La création du pôle métropolitain Créa/Seine-Eure est un
événement considérable à plus d’un titre.jeudi 8 mars 2012
Pionniers
La création du pôle métropolitain Créa/Seine-Eure est un
événement considérable à plus d’un titre.dimanche 18 décembre 2011
quelque chose est en train de changer - le feuilleton de la fin d'année
Ce sont les paroles les moins tapageuses qui apportent la tempête... faisait dire Nietzsche à Zarathoustra.Entre les écarts de conduite du maire de Val de Reuil, et de le choix par tf1 de Louviers comme capitale de la politique française, on en aurait oublié que l'annonce de la création du pôle métropolitain entre les agglomérations de Rouen et de Louviers vient couronner une démarche qui modifie profondément le paysage politique de notre territoire.Il n’était que de voir jeudi dernier lors du conseil communautaire, Laurent Fabius président de la Créa, Thierry Delamarre président de Seine-Bord pour mesurer le chemin parcouru.Franck Martin, voit ainsi l'aboutissement d’un projet inlassablement mené depuis son élection comme maire de Louviers en 1995.
Avec sa toute nouvelle équipe, le constat s’imposait que le travail à mener par la municipalité devrait porter au delà de la sphère communale.
A Louviers comme dans ses environs, la reconnaissance du pouvoir local se traduisait par un repli sur soi, un émiettement des pouvoirs et une méfiance généralisée.
On peut attribuer cela à divers facteurs dont le rôle joué par l’irruption de la ville nouvelle du Vaudreuil, vécue par les municipalités comme une agression d’État. Sans doute aussi, l’histoire formidable de Louviers, et les expériences Martin (Ernest) et Fromentin ont elles renforcé les missions et la légitimité du pouvoir communal à s’opposer aux volontés du pouvoir central.
Toujours est-il qu’en 1995, après une douzaine d’années du pouvoir déliquescent d’une droite sans projet, la structure communale s’apparentait à une coquille vide. Aucune coopération n'était possible entre ces communes qui manquaient autant de confiance en elles-mêmes que de confiance en les autres. L’émiettement de la coopération intercommunale se traduisait par la présidence automatique du maire de Louviers à 17 syndicats intercommunaux qui traitaient aussi bien de la distribution de l’eau, que de la gestion de la zone économique Ecoparc … à chaque nouvelle action publique, son syndicat !
Mais le problème était loin d’être propre à Louviers. Franck Martin avait pu constater au sein du Conseil général, ce même émiettement des pouvoirs se traduisant par une logique de soumission inacceptable pour un nouvel élu motivé par le désir d'agir. Le Conseil général est alors à droite, présidé par le Dr Collard dont la mission est d'empêcher que l'un des deux poids lourds de la droite (Jean-Louis Debré et Ladislas Poniatowski, les héritiers ...) prenne le pas sur l'autre. Franck Martin, nouvel élu de gauche, se cassait très régulièrement la tête contre les murs lorsqu’il évoquait à gauche la nécessité de construire une alternative, rappelant que la gauche avait présidé le conseil général en 1981. Tout se passait comme si chaque élu ne voyait dans le conseil général que le moyen d’apporter des aides pondérées aux projets communaux en échange de la reconnaissance nécessaire à la réélection.
Ce tableau sombre mesure le chemin parcouru ! Aujourd'hui, c'est un territoire cohérent et construit qui confronte son projet à celui de l’agglomération de Rouen. Il y a 15 ans, il n'y avait rien.
l'intercommunalité se construit sur des questions très concrètes. J’ai évoqué ci-dessus l’émiettement des syndicats intercommunaux, ce qui se traduisait notamment par un temps perdu considérable pour les maires … mais ce n’était là que leur moindre défaut.
Il n’est de meilleur exemple pour l’illustrer que de celui de cette entreprise qui explique à Franck Martin qu’elle envisage de quitter Louviers parce qu’elle marche trop bien et qu’elle ne peut s’étendre au sein de la commune. L'entreprise envisage de s'installer à Val de Reuil, à Valence (Espagne) ou à Milan ! Bien entendu, la moins catastrophique des solutions serait l’implantation dans la ville voisine, mais quelle conséquence pour Louviers qui verrait alors disparaître ses revenus avec la taxe professionnelle ! Tout ça pour une entreprise qui marche trop bien !
Le tout se passait dans le contexte favorable de l’élection d’une municipalité de gauche, vue d’un bon œil par Bernard Amsalem, maire de Val de Reuil. En fait, très rapidement les discussions ont pu commencer entre les deux communes auxquelles s’est jointe celle d’Incarville. Ainsi commençait le début de la grande aventure du développement local dans ce qui allait devenir l'agglomération de Louviers.
