Affichage des articles dont le libellé est environnement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est environnement. Afficher tous les articles

mercredi 24 février 2016

Tri sélectif sacrifié - territoire en danger

Qu'est ce qui se cache derrière la décision de l'agglo de mettre
fin au ramassage à domicile du verre et papier
Il s'agit d'une nouvelle incroyable et qui a bien failli passer inaperçu. La Case a décidé la remise en cause du tri sélectif à Louviers en attendant de l'appliquer au reste de la Case.

C'est pourtant le traitement des déchets qui a été l'une des premières causes de la création de la Communauté de communes puis d'Agglomération Seine-Eure. En effet, la dégradation des paysages, les monstruosités qui ont marqué notre environnement, telles que les décharges à ciel ouvert, ont impliqué et une réaction des populations et une exigence des pouvoirs publics.
Le ramassage des ordures ménagères a en effet considérablement évolué depuis quelques années et heureusement ! et la communauté d'agglomération pouvait se vanter d'avoir été pionnière en ce domaine.
Ainsi, la communauté d'agglomération a mis en place, sous la présidence de Franck Martin puis de Patrice Yung, une politique de tri sélectif qui s'est sans cesse améliorée, alliée par ailleurs à une démarche pédagogique auprès des particuliers.
Ainsi, chacun à Louviers se doit de compartimenter ses déchets verts, verre, papiers et ménagers, eux-mêmes ramassés à des moments différents par les services de ramassage d'ordure ménagères.
Dans ce domaine, par ailleurs satisfaisants, il n'y avait qu'une chose à faire, c'est le poursuivre et l'améliorer.

Depuis sa naissance, la Case a toujours pris soin d'exercer
au mieux ses compétences parmi lesquelles le ramassage
des ordures ménagères et la qualité 
Voilà que Bernard Leroy a décidé d'y mettre fin, mettant en cause l'une des politiques majeures de respect de l'environnement. Il s'appuie pour ce faire sur le soutien de François Xavier Priollaud, qui montre son indifférence à la qualité de service rendu dans sa commune. Celui-ci s'est porté volontaire pour expérimenter en premier la fin du tri sélectif chez les particuliers.
On va installer un peu partout en ville des containers à l'ancienne, obligeant les volontaires à se déplacer pour porter et verre et papier. C'est un recul annoncé pour la collecte des verres, ce sont là des économies réalisées sur le dos de l'environnement et de la qualité de vie. La référence à de mauvais prétexte, comme celle de la Carsat qui aurait demandé de mettre fin au ramassage à domicile ne trompe personne : cela se traduira par des suppressions d'emploi avec à la clef une baisse du service rendu et surtout une atteinte à l'environnement, quelques semaines après la Cop 21 et la reconnaissance un peu partout du respect de l'environnement comme politique prioritaire.
Il s'agit d'une gifle considérable à la politique patiemment élaborée depuis des années.





jeudi 7 février 2013

Le vert dans le fruit ?

2013 est décidément une année à surprise ! Voilà que c'est au tour des verts de faire une crise d'identité.
Dans la Dêpeche on apprend que les Verts se sont rencontrés dans la salle Pierre Mendès France et ont décidé de mener une liste autonome aux municipales à Louviers. Voilà qu'ils décident que Franck Martin ne mène pas une politique assez écologiste après des années de collaboration. le plus étrange d'ailleurs étant que certains des candidats se sont rencontrés pendant le défi "familles à énergie positive", initiative précisément lancée par la Case présidée par Franck Martin.
S'il ne s'agissait que d'un aspect marginal et gadgétisé de la politique de Franck Martin !... Mais il suffit d'aller sur le site de la Case pour voir que l'écologie est au coeur de toutes les pratiques politiques impulsées sous la présidence de Franck Martin. La Case vient de recevoir  à Grenoble le label Cit'énergie, conséquence d'un effort constant, validé par des services organisés notamment autour d'un service de politiques publiques durables. Il suffit d'aller sur l'onglet "respecter l'environnement" pour mesurer tout ce que la Case fait en matière de tri sélectif, respect et entretien des milieux naturels, traitement de l'eau et assainissement, et jusqu'au politique sur le climat et l'énergie qui sont parmi les plus innovantes nationalement et que je me garderais de décrire par peur de lasser l'auditoire.
Alors quoi ? Franck Martin n'est pas encarté chez les Verts ? C'est vrai ! Il ne partage pas toutes leurs idées ? C'est encore vrai ! Il dit quand il n'est pas d'accord, c'est toujours vrai, mais il le fait avec tout le monde et c'est pour ça qu'il est respecté.
Signalons au passage que ses divergences avec les Verts ne l'ont jamais empêché de leur laisser présider et agir diversement au sein commissions ...  jusqu'à la présidence du Scot laissée à Jérôme Bourlet de la Vallée,   personnalité régionale pourtant rejetée par son maire dans la commune de Saint Pierre du Vauvray ?

