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mercredi 27 septembre 2017

Jamet s'en va. Tout ça pour ça !

Marc-Antoine JAMET n'a plus rien à attendre du PS. 
Ce n'est pas le seul. 
C'est le contraire d'une surprise : Marc-Antoine quitte des fonctions qui n'avaient plus aucun sens pour lui : il ne sera plus premier secrétaire de la fédération de l'Eure ni membre du conseil national du parti socialiste. Il s'agit d'une conséquence attendue de la déroute des socialistes aux présidentielles.
C'est aussi la preuve que la défaite des socialistes va bien au delà d'une claque électorale, dont, après tout de nombreux partis se sont remis. Nous sommes déjà dans une nouvelle réalité.
Je ne me permettrai pas de juger l'action de Marc-Antoine Jamet en tant que premier secrétaire fédéral. Elle n'aura été ni pire ni meilleure que celle de ses prédécesseurs, ni plus incohérente. Bien sûr, et c'est sans doute à la mesure de l'individu, aura-t-elle été plus arrogante, l'arrogance, bien-sûr, se transformant en ridicule à chaque défaite. C'est que le comportement hégémonique, consubstantiel à la façon d'être socialiste n'a guère de sens lorsque son porte parole ne recueille que 5 % des voix, et que ce même score est conforté lors des élections législatives. Pour le reste, Marc-Antoine Jamet a raison, malgré tous les reproches que l'on peut lui faire, on ne saurait lui attribuer la déroute  des socialistes dans le département, celle-ci est à la mesure de la débâcle nationale de la gauche.
Marc-Antoine reste maire de Val de Reuil, vice-président de la communauté d'agglomération et conseiller régional. Il restera de ces dix années passées à la tête de la fédération que sa décoration aura été complètement refaite.
Plus sérieusement, le départ de Jamet est le symptôme de l'éclatement de la gauche gouvernementale, qu'elle se réclame de la social-démocratie, du social-libéralisme, voire, je le dis : du radicalisme.
Il y a pourtant un avenir à gauche, même si le présent est difficile. Un grand parti reste à construire, sans doute. Un parti capable de fédérer l'ensemble des courants qui sont la gauche, de leur donner une cohérence, un projet, une dimension nationale et internationale, tenant compte des évolutions et des dangers qui font courir l'humanité et la menacent, tenant compte aussi des appels à l'engagement  comme autant d'initiatives locales.






vendredi 17 avril 2015

Ce que je dois à Charly Hiblot

Qui a donné le départ  ?

Il était j'en suis sur de ceux qui éprouvent ce
sentiment d'utilité quand ils courent. Il était de ceux
qui aiment rendre service et à qui tant de coureurs de
tout niveau doivent des instants répétés de bonheur et
de libertés, de ceux que seule les épreuves de masse
peuvent offrir. Merci Charly !
Charly Hiblot s'en est allé, en solitaire, après avoir fait courir des milliers de gens au fil des routes des challenges des quatre villes devenues challenges des quatre communes. Charly Hiblot a été aussi la cheville ouvrière de l'organisation du marathon Seine-Eure.
Ne serait-ce que parce que j'ai été l'un des participants de ces moments que l'on abordait par centaines, en petite tenue au cœur du printemps. Oui, on était tous Charly, sans le savoir. et c'est ce qui rapproche ces événements tragiques, isolés mais solidaires, bien au delà d'une curieuse homonymie.
Je n'étais pas un intime de Charly Hiblot. Juste un de ses tranquilles admirateurs, un de ces petits profiteurs, parce que je crois bien avoir participé à toutes les épreuves qu'il a contribué à organiser. C'est en cela que je suis Charly, comme d'une autre manière, je suis aussi Charlie, parce que sans l'un ni sans l'autre, je ne serais ce que je suis.
Un hommage particulier sera rendu à Charly Hiblot, dimanche prochain, à Incarville à l'occasion de la course que les organisateurs ont bien fait de ne pas reporter.

jeudi 7 février 2013

Le vert dans le fruit ?

