans européen et international, en se fondant sur ses objectifs, son contexte.

Économie monolithique ou Économie Plurielle ?

Nous ne sommes donc pas seulement dans une période de transition, mais aussi d’accélération, voire de brutalisation des mutations sociales, politiques autant qu’économiques ou technologiques, et bien-sûr environnementales. Or il est étonnant de constater que face aux défis, troubles et opportunités ainsi provoqués, beaucoup de dirigeants et analystes s’accrochent aux vieux modèles économiques. Comme si l’insécurité sociale, le chômage, les inégalités – présentes partout sur le globe – ou les crises cumulées alimentaires, sanitaires, climatiques au sud, ne suffisaient pas à admettre qu’une nouvelle vision du développement, de la croissance est nécessaire. Le capitalisme et le libéralisme font, ensemble ou séparément, l’objet de tentatives de réhabilitation ou d’adaptation. Certes évolueront-ils et survivront-ils. Mais cela ne suffira pas à répondre aux défis de notre temps. Ne pas le reconnaître est faire preuve d’un certain irréalisme, d’un entêtement aveugle ; ceci alors même que, déjà dans les années 60, les « Ordo libéraux » (ironie de l’histoire) avec le chancelier allemand Ludwig Ehrard, avaient pointé l’insuffisance des politiques étroitement économiques et financières ; le socialisme réformiste à la suédoise avec Olof Palme allant alors plus loin et trouvant un équilibre entre les secteurs coopératifs, privés et publics. Aussi sporadiques et dispersés, voire ambigus soient-ils sur le globe, les mouvements d’indignation, d’alerte ou de refus, sont de plus en plus nombreux et aigus, dénonçant une sorte « d’immobilisme » voire de « retour en arrière » ; comme si l’innovation politique était, a contrario de l’innovation économique, impraticable. Ce serait une erreur de les négliger ou de les mépriser ; les affrontements entre forces vives dans notre propre pays constituant, de ce point de vue, un seuil d’alerte.
Existe-t-il d’autres voies que celles offertes par les systèmes traditionnels et surtout le modèle dit dominant, modèle libéral-capitaliste « monolithique »? Est-il possible, dans une approche « plurielle », de se tourner vers d’autres modèles ? Question que pose, dans cette situation le Collectif du Manifeste pour le Progrès Social[17]. Oui, il en existe ! En particulier, d’un bout à l’autre de la planète, celle d’une économie à la fois collaborative et démocratique, équitable et solidaire, reposant sur un mode de propriété à la fois privé et collectif ; cherchant à conjuguer efficacités civique, sociale, écologique, économique. Elle est stimulée par de nouveaux modèles productifs et contributifs, les porte elle-même (logiciels libres, open hardware, crowdfunding sociaux …) ou les intègre, ou est en concurrence avec eux.
Les entreprises[18], organisations, qui se réfèrent à ces objectifs, agissent tantôt dans des marchés très compétitifs (banque, assurance, distribution, agriculture, industrie, recyclage …), tantôt dans des secteurs à caractère prioritairement d’utilité sociale ou écologique (insertion sociale, services à domicile, Silver Economy, accès aux énergies renouvelables …). Elles répondent à des exigences de progrès maîtrisés dans une perspective de développement respectueux des personnes et des environnements, en donnant à la « compétition » un sens … nouveau : plus humain.