à suivre ...
bientôt le 2e épisode : la (re)naissance d'un territoire
jeudi 17 septembre 2009
Prochain café radical.... sur l'avenir de la démocratie locale
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jeudi 20 août 2009
Les socialistes bradent Louviers et le territoire !

Bref, toute démarche rationnelle pousse à reconnaître le bienfondé de l’installation de la Communauté d’
Aussi les socialistes abordent-ils le problème autrement en remettant carrément en cause la vitalité de la communauté d’
La ficelle est un peu grosse. Pour rentrer dans le giron fabiusien, on est visiblement prêt à tout. Adieu la crainte évoquée par le député François Loncle de voir arriver la chute des départements[1] !
Adieu le projet défendu par les socialistes d’avant 1981, qui prônaient 50.000 habitants comme nombre idéal pour aboutir à la démocratie locale, et chiffre de base des futures communes (ça datait de l'époque où le PS avait des idées et réfléchissait sur l'organisation des territoires. Ces travaux ont débouché notamment sur les lois de décentralisation. L'échelle de 50.000 habitant avait été reconnue comme étant le cadre idéal de participation démocratique)
Adieu le travail effectué depuis 10 ans autour des 29 communes de la Case !
Adieu ces longs débats, discussions, travaux, recherches, adieu le fabuleux essor économique du territoire, axé sur le développement durable...
D’ores et déjà les caciques socialistes locaux balayent le travail collectif, prêts à dissoudre la démocratie de proximité dans la machine bureaucratique alourdie de l’
C’est exactement le contraire de ce qu’il faut faire.
Bien sur lorsqu’on habite à
La Case n’a jamais fonctionné en camp retranché et s’est toujours ouverte aux partenariats. Le territoire, qui a prouvé sa vitalité est en attente du projet de loi sur la réorganisation territoriale qui aura lieu en septembre et qui aura des conséquences lourdes sur l’organisation de la démocratie locale sur le territoire de la Nation[2].
[1] Rappelons qu'une communauté d'
[1] L’entrée des 60.000 habitants de Seine-Eure dans le Grand Rouen serait un autre coup porté au département de l’Eure que la suppressiojn du 27 sur la plaque d’immatriculation !
dimanche 10 mai 2009
Paris - plage ...
En tant que Français nous ne pouvons échapper au tropisme parisien depuis Louis XIV. Paris est le coeur de notre Nation.
Napoléon III, l'homme des boulevards Haussman, est le premier chef d'Etat à avoir voulu faire du Havre le port de Paris.
Nicolas Sarkozy reprend cette idée doublement intéressante.En tant qu'Eurois, habitant de l'agglomération Seine-Eure, ou lovérien, nous sommes directement concernés lorsque le Président de la République déclare que Le Havre doit devenir le port de Paris.
Pour l'instant, peu de précision. Il s'agit d'un axe général. La colonne vertébrale du développement parisien.
Si notre territoire reçoit quelques miettes de ces milliards d'€, si nous parvenons à la modernisation d'un réseau de déplacement cohérent utilisant rail, route et fleuve, nous voulons être partie prenante... Et d'ailleurs, mise à part la satisfaction affichée du maire UMP du Havre Antoine Rufenacht, les réactions les plus vives sont venues de Rouen avec Laurent Fabius, et de Valérie Fourneyron.
Pour le reste, disons-le, il y a une absence totale de réaction, parce que Nicolas Sarkozy n'a pas été plus loin que les effets d'annonces.
Pour nous, il y a quelque chose de décalé dans les déclarations de Nicolas Sarkozy.
Que l'Etat ait des grandes ambitions pour sa capitale, c'est bien le moins et de ce point de vue, l'approche sarkozyste d'un grand Paris est cohérente parce qu'elle prend la hauteur nécessaire.
Pour le reste, le projet touche là où ça fait mal : c'est le mal français.
Paris décide de tout, et en face, il n'y a rien.
Peu importe si l'antienne du président quand il était candidat était la dénonciation d'un Etat impécunieux.
Port 2000 révèle ses insuffisances de conception depuis sa naissance. Projet materné, paterné, voulu, financé par l'Etat, il montre à quel point le vrai problème des grands projets consiste essentiellement en leur gouvernance, et à quel point l'Etat français moderne doit d'abord se pencher sur la mise en réseaux, la négociation, le respect des territoires, c'est à dire des populations était la condition du développement et de l'aboutissement satisfaisant des grands projets.
