Il se passe toujours quelque chose au café radical. Au départ, il s'agissait tout bêtement d'accueillir Nathalie Kouyaté, attachée de presse au parti radical de gauche, et auteure d'un témoignage rare : Mon enfer dans une famille d'accueil.
Nathalie Kouyaté ne veut pas se contenter d'un simple témoignage, ce qui est pourtant déjà bien. Elle veut agir, faire en sorte que des situations semblables à celle qu'elle a pu vivre, ne se reproduisent pas.
L'un des aspects les plus insupportables du témoignage de Nathalie Kouyaté est qu'il touche à une période terriblement récente. Ça s'est passé il y a moins de 20 ans.
Cela ne doit pas pour autant effacer les progrès réalisés. Le témoignage d'Isabelle Momplay, qui a été famille d'accueil est à cet égard tout à fait passionnant.
Non seulement parce qu'il permettait de démontrer par l'expérience que les familles d'accueil ne sont pas mauvaises en soi. Elles sont capables d'apporter au gamin en détresse, la chaleur et l'amour dont il a besoin.
Mais aussi parce qu'il resituait la dimension politique du problème, soulignant le changement d'attitude du conseil général de l'Eure, depuis son passage à gauche, sous l'impulsion de Jean Louis Destans. Les familles sont à présent formées, très sérieusement, avec une partie obligatoire dans leur formation.
Chaque détresse est cependant individuelle, et les familles d'accueil n'ont pas toujours les moyens d'y répondre, sans omettre le fait que, dans certains cas, l'enfant est le dernier élément qui devrait s'y introduire.
Ainsi en est-il parfois des familles traditionnelles ou d'individus qui doivent accueillir un enfant sans avoir les moyens de les accueillir. C'est finalement d'ailleurs ce que raconte Nathalie Kouyaté elle-même.
De ce point de vue, le témoignage de Sabine Anquetin et de Monique Gaillard, créatrices de l'association passage, a été déterminant. Sabine Anquetin et Monique Gaillard sont deux anciennes du service famille créé par Ernest Martin. Tout en faisant référence à la Maison verte de Françoise Dolto, dont le principe était d'accueillir un lieu de paroles pour les parents, et en particulier les parents de jeunes enfants, le travail de l'association se situe clairement en héritage de l'action menée par Ernest Martin en direction de l'enfance et de la parentalité. Avoir un enfant n'est jamais facile, et cette difficulté est encore accrue par la culpabilité des parents qui ne savent comment faire avec un enfant, lors même que le message classiquement envoyé par la société est bien souvent de faire passer le comportement parents/enfants comme naturel...
Ce qui est frappant reste l'évolution de l'attitude de la société vis à vis de l'enfant. Certes, le début de l'après guerre a été marqué par les lois de protection juridique et judiciaire des mineurs ... du moins en France, mais que de catastrophes et de mépris pour l'enfant ont été réalisés en Irlande, en Australie ou même en France avec le cas des enfants de la Réunion arrachés à leurs famille pour repeupler le Massif Central.
C'est vrai que ce qui se passe autour de Françoise Dolto est essentiel... Mais ce qui se passe à Louviers aussi ! Pas de lien direct entre ce que fait, ce qu'écrit Françoise Dolto et ce qui se fait à Louviers ... si ce n'est l'Histoire, et sans doute une réceptivité exceptionnelle de Louviers aux grands mouvements historiques. Le travail mené à Louviers continue de porter sa marque.
Franck Martin a bien situé l'action menée vis à vis de l'enfance à Louviers, et qu'il ne fallait pas confondre les lieux de paroles et d'échange de l’association passage, le travail mené par le centre social et l'action menée par l'association "la cause des enfants" qui traite les questions de maltraitance.
Sans doute ces lieux, ces actions sont elles à développer car c'est autour d'elles et de l'attention portée à l'enfant, aux parents, et à la capacité à répondre aux appels au secours que se trouve la solution.
