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vendredi 11 décembre 2015

Dernier message avant l’échéance



Chers amis, ce soir, la campagne électorale prendra définitivement fin. Je m’y suis personnellement engagé et  j’ai l’honneur de figurer en bonne position sur la liste de mon ami Nicolas Mayer-Rossignol.  Je tiens à donner à mes amis et aux électeurs mon éclairage sur ce scrutin.

Je m’appuie pour ce faire sur le vieil adage Républicain « au premier tour on choisit, au deuxième, on élimine » et sur un principe « en politique, il ne faut pas seulement vouloir ce qu’on veut mais vouloir les conséquences de ce qu’on veut.

Chacun d’entre nous à quatre choix pour la Normandie : l’abstention, le vote pour le Front National, le vote pour la liste de droite d’Hervé Morin, le vote pour Nicolas Mayer Rossignol.

L’abstention

Vous pouvez vous abstenir. Pour certains, c’est une tentation. Il y a tout un discours idéologique autour de l’abstention. Comme quoi, ce geste, cette absence de geste, enverrait un message clair au monde politique, voire, pour reprendre un langage beaucoup plus insidieux «  au système ». Il n’en est rien. Cette bouderie dégage une terrible ambiguïté. Elle joue sur la confusion entre l’indifférence de l’électeur au monde qui l’entoure et le rejet du monde politique. Dans les deux cas, ce mauvais geste prend un nouveau sens à un mois à peine des attentats du 13 Novembre. Ne nous y trompons pas, les terroristes se sont attaqués à notre monde pour tout ce qu’il représente de positif : la joie de vivre, la liberté de sortir, la vie collective, notre corps social qui nous permet d’être ensemble et qui passe par la possibilité de rire, d’aller regarder les gens dans la rue, d’aller au football et tout cela n’existerait pas ou pas du tout de la même manière sans la liberté de penser et d’expression qui se traduit par l’élection à bulletins secrets. Notre liberté est liée à ce mode d’expression. Le moins que nous devons à ceux qui ont été horriblement massacrés est de nous rendre aux urnes, plus encore que de déposer des fleurs. Ne jouons pas avec notre liberté et notre culture.

Le vote Front National.

Vous pouvez voter Front National. C’est une lourde erreur, mais vous pouvez le faire. C’est une lourde erreur, parce que le message envoyé par ce vote est un message de rejet. Vous savez que toute personne ayant un nom à consonance étrangère, à la peau sombre, ou ayant un comportement un peu original prendrait, à juste raison souvent,  comme une attaque personnelle. Vous savez que par ce vote, vous allez alourdir les tensions qui règnent au sein de la société française alors que la politique doit tout d’abord servir à vivre ensemble. En votant Front National, vous défendez le principe d’une société qui vit sous pression et dont vous risquez d’être la première ou la deuxième victime. Vous avez besoin de liberté, vous avez besoin d’une société ouverte ou l’on assure les principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité ... c’est tout le contraire de ceux qui utilisent le vieux slogan pétainiste « travail, famille et patrie » pour asservir les individus. En offrant un peu de pouvoir au front national, vous risquez de ne plus pouvoir vous débarrasser d’une démarche autoritaire, broyeuse d’individus. Vous risquez de mettre la Normandie au ban de la France, la France au ban de l’Europe, l’Europe au ban du monde. Que votre insatisfaction du présent ne se traduise pas la condamnation de l’avenir et des générations futures. En méprisant les autres, vous vous mépriserez vous-mêmes. Pour tous, vous rendrez le quotidien invivable.

Le vote pour la droite d’Hervé Morin

Vous pouvez voter à droite. Certains de mes amis de droite m’ont dit qu’ils ne voteraient jamais pour Hervé Morin, parce qu’il est trop parisien, velléitaire, méprisant et gaffeur, mais vous pouvez le faire. Vous pouvez voter pour celui qui a laissé médusés ses propres soutiens lors d’une réunion à proximité d’Épaignes, commune dont il est maire : bon, ben c’est pas tout ça, mais faut que je rentre chez moi, à Paris. Hervé Morin n’a pas de programme, il a défendu la Normandie réunifiée mais au moment de sa création, il a refusé de voté pour elle, par pur réflexe idéologique. Hervé Morin est le moins crédible des postulants français de droite à la présidence d’une Région. Grâce, ou à cause de lui, la Région Normande, dont il a contribué à soutenir la création, n’a pas pu connaître de débat à la hauteur. Il a été le plus mauvais ministre de la défense depuis 1945, il n’a jamais démontré la cohérence de son projet pour la Normandie, et il annonce qu’il sera un gestionnaire à la hauteur. Il n’y vraiment aucune raison de lui faire confiance sur ce point. Il ne faut pas voter Hervé Morin, parce que ce serait contribué à ce que la région Normande prenne un mauvais départ. Avec un candidat qui n'annonce pas franchement la couleur, vous ne savez pas où vous allez être mené. Danger !

 

Une gauche unifiée pour une Normandie réunifiée

Nicolas Mayer Rossignol est le seul rassembleur du second tour. Il a fait revenir à lui les écologistes et le front de gauche, en ce qu’il est sûr qu’ils auront à cœur de porter le débat positivement pour l’avenir de notre grande Région dans une démarche de développement, d’attention et de résolutions des difficultés sociales, et de respect absolu de l’environnement. Je suis fier d’appartenir à une équipe qui prendra à bras le corps le combat pour une Région Normande ouverte sur le monde, s’appuyant sur les valeurs républicaines et humanistes dont notre région a besoin, pour qui la culture, l’enseignement sont une priorité. Une Normandie active au service des Normands. Je vous demande de voter pour la liste de Nicolas Mayer Rossignol.
 
