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lundi 14 décembre 2015

Nouvelles obligations


Voici le communiqué du parti radical de gauche (fédération de l'Eure)



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Lourde est la déception pour tous ceux qui y ont cru jusqu’à la dernière minute. Au cours d’une soirée à suspense, la droite d’Hervé Morin l’a finalement emporté pour une poignée de voix sur la liste de Nicolas Mayer Rossignol, soutenue par les radicaux de gauche.

La pensée des radicaux va d’abord à tous ceux, militants et électeurs, radicaux, socialistes, front de gauche, progressistes, écologistes et au-delà, qui ont tout fait pour que la Normandie soit une terre de projet, sous une présidence de gauche.

Bien que vainqueur, la droite est fragilisée. La présidence des cinq départements Normands et maintenant de la Région, sa gestion de nombreuses communes ne se traduit pas, loin de là, par une emprise sur la vie politique locale ou nationale. Le soir du deuxième tour a vu s’afficher deux options contradictoires, celles de Sarkozy s’obstinant sur une posture concurrente de la famille Le Pen, et celles de Xavier Bertrand et d’Estrosi qui ne doivent leur survie politique qu’à la participation massive de la gauche qui a permis d’écarter l’extrême droite de la gestion de grandes régions.

Face à cette droite fragilisée, la gauche a montré qu’elle existait. La France ne peut pas faire sans la gauche et c’est sous la pression populaire que celle-ci  a surmonté ses divisions. La gauche a certes échoué à conserver la Normandie, mais elle a montré que quand elle savait se regrouper derrière des valeurs et un projet, elle pouvait trouver les moyens de s’attaquer positivement aux problèmes locaux, régionaux ou nationaux.

Ces résultats nous obligent
Comme l’a déclaré Nicolas Mayer-Rossignol , « Les résultats des régionales nous obligent » . Ils obligent toute la gauche et en particulier les radicaux. Dès maintenant, à tous les niveaux, nous devons analyser en profondeur le mal français dont le front national est le symptôme, participer à définition d’un projet de société avec ses déclinaisons locales et nous attacher à construire l’avenir.

        

vendredi 11 décembre 2015

Dernier message avant l’échéance



Chers amis, ce soir, la campagne électorale prendra définitivement fin. Je m’y suis personnellement engagé et  j’ai l’honneur de figurer en bonne position sur la liste de mon ami Nicolas Mayer-Rossignol.  Je tiens à donner à mes amis et aux électeurs mon éclairage sur ce scrutin.

Je m’appuie pour ce faire sur le vieil adage Républicain « au premier tour on choisit, au deuxième, on élimine » et sur un principe « en politique, il ne faut pas seulement vouloir ce qu’on veut mais vouloir les conséquences de ce qu’on veut.

Chacun d’entre nous à quatre choix pour la Normandie : l’abstention, le vote pour le Front National, le vote pour la liste de droite d’Hervé Morin, le vote pour Nicolas Mayer Rossignol.

L’abstention

Vous pouvez vous abstenir. Pour certains, c’est une tentation. Il y a tout un discours idéologique autour de l’abstention. Comme quoi, ce geste, cette absence de geste, enverrait un message clair au monde politique, voire, pour reprendre un langage beaucoup plus insidieux «  au système ». Il n’en est rien. Cette bouderie dégage une terrible ambiguïté. Elle joue sur la confusion entre l’indifférence de l’électeur au monde qui l’entoure et le rejet du monde politique. Dans les deux cas, ce mauvais geste prend un nouveau sens à un mois à peine des attentats du 13 Novembre. Ne nous y trompons pas, les terroristes se sont attaqués à notre monde pour tout ce qu’il représente de positif : la joie de vivre, la liberté de sortir, la vie collective, notre corps social qui nous permet d’être ensemble et qui passe par la possibilité de rire, d’aller regarder les gens dans la rue, d’aller au football et tout cela n’existerait pas ou pas du tout de la même manière sans la liberté de penser et d’expression qui se traduit par l’élection à bulletins secrets. Notre liberté est liée à ce mode d’expression. Le moins que nous devons à ceux qui ont été horriblement massacrés est de nous rendre aux urnes, plus encore que de déposer des fleurs. Ne jouons pas avec notre liberté et notre culture.

Le vote Front National.

Vous pouvez voter Front National. C’est une lourde erreur, mais vous pouvez le faire. C’est une lourde erreur, parce que le message envoyé par ce vote est un message de rejet. Vous savez que toute personne ayant un nom à consonance étrangère, à la peau sombre, ou ayant un comportement un peu original prendrait, à juste raison souvent,  comme une attaque personnelle. Vous savez que par ce vote, vous allez alourdir les tensions qui règnent au sein de la société française alors que la politique doit tout d’abord servir à vivre ensemble. En votant Front National, vous défendez le principe d’une société qui vit sous pression et dont vous risquez d’être la première ou la deuxième victime. Vous avez besoin de liberté, vous avez besoin d’une société ouverte ou l’on assure les principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité ... c’est tout le contraire de ceux qui utilisent le vieux slogan pétainiste « travail, famille et patrie » pour asservir les individus. En offrant un peu de pouvoir au front national, vous risquez de ne plus pouvoir vous débarrasser d’une démarche autoritaire, broyeuse d’individus. Vous risquez de mettre la Normandie au ban de la France, la France au ban de l’Europe, l’Europe au ban du monde. Que votre insatisfaction du présent ne se traduise pas la condamnation de l’avenir et des générations futures. En méprisant les autres, vous vous mépriserez vous-mêmes. Pour tous, vous rendrez le quotidien invivable.