Nathalie Kouyaté a aussi évoqué l'importance que l'on doit donner à l'évaluation du travail mené dans les familles d'accueil, la mise en place statistique et tout ce travail que doit mener un adulte pour se reconstruire après avoir subi une longue maltraitance étant enfant.
On a senti dans le public, une réelle expression des situations parfois très lourdes et la chance offerte par ce café radical comme lieu de parole à partir de l'expérience menée par Nathalie Kouyaté.
Nathalie Kouyaté ne veut pas se contenter d'un simple témoignage, ce qui est pourtant déjà bien. Elle veut agir, faire en sorte que des situations semblables à celle qu'elle a pu vivre, ne se reproduisent pas.
L'un des aspects les plus insupportables du témoignage de Nathalie Kouyaté est qu'il touche à une période terriblement récente. Ça s'est passé il y a moins de 20 ans.
Cela ne doit pas pour autant effacer les progrès réalisés. Le témoignage d'Isabelle Momplay, qui a été famille d'accueil est à cet égard tout à fait passionnant.
| Isabelle Momplay, assise à la gauche de Franck Martin, debout, a livré un témoignage essentiel sur l'évolution de la politique de l'enfance menée au conseil général. |
Mais aussi parce qu'il resituait la dimension politique du problème, soulignant le changement d'attitude du conseil général de l'Eure, depuis son passage à gauche, sous l'impulsion de Jean Louis Destans. Les familles sont à présent formées, très sérieusement, avec une partie obligatoire dans leur formation.
Chaque détresse est cependant individuelle, et les familles d'accueil n'ont pas toujours les moyens d'y répondre, sans omettre le fait que, dans certains cas, l'enfant est le dernier élément qui devrait s'y introduire.
Ainsi en est-il parfois des familles traditionnelles ou d'individus qui doivent accueillir un enfant sans avoir les moyens de les accueillir. C'est finalement d'ailleurs ce que raconte Nathalie Kouyaté elle-même.
De ce point de vue, le témoignage de Sabine Anquetin et de Monique Gaillard, créatrices de l'association passage, a été déterminant. Sabine Anquetin et Monique Gaillard sont deux anciennes du service famille créé par Ernest Martin. Tout en faisant référence à la Maison verte de Françoise Dolto, dont le principe était d'accueillir un lieu de paroles pour les parents, et en particulier les parents de jeunes enfants, le travail de l'association se situe clairement en héritage de l'action menée par Ernest Martin en direction de l'enfance et de la parentalité. Avoir un enfant n'est jamais facile, et cette difficulté est encore accrue par la culpabilité des parents qui ne savent comment faire avec un enfant, lors même que le message classiquement envoyé par la société est bien souvent de faire passer le comportement parents/enfants comme naturel...
Ce qui est frappant reste l'évolution de l'attitude de la société vis à vis de l'enfant. Certes, le début de l'après guerre a été marqué par les lois de protection juridique et judiciaire des mineurs ... du moins en France, mais que de catastrophes et de mépris pour l'enfant ont été réalisés en Irlande, en Australie ou même en France avec le cas des enfants de la Réunion arrachés à leurs famille pour repeupler le Massif Central.
C'est vrai que ce qui se passe autour de Françoise Dolto est essentiel... Mais ce qui se passe à Louviers aussi ! Pas de lien direct entre ce que fait, ce qu'écrit Françoise Dolto et ce qui se fait à Louviers ... si ce n'est l'Histoire, et sans doute une réceptivité exceptionnelle de Louviers aux grands mouvements historiques. Le travail mené à Louviers continue de porter sa marque.
Franck Martin a bien situé l'action menée vis à vis de l'enfance à Louviers, et qu'il ne fallait pas confondre les lieux de paroles et d'échange de l’association passage, le travail mené par le centre social et l'action menée par l'association "la cause des enfants" qui traite les questions de maltraitance.
Sans doute ces lieux, ces actions sont elles à développer car c'est autour d'elles et de l'attention portée à l'enfant, aux parents, et à la capacité à répondre aux appels au secours que se trouve la solution.
| Une trentaine de participants très attentifs dans ce café très suivi. |