Quel intérêt alors de partir seul, de faire une liste de Verts solitaire  ?
Les Verts s'opposent au nucléaire ? Bien ! Franck Martin ne les suit pas sur ce point. Il y a des divergences aussi sur l'opportunité de construction de l'aéroport de Notre Dame des Landes  ! Plus sérieusement et plus proches de nous, c'est vrai qu'il y a des divergences sur les grands projets d'Etat, liaison A28/A13 et ligne de chemin de fer entre Louviers et Evreux. Mais ce sont là des choses qui nous dépassent, des projets dont l'avenir ne dépend pas du territoire, et jamais Franck Martin n'a interdit quiconque d'exprimer ses divergences ... A vrai dire, ça ne lui viendrait même pas à l'idée !
Alors pourquoi ? Pourquoi présenter une liste. Les Verts, ils le savent ne peuvent gagner seuls ! Quel intérêt de se compter à Louviers, où ils risquent de faire moins de 10 %, surtout s'il y a une liste d'extrême gauche, une liste socialiste, une liste centriste, une liste ump et une liste front national opposé à la liste de la municipalité sortante dont ils ont fait partie pendant 18 ans ! Il ne faut pas oublier qu'au total, quelque soit le bout par le quel on la prend, la totalité des voix devra faire 20 %. Si les Verts font plus de 5 %, ce sera un exploit ! Ils se feront rembourser leur campagne ! ... mais ils auront perdu toute possibilité de se maintenir et d'avoir des élus capables d'agir ... sans compter le fait qu'ils priveront la municipalité et les lovériens de leur savoir faire. N'oublions pas non plus que s'ils n'ont plus d'élus à Louviers, ils n'en auront pas non plus à la Case.
Voilà un comportement bien incompréhensible à première vue, mais je n'ai peut-être pas tout compris, d'autant que d'autres alliances sont possibles sur le reste du territoire.

jeudi 29 novembre 2012

Ce qui me gène à Notre Dame des Landes



L'époque n'est plus aux grands projts nationaux, de plus en
plus rares. La mobilisation nationale peut faire échouer un projet
local, certes, mais cela risque de se retourner politiquement
contre les auteurs de la mobilisation.
Je ne me prononcerai pas ici sur l’adéquation ou non du projet d’aéroport du grand Ouest à Notre Dame des Landes.

L’une des forces de ce projet est précisément qu’il est un projet local, voulu par des autorités régionales et qu’il ne s’agit donc pas d’un projet d’Etat, comme l’était le camp militaire du Larzac ou comme peuvent l’être des projets de centrales nucléaires par exemple.

Il s’agit de construire un grand aéroport du Grand Ouest. A priori, cela semble intéressant et pour plusieurs raisons d’où les logiques environnementales et économiques ne sont pas absentes.

La première, il s’agit d’un vrai désenclavement parisien.

En matière d’aéroport, la France vit toujours selon son vieux modèle centralisateur, ce qui fait que la France a vu se multiplier des petits et voire de micro-aéroports rendant impossible une rationalisation du transport aérien. Je constate d’ailleurs que les régionalistes bretons sont favorables au projet. A priori, en tant que fédéraliste, je me vois mal m’opposer à un projet mis au point dans une logique interrégionale, et décidée en fonction d’arguments locaux. Il ne s’agit pas d’un caprice de l’ancien maire de Nantes, au détriment du maire de Rennes… non, toutes les collectivités se sont mises d’accord là-dessus.
Jean-Luc Mélenchon mêlant sa voix aux opposants de
l'Ayroport. De la part d'un productiviste forcené, difficile de
ne pas y voir d'arrière pensées.

La deuxième, il s’agit d’une démarche économique cohérente. L’agglomération de Nantes est l’une des plus grandes de France, elle est en perpétuelle croissance démographique. La réussite démographique et économique tient à sa modernité et à sa capacité à accueillir et à échanger. C’est grâce à cela que la Bretagne a réussi à se développer malgré sa distance vis-à-vis des centres économiques.

La troisième, le projet, déjà ancien répond cependant, parce qu’il s’est enrichi et amélioré à des normes de haute qualité environnementale.

Oui, mais il y a la nostalgie.

Ainsi, nous voyons se mêler bras dessus bras dessous Jean-Luc Mélenchon, écologistes, anarchistes et petit propriétaires dans une lutte unitaire où chacun fait germer ses arrière-pensées.  