Le vote pour la droite d’Hervé Morin

Vous pouvez voter à droite. Certains de mes amis de droite m’ont dit qu’ils ne voteraient jamais pour Hervé Morin, parce qu’il est trop parisien, velléitaire, méprisant et gaffeur, mais vous pouvez le faire. Vous pouvez voter pour celui qui a laissé médusés ses propres soutiens lors d’une réunion à proximité d’Épaignes, commune dont il est maire : bon, ben c’est pas tout ça, mais faut que je rentre chez moi, à Paris. Hervé Morin n’a pas de programme, il a défendu la Normandie réunifiée mais au moment de sa création, il a refusé de voté pour elle, par pur réflexe idéologique. Hervé Morin est le moins crédible des postulants français de droite à la présidence d’une Région. Grâce, ou à cause de lui, la Région Normande, dont il a contribué à soutenir la création, n’a pas pu connaître de débat à la hauteur. Il a été le plus mauvais ministre de la défense depuis 1945, il n’a jamais démontré la cohérence de son projet pour la Normandie, et il annonce qu’il sera un gestionnaire à la hauteur. Il n’y vraiment aucune raison de lui faire confiance sur ce point. Il ne faut pas voter Hervé Morin, parce que ce serait contribué à ce que la région Normande prenne un mauvais départ. Avec un candidat qui n'annonce pas franchement la couleur, vous ne savez pas où vous allez être mené. Danger !

 

Une gauche unifiée pour une Normandie réunifiée

Nicolas Mayer Rossignol est le seul rassembleur du second tour. Il a fait revenir à lui les écologistes et le front de gauche, en ce qu’il est sûr qu’ils auront à cœur de porter le débat positivement pour l’avenir de notre grande Région dans une démarche de développement, d’attention et de résolutions des difficultés sociales, et de respect absolu de l’environnement. Je suis fier d’appartenir à une équipe qui prendra à bras le corps le combat pour une Région Normande ouverte sur le monde, s’appuyant sur les valeurs républicaines et humanistes dont notre région a besoin, pour qui la culture, l’enseignement sont une priorité. Une Normandie active au service des Normands. Je vous demande de voter pour la liste de Nicolas Mayer Rossignol.
 
Olivier TACONET
Colistier de Nicolas Mayer-Rossignol

 

vendredi 3 octobre 2014

territoire et décentralisation

Contribution à la réforme des territoires



La photo ne date pas d'hier, mais  le débat a été si prenant que je n'ai pas pensé
à en prendre. Encore merci à Patrice Yung d'avoir animé et éclairé le débat.
Le café radical consacré le jeudi 2 octobre au thème de la réforme territoriale en cours, et sa mise en perspective avec la décentralisation a été passionnant et riche.



La constitution des territoires est toute récente dans notre histoire démocratique, quand bien même elle recèle un certain nombre d'archaïsme. C'est cependant là qu'il faut chercher la voie de sa modernité. Certes, les communes ont été construites sur la base des paroisses moyenâgeuses, elles même héritières de la construction de la chrétienté, elle même chaussant les souliers de la centralisation du pouvoir romain  ... mais là n'est pas l'important.
Après tout, les pouvoirs locaux ont souvent su, au cours de l'histoire, se faire entendre du pouvoir central.
Rappelons qu'au départ, les départements ne sont pas une conception démocratique, mais sont l'outil du pouvoir révolutionnaire pour s'imposer sur le territoire national.
Les Régions actuelles sont plus récentes encore. Elles non plus n'ont pas été faites dans un projet démocratique, elles reprennent grosso modo leur délimitation fixée par le régime de Vichy et leur rôle n'est pas clairement identifié.
En fait, c'est la grande réforme de 1982 qui va réellement permettre aux collectivités locales leur fonctionnement actuel entre communes, département et Région. Un peu plus tard, la gauche encore fera une réforme majeure en développant l'intercommunalité à qui elle donnera bien plus qu'une simple mission de coopération : une mission de territoire.
C'est tout cet équilibre auquel s'attaque aujourd'hui le gouvernement et c'est tout l'objet du débat qui a passionné les participants du café radical, auquel participait d'anciens maires, d'anciens élus, des élus et de simples citoyens.
Le moment semble très mal choisi pour faire une réforme d'envergure. Cela fait penser à la réforme de la taxe professionnelle faite par Nicolas Sarkozy et qui lui a d'ailleurs permis pour la première fois de faire passer le Sénat à gauche. On n'entame pas à mi-mandat un tel projet sur un tel sujet, dur à comprendre pour le citoyen moyen, lorsqu'on dirige un gouvernement impopulaire dont on sait que chaque mesure sera soumise à caution.
L'argument majeur que l'on a entendu jusqu'à présent autour du projet est que le fonctionnement des collectivités locales coûte trop cher. Si ce point de vue soi peut s'entendre ... il est toutefois politiquement nul. Le problème est beaucoup plus de savoir ce dont nous avons besoin comme système démocratique, quitte à le rendre plus performant par la suite, que de déclarer tout de suite qu'il est trop cher. On ne peut pas dire à la fois que les élus sont trop éloignés de la population et en diminuer le nombre a priori.
À cet égard, méfions-nous des éléments statistiques visant à démontrer que les collectivités locales sont par essence dépensières, ont multiplié leur recrutement sans se soucier des deniers publics. Rappelons que l'État s'est délesté de ses dépenses tout en confiant aux collectivités locales de nouvelles compétences et que cela s'est naturellement traduit par des recrutements et des dépenses supplémentaires. Pourquoi l'État  a fait comme ça ? Par ce qu'il savait qu'il était mauvais gestionnaire, certes, mais il était évident de même que les collectivités locales allait aussi répondre à la pression de leurs électeurs en construisant des équipements de qualité. 
C'est grâce à la décentralisation que la France possède des équipements de qualité, un réseau routier amélioré, de beaux lycées, de belles piscines et va développer l'accessibilité de ses services aux handicapés par exemple. Tout cela a un coût, et a en grande partie été réalisé grâce au pouvoir décentralisé des collectivités locales. 
On peut s'offusquer, face à cela du nombre de fonctionnaires, de la qualité du service rendu. Mais n'oublions pas que la fonction publique territoriale, est la plus récente des fonctions publiques, qu'elle est aussi la plus moderne et la plus souple, quand bien même, bien entendu, l'amélioration de son fonctionnement est toujours nécessaire. Mais nous avons là une ressource humaine très réactive, apte à répondre au besoin social ainsi qu'à la pression des élus locaux et qu'on ne retrouve pas dans les services de l'État.
Maintenant, si l'on doit répondre aux besoins impératifs de restriction de la dépense publique, faisons-le ! Mais sans jamais s'embarrasser de préjugés, ni oublier les raisons qui ont amené à la responsabilité des collectivités locales dans la part prise dans ces dépenses. Que l'État centralisé ne s'exonère pas non plus de ses responsabilités.
Venons-en maintenant aux diverses structures décentralisées.

