Affichage des articles dont le libellé est fédéralisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fédéralisme. Afficher tous les articles

mardi 29 avril 2014

Sommes-nous encore Européens ?


L'Europe, un souvenir, déjà ?
Mauvais climat. Poutine joue les gros bras. Le budget de l'aide alimentaire européenne est réduit. Les Etats Unis menacent l'Europe dans les négociations sur le traité d'échanges transatlantique. Valls présente son pacte de stabilité économique dans la défiance de la gauche. Et jusqu'à Cohn-Bendit qui prend sa retraite de député européen.  Dans ce cadre, lorsqu'on apprend que les instituts de sondages prévoient 35 % de participation aux élections du 25 mai, on n'est pas surpris plus que ça.
Et pourtant ! Ne sont-ce pas là que de mauvaises raisons. L'Europe va mal. D'accord ! Pire que cela, elle est en danger. Son mal chronique, sa faiblesse intrinsèque se renforce avec le temps. L'Europe souffre de ce qu'elle n'existe pas, ou peu. Géant économique et nain politique, et encore son poids économique diminue-t-il régulièrement. "Bruxelles, voilà l'ennemi !" disent en cœur les gouvernements et les europhobes ... Et pourtant ! Bruxelles, lieu de la commission européenne, où tous les accords se négocient entre États est bien sur l'ami de tous gouvernements européens. Il leur autorise tous les accords d'État à État... bien loin de la construction du projet Européen. Cette façon de faire à Bruxelles est au premier chef ennemie de l'Europe, pas des États. et c'est l'Europe, ce sont les peuples qui en sont victimes.
Oui, l'Europe va beaucoup plus mal que quand elle était à 6, beaucoup plus mal que quand elle était en capacité de s'élargir aux États fuyant l'influence du communisme et s'ouvrant à la liberté, beaucoup plus mal que quand elle était capable de créer l'Euro.
Et pourtant, pourtant, si l'on regarde de près le sondage cité plus haut, un fait est clair : l'opinion française reconnait l'importance de l'Europe dans sa vie quotidienne, et ne souhaite ni en sortir, ni sortir de l'Euro.

Bernard Guetta, devenu européen en même
temps que nous tous, finalement. Cliquer là
 pour lire le compte rendu de sa conférence

Alors que faire pour faire vivre l'Europe, pour la faire progresser, pour la rendre plus sexy ? Bernard Guetta insiste pour que le président de la commission Européenne, ne soit plus choisie par les États, mais par le parlement, comme le stipule le Traité de Lisbonne.
Pourquoi écris-tu Verts avec un V et Radicaux avec un r ? et les Citoyens ...

Dommage d'ailleurs que les partis n'aient pas repris le principe à leur compte... mais pas encore de quoi enthousiasmer les foules. Je suis d'accord.

soif de débat ?
Un café radical s'impose !
Et pourtant, c'est par ici que se trouve la solution. Les élections Européennes sont importantes parce qu'elles légitime l'idée même d'une Europe faite par le peuple, par les citoyens.
Et dans cette Europe compliquée, les partis politiques se défilent, en attendant passer l'orage europhobe qui a succédé à la pluie eurosceptique. Peut-être dans l'espoir d'une éclaircie post électorale ? Mauvais calcul.
Les politiques se défilent ? Non, pas tous ! Heureusement, il y a les Verts, et il y a les Radicaux.. seuls à défendre clairement une Europe fédérale, une Europe des citoyens, l'Europe de l'avenir et du présent.
Aussi le café radical lance-t-il le débat.

Odile Leperre Verrier, radicale de gauche,
ancienne députée européenne.
Sommes nous encore européens ?
Débat animé par Odile Leperre-Verrier, ancienne députée radicale européenne. Elle répondra à toutes vos questions.

Café radical
Vendredi 23 mai à 18h30
au "Jardin de Bigards"
39 rue du Quai
27400 Louviers



 










jeudi 29 novembre 2012

Ce qui me gène à Notre Dame des Landes



L'époque n'est plus aux grands projts nationaux, de plus en
plus rares. La mobilisation nationale peut faire échouer un projet
local, certes, mais cela risque de se retourner politiquement
contre les auteurs de la mobilisation.
Je ne me prononcerai pas ici sur l’adéquation ou non du projet d’aéroport du grand Ouest à Notre Dame des Landes.