Ces entreprises s’appellent coopératives, mutuelles, entreprises sociales, associations, entreprises intermédiaires, fondations et appartiennent à l’Économie Sociale et Solidaire. Plus d’un milliard de personnes sont d’ores et déjà en action avec elle dans l’ensemble des continents. L’économiste Jerely Rifkin en a souligné la solidité et la pertinence[19]. Elle porte, en effet, de nouveaux espoirs de « développement humain ».
Les 300 plus grandes coopératives dans le monde ont ensemble un chiffre d’affaire supérieur à 2200 milliards de dollars. En Europe, l’ESS représente 12% de l’emploi. En France, la valeur ajoutée de l’ESS est estimée à 12 milliards d’euros.
Cette Économie Sociale et Solidaire existe donc de par le monde et se développe. Elle est reconnue par l’ONU (Groupe Pilote International de l’ESS), trop peu encore par l’Europe (mais des conférences européennes se succèdent à Rome, Luxembourg et en juin 2016 à Paris à l’initiative de la France). Elle l’est incontestablement en France (loi de juillet 2014, Fonds dédiés au sein de la BIP, conférences Régionales de l’ESS …). Mais au-delà de ces avancées, elle doit désormais devenir un partenaire, impliqué dès l’amont dans les stratégies publiques de changements en faveur d’un modèle dynamique et innovant de « croissance plurielle » : équilibrant efficacités civique, sociale, environnementale, économique et financière. À l’ESS elle-même, aussi, de changer de dimension afin de peser pour que les États, les Villes et Territoires changent, eux, de « logiciel »[20]. Une façon d’ouvrir une porte sur un autre avenir possible … plus mobilisateur.
Cette Économie Sociale et Solidaire, de plus, « pollinise » le monde économique et inspire d’autres initiatives ; notamment celles tournant autour des « communs », mettant en avant la nécessité de gérer des ressources en commune comme l’eau, les énergies nouvelles, terres … mais aussi celles qui mettent en place des systèmes de gouvernance participatifs et de respect d’objectifs de « RSE » Responsabilité, Sociale et Environnementale. Ce n’est probablement que le début de changements plus profonds, dont on voit les premières pousses avec la « smart industry » ou la « smart city » à la recherche de nouvelles combinaisons entre capitaux humains et sociaux, gestion maîtrisée des ressources naturelles, innovations technologiques, gestion participative …
C’est donc le moment de mesurer autrement les progrès réalisés par ces entreprises innovantes en intégrant à leur bilan annuel un vrai bilan civique, social et écologique (ce que certaines font depuis quelques années), et de mesurer plus globalement le mode de développement auquel elles participent aux côtés d’autres acteurs : villes, territoires, associations …
Ces entreprises de l’ESS et celles qui incluent des objectifs de même type n’apportent pas seulement à des pays, territoires, un résultat économique, mais aussi des résultats sociaux et écologiques, voire civiques. Le réalisme est donc de prendre en compte cette évolution et non de s’enfermer dans les vieux modèles réduits aux aspects économico-financiers.
Un Projet Politique pourrait être de réunir les Partenaires Économiques et Sociaux, les Chercheurs Universitaires, les investisseurs aussi pour mieux cerner ces mutations et proposer des mesures et actions d’appui à cette nouvelle génération d’entreprises porteuses d’emplois.