Les communes

Il y a 36.000 communes en France. C'est trop ? Sans doute. Le problème n'est pas d'ailleurs leur nombre que de savoir à quoi elles servent. Alain Tourret, très justement, donne en exemple négatif, le fait qu'il ait eu à inauguré près d'une dizaine de mairies nouvelles dans sa circonscription deux ans après avoir été élu député. Effectivement, c'est la marque de collectivité sans autre projet que de se maintenir elle-même. Le maire n'a souvent plus de pouvoir et c'est tant mieux. En même temps, il convient de prendre en compte deux aspects
  • Le premier, la participation à la décision collective et la citoyenneté. 36.000 communes, cela fait plus de 360.000 élus.
  • Le deuxième, c'est le dévouement des élus et des maires en particulier, sans cesse sollicité pour toutes sortes de problèmes.
On peut aussi noter pour les communes de plus de 1.000 habitants que la nouvelle loi, imposant des listes paritaires a multiplié le nombre de candidatures et un vrai intérêt pour la vie locale.
On ne peut nier cependant l'aspect pervers d'un découpage communal ancestral qui n'est plus lié à un bassin de vie. Le terrain organisé autour de réalités agricoles, est devenue une terre d'abri pour des urbains lassés ou rejetés de la ville, exigeant de plus en plus de services publics auxquels ils ont été habitués. On ne peut nier, de même la concurrence parfois mortifère entre communes, dont il serait nécessaire qu'une décision étatique impose la fusion, tant elles représentent un même bassin de vie.

Les intercommunalités

Au départ, elles avaient pour but de répondre aux besoins évoqués plus haut, tout en respectant les pouvoirs locaux. Ont elles répondu au projet ? Oui. A présent, tout le territoire national est couvert d'intercommunalités. Il n'y a plus de dent creuse. L'intercommunalité, certes coûteuse, s'est traduite souvent par une dynamisation du territoire et l'arrêt de la concurrence entre communes pour faire venir telle ou telle entreprise. Y a t il eu gaspillages ? Oui, bien sur. Chacun peut le constater en prenant ce qu'on appelait avant nos départementales et qui jalonnent notre belle France. L'intercommunalité a fait pousser les ronds points comme les champignons. Les ronds points sont les projets des intercommunalités sans projet. Elles sont cependant des territoires à redessiner et elles restent un outil d'avenir, car même lorsque le nombre de communes aura diminué, les mutualisations, les apports de compétences, la logique de fonctionnement en réseau qu'elles ont contribué à mettre en place restera indispensable...
Reste à envisager les toutes nouvelles intercommunalités qui ont pour nom métropoles et qui sont des éléments indispensables dans le cadre d'un rayonnement européen. Lesdites métropoles sont d'ailleurs le point de transition indispensable pour parler des départements.

Les départements

Cela ressemble à une farce. Jean Michel Baylet a fait état lors d'un comité directeur de pré-débat parlementaires en disant que l'Etat voulait supprimer les conseils généraux mais pas les départements ! En fait cela voulait dire supprimer des instances élues qui ont effectuée un travail extraordinaire, notamment parce que ces instances une fois passées de droite à gauche (rappelons nous l'époque pas si lointaine où la gauche avait une vingtaine de départements, et qu'elle y est à présent majoritaire) ont su se moderniser et répondre aux attentes de l'État.
Mais cela veut dire aussi supprimer la notion de contre-pouvoir instituée par la décentralisation ! Alors que le préfet co-présidait le conseil général, la loi de 1982 a fait des collectivités autonomes, ce qui fait que face au représentant du gouvernement, il y avait un représentant de la population. Cette démarche nouvelle, moderne, nous accompagne depuis plus de trente ans.
S'il ne faut plus de département, il n'en faut plus non plus au niveau de l'État  ! La numérisation du territoire doit là aussi permettre des économies et une nouvelle logique de fonctionnement, privilégiant des rapports humains de qualité changeant l'image du fonctionnaire à lustrine protégé par un guichet.
Reste à démontrer, après tout ce qu'on a demandé et obtenu des collectivités locales, que les départements sont inutiles. Sans doute la revendication radicale de maintien des départements ruraux a tout son intérêt. La numérisation des territoires ne doit avoir pour but que d'améliorer les rapports humains, développer les implantations de petites et moyennes entreprises, elle ne doit pas viser à se substituer à l'humain sous peine d'échec retentissant.