Qu’importe si le centralisateur productiviste Mélenchon est au fond l’ennemi acharné d’une démarche écologiste. L’idée est bien de situer l’ennemi, et de faire éclater l’alliance écolo-socialiste. Ça tombe bien, Jean-Marc Ayrault, défenseur du projet est aussi premier ministre. Ainsi peut-on faire passer le projet pour une volonté de l’Etat alors qu’il est tout le contraire.

Qu’importe si ce projet correspond à une nécessité vitale pour le fragile équilibre économique de toute une région !

On est là dans une sorte de rêverie, comme si l’époque n’avait pas terriblement changé depuis l’époque du Larzac où de jeunes lettrés parisiens se rêvaient éleveurs de moutons. Nous ne sommes plus dans l’Etat gaulliste d’après guerre, héritier des 30 glorieuses. Les défaillances économiques, les erreurs stratégiques se paient cash, par des pertes d’emploi et la désespérance sociale. Ce ne sont ni les écologistes, ni les mélenchonistes, encore moins les communistes ou les gauchistes qui en tirent bénéfice. C’est la démagogie populiste de droite qui  attend juste un peu pour se glisser dans les bottes de la démagogie populiste de gauche.

 

A vouloir transformer tout équipement public en ennemi par nature, c’est l’intérêt général qu’on met à la trappe ! Les conséquences risquent d’être désastreuses sur le plan économique, social et politique.  
 
 
....
Un rappel : n'oubliez pas,
café radical vendredi prochain à 18h30
La finance est elle notre ennemie ?
Animée par le professeur Hervé Causse

vendredi 29 avril 2011

Gare de Val de Reuil - Un texte d'Anne Josy Guérard













Le projet présenté par la mairie de Val de Reuil est un vaste enfumage






Depuis son inauguration en 1978, la gare de Val de Reuil n’a jamais donné satisfaction aux usagers. Conçue pour une ville qui n’a jamais connu le développement qui lui avait été projeté, elle est demeurée un embryon de vraie gare, perdu au milieu de nulle part et dont les rares tentatives pour y amener une brasserie, un commerce ou un lieu de convivialité se sont traduites par des échecs.



Pourtant, les choses ont évolué. La mise en veille des autres gares du secteur, la desserte organisée par la Case ont favorisé l’augmentation de la fréquentation de la gare qui en est actuellement à 2.000 voyageurs par jour.


En finir avec les escaliers de la honte


L’image la plus désolante de la situation actuelle reste ce que Franck Martin a appelé « l’escalier de la honte » dans cette gare complètement inaccessible pour les handicapés, mais qui rend très difficile l’accès au train lorsqu’on voyage avec des bagages lourds, ou avec de jeunes enfants. La solution est pourtant simple. Elle a été proposée par la Communauté d’agglomération qui s’est dite prête à participer à son financement : installer un escalator pour rendre cette gare plus fonctionnelle.

Rappelons que dès sa création, les infrastructures ont été prévues pour installer un tel équipement. Elles sont, nous en sommes sûrs, toujours en place.

Une coopération nécessaire


Bien sur, l’escalator n’est pas le seul problème.


En 2007, la communauté d’agglomération a proposé sur un aménagement extérieur permettant une circulation rationnelle entre bus, taxis, piétons et automobilistes, proposition elle aussi retenue dans le contrat d’agglomération du territoire de la Case.


En 2009 la communauté d’agglomération a signé avec la Sncf, Rff, le Conseil général, la région Haute Normandie, et la ville de Val de Reuil une « convention d’études pour la modernisation de la gare de Val de Reuil » …


Curieusement, les principes de la convention ont été oubliés. Le Maire de Val de Reuil a négocié tout seul avec la Sncf, une « modernisation » de la gare de Val de Reuil qui n’est rien d’autre qu’une dégradation du service public. On prévoit, au delà de la mise aux normes de l’accessibilité du public imposé par la loi, la démolition de la gare actuelle, la suppression du guichet d’accueil, la création d’une salle d’attente de 10 personnes (pour une gare qui accueille 2.000 voyageurs par jour alors que les retards sont de plus en plus nombreux) et l’on renonce même aux escaliers roulants. Voilà le projet que la mairie de Val de Reuil veut nous faire passer pour un progrès. C’est en tous les cas un projet que refuseront tous les usagers.




Anne-Josy Guérard




Secrétaire de la fédération de l’Eure




du parti radical de gauche





vendredi 19 novembre 2010

pathétique ...

"C'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa g ..." titrait un film comique des années 70... et l'oisiveté est mère de tous les vices.
Ceci explique sans doute pourquoi les socialistes lovériens, qui se sont exclus eux-mêmes de la gestion municipale en 2008, offrent un spectacle de plus en plus grotesque...
La manifestation de lundi en est le dernier avatar (voir photo, tirée du blog de JC). Il s'agissait d'organiser une protestation au pretexte que le rapport sur la gestion de l'eau passait devant le conseil municipal de Louviers.
Venant de l'extrême-gauche, ces gamineries se comprennent aisément de la part de ceux qui continuent d'expliquer le monde à l'aune de la Révolution trahie de 1917 et qui refusent toute responsabilité politique depuis le massacre de Cronstadt...