Revenu ou Accès Universel ?

Les Suisses se sont prononcés le 5 juin 2016 contre le Revenu Universel, le MinCome (Revenu de Base) a été appliqué dans le Manitoba au Canada durant 5 ans, la Finlande envisage la mise en place d’un Revenu de Base en 2017. Le sujet est revenu dans les débats en France, à propos du Revenu Social d’Activité, faisant l’objet de critiques croissantes ; à propos surtout de quelques constats[21] : « parmi les 40% du bas de la hiérarchie sociale, les revenus ont diminué de 2008 à 2012 de 300 à 500 euros » alors que sur la même période « les 30% les plus riches » ont vu leurs revenus « progresser de 500 euros pour les 10% les plus aisés ». La France en 2012 comptait 5 millions de pauvres (revenus inférieurs à 825 euros). L’idée du Revenu Universel apparaît donc, face à cette situation, comme naturelle et généreuse. Mais est-elle réaliste ? L’économiste Daniel Cohen estime que c’est une « Utopie Réaliste ». D’autres objectent la difficulté d’instaurer un tel dispositif en pleine période de la nécessaire maîtrise du Budget National … D’autres encore doutent de la possibilité de faire accepter un Revenu, même de Base, à caractère « inconditionnel ».
La « logique de l’Accès »[22] plaide plutôt pour un accès universel à un niveau de vie décent. Ne paraît-il pas, en effet, prioritaire, de réduire les inégalités en permettant l’accès à toutes et à tous à l’éducation, la culture, la santé, l’habitat, les nouvelles technologies comme à la vie civique, associative, à l’emploi, etc. ? De nombreuses dispositions vont en ce sens, par exemple depuis longtemps en matière d’habitat social, ou de façon plus récente dans le domaine de la santé (Couverture Médicale Universelle, Aide pour une Complémentaire Santé …). Dans « Que faire contre les Inégalités »[23], 30 experts proposent des solutions concrètes visant à universaliser les accès à un niveau de vie décente. Certes ont-ils des approches parfois différentes quant aux priorités retenues et aux moyens à mettre en œuvre, mais l’essentiel est commun : réduire les inégalités, donner confiance, inclure … Les objectifs annoncés parlent d’eux-mêmes : « Faire réussir tous les enfants, agir où se crée la richesse, refonder enfin l’école, le bel avenir de l’État Social … ».
Un Projet Politique majeur peut être de passer du Plan National de lutte contre la Pauvreté à un Plan National d’Accès à une vie décente, en associant à cette occasion les différents acteurs concernés : État, Collectivités territoriales, Mutuelles et Associations et autres acteurs complémentaires.
Un volet particulier de cette politique de l’accès concerne « l’accès au temps » : temps familial, social, civique, de travail … La fin des années 1970 et début des années 1980 avaient été l’occasion d’en débattre très ouvertement, le passage aux 35 heures également. Le sujet serait aujourd’hui tabou. Les attaques contre les 35 heures en sont le symbole le plus évident. Pourtant, les révolutions technologiques autant que les aspirations sociales justifient pleinement d’y revenir ; la persistance du chômage en France ou le travail précaire et pauvrement rémunéré dans d’autres pays, également. La digitalisation, la robotisation vont faire disparaître de nombreux emplois et vraisemblablement permettre d’en créer d’autres, mais sans certitude que ceux-ci compensent ceux-là. En tout cas, les cartes des temps d’emplois, d’activités vont être rebattues. Ne pas s’en préoccuper serait irréaliste ; comme ne pas donner plus d’ampleur au Compte Personnel d’Activité, qui esquisse ce que devra être un modèle de protection sociale attaché à la personne tout au long de la vie, serait impardonnable. Des « pistes existent »[24] pour répondre au défi du nouveau partage des temps afin de contribuer à une nouvelle dynamique économique.
Un autre Projet Politique doit donc être de réactiver le dossier du partage des temps, d’ailleurs indissociable d’une protection sociale tout au long de la vie.

L’Hexagone ou l’Europe ?