Olivier TACONET
Colistier de Nicolas Mayer-Rossignol

 

mardi 10 novembre 2015

La Normandie vaut bien un café

Franck Martin a d'emblée posé le problème : la Normandie, la droite la voulait, la gauche l'a faite.
Franck Martin au premier plan, Daniel Huard et Olivier
Taconet ont tâché de donner un éclairage sur les nombreuses
problématiques que soulève la réunification de la Normandie
 
En fait, cette synthèse un peu provocatrice de l'histoire récente de la Région n'est pas scrupuleusement exacte. Il n'est qu'à rappeler les réticences des deux barons hauts et bas Normands, d'Ornano et Lecanuet, figures historiques du centre droit, à comparer avec les efforts de ceux qui à gauche s'insurgeaient contre la stupide séparation entre deux régions au premier rang desquels figuraient les radicaux de gauche.   

Mais il est vrai que le premier à parler à un haut niveau de l'Etat de la fusion des deux régions n'est autre que Nicolas Sarkozy, appuyant son ministre de la Défense Hervé Morin. Et c'est vrai qu'il n'a rien fait sur ce point.
Sans doute fallait-il, paradoxalement une réflexion globale portée par la loi NOTRe, qui redéfinit la répartition et les compétences des territoires pour aboutir à la réunification de la Normandie, qui est la seule création incontestable et incontestée du nouveau territoire régional.
Incontestée, alors qu'effectivement, Franck Martin l'a rappelé, il en a entendu des vertes et des pas mûres au sein du conseil régional lorsqu'il défendait avec ténacité, avec entêtement, ce projet !
La Normandie vaut bien un café. Les tensions apparues lors de
constitution de la liste aux régionales ne sauraient occulter la
réalité des convictions et le besoin de débattre. Le débat,
spécialité radicale, grâce à sa capacité à aborder tous les sujets.
Bien sûr, minoritaire à la Région, avec les radicaux, Franck Martin n'était pas le seul à gauche à défendre le principe d'une région cohérente, d'une grande Normandie. Le Nouvel observateur avait même fait un dossier à ce sujet et ... ce n'est pas un hasard si c'est sous la présidence d'un Normand (François Hollande est né à Rouen et a vécu enfance et adolescence en Normandie) que la Normandie a pu s'unifier.
Et justement, ce sur quoi les défenseurs d'une grande Normandie relevaient non seulement du procès d'intention mais de la peur de l'inconnu.
Ainsi, les références ont toujours été très nombreuses quant aux réticences de l'appareil d'État à accepter la création d'une Région à identité historique. Ainsi Fabius a-t-il effectivement prononcé une phrase contre la création d'un Duché, par nature opposé à la République ...
Franck Martin a rappelé toutes les attaques dont il avait fait
l'objet à gauche pour son soutien à la réunification de la
Normandie, qui fait pourtant l'unanimité aujourd'hui et a
rapidement convaincu tous ses adversaires... surtout à gauche.
Tout cela fait rire à présent avec le recul. D'autant que sur la question de l'identité normande, les plus farouches partisan de l'unification de la Normandie sont sans voix. Ils sont sans voix, parce que ce n'est pas le problème. Il n'y a pas de langue normande, juste un parler, un patois, voire quelques patois influencés par les langues scandinaves, l'anglais mais essentiellement par le latin et le français. Il n'y a pas de traditions vestimentaires normandes comparables par exemple à la coiffe bretonne. Et justement, c'est pour cela que la région Normande a toute ses chances et qu'elle ne représente vraiment pas une menace pour la République ... Une République qui se montre si frileuse qu'elle n'a même pas réussi à créer une région bretonne.

Enfin la Normandie ! La thèse première
 de l'ouvrage de Daniel HUARD est que
l'identité normande est constituée par une
histoire qu'elle partage avec l'ensemble de
la France et non contre elle.
Parce que la création de grandes régions par la loi NOTRe ressemble à une incongruité. Le fait de justifier la réforme sous le prétexte de " faire des économies" est d'ailleurs un sacré aveu de faiblesse. Si on doit faire des économies en remaniant les territoires, on devrait bien évidemment commencer par les communes. La création de Régions cohérentes, fortes et modernes aurait mérité mieux.... mais les Normands ne peuvent regretter cette réforme puisqu'ils en sont les seuls vrais bénéficiaires et de ce fait ont une belle responsabilité. A eux de faire avancer les compétences et les pouvoirs régionaux. A eux de montrer qu'une Région peut faire plus et mieux dans tous les domaines et que c'est cette action et ce nouveau pouvoir qui va créer son identité.
Bonga Bonga Boketsu et Olivier Taconet, les deux candidats
radicaux de l'Eure entourent Nicolas Mayer Rossignol qu'ils
soutiennent pendant la campagne.
 
C'est ce que les fédéralistes que sont les radicaux espèrent et feront valoir aux travers des actions qu'ils soutiendront dans la nouvelle région Normande.








mardi 3 novembre 2015

La Normandie, c'est maintenant !


La Normandie, c’est maintenant ... et maintenant est un mélange d’hier et de demain, c’est ce que suggère très fortement Enfin la Normandie le livre de Daniel Huard, publié aux éditions l’Ancre de Marine.

Pour parler de l’avenir de la Normandie, Daniel Huard choisit de parler de son passé et de faire revivre ce qui la fonde aux yeux du monde : la deuxième guerre mondiale et le débarquement.

J’appartiens à la génération d’après-guerre, celle qui ne comprenait pas, celle qui a été tenue à l’écart de souvenirs pourtant particulièrement prégnants et qui, pensait-on n’intéressait pas les enfants. Finalement, il en était de la Normandie, de celle qui avait souffert, Caen, Le Havre, Sotteville, Evreux, Vire et autres cités martyres, un peu comme dans le film Hiroshima mon amour,  où le héros égrène le sinistre refrain : tu n’as rien vu à Hiroshima.   
Voilà qu'à présent que se pose réellement la question de l'identité Normande, de cette identité millénaire, voire même un peu plus, on se rend compte que plus qu'une Histoire, la Normandie est d'abord la tragédie d'une géographie. Ainsi la Normandie est-elle choisie par les alliés pour mettre fin à la domination allemande sur la France.
Normand de son siècle, Daniel Huard passe infiniment plus de temps sur les ruines, sur ces villes que l'on trouvait laides simplement parce que martyres... que sur l'épopée viking. Sur ce point, les identitaires normands risquent bien d'être déçus. Daniel Huard adopte une posture réaliste, qui nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes et trace les vraies perspectives de la Normandie, région en devenir.
Et justement, à quelques jours des élections régionales, la façon dont cette situation géographique, qui a offert au siècle son jour J replace la Normandie au cœur du développement, avec ces atouts que sont l'ouverture sur la Manche et l'Angleterre, Le Havre débouché maritime de Paris, les pépites touristiques qui, du Mont Saint Michel au Tréport, en passant par les falaises d'Etretat,  envisage de classer les plages du débarquement au patrimoine de l'Humanité. Ainsi la tragédie de l'Histoire devient-elle un élément mémoriel, facteur de développement économique et culturel.