Venant des socialistes, qui ont eu des responsabilités municipales, des responsabilités nationales (c'est vrai que ça commence à faire longtemps ...), cela reste surprenant et ne s'explique pas autrement que par la situation strictement lovérienne. Ici le PS local tente encore de faire passer la municipalité à laquelle ils ont participé sans broncher pendant 12 ans pour un suppôt de la droite...
Au lieu de reconnaître leur erreur, ils persistent et tentent encore de justifier l'élection de Guy Auzoux en 2008 ... le conseiller général de droite qu'ils ont fait élire en se maintenant au deuxième tour ... brisant à la hache la règle du désistement républicain ...
C'est comme ça que lundi dernier, les socialistes ont brandi avec quelques gauchistes l'étendard d'une gestion municipalisée de l'eau ... A force de nager dans de telles incohérences on risque de s'y noyer...

Rappelons quelques éléments, qui rendent l'attitude du PS local complètement incompréhensible.

1) Le lieu - La manifestation a lieu à Louviers, au conseil municipal alors que le conseil municipal n'est pas gestionnaire de l'eau. La compétence, depuis plus de 10 ans, est intercommunale et non communale. La communauté d'agglomération compte des élus socialistes qui jamais ne se sont opposés à cette gestion déléguée .... Jamais on a vu de manifestation sur ce thème à Val de Reuil ou à Poses (ville du président de la commission gestionnaire de l'eau, qui a pris la suite de Nicole Cormier ...)

2) La date - Franck Martin avait annoncé que la délégation de service qui relie la Case avec l'entreprise Véolia courrait jusqu'en 2024 ... en raison d'ailleurs du fait que le maire socialiste de Val de Reuil (à l'époque Bernard Amsalem) et le maire Rpr de Louviers (Odile Proust) avaient signé un contrat de 30 ans, juste avant l'application de la Loi Sapin qui interdisait de telles pratiques... L'association de Jean Charles Houel dit qu'on peut revoir la question dès 2014 en raison de l'interprétation qu'ils font de la jurisprudence Olivet... Bien, mais nous ne sommes pas encore en 2011 ... C'est du délire !

3) Les faits - Quand on veut tuer son chien on l'accuse de la rage. Du coup l'excellente gestion de l'eau à la communauté d'agglomération, la création de stations d'épuration de sites de protection des captages, la limitation des fuites ... tout ceci dû à la compétence d'un personnel que jamais une petite commune n'aurait pu recruter, a permis de mener une politique dont la qualité est reconnue partout (m'enfin, nul n'est prophète en son pays ... !).
Les pancartes parlent d'un prix de l'eau qui serait excessif ... en faisant des comparaisons qui n'ont pas lieu d'être (le prix de l'eau est forcément moins élevé dans un habitat groupé par exemple, ou dans des sites où l'accès à l'eau est difficile). Rien ne dit qu'une reprise en régie de la distribution de l'eau serait moins élevé ... d'autant qu'il faudrait alors créer une régie dont le coût serait intégralement repris dans le prix de l'eau (Loi Lalonde) ...

Il serait temps que nos socialistes locaux quittent les vieilles lunes et prennent prise sur la réalité... La gauche, Louviers, la Case, ses habitants méritent mieux. Nous avons besoin de toutes les forces pour le bien de la collectivité...

lundi 26 octobre 2009

Les petits de la carpe et du lapin ...

Qu’est ce que ça donne l’alliance de la carpe et du lapin ? Un lapin à écaille ? Un poisson poilu ? Pas du tout : à Louviers, la carpe du socialisme aveuglé, mariée au lapin révolutionnaire aux yeux rougis de nostalgie donne naissance à des canards transgéniques… auxquels le café radical va tâcher de tordre le cou… Non à l'intox, oui à l'info !






Les socialistes lovériens s'entêtent à vouloir pourfendre la gestion de Franck Martin, qu’elle soit municipale ou intercommunale. Une gestion qu'ils ont soutenu et à laquelle ils ont participé pendant 12 (douze) ans. Ils n’ont toujours pas digéré que Franck Martin ose se présenter contre François Loncle il y a trois ans… C’est incroyable, mais c’est comme ça. Il y en a qui ont la digestion difficile.
Avoir offert un canton à la droite aurait pu les calmer... mais non ! A Louviers, on a la rancune tenace ! On se cogne la tête contre les murs jusqu'à ce qu'ils saignent !
Les socialistes locaux font appel aux vieilles troupes du trotskysme local en quête de respectabilité. Cet exemple unique en France c’est l’alliance de la carpe et du lapin. Des réformistes non remis de leurs déboires électoraux, alliés aux révolutionnaires nostalgiques, refusant toute logique de gestion. Une alliance conclue dans la rivière de la rancœur, celle où, au fil de l'eau s’écoulent des canards incapables de remonter le courant de l’Histoire.