L’une des forces de ce projet est précisément qu’il est un projet local, voulu par des autorités régionales et qu’il ne s’agit donc pas d’un projet d’Etat, comme l’était le camp militaire du Larzac ou comme peuvent l’être des projets de centrales nucléaires par exemple.

Il s’agit de construire un grand aéroport du Grand Ouest. A priori, cela semble intéressant et pour plusieurs raisons d’où les logiques environnementales et économiques ne sont pas absentes.

La première, il s’agit d’un vrai désenclavement parisien.

En matière d’aéroport, la France vit toujours selon son vieux modèle centralisateur, ce qui fait que la France a vu se multiplier des petits et voire de micro-aéroports rendant impossible une rationalisation du transport aérien. Je constate d’ailleurs que les régionalistes bretons sont favorables au projet. A priori, en tant que fédéraliste, je me vois mal m’opposer à un projet mis au point dans une logique interrégionale, et décidée en fonction d’arguments locaux. Il ne s’agit pas d’un caprice de l’ancien maire de Nantes, au détriment du maire de Rennes… non, toutes les collectivités se sont mises d’accord là-dessus.
Jean-Luc Mélenchon mêlant sa voix aux opposants de
l'Ayroport. De la part d'un productiviste forcené, difficile de
ne pas y voir d'arrière pensées.

La deuxième, il s’agit d’une démarche économique cohérente. L’agglomération de Nantes est l’une des plus grandes de France, elle est en perpétuelle croissance démographique. La réussite démographique et économique tient à sa modernité et à sa capacité à accueillir et à échanger. C’est grâce à cela que la Bretagne a réussi à se développer malgré sa distance vis-à-vis des centres économiques.

La troisième, le projet, déjà ancien répond cependant, parce qu’il s’est enrichi et amélioré à des normes de haute qualité environnementale.

Oui, mais il y a la nostalgie.

Ainsi, nous voyons se mêler bras dessus bras dessous Jean-Luc Mélenchon, écologistes, anarchistes et petit propriétaires dans une lutte unitaire où chacun fait germer ses arrière-pensées.  

Qu’importe si le centralisateur productiviste Mélenchon est au fond l’ennemi acharné d’une démarche écologiste. L’idée est bien de situer l’ennemi, et de faire éclater l’alliance écolo-socialiste. Ça tombe bien, Jean-Marc Ayrault, défenseur du projet est aussi premier ministre. Ainsi peut-on faire passer le projet pour une volonté de l’Etat alors qu’il est tout le contraire.

Qu’importe si ce projet correspond à une nécessité vitale pour le fragile équilibre économique de toute une région !

On est là dans une sorte de rêverie, comme si l’époque n’avait pas terriblement changé depuis l’époque du Larzac où de jeunes lettrés parisiens se rêvaient éleveurs de moutons. Nous ne sommes plus dans l’Etat gaulliste d’après guerre, héritier des 30 glorieuses. Les défaillances économiques, les erreurs stratégiques se paient cash, par des pertes d’emploi et la désespérance sociale. Ce ne sont ni les écologistes, ni les mélenchonistes, encore moins les communistes ou les gauchistes qui en tirent bénéfice. C’est la démagogie populiste de droite qui  attend juste un peu pour se glisser dans les bottes de la démagogie populiste de gauche.

 

A vouloir transformer tout équipement public en ennemi par nature, c’est l’intérêt général qu’on met à la trappe ! Les conséquences risquent d’être désastreuses sur le plan économique, social et politique.  
 
 
....
Un rappel : n'oubliez pas,
café radical vendredi prochain à 18h30
La finance est elle notre ennemie ?
Animée par le professeur Hervé Causse

vendredi 12 octobre 2012

Merci Oslo, et vive l'Europe !