Le livre de Daniel HUARD, y compris en ce qu'il a de plus personnel, donne en germe tous les éléments du débat organisé par le
café radical Spécial Normandie
ce samedi 7 novembre à 18h30
au
Big'Arts
39 rue du Quai à Louviers.
 

vendredi 30 octobre 2015

Café radical spécial Normandie

Du territoire laissé aux envahisseurs vikings il y a un plus de 1.000 ans à la
création d'une vraie Région ... Enfin la Normandie est le récit de cette épopée, et
raconte la réalité d'un territoire marqués par ses fantômes et par ses espérances.
Il est temps de parler de la Normandie.
De la Normandie actuelle, encore paralysée par la division artificielle entre Haute et Basse Normandie qu'elle subit depuis la deuxième guerre mondiale et de la Normandie future, celle dont la naissance est prévue le 1er janvier 2016, à 0 heure.

Cette Normandie, nous l'avons tant désiré, nous les radicaux de gauche, mais pas seulement ! 

Franck Martin lors de la réception de la
médaille du Mérite Maritime
le 14 septembre 2015  
Le café radical ne pouvait pas passer à coté de l'événement.
Deux invités de marque samedi 7 novembre à 18h30 au premier étage du Big'Arts, restaurant situé 39 rue du Quai à Louviers (anciennement Jardin de Bigards) ...

Franck MARTIN, qui s'est inlassablement battu pour l'unification de la Normandie et qui dira ce qu'il en attend ...

Daniel Huard, journaliste-écrivain,
dédicacera son ouvrage à l'occasion
du café radical.
L'ouvrage est disponible à la librairie
À la page de Louviers.
 
et Daniel HUARD l'auteur de l'excellent Enfin la Normandie ! qu'il dédicacera en fin de séance.
Voilà un événement qui tombe à pic, à quelques semaines d'un scrutin déterminant pour la France entière mais pour les Normands en particulier puisqu'il déterminera la composition du premier Conseil régional Normand.
Un utile rappel sur les enjeux Régionaux et sur ce qui fonde notre identité Normande.

Café radical samedi 7 novembre 2015, à 18 h 30
au Big'Arts, 39 rue du Quai à Louviers.





mercredi 4 juin 2014

La Normandie, comme à la radio ...

Attention, logo en voie de disparition  !
Bientôt la Haute Normandie va laisser toute sa place à la
Normandie tout court .. ce qui n'empêchera pas une
information de proximité, rassurez-vous ! L'émission où
je me suis exprimé ce matin n'était émise que sur une partie
de la future ex-région Haut Normande. 
Passage ce matin à la radio, sur France Bleu Haute Normandie  pour l'écouter, cliquer sur le lien. Merci à mon ami Didier Rouchet de me l'avoir signalé. 





Voilà que le Parti radical de gauche prend ses lettres de noblesse à l'occasion de la réunification promise ! 

Franck Martin, pour la future ex-Haute,
Alain Tourret, pour la future ex-Basse,
tous deux radicaux et porteurs depuis
toujours du principe d'une seule région
Normande voient leur combat aboutir

Bien normal après tout, vu que le prg se bat pour l'unification de la Normandie depuis la création des régions. S'il doit y avoir une région cohérente en France, c'est bien la notre, avec l'Ile de France sans doute. On ne va pas cracher dessus !
Vivent les radicaux !
Vive la Normandie !
Hommage tout particulier à Alain Tourret et Franck Martin fers de lance de ce combat !

mardi 3 juin 2014

Encore un effort, Monsieur le Président...

L'indispensable réforme

Les radicaux de gauche avaient senti le coup venir ... A quelques semaines de
l'annonce de François Hollande, ils ont pris part à la manifestation du 10 mai
réunissant les partisans de la réunification sur le Pont de Normandie. Les
Normands sont dès à présent les grands bénéficiaires de la réforme.
Quand les choses doivent se faire, elles se font. Ceux qui se battent depuis des années pour la réunification de la Normandie, au premier rang desquels les radicaux, remportent une victoire inattendue à l'occasion de la grande réforme territoriale.  
La diminution du nombre des Régions n'a certes de sens que si elle leur permet d'avoir une vraie identité et un vrai pouvoir. La Normandie réunifiée a l'avantage de répondre à la première condition. Banco ! Elle est la seule région a s'assoir dans un cadre historique et culturel cohérent. Bien que petite, eu égard aux autres entités nouvellement créées, elle aura un poids cohérent vis à vis des autres régions d'Europe, en englobant 3 grands pôles urbains structurant la vie de 3 millions d'habitants. 

Le vrai pouvoir des Régions

En ce qui concerne le vrai pouvoir, c'est juré, le gouvernement y travaille.

La nouvelle France et ses 14 Régions. Seule la Normandie réunifiée bénéficie
de la réforme. Ailleurs rien ne correspond à une revendication régionale. A
priori, les barons socialistes locaux ont été davantage écoutés que les logiques
économiques, culturelles ou géographiques.