Les Régions  

On a parlé des régions de la pire des façons. On en a parlé en premier alors qu'il aurait fallu en parler en dernier. Je ne vois qu'une réussite pour l'instant : la réunification de la Normandie, vieille revendication radicale. Justement, revenons sur ce point :
ce qui avait amené à la division de la Normandie était la crainte de voir s'imposer une vraie région, sur la base des provinces ancestrales, de celles qu'avait dû combattre le pouvoir centralisé.
Pourquoi, alors que cette crainte n'est plus justifiée et qu'il faut aller vers un vrai pouvoir des régions, ne pas donner la réalité à la Bretagne et créer de régions à l'identité solide. Mais la question fondamentale n'est pas celle du découpage, que l'on contestera toujours. elle n'est pas la question de l'identité. Elle est la question du pouvoir des régions et de ce que nous devons obtenir dans le cadre d'une vision fédérale. Certes, il est logique que l'enseignement soit une compétence régionale du collège à l'université, mais ne pouvons pas envisager une remise en cause de l'Education Nationale et de faire en sorte que le mammouth sache s'organiser régionalement, d'une manière souple et moderne. Tant qu'à redessiner les régions en provoquant des hurlements, autant se poser clairement la question d'un État fédéral. Tel est à mon avis, la mission politique des radicaux.







 

jeudi 13 octobre 2011

Une pétition contre le projet Pépy-Jamet

La gare de Val de Reuil voit passer 5.000 voyageurs par jour dans un décor sordide.


La gare a l'âge de la création de l'établissement public de Val de Reuil. Elle avait pour but de structurer la ville nouvelle du Vaudreuil, alors en train de se créer. On en a du coup rendu obsolète la gare de Saint Pierre du Vauvray et fait en sorte que tout le monde vienne y prendre le train... Mais justement, c'est aussi une gare qui manque d'histoire, une gare où l'on n'a guère de souvenirs, où l'on n'a pas envie de rester... Une gare qui est toujours restée au milieu de nulle part.



Voilà pourquoi la décision de faire des travaux sur cette gare est plutôt une bonne nouvelle. Il y a plein de choses à faire.



La première, très évidente pour les voyageurs chargés : mettre en place un escalier roulant. Cet équipement était prévu dès la construction de la gare. Puis abandonné, parce que pas rentable et que ça n'était pas venu à l'idée de la Sncf d'humaniser cette gare déjà coûteuse ... bien que le nombre de voyageurs n'ait jamais cessé d'augmenter.



La seconde, très évidente aussi, est d'améliorer les abords ... Il faut un système cohérent permettant une circulation respectueuse et sécurisé des divers usagers de la gare : taxis, autobus, vélos et voitures qui se garent de plus en plus loin ....



La troisième est l'amélioration de l'accueil à la gare.



Sur les deux premiers points, la communauté d'agglomération a fait des propositions très cohérentes. Un plan d'aménagement est prévu, financé, avec l'aide du Département et de la Région, conformément aux compétences de l'agglomération ... qui propose même de financer l'escalier roulant.



Encore fallait-il mettre tout le monde d'accord. Il y a trois ans, une réunion a proposé de réunir les divers acteurs autour projet. Sncf, Rff, la Région, l'Etat, le Département, la communauté d'agglomération devaient se réunir avec la commune de Val de Reuil pour aboutir à un projet cohérent, financé, reprenant les divers éléments ... Tous ont attendu d'être convoqués ... et n'attendent plus rien !
Le maire de Val de Reuil a négocié tout seul avec la Sncf l'avenir de la gare contre l'intérêt de tous les usagers... et pas seulement.
En résumé :


  • plus question d'escalier roulant ! Il y aura un ascenceur, alors qu'il est de toute façon rendu obligatoire par la loi sur l'accessibilité... Tant pis pour les voyageurs pressés !

  • plus de présence humaine. Le personnel est remplacé par les ordinateurs vieillissants de la Sncf. Bonjour l'accueil !

  • la surface d'accueil diminué d'un tiers ! Quel gâchis ... C'est la reconnaissance de la difficulté de rendre l'espace accueillant, certes, mais c'est surtout la mise en oeuvre des gares typiques de la banlieue parisienne ! Pas évident pour les voyageurs de s'y retrouver, surtout la nuit ....

Tout cela est inacceptable ! Est-il possible de faire autrement ?


Bien sur, comme disait le poète, le seul combat perdu d'avance est celui qu'on n'a pas mené ! Mais ce sont aux usagers de leprendre en main.


Dès maintenant, je vous invite à signer la pétition en cliquant là . Vous pouvez aussi écrire à l'adresse suivante Non au projet Pépy-Jamet, BP 320 27405 Louviers cedex ou en envoyant un mail à caferadical@gmail.com


lundi 15 mars 2010

Sarkozy est il fini ?


Qu'on s'en souvienne. Ça se passait le vendredi 13 juin 2008 : le premier café radical avait pour thème de débat "Sarkozy est-il fini ?"

Question peut-être un peu anticipée, toujours est-il que depuis hier, tout le monde se pose la question.

La droite et ses porte-paroles font pour l'instant l'effet de ce général moustachu, porte parole de l'armée irakienne qui faisait communiqué de victoire sur communiqué de victoire, alors que son pays se faisait écraser par la coalition bushienne.

Bien entendu, comme pour ce porte-parole, la situation n'est pas facile. Ils ne peuvent pas dire "Nous avons perdu "

Leur calvaire doit durer une semaine. Après, ils pourront cuver leur peine loin des projecteurs...

Passons, quelles solutions maintenant pour Sarkozy ?

Quelles perspectives offrir à son camp, à la droite, alors que sa stratégie l'a amené à une défaite lourde ?