2013 est décidément une année à surprise ! Voilà que c'est au tour des verts de faire une crise d'identité.
Dans la Dêpeche on apprend que les Verts se sont rencontrés dans la salle Pierre Mendès France et ont décidé de mener une liste autonome aux municipales à Louviers. Voilà qu'ils décident que Franck Martin ne mène pas une politique assez écologiste après des années de collaboration. le plus étrange d'ailleurs étant que certains des candidats se sont rencontrés pendant le défi "familles à énergie positive", initiative précisément lancée par la Case présidée par Franck Martin.
S'il ne s'agissait que d'un aspect marginal et gadgétisé de la politique de Franck Martin !... Mais il suffit d'aller sur le site de la Case pour voir que l'écologie est au coeur de toutes les pratiques politiques impulsées sous la présidence de Franck Martin. La Case vient de recevoir  à Grenoble le label Cit'énergie, conséquence d'un effort constant, validé par des services organisés notamment autour d'un service de politiques publiques durables. Il suffit d'aller sur l'onglet "respecter l'environnement" pour mesurer tout ce que la Case fait en matière de tri sélectif, respect et entretien des milieux naturels, traitement de l'eau et assainissement, et jusqu'au politique sur le climat et l'énergie qui sont parmi les plus innovantes nationalement et que je me garderais de décrire par peur de lasser l'auditoire.
Alors quoi ? Franck Martin n'est pas encarté chez les Verts ? C'est vrai ! Il ne partage pas toutes leurs idées ? C'est encore vrai ! Il dit quand il n'est pas d'accord, c'est toujours vrai, mais il le fait avec tout le monde et c'est pour ça qu'il est respecté.
Signalons au passage que ses divergences avec les Verts ne l'ont jamais empêché de leur laisser présider et agir diversement au sein commissions ...  jusqu'à la présidence du Scot laissée à Jérôme Bourlet de la Vallée,   personnalité régionale pourtant rejetée par son maire dans la commune de Saint Pierre du Vauvray ?

Quel intérêt alors de partir seul, de faire une liste de Verts solitaire  ?
Les Verts s'opposent au nucléaire ? Bien ! Franck Martin ne les suit pas sur ce point. Il y a des divergences aussi sur l'opportunité de construction de l'aéroport de Notre Dame des Landes  ! Plus sérieusement et plus proches de nous, c'est vrai qu'il y a des divergences sur les grands projets d'Etat, liaison A28/A13 et ligne de chemin de fer entre Louviers et Evreux. Mais ce sont là des choses qui nous dépassent, des projets dont l'avenir ne dépend pas du territoire, et jamais Franck Martin n'a interdit quiconque d'exprimer ses divergences ... A vrai dire, ça ne lui viendrait même pas à l'idée !
Alors pourquoi ? Pourquoi présenter une liste. Les Verts, ils le savent ne peuvent gagner seuls ! Quel intérêt de se compter à Louviers, où ils risquent de faire moins de 10 %, surtout s'il y a une liste d'extrême gauche, une liste socialiste, une liste centriste, une liste ump et une liste front national opposé à la liste de la municipalité sortante dont ils ont fait partie pendant 18 ans ! Il ne faut pas oublier qu'au total, quelque soit le bout par le quel on la prend, la totalité des voix devra faire 20 %. Si les Verts font plus de 5 %, ce sera un exploit ! Ils se feront rembourser leur campagne ! ... mais ils auront perdu toute possibilité de se maintenir et d'avoir des élus capables d'agir ... sans compter le fait qu'ils priveront la municipalité et les lovériens de leur savoir faire. N'oublions pas non plus que s'ils n'ont plus d'élus à Louviers, ils n'en auront pas non plus à la Case.
Voilà un comportement bien incompréhensible à première vue, mais je n'ai peut-être pas tout compris, d'autant que d'autres alliances sont possibles sur le reste du territoire.

mercredi 2 janvier 2013

Une année 13 active ...