 
Pour l'instant, c'est assez logique en quelque sorte, on a d'abord parlé du dessin des nouvelles régions et du nouveau paysage administratif français :
ce n'est pas rien l'identité ! ... Même s'il convient de ne pas retourner dans les travers de l'administration à la Française  dont le seul but vise à renforcer le pouvoir central en découpant des Régions sans queue ni tête.
Mais l'annonce faite par le Président de la République, et reprise par Valls et Vallini, ne se limite pas à cela. Faire de plus grandes régions n'auraient pas de sens, si elles devaient se limiter à ce qu'elles sont. Ils reste à sortir la France de sa vision centralisée, de passer à une administration souple, moderne, fédéraliste. Ainsi les Régions pourraient elles s'occuper d'enseignement, non seulement en gérant les établissements scolaires du collège à l'université, en passant par l'apprentissage et la formation professionnelle mais plus spécialement en accueillant une gestion décentralisée de l'éducation. On a pu mesurer à quel point une réforme telle que l'aménagement des temps scolaires, pourtant vitale, a pu être victime de la lourdeur de l'éducation nationale.  Les réformes à venir pourront s'appuyer sur des régions renforcées qui pourront enfin avoir prise sur le système éducatif.
La réforme vise en effet aussi à réduire le poids d'un Etat ankylosé, coupé de la réalité locale. L'effort de proximité est là. André Vallini insiste sur la fusion des fonctions publiques de l'Etat et des Collectivités Locales. Il peut sembler paradoxal de parler de proximité  lorsqu'on fabrique de grandes régions, qu'on prévoit la suppression des département et qu'on vise la disparition des intercommunalités de moins de 20.000 habitants. 
De fait, le but est de recréer de nouvelles proximités. A quoi correspond le pouvoir d'un maire d'une commune de moins de 500 habitants, bien souvent coupé d'un réel bassin de vie ? Jusqu'à présent, la France a toujours reculé devant le problème de l'éparpillement des pouvoirs locaux. Le renfort du pouvoir intercommunal vise à résoudre le problème. On est certes encore dans du bricolage, mais à un niveau supérieur visant à la création de territoires cohérents en fonction de la vision fédéraliste qui tente de s'imposer depuis 30 ans dont les échelons intercommunaux, régionaux et européens se substituent aux classiques communes, département, Etat.
On aurait tort de mépriser le débat qui s'ouvre. Nous sommes là dans les premiers pas d'une réforme majeure qui, sous des dehors techniques, vise à la transformation de l'organisation politique de la France.
A suivre ...

Pour donner une idée du débat, cliquer ici pour connaître le point de vue des radicaux de gauche sur la réforme. Un débat qui s'annonce houleux ;)

dimanche 19 janvier 2014

Mes voeux pour la Normandie et pour les amoureux de la Normandie

Que 2014 soit l’année de la Normandie !

La Fédération de l’Eure du parti radical de gauche  souhaite une bonne année à tous les Normands avec une pensée particulière pour tous ceux qui font vivre par leur engagement, par leur présence sur des listes, par leur militantisme ou par leur simple vote font vivre la démocratie locale. Ils sont la respiration de notre République.   
2014 sera par essence une année vive de débats locaux en raison du renouvellement les 23 et 30 mars des conseils municipaux et des intercommunalités. Les radicaux de gauche soutiennent  notamment les candidatures de Michel  Champredon et Franck Martin à Evreux et Louviers, celle de Claude Béhar, ainsi que les engagements défendant nos valeurs et notre identité dans les collectivités du département.  
2014 sera aussi une année importante pour l’Europe qui verra le renouvellement de son parlement. Les radicaux de gauche seront présent dans cette bataille pour défendre leur vision d’une Europe fédérale, ouverte et cohérente, et fera face aux populismes et aux tentations du repli sur soi.
Mais 2014 nous offre une nouvelle opportunité.   
En ouvrant la voie à la création de régions cohérentes, en visant à une redéfinition  de nos vieux territoires,  François Hollande a donné une impulsion essentielle à la modernisation de la France.  En insistant sur le phénomène régional, François Hollande veut permettre à nos collectivités dans le débat européen.
C’est l’une des raisons pour laquelle les radicaux de gauche placent depuis toujours la réunification de la Normandie au cœur de leur revendication. Nous refusons la séparation entre Haute et Basse Normandie, conséquence de la méfiance congénitale  de notre  Etat centralisé envers tout ce qui concerne les initiatives locales.
Le signal donné par le Président de la République, permet aux radicaux de renouveler nos vœux et de souhaiter à tous les amoureux de la Normandie une année d’espérance,  pleine de vie, de réussite et de santé.
Olivier Taconet
Président de la fédération de l'Eure 







lundi 16 septembre 2013

La vraie raison du départ d'Alain Le Vern

Le départ d'Alain Le Vern est un événement politique majeur
Il s'en va donc, Alain Le Vern, surprenant tout son entourage, les personnes dans la confidence se réduisant au strict minimum ! C'est d'autant plus étrange qu'Alain Le Vern a bâti sa carrière politique sur la prévisibilité. Sur des objectifs qu'il a fixé, annoncé, et qu'il a tenu !S'il était un homme politique dont on ne pouvait attendre une telle surprise, c'est Alain Le Vern !