"Putain, putain, c'est vachement bien,
on est quand même tous des européens ! " Arno
Les bonheurs sont toujours trop rares et je reçois le prix Nobel de la paix comme une récompense personnelle à partager avec 502.519.978 européens.
Ce n'est pas le cas de tout le monde, visiblement, ce qui m'oblige à m'expliquer un peu...
"-  Comment ? Entends-je, alors que l'Europe en crise, asservit les peuples, n'est-ce pas de l'humour noir que de récompenser l'Europe ?"
Je dois dire, moi aussi, comme tout le monde, j'ai été surpris par le choix de voit décerné le prix Nobel à l'Union Européenne.Mais, heureusement surpris, et pas longtemps.
D'abord, parce que depuis sa naissance, dans un contexte incroyablement difficile, l'Europe a résolu énormément de crises sans guerre et sans dictature ! ça peut en chagriner certains, mais moi, ça me réjouit. Et je ne suis pas le seul (ci joint le point de vue de mon amie Dominique Boy Mottard sur son bloen cliquant là).
Bien sur, l'Europe traverse une crise économique. En rendre l'Union Européenne responsable n'a pas de sens. C'est même pour l'instant le vrai problème, c'est qu'elle n'a pas de politique, et c'est ce qui la soumet aux puissances financières... seulement, même en absence de politique elle a réussi à éviter les guerres. Comme dit la chanson, c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup !
Qu'on se rappelle comment a été résolue la dernière crise économique : par la deuxième guerre mondiale, tout simplement parce que la crise a laissé monter les nationalismes...
Voilà pourquoi tous les oiseaux de malheur m'effraient dans leur chasse au bouc émissaire.
Alors que les pourfendeurs du traîté annonçaient vouloir plus d'Europe, le discours deveint de plus en plus évident et de plus en plus dangereux. On en vient à être incapable de reconnaître les mérites de l'Euroep.

Si la guerre est la continuation de la politique avec d'autres
moyens que la politique, alors la paix, c'est la politique,
 c'est à dire le moyen de résoudre les conflits sans faire parler
les armes. Ce miracle européen dure depuis 60 ans.
Je l'ai dit pluseiurs fois, que cela vienne de Mélenchon et du Front national, le rejet de l'Euroep s'appuie sur un modèle politque et économique heureusement dépassé : celui de la France puissance coloniale pouvant s'appuyer sur un marché interne élargi.
Ce modèle, outre qu'il est obsolète, ne saurait mériter un prix Nobel, ni même celui de Chavez ou de Fidel Castro si chers à Mélenchon.
La reconnaissance par les Norvégiens (qui n'ont jamais voulu intégrer l'Europe) de ce que l'Euroep a apporté au monde n'est pas une  mince affaire. Elle est simplement l'aveu de la reconnaissance de l'action politique et de ses moyens dans la mesure où il ne faut jamais oublier la terrible définition de Clausewitz : la guerre est la continuation de la politique, avec d'autres moyens que la politique.

jeudi 16 juin 2011

Tous à Strasbourg ...

Quel avenir pour le pays ? Comment faire reculer le chômage ? Comment réduire le pouvoir de la finance ? Faut-il sortir du nucléaire ? Faut-il instaurer un salaire maximal ? Faut-il un revenu universel ? Devons-nous quitter l'euro ? Quel avenir pour la laïcité ? Comment réformer l'éducation ? Quelle politique d'immigration ? Quelle lutte contre les délocalisations ?

Il n'y a pas de mauvaises questions ... contrairement à ce que pensent les malheureux qui viennent d'être soumis aux épreuves du bac philo.
Ce week-end, Terra nova, think-tank de gauche, qui inspire souvent l'auteur de ces lignes organise un séminaire de cogitations sur l'avenir de la France.

Un beau sujet, 100 beaux sujets à débattre à moins d'un an des présidentielles et à l'aube des primaires de la gauche.

On y parlera des questions que l'actualité nous oblige à repenser : la sécurité énergétique, les nouveaux rapports avec les pays méditerranéens, l'avenir de l'Europe, l'avenir de nos institutions ...

C'est un lieu de débat largement ouvert par la gauche, dans la logique même qu'à sa petite échelle le café radical s'acharne à réaliser. Participeront à ce débat des personnalités aussi variées que Jean-Michel Aulas, Xavier Bertrand, Jean-Marie Cavada, Yves Cochet, Gérard Collomb, François de Closets, Harlem Désir, Michel Destot, Vikash Dhorasoo, Alain Duhamel, François Durpaire, Jean-Paul Fitoussi, Caroline Fourest, Elisabeth Guigou, Benoît Hamon, Martin Hirsch, François Hollande, Eva Joly, Jean-François Kahn, Jack Lang, Jean Lassalle, Corinne Lepage, Arnaud Montebourg, Hervé Morin, Pierre Moscovici, Dominique Paillé, Laurence Parisot, Valérie Pécresse, Jean Peyrelevade,Thomas Piketty, Jean-Vincent Placé, François Rebsamen, Roland Ries, Michel Rocard, Alain-Gérard Slama, Catherine Trautmann, André Vallini, Manuel Valls, Hubert Védrine, Jean Viard, Patrick Weil Christiane Taubira, Dominique de Villepin, François Hollande, Valéry Pécresse, Gabriel Cohn Bendit, et bien sur les organisateurs Olivier Ferrand et Laurent Joffrin...