Quelles perspectives offrir au Pays quand on n'a pas de perspective à offrir à son camp ?

Sarkozy a déjà tout essayé... C'est un peu ce qu'on avait dit il au café il y a deux ans ...

Mais ce qu'on peut dire en campagne électorale, ne peut plus être redit quand on est au pouvoir depuis 3 ans.

Le discours sur la rupture après avoir étonné, a fait sourire, il est maintenant devenu insupportable.

Une attitude d'humilité, outre qu'elle correspond mal au personnage, ne permet pas d'aborder la vraie échéance politique qui si trouve si loin et si proche à la fois ....

L'ouverture s'est refermée ... parce qu'elle n'a pas donné les fruits espérés, et qu'elle est critiquée vivement au sein de la droite ... avec cet argument majeur : à force de reconnaître les compétences de la gauche, on nie les compétences à droite, alors qu'elle est en difficulté. Ce n'est vraiment pas le moment ...

Les déclarations à l'emporte-pièces, type Gandrange, ou salon de l'agriculture, sont sans effets ... ou, pire encore, ils exaspèrent.

La stigmatisation de certaines catégories de population ressoude lesdites populations et désunissent les rangs de la droite renforçant ceux du front national ....

Et qui plus est, ces attitudes bravaches n'ont plus de sens lorsque le pays traverse une récession dont on ne perçoit pas la fin, avec des problèmes lourds à résoudre, nécessitant de profondes et utiles réformes ... lors même que les réformes engagées, lourdes elles aussi, mais pas toujours utiles (par exemple la réforme des collectivités locales), nécessitent un soin tout particulier...

mercredi 10 mars 2010

Le doigt des Irakiens

Bertrand Delanoë l'a superbement rappelé lundi soir à Evreux : dimanche, nous n'avons pas le droit de ne pas aller voter.
Nous le devons à la démocratie, au plaisir de vivre dans un pays où nous pouvons dire tout ce qui nous passe par la tête, ou nous pouvons nous opposer sans que cela se traduise par des morts ou des agressions. Et ceci, nous le devons à tous ceux qui se battent pour cette liberté de par le monde, nous le devons aux Irakiens qui ont plongé leur doigt dans l'encre du courage pour affirmer qu'ils avaient voté, et qu'ils étaient prêt à se battre pour cela.

On a toujours de mauvaises raisons pour se dire qu'on ne doit pas aller voter, que l'on ne comprend pas l'enjeu du scrutin, que la campagne est mauvaise, que le temps est beau, que l'on a perdu sa carte d'électeur, qu'on a envie de rester chez soi ... mais l'exemple de courage encore tout chaud donné par le peuple Irakien doit nous inciter au moins au civisme ...
Ça s'est passé dimanche dernier.

Les taliban avaient menacé le régime irakien de rendre impossible le déroulement des élections législatives. Dès l'ouverture des bureaux de vote, plusieurs attentats ont tenté de terroriser les irakiens. 30 morts et plus de 100 blessés ...

Et que croyez vous qu'il advint ? Les irakiens se sont déplacés en masse, et ont trempé leur doigt dans l'encrier qui marquait leur participation au scrutin (voir photo). Ce doigt, c'est le doigt du défi démocratique, c'est le doigt du courage, c'est le doigt du droit.

Le doigt maculé était, dans l'esprit des taliban, ce qui devait dissuader les irakiens de voter, puisqu'il apportait la preuve de leur participation aux scrutin. Rappelons qu'en Afghanistan, certains se sont fait torturer parce que leur doigt était encré.

Voilà pourquoi, tous nos discours sur les listes pas parfaites, sur les insatisfactions n'ont pas leur place.

Le premier souci, c'est de garder ce bien démocratique durement acquis et toujours fragile.

Les Régions, les collectivités locales qui nous représentent sont en danger, elles aussi, menacées par le projet de Réforme Sarkozy. C'est une autre raison d'aller voter.

Aller voter, c'est une chance, et la démocratie est une fête. La liberté ne s'use que si l'on ne s'en sert pas.

Pensez-y dimanche

lundi 8 mars 2010

Méfiez vous des imitations ...

Une contribution de Véronique Jullien, conseillère régionale

ATTENTION AUX FAUX ECOLOGISTES OPPORTUNISTES


Je reçois régulièrement des messages de ‘‘europe écologie normandie”, ‘‘des verts’’, de HN…… que je dois lire mais je ne peux y répondre !!!!!! alors je passe par ce blog pour ce message.


Pourquoi ces rappels (appels) incessants informatiques adressés à une élue régionale sortante, active et menant depuis des années une véritable politique écologique coopérative entre les territoires (Communauté d'agglomération , Région, Etat) et des acteurs multiples : la liste des dossiers en cours, en projet et innovants est longue ?
Des écologistes actifs et sérieux (élus, agents, citoyens, universitaires, entrepreneurs, etc…) j’en côtoie régulièrement et il est tout à fait possible de travailler , réfléchir et agir avec eux !!!!
Vous pouvez consulter les sites de la communauté d’agglomération Seine-Eure et de la Ville de Louviers par exemple et mesurer la politique transversale et collégiale menée depuis des années grâce à un fonctionnement démocratique assuré par le Président et le Maire… La parole est totalement et volontairement libre, d’ailleurs les expressions multiples s’entendent même dans leurs excès , leurs contradictions et leur mauvaise foi parfois!
Dans les assemblées non démocratiques, et il y en a de nombreuses, la parole est bridée et donc on ne peut même pas ni contredire, ni critiquer “le pouvoir majoritaire”.
Dans bien des communes et des collectivités dans les équipes élues : “un bon élu est celui qui ne fait rien et se tait”.
A Louviers et à la Case les Élus doivent et peuvent travailler de concert avec les agents et tous les partenaires institutionnels et citoyens……

Alors lorsque “Europe écologie Haute-Normandie” choisit d’exclure des élus, des militants qui ont mouillé leurs chemises au nom du parti vert pendant des années et lorsque l’on préfère des ‘‘images”, des ‘‘symboles’’ à la mode… et des confréries, pour tenter d’incarner les mutations écologiques urgentes… Il faut assumer ces décisions et éviter ces messages qui traduiraient un peu de panique ???