La première fois que j'ai entendu parler d'Alain Le Vern, c'était en 1990, lors même qu'il m'était présenté comme l'apparatchik du Parti socialiste.
Et, de fait, Alain Le Vern était à la tête du parti socialiste de Seine-Maritime depuis 1981, homme de confiance de Laurent Fabius, et l'on mesure à quel point aujourd'hui, Laurent Fabius a eu raison de faire confiance à cet instituteur rigoureux, tenté par le trotskysme en mai 68, comme une large part de la jeunesse intellectuelle française
A l'époque, le parti socialiste n'avait pas de point fort, mis à part la commune de Grand Quevilly, tenue par Tony Larue, qui une fois devenu sénateur laissait la circonscription, qui recouvrait aussi Elbeuf à Laurent Fabius qui décidait de s'y construire un fief.
elbeuf venait de tomber à gauche, avec quelques communes, mais Rouen semblait vouée à la droite pour toute éternité, ainsi que le Conseil général et la Région marquée encore par la figure de Lecanuet,  cependant que Le Havre et la banlieue rouennaise était sous influence communiste durable.
Que de chemin parcouru et quelle magnifique construction que celle du socialisme seinomarin, qui a vu basculer l'ensemble des grandes collectivités du département, ne laissant à la droite et au parti communiste que miettes et rancœur.
Quel bilan pour celui qui, à partir de sa seule présence au comité directeur du parti socialiste, a su se faire élire sur une liste communiste au Petit Quevilly, puis aller se présenter et se faire élire député du coté du pays de Bray, avant de prendre la tête du conseil régional, puis de devenir sénateur.
et le voilà qui s'en va !
Pourquoi ? Parce qu'il n'a plus rien à conquérir ? Parce qu'il a tout réussi ? Parce qu'il voit se réduire le pouvoir d'une Région qui n'en était pas une et n'en avait pas beaucoup ...
Alain Le Vern, comme Laurent Fabius, ne voit pas l'intérêt d'une Grande Normandie ... C'eût pourtant été la seule réponse à l'amenuisement de la Région à la suite de la création à venir de la métropole Rouennaise. La grande Normandie aurait été la logique d'accompagnement d'une grande métropole autour de l'embouchure de la Seine.
Sans doute cette perspective l'a dépassé parce qu'elle allait au delà de la mission qu'il s'était donné au début des années 80.
L'Histoire le regrettera.
Il marque en partant la fin d'une génération construite par et autour de Laurent Fabius. On ne peut que rester admiratif devant le travail accompli. En bon sportif, il a donné le maximum que l'on paouvait attendre de lui.
Bravo Alain et bon vent pour les nouvelles aventures.

lundi 2 mai 2011

Que du bonheur !





Michel Champredon nous rejoint et crée l'événement politique de la semaine dans la région.








Le blog de José Alcala (ici), référence départementale, a été le premier à se mettre sur le coup et depuis lors c'est tout ce que le département compte d'acteurs médiatiques et politiques qui s'agitent. Aussitôt après Franck Martin (ici)a souhaité à Michel Champredon la bienvenue parmi nous.





C'est un événement aussi et bien sur pour le parti radical de gauche. L'annonce en avait été faite par Jean Michel Baylet au comité directeur du 15 avril ... Jean Michel Baylet soulignant au passage le bon travail de la fédération de l'Eure, et intégrant dans ses rangs le maire de la ville radicale la plus importante du pays. Bel honneur, puisque ce titre, jusqu'à présent détenu par Bastia, a été longtemps celui de Michel Crépeau, maire de La Rochelle, .






Certains s'interrogent sur l'arrivée de Michel Champredon au sein des radicaux de gauche. Michel n'a-t-il pas eu longtemps sa carte au parti socialiste ?






Nul n'est parfait ! Mais nous venons tous de quelque part, et beaucoup de radicaux sont passés par la case socialiste... Je dirais même, la ville d'Evreux pourrait, sans doute,elle être socialiste aujourd'hui si le parti socialiste à la suite de ces calculs à deux balles, dont il est coutumier, ne s'était mis dans une situation dont les radicaux sont finalement les bénéficiaires.






Je connais Michel Champredon depuis assez longtemps. J'ai perçu, comme tout le monde son envie d'agir, son intelligence et sa capacité d'écoute sitôt qu'il a été élu en 1988, comme conseiller municipal à la mairie d'Evreux.






En 1995, à peine installé au cabinet de Franck Martin, j'ai reçu Michel Champredon dans le désordre et l'enthousiasme qui suit les prises de pouvoir. Je n'ai reçu que lui, parce que simplement, c'était le seul qui soit venu se demander comment la gauche avait fait pour reprendre le pouvoir à Louviers.






Et dans la démarche et le travail de Michel Champredon, la gauche lovérienne, celle qui a majoritairement rejoint le parti radical de gauche, est obligée de se reconnaître. Même volonté d'agir localement, dans une démarche républicaine, avec de l'écoute, et un projet... le tout lui valant l'hostilité de la machine hégémonique du premier parti de gauche.






Maintenant, du fait de l'adhésion de Michel Champredon, le radicalisme prend une nouvelle dimension dans le département.






A nous de montrer que la démarche républicaine est une démarche moderne en phase avec les aspirations locales et universelles.






A la journaliste de FR3 qui m'interrogeait ce matin, je tentais de démontrer que la démarche radicale était au centre de tous les débats. De quoi parle-t-on à gauche comme à droite, comme au centre ? De la République, cette république que les radicaux ont au coeur... Entend-t-on les socialistes parler de socialisme ? Pas du tout ... Ils se placent, à tous les niveaux dans une démarche radicale, sans être capable de se débarrasser des lourds fardeaux de leur histoire et de leurs histoires ....






Et que réclament les peuples tunisiens, égyptiens, libyens ? La démocratie ! La liberté, l'égalité, la fraternité... et la laïcité, c'est à dire nos valeurs... et plus personne n'est là pour réclamer le socialisme, signal loin d'être positif dans les pays méditerranéens!






Alors, maintenant, oui, avec Michel Champredon, avec Franck Martin, avec tous les radicaux, tous les républicains, nous avons pour tâche de constituer le socle actif des politiques locales, départementales, régionales et nationales... Rien que ça.






Nous nous battrons ensemble pour le développement des idées et des valeurs auxquelles nous sommes tous attachés, dans le débat positif respectueux des individualités pour peu qu'elles recherchent le bien être collectif.






