Affichage des articles dont le libellé est Bersani. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bersani. Afficher tous les articles

mardi 26 février 2013

Italie, résultats définitifs ... un cauchemar ?

Bersani, probable futur premier ministre italien, face à
une situation impossible
Dernières modifications en date de ce jour 26 février à midi
La gauche est majoritaire à la chambre et est en tête au Sénat ... mais que les résultats sont serrés !

  • Parti démocratique Bersani : 29,5 % 340 sièges
  • P d l Berlusconi : 29,1 % 124 sièges
  • Mouvement ***** 25,5 % 104 sièges
  • Mouvement de Mario Monti : 10,5 % , 45 sièges


Bizarrement, pour les élections sénatoriales, la gauche est plus nettement en tête mais arrive en 2e position en terme de sièges :


  • Bersani : 31,6 % : 120 sièges
  • Berlusconi : 30,7% : 117 sièges
  • Grillo : 23,8 % : 54 sièges
  • Monti : 9,1 % : 18 sièges


Où l'on voit qu'il n'y a pas de majorité au Sénat, et que les alliances pour impossibles qu'elles soient sont indispensables ....
La question essentielle, à mon avis : que va faire Grillo, le comique enthousiaste qui est tout sauf un chef de parti. Va-t-il favoriser la gauche institutionnelle qu'il a tant tourné en dérision, ou faire alliance avec la droite de Berlusconi, contre qui Grillo s'est forgé en créant le vaffanculo day (la journée va te faire foutre !)
Ou va-t-il rester dans une situation de critique absolue mettant sous pression la majorité du Sénat, au risque de voir progressivement se déliter ses troupes... et qui sont ses troupes, fraîches et récentes ?
Ci-après, le lien avec la Repubblica 

Pour ma part, bien que passionné par ce qui va se faire pour se sortir dans une crise où elles'est elle-même plongée, je veux justemetn revenir sur ce qui s'est passé ce week-end. On a toujrous tendance en politique à oublier très vite les comportemetns de l'électorat ... et pourtant, c'est là la matière essentielle quand on a le bonheur de vivre en démocratie.
Pourvu que ça dure !

lundi 25 février 2013

Anarchie en Italie ...

Dernières nouvelles pour le Sénat en nombre de sièges, projection à presque minuit : 
Berlusconi : 114
Bersani : 113
Grillo : 58
Monti : 13
En gros, Grillo a le pouvoir ... soit il se tire des flutes, soit il soutient Bersani, soit il soutient Berlusconi et à quel prix pour l'un ou pour l'autre .... et à quel prix pour l'Italie ?


 et à minuit pour la chambre. en attendant, voici l'annonce à la une de
 ....
derniers chiffres sur la chambre, repris sur  la Repubblica à 23 heures 45 :

Bersani  : 29,6 %.
Berlusconi : 29 %,
Grillo  : 25,5 %,
Monti :10,6 %.

Il reste encore 2.520 bureaux à dépouiller sur 61.446 ! Les sondages accordent la victoire à la Chambre pour Bersani ... mais il vaut mieux être prudent ... 
Qui peut dire vers où va l'Italie ? J'en reparlerai très bientôt

Ci dessous, mes propos de 17 heures ...

Les sondages sorties des urnes s'avèrent faux, il en est finalement des voix de Giuseppe Grillo, comme de celles du Front National en France... c'est un vote honteux et le dépouillement laisse apparaître un score bien supérieur pour celui qui aime à se faire appeler le Coluche italien et qui pourtant n'a pas grand chose à voir avec lui.
On s'achemine vers le vote le plus inquiétant dans l'Europe démocratique de l'après guerre...
Le comique fait un carton ! Il aurait plus de 25 % des voix et du coup place en tête le parti de Berlusconi ... Nous voilà vers une Italie ingouvernable !
Un cauchemar pour l'Italie, pour l'Europe et pour tout le monde ...


Italie, premiers chiffres ... et comment les interpréter

L'Italie Juste, où la politique dit la vérité. On croirait du Mendès, mais
c'est le programme de la gauche italienne, menée par Pier Luigi Bersani,
probable futur chef du gouvernement
Avec les précautions d'usage : les premiers chiffres, sortie des urnes (c'est à dire on interroge les gens, mais les bulletins sont tous en cours de dépouillement). Les résultats définitifs sont à venir et on a déjà eu bien des surprises en ce domaine.
Pour suivre en direct, cliquer sur le lien avec La Repubblica.

Mais enfin, ça a l'air plutôt bon... je corrigerai moimême au fur et à mesure des résultats.




Déclaration de Bersani à 15h30 : les résultats sont clairs ... On a tourné la page de l'ère de la droite.