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MAIS ATTENTION aux faux écologistes, aux opportunistes !


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Que les électeurs déterminent bien ce qui relève des promesses, des incantations, des paroles et ce qui est traduit en engagements concrets, déterminés , bien inscrits et budgétisés dans les programmes mais surtout sur les territoires.


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Il y a des élus fiables, responsables, bosseurs, actifs, présents ,sans doute trop discrets. Il ne suffit pas d'avoir un titre, l'engagement politique et la prise de responsabilité s'organisent autour d'un triptyque vouloir/savoir/pouvoir. Pour cela il faut travailler avec des services et des agents indépendants et professionnels, des citoyens libres, des acteurs socio économiques dynamiques...
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C'est un ensemble démocratique qu'il faut pouvoir rencontrer sur les territoires.


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Véronique JULLIEN-MITSIENO

Conseillère régionale/vice présidente en charge de l’agenda 21 à la Case.

mercredi 23 décembre 2009

2010, l'année de la Normandie ?

Un rapport a été remis au Conseil régional de Basse Normandie.... Il fait état d'un avis très favorable parmi les élus Bas Normands qui jugent à 68 % que l'unification de la Normandie est une condition nécessaire enrayer le déclin économique de la Normandie.

Le rapport juge que c'est à Caen que doit s'installer le siège de la future Normandie.

Il était temps qu'à moins de trois mois du scrutin, on aborde enfin la question de la réunification de la Normandie.

Ci-joint, l'émission consacrée au sujet par fr 3 Basse Normandie lors de son 19/20

mercredi 9 décembre 2009

Régionales : les radicaux ont leurs candidats

L'assemblée départementale du prg a désigné mardi 8 décembre à Louviers les trois candidats appelés à se présenter aux élections régionales dans le cadre de listes d'union en cours de négociation.









  1. Franck Martin, président de la fédération départementale
  2. Christine Fillatre, conseillère régionale sortante
  3. Didi Boketsu, adjoint au Maire d'Evreux

La réunification de la Normandie, la modernisation de la gauche, la défense des valeurs républicaines sont au coeur du combat qu'ils mènent depuis des années et dont ils sont devenus des figures emblématiques.

La fédération de l'Eure du parti radical de gauche, réuni derrière ses candidats utilisera le cadre de ces élections pour poursuivre son engagement au sein de la gauche et pour une grande Normandie.


jeudi 26 novembre 2009


CAP21, le parti de Corinne Lepage rejoint Haute-Normandie Europe Ecologie...
Les régionales servent les opérations de recentrages... Assistons-nous à lisolement du Modem, qui rassemblait Europe Ecologie et la grenouille verte Europe Ecologie ne risque-t-elle pas d'exploser à force de tout manger ? Question subsidiaire : l'union avec le PS est il le bon choix pour les radicaux de gauche ?




En annonçant son ralliement à la liste Europe Ecologie dans le cadre des régionales en Haute Normandie, Cap 21 franchit un cap... et trahit l'isolement du Modem... Les Verts, grâce à la stratégie de rassemblement voulue par Daniel Cohn Bendit, devient la grande force d'attractivité de la gauche et du renouvellement de la société française.
Il y aura sans doute une part de naïveté à croire que ce rassemblement résoudra à lui seul la crise de la gauche. On en est loin. On en est juste pour l'instant à une fédération des mécontentements et il faudra de toute façon attendre les résultats des régionales pour en savoir davantage...

Une chose est sure cependant, l'effet « européennes » perdure.


Le Ps n'arrive pas à rassembler autour de lui et à se titre, la proposition socialiste faite à Franck Martin de rejoindre sa liste après toutes les turpitudes engendrées avec ses représentants locaux et de son député montrent a contrario la détresse des socialistes...

Certains parmi nous avaient dit : les socialistes ont besoin des radicaux pour ne pas se retrouver en tête à avec le PC.

On n'en est même plus là : les socialistes ont besoin des radicaux pour ne plus être en tête à tête avec eux-mêmes.

Dans ce cadre, effectivement, sans doute l’union avec le parti socialiste serait de la part des radicaux le dernier des services qu'il pourraient rendre à la gauche... (attention, cependant, cette phrase est volontairement à double sens). Il s’agit bien d’empêcher que celle-ci ne s’effondre avec le parti socialste… Et alors, suite à cela, le parti socialiste en serait il reconnaissant aux radicaux de gauche… ?

Ce serait pour le moins surprenant, ce n'est pas dans les habitudes fraternelles du parti socialiste, mais ne dit-on pas que le pire n'est jamais sur !

dimanche 22 novembre 2009

Une journée à Mortagne au Perche

Mortagne au Perche est la ville du philosophe Alain qui inspire la pensée radicale ... C'est aussi la ville de Thierry Jeantet, vice-président du parti radical de gauche, militant de l'économie sociale, et c'est enfin là que s'est tenue samedi 21 novembre une rencontre ouverte sur le thème des propositions et actions des pratiques radicales dans le cadre de l'action locale en perspective notamment des régionales.