Bienvenue Michel, à toi, à tes amis, à tous ceux qui voudront nous rejoindre.






jeudi 14 octobre 2010

Le Scot assoit le territoire de l'agglomération Seine-Eure

L'Histoire nous enseigne que c'est parfois à très peu de chose près, qu'elle prend les virages définitifs. L'exemple le plus fameux est celui du choix de la République voté à une seule voix de majorité au 19e siècle. .
Le référendum sur Maastricht a gagné d'un souffle... et hier soir, c'est à 19 voix pour, 17 voix contre et un vote blanc que le territoire de la Case s'est définitivement assis avec le vote du Scot, Schéma de cohérence territoriale. Notre territoire de 70.000 habitants bloc cohérent situé entre la communauté d'agglomération de Rouen/Elbeuf, et celle d'Evreux... s'est donné les moyens d'exister ... Alors que tous les moyens, les arguments les plus fallacieux, les mauvaises fois, la montée en épingle de problèmes qui n'avaient rien à voir avec le Scot, tels que le projet de train dans la vallée de l'Iton, tout à été fait pour mettre en péril un projet construit patiemment depuis plus de 5 ans.... il y avait là un rappel tragique du plombier polonais et de l'échec du référendum de 2005 dont l'Europe ne se remet toujours pas !
On a eu là comme un rappel de notre culture franchouillarde, illustrée par le syndrome du village d'Asterix, fier de son individualité revêche qui limite l'action publique au décompte des casques romains ou des sangliers alors qu'en face le monde est en train de s'organiser...
C'est ce même comportement qui a fait dire à Jacques Attali que les Normands étant trop "c.." pour se mettre d'accord entre eux, l'État avait pour devoir de penser à leur place...
Là est sans doute la vraie victoire du vote du mercredi 13 octobre. Les représentants des communes ont fait prévaloir la force du projet collectif face aux exigences individuelles et aux craintes des représentants communaux qui sentaient un peu de pouvoir leur échapper. L'action publique, la réalité du pouvoir, le bon sens l'a emporté. Bravo !

PS : comme je le disais dans mon dernier message : l'urbanisme, clef de l'action locale... sans vote du Scot, c'est toute l'action locale qui en prenait pour son grade sur le territoire, s'en remettant à l'Etat. Ceux qui se sont battus contre le Scot l'ont fait au mépris du projet collectif.

mercredi 23 décembre 2009

2010, l'année de la Normandie ?

Un rapport a été remis au Conseil régional de Basse Normandie.... Il fait état d'un avis très favorable parmi les élus Bas Normands qui jugent à 68 % que l'unification de la Normandie est une condition nécessaire enrayer le déclin économique de la Normandie.

Le rapport juge que c'est à Caen que doit s'installer le siège de la future Normandie.

Il était temps qu'à moins de trois mois du scrutin, on aborde enfin la question de la réunification de la Normandie.

Ci-joint, l'émission consacrée au sujet par fr 3 Basse Normandie lors de son 19/20

lundi 21 décembre 2009

Aviron sur la 3


Notre ami Claude Béhar, conseiller général d'Evreux Nord, Président du Comité départemental du Tourisme et maire radical d'Aviron a organisé un marché de Noël tout à fait particulier.
Ici, rien de ce qu'on trouve partout avec crèches stéréotypées, Pères Noël et vins chauds tous les deux kiosques... Rien de ce qu'on trouve partout et tout ce qu'on trouve nulle part : les excellents produits du départements, novateurs ou traditionnels...
Un hommage au bon goût très radical ...
pour en savoir plus, cliquer ici.
Il vous suffit d'aller directement à la minute 17et d'aller à la minute 19.

dimanche 22 novembre 2009

Une journée à Mortagne au Perche

Mortagne au Perche est la ville du philosophe Alain qui inspire la pensée radicale ... C'est aussi la ville de Thierry Jeantet, vice-président du parti radical de gauche, militant de l'économie sociale, et c'est enfin là que s'est tenue samedi 21 novembre une rencontre ouverte sur le thème des propositions et actions des pratiques radicales dans le cadre de l'action locale en perspective notamment des régionales.







On a pu remarquer le midi, la présence de Laurent Beauvais, président socialiste de la Région Basse-Normandie, puisqu'hélas nous avons encore deux régions quand une Normandie gagnerait tant à être unie. Les interventions se sont produites dans un cadre plus qu'agréable, ce qui fait d'ailleurs que, après une matinée déjà ardue, nombreux sont ceux qui n'ont pas été en état de participer au débat...






C'était une journée d'un haut niveau, animée notamment par Jean-François Huwart, ancien Ministre du commerce extérieur, qui a parlé crise et évolution de l'économie.


A Paul Dhaille qui plaidait une réindustrialisation, Franck Martin expliquait que les forges, et les industries de masse, c'était fini. Avec toutes les questions liées au développement de la formation dans les pays industrialisés ...


Franck Martin a notamment expliqué la situation sur le territoire de l'agglomération Seine-Eure où le nombre d'emplois est supérieur à la population active, ce qui n'empêche pas un taux de chômage élevé.


Un bémol dans l'action menée au niveau de l'agglomération : les projets gouvernementaux de réforme des territoires, et notamment en ce qui concerne la taxe professionnelle.


La taxe professionnelle était l'instrument du retour sur investissement, notamment pour des collectivités qui avaient pour objectif d'inscrire leur action dans le cadre d'une haute qualité environnementale...


Cet investissement coûte cher. Qu'en sera-t-il de l'investissement industriel si celui ci ne rapporte rien aux collectivités ? On préférera créer un lotissement qu'une zone industrielle, créer une marina plutôt qu'un port... Sur ce point, les propos de Franck Martin donnait raison à Paul Dhaille, des propos relevés par Valérie Gibert-Thieullent, conseillère régionale qui craignait que la volonté gouvernementale se traduise par une baisse drastique de l'investissement et une paupérisation de l'action publique.