Et de ces 100 idées, je suis sûr, jailliront mille idées. Le vieux monde ébranle nos certitudes. Ce qui est en débat, c'est le nouveau monde que nous devons construire.

Pour ceux qui le peuvent, allez à Strasbourg ! Inscrivez vous sur le site de terra nova ou du nouvel observateur

Pour ceux qui ne le peuvent pas (comme moi du reste), suivez ça de près !

Voici venu le temps des radicaux !

mercredi 7 octobre 2009

Pourquoi les radicaux sont fédéralistes

A priori, c'est une question qui n'empêche personne de dormir. Etatisme ou fédéralisme, fédéralisme ou étatisme ? Pour tous ceux qui s'intéressent à l'action publique, la question n'est cependant pas vitale. Cependant, on la trouve en filigrane derrière toutes les entreprises de modernisation de l'action publique et au premier chef, bien entendu la réforme des collectivités locales mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy.

Disons-le, ce n'est ici qu'un article de blog... Il ne s'agit pas d'un article sérieux, juste une réponse avec les moyens du bord, à une question qui m'a été posée au fil des rencontres...
La question du fédéralisme ne date pas d'hier. Bien sur, on ne peut pas faire remonter à Mathusalem la problématique fédéraliste/étatiste, quand à l'organisation des pouvoirs... Et pourtant !

On peut opposer l'image que l'on se fait de l'opposition des civilisations Grecque et Romaine.
Les Grecs ne pratiquent pas l'Etat de la même manière. Les guerres n'imposent pas une soumission à un état central. Il y a des organisations politiques, dont celles d'Athènes qui donnera naissance à l'ancêtre de la démocratie. Ce monde s'appuie sur les réseaux commerciaux basées sur les colonies grecques installées sur divers lieux de la Méditerranée.
Les Romains, eux, sont dans l'Etat. Ils sont dans une logique militaire centralisatrice. Dans des conditions incroyables, ils vont assoir en très peu de temps un pouvoir centralisé sur l'Europe, avec la connaissance de l'organisation des pouvoirs à des milliers de kilomètres (rappelons aux plus jeunes d'entre nous qu'à l'époque les SMS n'existaient pas (lol), ni même internet(lol bis), et qu'il fallait en même temps s'assurer des conquêtes, de l'organisation des lieux conquis, et du lien avec le pouvoir central situé à Rome.
Pour faire bref (ô combien), le christianisme s'installera quelques siècles plus tard dans cette formidable organisation qui décide de l'organisation des pouvoirs locaux qui signifie une soumission au pouvoir central.
La France sera celui qui se fondra le mieux dans cette logique de pouvoir. L'Etat Français, parti d'un territoire qu'il serait excessif de comparer à un confetti, va s'étendre sous Louis XI, soumettre la Bourgogne, et faire en sorte que par la suite tout territoire conquis se soumette aux règles de l'Etat central. Modèle achevé avec Louis XIV. C'est dans les chausses de cet Etat que s'installe en 1789 la Révolution Française et la logique républicaine.
Elle est le symbole de la France, de sa réussite et de son arrogance, et de sa tendance insupportable à l'étranger de se sentir porteur d'un message universel. Allié à la logique coloniale, il y avait de qui faire des ravages... On en arrive, mais je m'égare à la Françafrique (histoire de rappeler au lecteur l'organisation du café radical le 23 octobre prochain sur ce thème, mais nous y reviendrons).