On entre en tous les cas dans la mauvaise foi caractérisée quand on assiste par le biais d'une association écologiste-écran, à la remise en cause de la gestion de l’eau par la Communauté d’agglomération.

Les socialistes s’arriment au discours purement idéologique des gauchistes qui veut que l’introduction de gestionnaires privés dans la gestion publique soit le mal absolu. Qu’importe si pour arriver à la démonstration on torde le cou à la réalité….

Prenons l’exemple du blog du président de l’association, Jean Charles Houel dont l’acharnement électoral a permis l’élection de Guy Auzoux qui siège dans l’opposition de droite à Jean Louis Destans au conseil général de l’Eure. Passons. Prenons un extrait de sa démonstration, qui a le mérite de contenir trois contre-vérités en deux lignes. Il part d’un fait qu’il déforme aussitôt.

« Le dépotage en mai dernier à La Haye Malherbe par des sous-traitant de Véolia de déchets liquides contenant des hydrocarbures »

Relevons trois canards en une seule phrase.

1er canard : ce n’est pas un sous-traitant de Véolia qui a commis la faute, mais un employé qui a commis une faute et contre lequel s’acharne nos bien-pensants défenseurs du service public. Quelle est la faute ? Se débarrasser sur place du produit récupéré lors du nettoyage qu’il venait d’effectuer, en dépit des ordres de son employeur, lui-même sous-traitant de Véolia. Il a été sanctionné pour cela. Et l’entreprise, bien sur responsable, a fait l’objet d’une observation, puisqu’il s’agit d’un prestataire de service.

Ramenons les choses à leur place cependant. Est-ce que, en toute bonne foi, un service municipal ou intercommunal garantirait qu’un agent public serait d’avance exempt de ce type de faute (éviter de se rendre à l’endroit adéquat pour vidanger, histoire de rentrer plus tôt à la maison) ? Bien sur que non ! Les agents du service public ne sont pas plus à l’abri de fautes que les employés du secteur privé. Errare humanum est. Là-dessus, que les éternels défenseurs des travailleurs s’acharnent à donner un maximum de publicité à une faute professionnelle, voilà qui peut surprendre… mais, bon !...

2e canard : le service rendu par le sous-traitant de Véolia.
Il s’agit en fait du travail qui nécessite l’utilisation d’une hydrocureuse. Un matériel de ce type est trop cher et trop peu utilisé pour être à la charge d’une communauté d’agglomération de la taille de notre territoire. Cela veut dire que, même en régie, ce travail aurait été effectué par une entreprise extérieure, spécialisée en prestation de service. Et donc que le même type de faute aurait pu être monté en épingle dans la plus grande mauvaise foi.
A noter par ailleurs, que si l’on prend l’exemple de la communauté d’agglomération de Rouen, citée parfois pour avoir repris la gestion en régie de la distribution des eaux, les appels à des prestataires de services privés, et notamment Véolia, sont nombreux, sans doute en compensation des annuités prévues dans le contrat initial, qui sont à rembourser. ..mais ceci est une autre histoire.

3e canard : les déchets liquides contenant des hydrocarbures…

Que sont ces fameux déchets liquides ? Une entreprise malfaisante ? Un pollueur secret et malintentionné ? Hélas non ! Ce qui est rejeté, c’est tout simplement ce que nous rejetons chaque jour, lorsque nous roulons en voiture sur la chaussée et qui se déverse dans les avaloirs lorsqu’il pleut. C’est un phénomène condamnable, qui touche à notre vie de citoyen, et à cette pollution que nous engendrons chaque jour dans nos comportements. Mais la phrase laisse croire à une pollution extérieure exceptionnelle. De l’intox pure et simple ! C’est le cas de le dire…
Fin de la phrase aux trois canards.