Alain Tourret, que l'on voit ici au milieu d'un public nombreux (une centaine de participants) a une nouvelle fois plaidé pour une réunification de la Normandie, le projet de renforcement du lien Paris-Le Havre, la rendant plus que jamais nécessaire.
A signaler les interventions d'Honoré Puil etde Yohann Theuret (devant Alain Tourret sur la photo) qui ont précisé l'évolution législative en cours qui traduit le désengagement de l'Etat....
Un bémol cependant, dans le débat de l'après midi, animé par Mélanie Fortier. L'importance du tourisme. Important secteur créateur d'emploi et par nature non délocalisable.
Mélanie Fortier a expliqué le travail mené depuis que la Loire est inscrite au patrimoine de l'Unesco.
Certes, toutes les régions n'ont pas un tel atout et le tourisme, même s'il se développe dans un cadre de proximité, a des possibilités extrêment diversifées en fonction des sites.
Franck Martin a toutefois rappelé que la communauté Seine-Eure a réussi a amener sur son territoire le projet en provenance de Cerza ...
Ce qui n'a pas fait plaisir à Paul Dhaille... dont la communauté de communes était concurrente sur le projet ...
Enfin, c'est la vie.
A signaler, pour ceux qui souhaitent en savoir plus, une cession de rattrapage vendredi après midi : rendez-vous vendredi prochain à 16h30 au cinéma Le Forum à Louviers.








dimanche 19 juillet 2009

A en pleurer...dernières nouvelles de l'été




Coté météo, ce serait exagéré d'appeler ça un bel été... C'est pour ça, le café radical opte pour une délocalisation. C'est provisoire, certes, mais quand même.


Ainsi donc, les lecteurs sont privés de commentaires pendant quelques jours, même si le débat continue ...


Pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent et notamment 2 qui vont agiter la rentrée, s'ils n'animent pas déjà les conversations en tête à tête avec le pastis sous parasol...


Le premier est effectivement le parti socialiste, le café en a déjà parlé à la suite du pétard mouillé lancé par Martine Aubry contre Manuel Valls... Un pétard mouillé qui a l'air de revenir en boomerang contre l'intéressée à présent défendue par Laurent Fabius... qui montre à quel point le parti continue à s'enfoncer... ils creusent, ils creusent, si ça continue ils vont trouver du pétrole pour utiliser une formule utilisée en un autre temps par Santini à propos de Chirac, plongeant dans les sondages. A retenir dans le débat la formule lapidaire de Bernard Henry Lévy Le parti socialiste doit disparaître, voilà en tous les cas une façon de lancer le débat plus intéressante que les tentatives ridicules d'exclusions de Martine Aubry. Pour suivre le débat, se reporter au journal du dimanche en cliquant là. A lire aussi les propos tout aussi durs de Julien Dray, mais cette fois ci directement à l'intention de Martine Aubry. Sur son blog, il écrit un article dont le titre seul indique le ton : A en pleurer ! Pour en savoir plus, cliquer là : Salut et fraternité, l'ambiance est bonne camarade...


Mais nous nous en voudrions de ne parler que des déboires du parti socialiste... Il y a d'autres sujets.


Ainsi, on a très peu parlé du discours de Sarkozy au Havre. Un discours long, global, charpenté et qui livre quelques principes décisifs dont le débat régional ne pourra pas faire l'économie.


Pour écouter le discours du président de la République, cliquer là.


On n'insistera là que sur un petit point du discours de Nicolas Sarkozy, qui cite Napoléon 1er, son modèle incontestable, Le Havre fait partie du Grand Paris. Avec Rouen à 3/4 d'heures et Le Havre à 1h15, le projet profitera aux 2 Normandies, dit-il.


Notez bien, on ne parle plus d'une Normandie unique... parce que la Haute-Normandie n'est vouée qu'à être une banlieue parisienne, le contraire d'une Région... Bref, nous conseillons aux amateurs du café, après une étude consciencieuse des déboires du parti socialiste, d'écouter sérieusement le discours du président de la République, et de revenir après les vacances plein de vigueur et d'interrogations ...
Tout ceci peut sembler anecdotique dans un long discours qui évoque les rapports entre la France, son littoral, son avenir maritime, le développement durable... Un discours qui décline des projets d'envergure qui influeront directement sur l'organisation et la gouvernance de nos territoires.


Pour ce qui est du café radical, il prend ses quartiers d'été.


De nouvelles nouvelles à partir du 4 août !


A bientôt les amis


samedi 13 juin 2009

Christiane Taubira et Franck Martin relancent le cercle d'Evreux du parti radical de gauche












Ce n'était pas un pretexte, mais au moins une occasion. La venue de Christiane Taubira est toujours une fête et là, ça tombait le jour de la fête de la fraternité.
Rodrigue Flahaut veut relancer le cercle d'Evreux. Il a raison. Il a même plein de raison. D'abord, parce que le radicalisme a un message qu'il est seul à pouvoir transmettre, même si le parti socialiste le copie une nouvelle fois.
Ainsi en est il du thème des primaires à gauche... Thème de notre prochain café qui aura lieu problablement le 3 juillet à Louviers... mais nous en reparlerons.
Le radicalisme à Evreux a une histoire, qui passe par la famille Mandle, une présence militante qui s'était organisée autour de Thierry Albert, de militants solides et des élus dont Claude Béhar, représenté par Louis-Marie Martin, Didi Boketsu, Françoise Martin et une volonté d'agir.
Franck Martin, lors de la conférence de presse qui a suivi l'inauguration de la rue Aimé Césaire a martelé les thèmes de l'identité radicale et cette fameuse proposition de primaire que les radicaux font depuis des années et qui finit par être reprise par le PS ... Mais qu'on ne confonde pas. Nous n'avons rien à faire d'une primaire au sein du PS. Les radicaux veulent une primaire ouverte à toute la gauche, qui permette enfin au peuple de gauche de faire des choix structurant et de sortir de l'équilibre des pouvoirs malsain et mortifère qui plombe le PS.
Passons. ..
C'était un bel après midi de printemps. Tout le monde était content de se voir. On a pu mesurer la grande popularité de Christiane Taubira.
Merci Christiane, pour cette escapade en Normandie.
On espère te revoir bientôt !

dimanche 10 mai 2009

Paris - plage ...

Le 29 avril 2009, Nicolas Sarkozy a dévoilé sa vision du Grand Paris auquel il dit vouloir consacrer 35 milliards €.
Bien sûr, le projet présenté par Nicolas Sarkozy nous concerne au premier chef.
En tant que Français nous ne pouvons échapper au tropisme parisien depuis Louis XIV. Paris est le coeur de notre Nation.