13 attaché à la personnalité de Pierre Mendès France,
Franck Martin  commence son année sur les chapeaux
de roue.
C'est une année qui commence très fort : depuis le 1er janvier à 0 heure, la nouvelle communauté d'agglomération Seine-Eure existe.
Elle est le résultat de la fusion des communautés Seine-Eure et Seine-Bord, seul exemple de ce type dans toute la Normandie. Elle est surtout la concrétisation du combat mené par Franck Martin et ses amis pour créer un territoire cohérent et attractif au sud de Rouen, dépassant les logiques de clocher et les égoïsmes partisans.
Lundi l'élection du nouveau président aura lieu. Chacun s'attend à ce que Franck Martin, le principal artisan de cette réussite soit logiquement réélu.
Entre temps, samedi, le maire de Louviers aura reçu le président de la République, venant rendre hommage à Pierre Mendès France à l'occasion de l'exposition éponyme qui se tient au musée de Louviers. Il s'agit d'un hommage exceptionnelle, la dernière visite présidentielle Louviers avait été organisée par ... Mendès France lui-même qui avait fait venir dans sa ville le chef de l'État en 1945.
Au delà de la ville elle-même, de son maire, et du grand homme d'État que fut Pierre Mendès France, il faut y voir la reconnaissance de la doctrine mendésienne, incarnée par les radicaux. Il s'agit juste de s'appuyer sur les principes humanistes pour promouvoir une vision du monde moderne et Républicaine, débarrassée des fatras idéologiques mortifères ressassés par la faction la plus conservatrice de la gauche.
Voilà une année qui commence sur les chapeaux de roue. Après, il s'agira de tenir le rythme !
Je souhaite à tous les radicaux, à tous les lovériens, à tous les Eurois
Une année 13 en forme,
Une année 13 active,
Une année 13 heureuse,
Une année 13 humaniste,


Olivier Taconet
président de la fédération de l'Eure
du parti radical de gauche

mercredi 21 décembre 2011

3e épisode : le travail de Franck Martin

Résumé de l'épisode précédent :
Il y avait bien un territoire ! A l'analyse tout le démontre, et ce jusqu'à l'existence de Val de Reuil, qui malgré l'échec qu'il représente en tant que Ville nouvelle, souligne la volonté de fédérer un territoire émietté en imposant la structure externe d'une ville nouvelle ... La Case fédère aujourd'hui 70.000 habitants autour d'un projet commun, la Ville nouvelle visait 100.000 habitants, c'est bien la preuve que le territoire ne demandait qu'à se fédérer. Il n'empêche, si l'agglomération Seine-Eure a pu réussir sa mission, c'est aussi grâce à la volonté d'un homme.
Rien ne lui aura été facilité dans ce travail.




Il est bon de rappeler ce que l'émiettement signifie pratiquement, et comment il a été vaincu. Tout se joue à l'initiative de Franck Martin dans cette période de 1995 à 2002, et son parcours s'effectue en parallèle à la nouvelle dimension de l'intercommunalité prise au niveau national. L'émiettement a tout son sens dans le territoire, mais il n'est qu'à l'image il de notre France des 36.000 communes et donc d'autant de pouvoirs locaux, aussi jaloux de leurs prérogatives que soumis aux autorités centrales parce qu'incapables d'agir sur des grands projets.

Comme il a été dit dans le 1er épisode, Franck Martin a très rapidement pris contact avec les communes de Val de Reuil et d'Incarville. Mais ce n'est pas tout. Fort de ses relations et de son statut de conseiller général, il expose aux 12 maires de son canton l'intérêt de construire une intercommunalité de projet.