On a pu remarquer le midi, la présence de Laurent Beauvais, président socialiste de la Région Basse-Normandie, puisqu'hélas nous avons encore deux régions quand une Normandie gagnerait tant à être unie. Les interventions se sont produites dans un cadre plus qu'agréable, ce qui fait d'ailleurs que, après une matinée déjà ardue, nombreux sont ceux qui n'ont pas été en état de participer au débat...






C'était une journée d'un haut niveau, animée notamment par Jean-François Huwart, ancien Ministre du commerce extérieur, qui a parlé crise et évolution de l'économie.


A Paul Dhaille qui plaidait une réindustrialisation, Franck Martin expliquait que les forges, et les industries de masse, c'était fini. Avec toutes les questions liées au développement de la formation dans les pays industrialisés ...


Franck Martin a notamment expliqué la situation sur le territoire de l'agglomération Seine-Eure où le nombre d'emplois est supérieur à la population active, ce qui n'empêche pas un taux de chômage élevé.


Un bémol dans l'action menée au niveau de l'agglomération : les projets gouvernementaux de réforme des territoires, et notamment en ce qui concerne la taxe professionnelle.


La taxe professionnelle était l'instrument du retour sur investissement, notamment pour des collectivités qui avaient pour objectif d'inscrire leur action dans le cadre d'une haute qualité environnementale...


Cet investissement coûte cher. Qu'en sera-t-il de l'investissement industriel si celui ci ne rapporte rien aux collectivités ? On préférera créer un lotissement qu'une zone industrielle, créer une marina plutôt qu'un port... Sur ce point, les propos de Franck Martin donnait raison à Paul Dhaille, des propos relevés par Valérie Gibert-Thieullent, conseillère régionale qui craignait que la volonté gouvernementale se traduise par une baisse drastique de l'investissement et une paupérisation de l'action publique.


Alain Tourret, que l'on voit ici au milieu d'un public nombreux (une centaine de participants) a une nouvelle fois plaidé pour une réunification de la Normandie, le projet de renforcement du lien Paris-Le Havre, la rendant plus que jamais nécessaire.
A signaler les interventions d'Honoré Puil etde Yohann Theuret (devant Alain Tourret sur la photo) qui ont précisé l'évolution législative en cours qui traduit le désengagement de l'Etat....
Un bémol cependant, dans le débat de l'après midi, animé par Mélanie Fortier. L'importance du tourisme. Important secteur créateur d'emploi et par nature non délocalisable.
Mélanie Fortier a expliqué le travail mené depuis que la Loire est inscrite au patrimoine de l'Unesco.
Certes, toutes les régions n'ont pas un tel atout et le tourisme, même s'il se développe dans un cadre de proximité, a des possibilités extrêment diversifées en fonction des sites.
Franck Martin a toutefois rappelé que la communauté Seine-Eure a réussi a amener sur son territoire le projet en provenance de Cerza ...
Ce qui n'a pas fait plaisir à Paul Dhaille... dont la communauté de communes était concurrente sur le projet ...
Enfin, c'est la vie.
A signaler, pour ceux qui souhaitent en savoir plus, une cession de rattrapage vendredi après midi : rendez-vous vendredi prochain à 16h30 au cinéma Le Forum à Louviers.








samedi 26 septembre 2009

Un café radical bien riche

Un café radical ne ressemble jamais à aucun autre. Le fait marquant ce 25 septembre, sur le sujet difficile de la réforme des collectivités a été la visite et la participation au débat des amis

d'Europe Ecologie Haute Normandie, avec Denis Szalkowski, Jean-Yves Guyomarch et Michael Ono dit Biot.


Deux conseillers régionaux dans la salle, Véronique Julien et Jean Yves Guyomarch... pas mal d'élus municipaux... à l'écoute du vice-président de l'Adcf Patrice Yung.


On a parlé départements, communes, régions, intercommunalités, Etat.


Quel avenir pour la démocratie locale dans ce contexte en constante évolution ?

Un point de vue : la réforme est mal partie pour être une grande et belle réforme comme l'a été la grande loi de décentralisation de 1982 qui a donné aux départements et aux régions leurs raisons d'être. Un exemple : les tergiversations sur ce que doivent être les "métropoles". Projet essentiel pour le territoire puisque si le seuil est fixé à 450.000 habitants, alors le grand Rouen pourra se faire. Verra-t-on alors la ville de Rouen structurer les collectivités locales alentours, puis les départements, les Régions et voir la Grande Normandie toute entière puisqu'elle sera la seule métropole. C'est Fabius qui va être content ! Il aura alors de quoi être le
Grand Duc de Normandie, position qu'il méprisait tant tant qu'il rêvait de se retrouver à la tête de l'Etat.

Jean-Michel Baylet, Président du parti radical de gauche vent debout contre cette réforme. Ce qui est sur : il y aura de la résistance. La marque de cette résistance n'est elle pas déjà dans le fait que le projet de Loi évolue chaque jour.


Et quel est le but au fond de Nicolas Sarkozy. On en veut pour exemple le projet concernant la fin de la taxe professionnelle.


Denis Szalkowski a rappelé que Lionel Jospin avait amélioré cette mesure en en retirant la part lié à la masse salariale qui était un frein à l'embauche.

Le projet tel qu'il se présente passe à coté de la nécessaire refonte de la fiscalité locale et des 4 vieilles qui font de l'impôt local le plus injuste de tous les impôts alors qu'il finance une part toujours croissante de l'action publique.


Au delà des effets d'annonce, l'Etat réoriente l'action publique vers les collectivités locales. Le fédéralisme ou une sorte de se développe de fait.