L’Union Européenne s’est endormie, la Russie nourrit ses ambitions territoriales, la Turquie se déchire. Au sein même de l’UE les nationalismes et conservatismes s’exacerbent (Hongrie, Pologne …), conduisent à des ruptures (Brexit). L’Union est victime de son absence d’initiatives, de ses incohérences (immigration …), de ses vides sidéraux (politique sociale …), de ses faiblesses (pas de vraie défense européenne …), elle se montre cachotière et maladroite en négociant des traités comme celui prévu avec les USA (Tafta) … Le tableau est sombre malgré des tentatives du couple Franco-Allemand pour retrouver un cap, malgré le plan Juncker. L’Europe semble plus émiettée que rassemblée.
L’Union Européenne a surtout besoin de Projets. Certaines capitales paraissent le comprendre (y compris Londres et Paris, qui envisagent de nouvelles coopérations), des régions et les Länders agissent déjà en ce sens dans le cadre de l’Union Européenne (et parfois en dehors de celui-ci). Une programmation renforcée de « Interreg » devrait être lancée. Le plan Juncker, que certains osent trouver excessif, est surtout trop modeste ! Le Fonds Européen d’Investissement Stratégiques est pour le moment limité à 21 milliards d’Euros, alors qu’il est destiné aux secteurs numérique, énergétique, transports/interconnexions, recherche/Innovation … Apple, en 2014, a dépensé 6 milliards de dollars en Recherche et Développement ! Certes est-il prévu qu’en 3 ans, les investissements atteignent 315 milliards d’euros, grâce aux fonds mobilisés par la Banque Centrale Européenne d’Investissement et aux co-financements Publics-Privés, mais on est loin d’atteindre les sommes nécessaires pour mettre l’Union Européenne au premier plan. Aux USA, le budget fédéral dédié à la Recherche Développement était à lui seul de 423 milliards de dollars[25].
Les pays « volontaires » (France, Allemagne, Italie …) ne devraient-ils pas, au-delà du Plan Juncker, lancer des « Appels à Coopération pour le Développement de Projets Européens » ? Ceci afin de constituer des « Projets Européens Innovants », autour d’États « pilotes », pouvant aussi réunir des acteurs privés comme d’Économie Sociale et Solidaire.
Parallèlement, doivent être mis en œuvre :
-         une Politique Sociale, non de nivellement par le bas, mais au contraire ambitieuse et innovante, telle que le propose la Confédération Européenne des Syndicats dans son « Manifeste de Paris » adopté lors de son congrès de 2015,
-         une politique de convergence fiscale grâce à un système de « serpent fiscal européen », comme il y a eu par le passé un serpent monétaire européen.
-         un renforcement et élargissement des processus du type Erasmus, notamment en direction des jeunes créateurs de start-up sociales, civiques, économiques.

Est-ce à dire, comme le suggèrent de bons apôtres, qu’il faut abandonner tout projet d’amélioration des institutions européennes ? Certainement pas, le besoin d’une Europe Fédérale, plus démocratique, plus citoyenne, étant une évidence. Mais les réformes seront d’autant mieux préparées qu’elles seront portées par des Projets concrets.
Est-ce à dire qu’il n’y aurait plus de politique économique française ? Bien entendu : non ! Il est clair qu’ :
il faut doubler les moyens de la recherche, créer de nouveaux dispositifs fiscaux d’aide au renforcement des fonds propres des TPE et PME, créer des dispositifs de garantie (mi-publics, mi-privés) encourageant les épargnants à investir dans les entreprises, inciter les PME à se grouper pour innover et exporter (groupements, coopératives d’entreprises), moderniser et élargir le champs d’application du titre participatif, favoriser les alliances opérationnelles entre PME françaises et d’autres pays d’Europe …
L’Union Européenne a également besoin de Projets communs diplomatiques et militaires afin de peser dans le concert des Nations, en mettant le retour à la Paix au cœur de son action. Tâche ardue et complexe par définition, surtout dans une période ou l’Union Européenne a, à propos du terrorisme, des attentats ou des questions d’immigration, trop souvent fait preuve d’incohérence et de faiblesse. Tâche ambitieuse, alors que des tensions diverses existent à ses propres frontières ...
Elle devra bien, là encore, dépasser ce qu’elle a commencé à entreprendre et, par exemple, mettre en œuvre :
-         une politique nouvelle internationale, de développement collaborative et interactive, permettant de vivre, agir, créer, intégrer aussi dans son propre pays,
-         une politique commune concernant l’accueil et l’intégration d’immigrés face à des migrations qui resteront de vaste ampleur.
Tâche d’autant plus incontournable si l’Europe des Démocraties veut être une Europe démocratique, capable de se défendre et surtout capable de porter un nouveau « Projet de Paix ».