Cela ne marche pas avec tout le monde ! Acquigny, affectivement attaché à Odile Proust, l'ancien maire de Louviers, est inflexible. Hondouville vit dans la peur de perdre la taxe professionnelle de la grosse entreprise située sur sa commune ... et la même grosse entreprise fait tout pour ne pas voir sa taxe professionnelle s'aligner sur celle de Val de Reuil. Pour les autres maires, c'est banco. Tout simplement parce que Franck Martin arrive à les convaincre aussi en les informant que leur métier d'élu va évoluer. Il leur propose de participer à une réflexion élargie à l'ensemble d'un territoire sur lequel ils vont pouvoir influer. Car qu'est ce que le métier de maire d'une petite commune, à part un dévouement sans faille à ses habitants et une mise à l'épreuve permanente ? Peu de chose en somme, les projets structurants sont traités par des syndicats, qu'il s'agisse de distribution de l'eau, de voirie, quant aux équipements, écoles, implantations économiques, centres de loisirs, etc ... Les choix faits, s'ils concernent les habitants de la commune, sont décidés en dehors d'elle.

Tout se travail est long est difficile. Franck Martin est aidé par son adjoint Patrice Yung, qui deviendra vice-président de la Case et d'une équipe administrative militante composée de Claude Blanluet, Jean Laversanne et Philippe Le Gal, les secrétaires généraux de Louviers, Val de Reuil et Incarville, les trois communes fondatrices ... Ils deviendront tout à tour directeurs généraux des services de la Case.

Oui, mais dire que le pouvoir de conviction de Franck Martin s'est imposé naturellement serait mentir. J'ai parlé un peu plus haut de l'usine d'Hondouville ... mais au delà, il y a eu des freins nombreux ... Politiques d'abord ... La droite a peur de deux choses : un président de gauche influent, et une perte d'influence sur les maires locaux. Elle tente de fédérer les communes pouvant empêcher l'intégration. On tente de créer des intercommunalités de barrages, dont le seul but est d'entraver un travail cohérent sur le territoire. Franck Martin est soutenu par le préfet qui tente de faire appliquer la Loi Chevènement relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale du 12 juillet 1999 ... une loi qui parachève le travail mené depuis 1997 par le gouvernement Jospin. Mais les blocages ne viennent pas que de la droite.

François Loncle, le député, pourtant ancien ministre de la Ville, pourtant membre de la majorité gouvernementale, participe au combat rétrograde contre l'intercommunalité. Il souteint la commune des Damps dans son opposition à l'adhésion à la communauté d'agglomération. Au risque de tout foutre en l'air. Paulette Lecureux maire de Pont de l'Arche se trouve isolée, lors même qu'elle a fait le choix de rejoindre la communauté d'agglomération qui se construit. Elle en perdra les élections quelques mois plus tard !

Mais la communauté d'agglomération finit par s'imposer et prend naissance en 2001.

Dans les années qui suivent, le territoire s'impose. Les nouveaux rentrés, même si leur présence a été imposée par le préfet, y prennent toute leur place. A Pont de l'Arche, les nouveaux élus ont fait campagne cointre l'intégration à la communauté d'agglomération mais ils tournent casaque une fois élue ... et participent à l'exécutif, sous le regard médusé de Paulette Lecureux .. mais l'événement marque la victoire de la Communauté d'agglomération.

D'autres faits majeurs sont à signaler. La communauté va passer en quelques années de 24 à 29 membres, en intégrant notamment les communes d'Andé et d'Amfreville sous les Monts. Bientôt, elle intégrera de par la loi la commune réfractaire de Portejoie (une anecdote savoureuse, mais qui prendrait trop de place à être détaillée).

Le travail de la communauté impose le territoire. Elle continue essentiellement à travailler sur ses missions principales liées à l'aménagement du territoire (Scot, Transport ...), au développement économique (commercialisation des zones de Val de Reuil malgré les entraves de son maire, création d'Ecoparc 2 et 3 sur Heudebouville), à l'environnement (traitement des déchets, des eaux usées, et distribution de l'eau)...

Il n'empêche, si le territoire s'impose à présent comme un élement incontestable du paysage administratif et politique, les derniers événements de l'année 2011 soulignent que celui-ci est appelé à prendre une nouvelle dimension.