Sortie des urnes à 15 heures

Chambre :
PD (gauche) : 34,5 %
PDL (droite berlusconienne) : 29
5 étoiles (Grillo) : 19 %
Sc civica ( Monti) 9, 5
Extrême gauche : 3,5 %

Sénat :
PD : 37
Pdl : 31
5 étoiles : 16,5 %
Monti : 9
Ext gauche : 3

Premières constatations :
la gauche est en tête, nettement, et la montée Berlusconienne, sensible dans les derniers sondages s'est tassée !
OUF ...

maintenant, disons que les partis de gouvernement, la gauche de Bersani et le centre de Monti vont probablement faire alliance, sous la pression des populistes de gauche (Grillo et Ingroia) et de droite (Berlusconi et les léghistes du Nord).
On devrait avoir échappé au pire.
Même si l'Italie reste dans une situation difficile, elle tient debout et l'Europe avec elle.
Bien sur tout cela est à confirmer dans les heures qui viennent : résultats et commentaires.

dimanche 24 février 2013

Où va l'Italie, où va l'Europe ?

Berlusconi, ou comment s'en débarrasser !
Il rigole et  l'Italie pleure. C'était déjà le slogan  en 2008 ... 
Curieux comme en Italie, les comiques font trembler. 
Je ne parle pas seulement de Beppe Grillo, qui prend plaisir à se comparer à Coluche, mais aussi de Silvio Berlusconi, le vieillard libidineux, qui colmate ses vacuités politiques à coups de blagues à deux euros.
L'Italie tremble et l'Europe retient son souffle.
Demain, sans doute, nous en saurons un peu plus sur l'avenir de l'Italie, mais nous ne serons peut-être pas fixé entre cauchemar, incertitude prolongée et le soulagement ...
Le cauchemar absolu, ce serait le retour de Berlusconi.Ce serait un peu comme dans le film  alien, ce monstre embarqué dont on espère s'être débarrassé définitivement et qui revient de nulle part. Avec Berlusconi, l'homme qui a plombé l'Italie au point que l'on a dû s'en débarrasser, le pays risque de connaître bien au delà d'un retour en arrière. Au delà de l'attitude répugnante de l'individu, se profile une immense incertitude qui serait déjà bien inquiétante dans une situation stabilisée, mais l'Italie dont j'ai déjà beaucoup parlé n'a pour l'instant réussi à résister aux mafias et aux faiblesses du pouvoir politique sous Berlusconi que grâce à ses institutions et notamment à ses juges, ennemis jurés de l'ancien chef du gouvernement. Pour l'instant, Berlusconi est mal placé dans les sondages, à quelques points de Bersani, le candidat du centre gauche, auquel toute la gauche ou presque s'est ralliée. Mais Berlusconi est parti d'un retard terrible qu'il semblait pouvoir être en mesure de combler. Catastrophe !  

Beppe Grillo, inventeur du Vaffanculo
day ... de moins en moins drôle
Hélas, si le pire n'est jamais sûr,  le moins pire ne serait pas complètement rassurant. 
C'est qu'en embuscade, derrière les deux premiers candidats, arrive Beppe Grillo, créateur du mouvement des 5 étoiles. Grillo a fait rigoler l'Italie pendant plusieurs années, éclaboussant de ses critiques acerbes, la droite berlusconienne et la gauche qu'il trouvait trop timide. Effectivement, le pays a été heureuse de rire à ses saillies, mais beaucoup se mettent à rire de plus en plus jaune. L'apôtre de la dérision a pris la ville de Parme lors des dernières municipales. Certes le maire s'éloigne de Beppe Grillo ..., comme de nombreux cadres du parti, mais notre comique national s'en fout. Il est dans la dérision, et ... ça marche ! Les foules se déplacent à ses spectacles transformés en meetings électoraux. Beppe Grillo est en mesure de faire les rois, et d'empêcher la stabilité du pouvoir à venir. Il prône la fin des institutions, la sortie de l'Europe et de l'Euro, façon Berlusconi et Front National ... et personne ne sait quelle va être son attitude à la suite des résultats, quels que soient les résultats !
Reste Mario Monti, l'anti-Grillo, triste sire, sérieux comme un pape, qui a appliqué à l'Italie, les recettes de la banque centrale européenne avec rigueur. L'Europe et même l'Italie a encensé son travail à la tête de l'Italie, dont il a pris la tête à la suite d'un consensus national à la recherche d'un technicien de génie. 
Partant de ce constat, Mario Monti, après avoir remis l'Italie sur pieds, a considéré qu'il pouvait démissionner. Il l'a fait, et, dans la foulée, poussé par le centre-droit, il s'est présenté aux élections et s'est révélé un très mauvais candidat. 
Reste Bersani, que je ne connais pas, mais au vu de ce que j'ai pu lire, a la réputation d'un politique sérieux et triste, porteur de la gauche de responsabilité...
Alors, que va devenir l'Italie, pays fondateur de l'Europe, l'une de ses puissances financières et industrielles majeures ? Nous en saurons plus demain après-midi, à l'heure des premiers sondages sortie des urnes. L'Italie a peur, l'Europe tremble. En cas de catastrophe, la France ne pourra en sortir indemne.