Le grand Paris doit être autre chose que le rattrapage nécessaire de Port 2000.
Le grand Paris au fond doit se concevoir par une négociation entre l'Etat, la Région Ile de France et surtout la région espérée de la Grande Normandie, celle qui aura du poids et qui pourra équilibrer un territoire autour de l'axe voulu entre Paris et Le Havre.
jeudi 26 février 2009
Balladur au rapport

lundi 22 décembre 2008
La démographie à la fabiusienne

Serait-ce un tic fabiusien ?
Marc-Antoine Jamet voit sa ville passer de 12.500 à 13.500(1) (12.500 pour la population des ménages, 13.500 en incluant la prison), puis qui l’arrondit à 14.000, ce qui devient, par la force des choses, 16.000 (2). De là, on passe à 17.000, on ne sait pas pourquoi(3), et une fois à 17.000 on arrondit à 20.000 ce qui permet d’afficher l’objectif de revenir à l’objectif initial de 100.000 habitants. Magnifique ! Y a-t-il des questions ?
Mais si vous aimez les facéties Rolivaloises, vous allez adorez les élucubrations fabiusiennes. Là aussi, c’est Perrette et le pot au Lait(3). Laurent Fabius en personne avait décidé de la création de la Communauté urbaine de Rouen. La Cur !
La construction en était évidente et était annoncée dès mars 2008, à la suite des élections municipales. On réunissait autour de Rouen et d’Elbeuf, agglomérations Fabiusiennes acquises, quelques territoires et on obtiendrait ainsi quelques 500.000 habitants, en offrant la perspective aux populations de bénéficier de la manne d’une Dotation globale de financement améliorée.
De là, permettons-nous de rêver à la place de Laurent Fabius. Si la situation semble compromise en ce qui concerne la présidence de la République, au moins la perspective de la présidence d’un grand Rouen, ouvrant la perspective de devenir la capitale incontestable de la future Grande Normandie(4)… et de là, pourquoi pas, le fait d’être l’un des plus grands barons de France pourrait, mais oui, laisser espérer un retour en grâce au sein du PS, en devenant le grand incontournable … Voilà pourquoi Fabius voulait faire vite !
Bon, visiblement, dès le début, il y a eu un hic. Jean Louis Destans lui a fait comprendre qu’il ne fallait pas commencer les démarches au-delà de la Seine-Maritime (5). Ensuite, de nombreux maires, et de nombreuses collectivités consultées tiquent à l’idée d’intégrer une communauté urbaine qui ne leur apporterait rien sauf quelques sous qui seraient de toute façon gérés par quelqu’un d’autre et de manière incontrôlable.
Rien de tout cela n’est achevé, mais la photo ci-dessus, qui montre le maire radical de gauche de Barentin, Michel Bentot, et Laurent Fabius, éclaire l’article de Paris Normandie (http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/75758/La_communaute_bat_de_l_aile_#) qui dit bien la difficulté de la tâche. On est encore loin à l’aube de 2009de la Communauté Urbaine. On en sera encore loin en 2010 et c'est au poitn qu'on en sait pas si cela se fera alors qu'on est sur que la Grande Normandie, elle, se fera ! En fait de nombreuses communes et de communautés de communes refusent de se faire croquer, même lorsqu'elles sont gérées par un maire socialiste. C'est quand même terrible la démocratie ! Voilà que les gens demandent des comptes, des vrais !
En fait, une communauté urbaine, ce n’est pas une adition de populations, c’est un projet.
Hors du projet, hors de visée politique, toutes les démarches comptables dont le PS est tant friand (6) révèlent que les emplâtres soigneusement posés sur les jambes de bois sont faits de graisse de hérisson !
C’est vrai localement, c’est vrai nationalement !
1) http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/resultats/chiffres-cles/n2/n2_27701.pdf
2)Pourquoi 16.000 ? On suppose que l’important est d’atteindre les 15.000 ce qui permet de créer une agglomération par ailleurs déjà créée… mais qu’il ne faut pas se fixer sur cet objectif.
3)A moins de naïvement s'imaginer qu'un chiffre impair en rajoute à la crédibilité comptable
4)http://www.jdlf.com/lesfables/livrevii/lalaitiereetlepotaulait
5) Que Fabius a tant combattu en son temps, mais c’est une autre histoire …
6) Les débats qui ont agité la communauté d’agglomération Seine-Eure en avril se sont révélés sans objet.
7)Voir le terrible exemple du congrès de Rennes qui révèle une présidente impuissante soutenue par les ennemis mortels que sont Fabius et Strauss Kahn