Mais sans aller farfouiller le travail épuisant de décryptage des erreurs volontaires ou non énoncées au cours du blog, nous tenons à rappeler quelques vérités que Jean Charles HOUEL se refuse à dire :

Le passage d’une délégation de service public à une gestion en régie, se traduirait automatiquement par une augmentation du prix de l’eau…

En effet, loin de tout a priori idéologique, l’intérêt du choix de la régie est d’abord fonction des circonstances. Les plus importants contrats sur le territoire ont été conclus pour 30 ans en 1993. Si la Case, qui n’est pas signataire des contrats, y met fin, elle devra verser de très lourdes indemnités qui auront automatiquement des répercussion sur le coût de l’eau. En effet, depuis la loi Lalonde, les régies des eaux doivent présenter des comptes équilibrés, en dehors de tout apport du budget principal des collectivités. On peut penser que cette loi qui répondait aux principes de préservation des ressources en eau, mobiliserait les vraies associations de défense de l’environnement si elle n’était pas respectée.
On en arrive au quatrième canard au cou tordu : dire que le système de régie est toujours moins cher est une contre-vérité.
Enfin, le café radical tient à rappeler les faits suivants sur l’historique des contrats de délégation de service public à la Communauté d’agglomération Seine-Eure. Il y a à peu près autant de contrats que de communes, que la communauté d’agglomération a pour mission d’unifier et de lisser en toute transparence et en toute cohérence juridique.
C’est un travail lourd qui donne d’ailleurs tout son intérêt à la création d’une intercommunalité qui évite à chaque commune de négocier dans son coin les relations avec les prestataires de services extérieurs… car comme on l’a démontré plus haut, les exigences de service public et les demandes des usagers empêchent les communes de taille moyenne de répondre à cette demande.
Mais, deux contrats plombent les autres prestations, ceux des communes les plus importantes, qui ont opté pour une délégation de service public à la Cge (Compagnie générale des eaux) : Louviers et Val de Reuil, soit une mairie de droite (alors RPR), et une mairie socialiste, de la même couleur que François Loncle, Jean-Charles Houel et Marc-Antoine Jamet qui, il est vrai, se garde d’enfourcher ce mauvais cheval de bataille. Et qui plus est, en en prenant pour 30 ans, soit jusqu’en 2022, le service ayant été concédé, comme par hasard, juste avant l’adoption de la Loi Sapin([1]).
Cette situation a été imposée à Franck Martin et lorsqu’il a pris la tête de la Mairie de Louviers et lorsqu’il est devenu président de la communauté d’agglomération quelques années plus tard.

A quel jeu jouent maintenant les soi-disant défenseurs de l’environnement et de l’intérêt des usagers, lorsque, quelques années plus tôt ils ont délibérément fait le choix d’une délégation de service public, à des conditions qui ont anticipé le vote d’une Loi empêchant des pratiques abusives ?





[1]- La loi Sapin, qui tient son nom du ministre de l’Economie et des Finances du gouvernement Bérégovoy, a été promulguée en janvier 1993, avait pour but de lutter contre la corruption : les plafonds de dépense sont diminués, les moyens d'enquête sur les malversations renforcés, la transparence des comptes des partis accentuée. La loi Sapin a notamment transformé les règles économiques du marché publicitaire, régissant de façon très stricte les relations entre annonceurs, agences et médias.