Parallèlement, d'autres modèles se développent en Europe. Nous avons la Hanse dans le Nord et les villes Italiennes du sud de l'Europe. Tous ceux qui connaissent l'Italie peuvent remarquer un attachement profond des Italiens pour l'Histoire de leur ville, et sa dimension culturelle et artistique. Tout cela vient de la Renaissance. Un peu à la manière des Grecs, les villes commercent entre elles, se concurrencent, se font la guerre, mais ont en commun un réseau culturel, un ensemble de valeurs, se prêtent les artistes, se les volent, se les achètent et participent à l'essor culturel de l'Europe. Il y a des luttes de pouvoir terribles. Des tyrans, et des démocrates... Autre essor de la démocratie moderne : Florence, l'humanisme, Machiavel. Une réflexion politique majeure au coeur de l'Europe. (en photo, la statue du David de Michel-Ange, image de la Renaissance qui est à associer à l'essor économique, culturel, humaniste et politique de toute l'Europe en prenant appui sur le pouvoir des villes).
Du coté de la Hanse, ça se ressemble. On est dans la puissance des pouvoirs locaux qui s'organisent en pouvoir locaux mais qui ont besoin de se relier pour construire une puissance de police à même de faire face aux piratages qui menacent les affaires.

Tout ça pour dire, en opposant les deux logiques que si l'on peut parler du Génie Français, et si celui ci doit sa renommée en partie grâce à la construction et au développement de son Etat, jamais l'organisation de villes états, organisées en réseau n'a empêché que l'on parle de Génie Italien ou de Génie germanique.

Parlons de la France, donc, et de son rapport à l'Etat. Nous avons donc Louis XIV, qui reprend la balle de Louis XI (c'est un lobe de plusieurs siècles), qui la repasse à la Révolution Française (grand pont dans le dos des Louis XV et Louis XVI), constitution de l'Etat, grande honte de Vichy, ballon sauvé de justesse par de Gaulle, et puis début de la décolonisation, fin du premier rôle de la France au niveau mondial, émergence de l'Europe comme puissance naissante et alors, maintenant, que devons nous faire du ballon ?


On m'excusera, encore une fois, de parler du sujet légèrement. Il n'est que l'ouverture d'un débat... grossièrement schématique, je dirais même caricaturale ... en espérant que la caricature soit distrayante, si ce n'est amusante.
Je reprends ce que disait Jean Michel Baylet lors d'un congrès : nous n'avons pas toujours été fédéralistes.
Et de fait, les radicaux sont les républicains, il sont nés avec les lumières, avec la République, avec la Révolution Française qui a posé les fondamentaux de la Raison comme principe de l'action politique et des principes de liberté universelle.
C'est l'évolution du monde politique et social qui pousse à une logique fédéraliste.
D'abord, l'Etat lui-même, n'est plus ce qu'il était. La décolonisation, la montée de l'Europe font que la France, grande puissance économique a perdu sa vocation à être une puissance politique structurante au niveau mondial. Rappelons que cette fiction maintenue heureusement par le Général de Gaulle avait été déjà battue en brèche par la noire période de la collaboration.
Bref, la France étatiste, craintive devant les pouvoirs locaux, les radicaux n'en veulent plus, parce que cela ne correspond ni à l'évolution des pouvoirs en Europe, ni aux besoins d'une écoute et d'un pouvoir à l'écoute d'initiatives locales.

Bien sur il faut une puissance publique supérieure. Mais elle peut être négociée et efficace et la tendance veut que, au delà de cette France éternelle que nous choyons tant et dont nous sommes les enfants, les grandes décisions impliquant l'action publique se prennent à un niveau supérieur au niveau national (celui de l'Europe et inférieure au niveau national (celui des pouvoirs locaux, de l'hyperproximité communale à la structuration au niveau de régions à même de favoriser des initiatives politiques, économiques sociales dans le cadre d'une constitution européenne asseyant les libertés individuelles, et les principes universels de liberté, d'égalité et de fraternité)...

Voilà un premier message de philosophie politique, à amender, à commenter, à débattre ... l'article ne vaut pas modèle et a conscience d'être bien contestable.
Hommage rendu à l'émission de France Inter, parce que je me rends compte à quel point 2.000 ans d'histoire en quelques lignes, et quelques minutes, c'est pas de la tarte !


PS : Qu'on ne m'en veuille pas pour cet article en dehors de l'actualité. Nous apprenons ce soir que le Conseil constitutionnel Italien refuse l'immunité de Silvio Berlusconi.... nous en reparlerons demain probablement....