Napoléon III, l'homme des boulevards Haussman, est le premier chef d'Etat à avoir voulu faire du Havre le port de Paris.
Nicolas Sarkozy reprend cette idée doublement intéressante.
En tant qu'Eurois, habitant de l'agglomération Seine-Eure, ou lovérien, nous sommes directement concernés lorsque le Président de la République déclare que Le Havre doit devenir le port de Paris.
Pour l'instant, peu de précision. Il s'agit d'un axe général. La colonne vertébrale du développement parisien.
Si notre territoire reçoit quelques miettes de ces milliards d'€, si nous parvenons à la modernisation d'un réseau de déplacement cohérent utilisant rail, route et fleuve, nous voulons être partie prenante... Et d'ailleurs, mise à part la satisfaction affichée du maire UMP du Havre Antoine Rufenacht, les réactions les plus vives sont venues de Rouen avec Laurent Fabius, et de Valérie Fourneyron.
Pour le reste, disons-le, il y a une absence totale de réaction, parce que Nicolas Sarkozy n'a pas été plus loin que les effets d'annonces.
Pour nous, il y a quelque chose de décalé dans les déclarations de Nicolas Sarkozy.
Que l'Etat ait des grandes ambitions pour sa capitale, c'est bien le moins et de ce point de vue, l'approche sarkozyste d'un grand Paris est cohérente parce qu'elle prend la hauteur nécessaire.
Pour le reste, le projet touche là où ça fait mal : c'est le mal français.
Paris décide de tout, et en face, il n'y a rien.
Peu importe si l'antienne du président quand il était candidat était la dénonciation d'un Etat impécunieux.
Port 2000 révèle ses insuffisances de conception depuis sa naissance. Projet materné, paterné, voulu, financé par l'Etat, il montre à quel point le vrai problème des grands projets consiste essentiellement en leur gouvernance, et à quel point l'Etat français moderne doit d'abord se pencher sur la mise en réseaux, la négociation, le respect des territoires, c'est à dire des populations était la condition du développement et de l'aboutissement satisfaisant des grands projets.
Le grand Paris doit être autre chose que le rattrapage nécessaire de Port 2000.
Le grand Paris au fond doit se concevoir par une négociation entre l'Etat, la Région Ile de France et surtout la région espérée de la Grande Normandie, celle qui aura du poids et qui pourra équilibrer un territoire autour de l'axe voulu entre Paris et Le Havre.

lundi 2 mars 2009

Normandie : l'Union est un combat !

Rien n'est joué après le rapport du comité Balladur !
Tout d'abord parce qu'il n'y a pas de découpage du territoire prédéfini !
Ensuite, parce qu'un rapport, c'est un rapport, et que l'exécutif en fait ce qu'il en veut !
Ensuite encore, parce que, comme le café radical l'a signalé, tout pousse à repousser l'application de la réorganisation administrative de la France :
  1. la crise fait que la population comprend mal qu'on en soit à la répartition des pouvoirs locaux alors l'Etat est en feu !
  2. le pouvoir d'Etat n'a pas un rapport de force pour s'opposer valablement aux pouvoirs locaux
  3. Enfin, comme nous l'avons dit, le Comité Balladur lui-même préconise que les prochaines élections se fassent comme d'habitude... en attendant de nouveaux modes d'élections. Une façon originale de repousser aux calendes grecques la fameuse réforme dont le Président avait fait son cheval de bataille.

Pourtant, le rapport Balladur ouvre une brèche dans laquelle doivent s'engouffrer tous les partisans d'une vraie Région Normande !

Si une seule réforme doit se faire, c'est celle-là, et elle se fera à condition que les Normands prennent l'initiative et n'attendent pas tout du pouvoir d'Etat.

A gauche, à droite, tous ceux qui veulent bousculer les ordres constituer, tous ceux qui défendent l'idée d'une Région cohérente doivent se retrouver et montrer leur attachement à une grande Normandie !

jeudi 26 février 2009

Balladur au rapport


On ne parle que de ça depuis quelques mois. Il est enfin paru !Pour le lire(le rapport Balladur), cliquez ici !
Bonne lecture, ça fait 132 pages ! Pour le reste, à voir si dans ces 132 pages, tout est à jeter ou si, au contraire, tout est bon. De toute façon, quoi qu'il en sorte, il risque de structurer durablement la vie politique locale en France.
Bien entendu, on en reparlera... Et pas seulement dans un café radical à consacrer aux pouvoirs locaux.

dimanche 7 décembre 2008

2009, année de la Normandie ?


Grande année de la Normandie ou Année de la Grande Normandie ?

Après la déclaration de Sarkozy il y a 15 jours, l'Association pour la réunification de la Normandie réclame un référendum le 6 Juin, jour de l'élection Européenne. C'et Alain Tourret qui l'a dit à la radio ! (notre ami Alain Tourret est aussi vice-président du parti radical de gauche)

Il se trouve que le 6 juin, c'est aussi le Normandy Day, en référence au Débarquement, et de ce qu'on a appelé le Jour le plus long. Ce serait un beau symbole et l'occasion de marquer l'événement sous le sceau de l'Histoire.

Bien isolé pendant des années, le parti radical de gauche a soutenu la réunification de la Normandie, en défendant notamment l'argument selon lequel l'unification territoriale des 5 départements Normands donnerait à la Nouvelle Région une dimension européenne.
En fait, au moment de la rationnalisation des territoires, on se rend compte de ce que doit être une vraie Région.
La Haute Normandie, ça n'est qu'un grand Département. Une Région, c'est autre chose !

C'est le moyen d'organiser les transports structurants (rail, air, autoroutes, fleuve, mer), les universités, et le monde économique pour assurer un développement cohérent et respectueux de l'environnement.

C'est le moyen d'organiser notre territoire et de défendre l'avenir de ses habitants.

Vive la Normandie, vive l'Europe !
Vive 2009 !