jeudi 4 juin 2009

Arthus Bertrand se demande si on peut se sortir du nucléaire

Ci dessous, en amuse gueule, un extrait de six pieds sous terre, blog de Laure Noualhat, journaliste de Libération, spécialiste de l'environnement ... En attendant le café demain soir (à 20 heures avant et après projection du film sur place, 39 rue du Quai à Louviers.)
Yann Arthus-Bertrand: "Je ne suis pas pour le nucléaire, mais comment s'en passer?"
Quelques heures avant la sortie de Home, l’incontournable film de Yann Arthus-Bertrand sur les beautés de la planète, l’ONG Sortir du nucléaire accuse l’écologiste d’être un fervent partisan de l’énergie nucléaire. Ce qui a le don de rendre le photographe furibard. Notons que le film n’aborde pas du tout cette question-là, et qu’il en aborde bien d’autres notamment la fin des énergies fossiles, les limites de l’agriculture productiviste, la nature ravagée par la pression humaine, … Le Réseau Sortir du nucléaire considère que le lancement mondial de ce film positionne Yann Arthus-Bertrand comme l'un des premiers écologistes de la planète, et que ce statut est "plus que contestable puisque le photographe continue imperturbablement de soutenir l'industrie nucléaire, une des industries les plus polluantes et dangereuses, qui met gravement en danger l'avenir de la planète".
"La position pronucléaire de M. Arthus-Bertrand est d'autant plus indéfendable que, interviewé sur France Inter, il vient de faire un aveu crucial: le maire de Bordeaux Alain Juppé lui a confié que, lors de la tempête de décembre 1999, l'inondation de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) avait été si grave que les autorités avaient été à deux doigts de faire évacuer la ville de Bordeaux."
Ce qui énerve le réseau Sortir du nucléaire, c'est que Yann Arthus-Bertrand avoue qu' "il y aura des accidents nucléaires un jour ou l'autre, il faut le savoir", tout en estimant que l'on ne peut faire sans cette énergie. Un petit coup de fil s'imposait... Compte-rendu.
Sortir du nucléaire vous accuse d’être un fervent partisan de l’énergie nucléaire…Dans le film, je n'ai pas réussi à parler du nucléaire, je voulais le faire, mais c’était très très compliqué. Sur cette question, je ne sais pas quoi penser. Je pense qu’il y aura des accidents nucléaires, oui, c’est vrai, je l'ai dit et je le pense, mais cela ne veut pas dire que je suis spécialement pour le nucléaire, c'est juste que je ne vois pas comment on va remplacer toutes les centrales qui fonctionnent en France.
Peut-être en insistant sur les économies d’énergie, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, …, non?Oui, mon film ne parle que de cela: vivre autrement pour vivre mieux. Mais je le répète, je me pose la question, comment va-t-on remplacer le nucléaire? Ce n’est pas honnête de dire que c’est possible avec des énergies renouvelables. Tous les pays veulent revenir au nucléaire… Tous les journalistes me demandent: "mais alors, qu’est-ce qu’on fait?", très franchement, je n’en sais rien, il ne faut pas demander à un photographe-journaliste d’avoir la solution à tous les problèmes de la planète. Je suis là pour faire passer le message, pour informer. Qu’est-ce qu’on fait? Je n’en sais rien! Mais cela me rend fou d’être attaqué de but en blanc, sans qu’on me demande mon avis. J’ai visité Tchernobyl plusieurs fois, ce que Juppé m’a dit (à propos des inondations de la centrale du Blayais, ndla) m’a secoué. Je ne suis pas pour le nucléaire, mais je ne sais pas comment on va s’en passer.
Conclusion?Le film va être vu par des millions de personnes, ce qui est important, c’est le message qu'il porte. On ne va pas avancer si on passe son temps à critiquer ce que font les uns et les autres. Les écologistes ont souffert d’être toujours ceux qui dénonçaient telle ou telle initiative. On ne peut pas être toujours contre. A cause de l"urgence, on ne peut plus avancer comme cela.
Exact. Malheureusement, il est difficile d’imaginer avancer main dans la main avec EDF quand on prône l’efficacité énergétique et la sortie du nucléaire. De la même façon qu’EDF n’a guère envie d’avancer main dans la main avec les antinucléaires. Certaines positions sont assez irréconciliables, tout de même. Idem dans de nombreux secteurs comme l’automobile, la chimie, l’agriculture, ... Plus de covoiturage et de transports en commun contrevient aux intérêts des constructeurs automobiles; une agriculture paysanne, ou biologique, aux circuits de distribution relocalisés, contrevient à une agriculture mondialisée énergivore et qui appauvrit les écosystèmes; une chimie verte, affranchie des énergies fossiles, contrevient aux intérêts de grands groupes tels que Bayer, Rhône-Poulenc, … Et ainsi de suite.
Bien que cela soit louable, cela va s’avérer très compliqué de réconcilier les positions de tous, dans un intérêt collectif supérieur qui dépasserait les intérêts particuliers. Tout le monde est pour le développement durable, tant que cela ne piétine pas ses propres intérêts. Sinon, cela s’appelle se tirer une balle dans le pied. Ça fait mal et c’est un peu maso. La suite, demain.

dimanche 10 mai 2009

Paris - plage ...

Le 29 avril 2009, Nicolas Sarkozy a dévoilé sa vision du Grand Paris auquel il dit vouloir consacrer 35 milliards €.
Bien sûr, le projet présenté par Nicolas Sarkozy nous concerne au premier chef.
En tant que Français nous ne pouvons échapper au tropisme parisien depuis Louis XIV. Paris est le coeur de notre Nation.

Napoléon III, l'homme des boulevards Haussman, est le premier chef d'Etat à avoir voulu faire du Havre le port de Paris.
Nicolas Sarkozy reprend cette idée doublement intéressante.
En tant qu'Eurois, habitant de l'agglomération Seine-Eure, ou lovérien, nous sommes directement concernés lorsque le Président de la République déclare que Le Havre doit devenir le port de Paris.
Pour l'instant, peu de précision. Il s'agit d'un axe général. La colonne vertébrale du développement parisien.
Si notre territoire reçoit quelques miettes de ces milliards d'€, si nous parvenons à la modernisation d'un réseau de déplacement cohérent utilisant rail, route et fleuve, nous voulons être partie prenante... Et d'ailleurs, mise à part la satisfaction affichée du maire UMP du Havre Antoine Rufenacht, les réactions les plus vives sont venues de Rouen avec Laurent Fabius, et de Valérie Fourneyron.
Pour le reste, disons-le, il y a une absence totale de réaction, parce que Nicolas Sarkozy n'a pas été plus loin que les effets d'annonces.
Pour nous, il y a quelque chose de décalé dans les déclarations de Nicolas Sarkozy.
Que l'Etat ait des grandes ambitions pour sa capitale, c'est bien le moins et de ce point de vue, l'approche sarkozyste d'un grand Paris est cohérente parce qu'elle prend la hauteur nécessaire.
Pour le reste, le projet touche là où ça fait mal : c'est le mal français.
Paris décide de tout, et en face, il n'y a rien.
Peu importe si l'antienne du président quand il était candidat était la dénonciation d'un Etat impécunieux.
Port 2000 révèle ses insuffisances de conception depuis sa naissance. Projet materné, paterné, voulu, financé par l'Etat, il montre à quel point le vrai problème des grands projets consiste essentiellement en leur gouvernance, et à quel point l'Etat français moderne doit d'abord se pencher sur la mise en réseaux, la négociation, le respect des territoires, c'est à dire des populations était la condition du développement et de l'aboutissement satisfaisant des grands projets.
Le grand Paris doit être autre chose que le rattrapage nécessaire de Port 2000.
Le grand Paris au fond doit se concevoir par une négociation entre l'Etat, la Région Ile de France et surtout la région espérée de la Grande Normandie, celle qui aura du poids et qui pourra équilibrer un territoire autour de l'axe voulu entre Paris et Le Havre.