En conclusion, la Politique moderne se nourrira de Projets ou ne sera pas

La Politique sera d’autant plus réappropriée par les Citoyennes et les Citoyens que ceux ci pourront agir directement et choisir leurs représentants en fonction de Projets, celles et ceux capables de les élaborer pouvant d’autant plus clairement se soumettre à leurs suffrages, donc s’engager à les discuter et les appliquer. L’heure d’égrener quelques dispositions ne suffisant plus, un Cap doit être proposé, s’appuyant sur un « contrat d’engagements politiques », collectif, participatif, précis, c’est-à-dire qui ne soit pas que l’habillage d’une candidature classique …
Nous ne sommes que dans le premier quart du XXIe Siècle et déjà des grondements, colères, violences, et plus encore mutations traversent les Sociétés Civiles des différents continents, secouent les Etats et Institutions ; la Nature rappelle sévèrement l’Homme à l’ordre ; les nouvelles technologies font se succéder inventions et systèmes ; les vieux modèles s’épuisent et cèdent le devant de la scène.
Est-ce alors encore le moment des guerres politiques égoïstes ou nombrilistes, des manœuvres réductrices et des anathèmes faciles ? Ou n’est-ce pas le moment des rassemblements autour de Projets, particulièrement d’un Projet Politique qui renverse les habitudes et place les Citoyennes et Citoyens au premier rang, dans le respect des environnements et dans une perspective de Développement à la fois civique, social, environnemental et économique ? Projet qui définit un nouveau type « d’identité » dynamique, qui favorise des « mises en commun solidaires ».
Projet qui, pour la France, ne peut être conçu que dans une perspective européenne et d’ouverture coopérative sur le monde.

 




[1] https://www.oxfam.org
[2] Cf sur ces sujets « L‘état de l’économie 2016 » et « Quel monde en 2016 », Hors Série d’Alternatives Économie, janvier et février 2016.
[3] Alain, « Éléments d’une doctrine radicale », Gallimard, 6e édition, 1933.
[4] JDD, 7 février 2016.
[5] Alain – Livre déjà cité.
[6] Cf  Articles 11, 7 2-1 de la Constitution française .
[7] Alain – Livre déjà cité.
[8] Alain , « Mars ou la guerre jugée », 1921.
[9] Cf entretien de Saskia Sassen avec Cécile Daumas dans Libération des 6 et 7 février 2016.
[10] Cf entretien de Fabien Escalona avec Thomas Wieder dans Le Monde du 1er août 2016.
[11] « La nouvelle lutte des classes, les vraies causes des réfugiés et du terrorisme  », Slavoj Zizek, Fayard, 2016.
[12] Discours de Thierry Baudet, nouveau Président de la Mutualité Française, Assemblée Générale de la FNMF, 23 juin 2016.
[13] « La laïcité au quotidien, Guide Pratique », Régis Debrayy et Didier Lesci. Folio 2016.
[14] « Dictionnaire amoureux de la laïcité », Henri Pena-Ruiz, Plon 2015.
[15] « L’Épreuve du plus grand Mal », Point de Vue Ouest-France, 2 août 2016.
[16] Cf l’entretien de Dominique Schnapper avec Marie-Christine Tabet, JDD 7 février 2016.
[17] « Manifeste pour le Progrès Social », Page Débats, Le Monde, jeudi 2 juin 2016.
[18] « Cahier international des initiatives de l’ESS », www.rencontres -montblanc.coop.
[19] « The Zero Marginal Cost Society », Jeremy Rifkin, Palgrave Macmillan 2014.
[20] Selon l’expression de Philippe Frémeaux, Alternatives Économiques, juin 2016.
[21] Cf « Rapport sur les inégalités en France », Édition 2015, Observatoire des Inégalités, et les travaux d’Alerte qui rassemble les associations luttant contre la pauvreté.
[22] Cf à ce sujet le livre de Jeremy Rifkin « L’Âge de l’Accès », La Découverte 2008.
[23] « Que faire contre les Inégalités, 30 experts s’engagent », Observatoire des Inégalités 2006.
[24] « Pourquoi faut-il réduire le temps de travail », Alternatives Économiques, n°357, Mai 2016.
[25] Chiffre de l’Institut des Hautes Études pour la Science et la Technologie.