Mais la réforme profonde qui prendrait la dimension politique de ce fait historique est encore à venir. Le président Sarkozy n'est pas dans une situation historique comparable à celle de la gauche en 1982 qui avait instauré la décentralisation. On en est à répondre à de vagues approches sur la revendication populiste de fin de cumul des mandats, sans créer un projet cohérent sur l'organisation administrative et politique de la France.

La réforme en cours n'en a peut-être pas pour longtemps. Les besoins de la France relatifs au découpage de la carte communale risquent de ne pas être satisfaits à la suite d'une réforme où le pouvoir politique sera soumis aux pressions locales.


Nous y reviendrons sur ce blog.







En attendant, le café radical a pu annoncer le programme. Prochain sujet :


La Françafrique

avec Patrick Eric Mompouya, pour aller sur son blog, cliquer là,


Patrick-Eric Mompouya est venu de Mantes se faire une petite idée de ce qu'était un café radical. Bientôt, au programme : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Françafrique et sur l'avenir de l'Afrique le 23 octobre à Louviers.


Le 24 novembre : Faut il interdire la burqa en présence de Chantal Robin Rodrigo, députée radicale qui fait partie du groupe de parlementaires à l'origine du projet de loi. Le débat sera co-animé avec Hafidha Ouadha qui fera aussi état de son expérience.


Nous en reparlerons bientôt. Plus de photo en cliquant sur le lien face book

dimanche 13 septembre 2009

Collectivités locales, élus locaux, quel avenir pour la démocratie de proximité ?

On en parle encore assez peu, mais c'est la grande affaire de la rentrée politique. Fixée aux premiers rangs des priorités de Nicolas Sarkozy le vaste plan de la grande réforme intègre en même temps la disparition de la taxe professionnelle, le regroupement des communes, la disparition des conseils généraux en tant que tels, la modification du mode de scrutin régional, et tout un ensemble de mesure qui s'attaque à une démocratie de proximité qui tout compte fait ne marche pas si mal.

Pour en parler, le prochain café radical se tiendra vendredi 25 septembre à Louviers .


La réforme Sarkozy va-t-elle moderniser la démocratie locale ?

Les débats font rage, et feront rage. Jean-Michel Baylet est vent debout contre cette réforme.

Avant de se prononcer, le café radical propose à tous un débat vendredi 25 septembre à la Brasserie "Le Jardin de Bigards", à 18 heures30. Le débat sera animé par Patrice Yung, membre du bureau de l'Assemblée des communautés de France (ADCF) qui est au coeur de la réflexion sur le projet de réforme bientôt proposé à l'Assemblée Nationale.

Pour tout comprendre sur l'évolution à venir, réservez votre date...

dimanche 19 juillet 2009

A en pleurer...dernières nouvelles de l'été




Coté météo, ce serait exagéré d'appeler ça un bel été... C'est pour ça, le café radical opte pour une délocalisation. C'est provisoire, certes, mais quand même.


Ainsi donc, les lecteurs sont privés de commentaires pendant quelques jours, même si le débat continue ...


Pourtant, ce ne sont pas les sujets qui manquent et notamment 2 qui vont agiter la rentrée, s'ils n'animent pas déjà les conversations en tête à tête avec le pastis sous parasol...


Le premier est effectivement le parti socialiste, le café en a déjà parlé à la suite du pétard mouillé lancé par Martine Aubry contre Manuel Valls... Un pétard mouillé qui a l'air de revenir en boomerang contre l'intéressée à présent défendue par Laurent Fabius... qui montre à quel point le parti continue à s'enfoncer... ils creusent, ils creusent, si ça continue ils vont trouver du pétrole pour utiliser une formule utilisée en un autre temps par Santini à propos de Chirac, plongeant dans les sondages. A retenir dans le débat la formule lapidaire de Bernard Henry Lévy Le parti socialiste doit disparaître, voilà en tous les cas une façon de lancer le débat plus intéressante que les tentatives ridicules d'exclusions de Martine Aubry. Pour suivre le débat, se reporter au journal du dimanche en cliquant là. A lire aussi les propos tout aussi durs de Julien Dray, mais cette fois ci directement à l'intention de Martine Aubry. Sur son blog, il écrit un article dont le titre seul indique le ton : A en pleurer ! Pour en savoir plus, cliquer là : Salut et fraternité, l'ambiance est bonne camarade...


Mais nous nous en voudrions de ne parler que des déboires du parti socialiste... Il y a d'autres sujets.


Ainsi, on a très peu parlé du discours de Sarkozy au Havre. Un discours long, global, charpenté et qui livre quelques principes décisifs dont le débat régional ne pourra pas faire l'économie.


Pour écouter le discours du président de la République, cliquer là.


On n'insistera là que sur un petit point du discours de Nicolas Sarkozy, qui cite Napoléon 1er, son modèle incontestable, Le Havre fait partie du Grand Paris. Avec Rouen à 3/4 d'heures et Le Havre à 1h15, le projet profitera aux 2 Normandies, dit-il.


Notez bien, on ne parle plus d'une Normandie unique... parce que la Haute-Normandie n'est vouée qu'à être une banlieue parisienne, le contraire d'une Région... Bref, nous conseillons aux amateurs du café, après une étude consciencieuse des déboires du parti socialiste, d'écouter sérieusement le discours du président de la République, et de revenir après les vacances plein de vigueur et d'interrogations ...
Tout ceci peut sembler anecdotique dans un long discours qui évoque les rapports entre la France, son littoral, son avenir maritime, le développement durable... Un discours qui décline des projets d'envergure qui influeront directement sur l'organisation et la gouvernance de nos territoires.


Pour ce qui est du café radical, il prend ses quartiers d'été.


De nouvelles nouvelles à partir du 4 août !


A bientôt les amis