dimanche 12 avril 2009

Yves Cochet touche à l'ignominie ...


Ci dessous, les déclarations d'Yves Cochet lors du colloque de la revue de la décroissance Entropia.

«Aujourd’hui, plus on a d’enfants, plus on touche. Je propose qu’une famille continue de percevoir des aides pour les deux premiers enfants,mais que ces aides diminuent sensiblement à partir du troisième».

Devant la première traduction politique du néo-malthusianisme au XXIe siècle, il est permis de ce demander : sera-ce au sentencieux Yves Cochet de décider qui doit être sauvé si la terre est trop peuplée ? Pincez-moi, il faut me réveiller, vite !
A la suite de ces propos, Jean-Michel Baylet a fait la déclaration suivante :


Je suis scandalisé par ces propos qui stigmatisent les familles nombreuses.
Il est inacceptable de comparer un enfant à un objet de consommation ou de considérer que certains enfants ne seraient pas les "bienvenus" dans les sociétés européennes". Un enfant est pour M. Cochet "un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York».

Ces déclarations sont à placer sur le même plan, en terme d'Humanisme, que
la politique de reconduite à la frontière de la majorité UMP !

Voilà une saine colère, qui demande un démenti de la part de celui qui a tenu des propos qui finalement renvoient encore davantage à des horreurs qui font le bonheur des amateurs de science fiction qu'à une politique moderne et humaine.

mercredi 4 février 2009

Nos enfants nous accuseront ... Une conférence-débat à Evreux

Pesticides : Pourquoi s’en inquiéter ?


Le 19 février 2009 à partir de 13h15
à la faculté d’Evreux puis au Cinéma Zénith
organisée par l'IUT d'Evreux, au Cinéma Zénith

Organismes partenaires : Evreux Nature Environnement, Biocoop, Communauté d’Agglomération d’Evreux,
Groupement des Agriculteurs Biologiques Haut Normand, Collectif d’associations -

L’alimentation : entre agriculture mondialisée et relocalisation


- Serge Grünberg, représentant régional de Greenpeace : Présentation des produits phytosanitaires et des organismes impliqués dans leur régulations
- Claire Morin, chargée de mission pour l’Union des industries de la protection des plantes : Le rôle des produits phytopharmaceutiques. Gestion du risque
- Bénédicte Muller, service régional de la protection des végétaux :
Approche réglementaire sur l’utilisation des pesticides dans l’agriculture européenne

- Guillaume Llorca, responsable Investigation France pour WWF : Quel est l’impact des produits phytosanitaires sur l’eau ?
- Jérome Chaïb : Directeur de l’agence régionale de l’environnement Haut Normand et auteur de « Cours d'eau : fonctions, gestion, restauration » , « Pollutions : causes, enjeux, reconquêtes » et « Vallée de Seine: entre naissance et renaissance » Pesticides, eaux souterraines, eaux superficielles en Haute-Normandie

- Frédéric Jumentier et Jean Bernard Lozier Témoignage d’exploitants agricoles eurois

- François Veillerette Président du Mouvement pour le droit et le respect des générations futures et auteur de "Pesticides, le piège se referme" Ed Terre Vivante, et "Pesticides, révélations sur un scandale français" Ed Fayard Quel est l’impact des pesticides sur la santé humaine ?

Cette conférence sera suivie en soirée d’une projection exceptionnelle au Cinéma Zénith d’Evreux du film-documentaire de J.P. Jaud Nos enfants nous accuseront.
Mme Béatrice Camurat-Jaud sera présente à la projection aux côtés des conférenciers invités afin de participer au débat.