vendredi 5 octobre 2012

Ne reportez pas les élections locales ...

Jean-Pierre Bel, président du Sénat, a été le premier
 à proposer le report à 2015 des élections régionales
 et départementales. Invité aux États généraux de la
démocratie territoriale, François Hollande a validé
.cette proposition deux jours plus tard.
... ou alors, reportez-les toutes !


François Hollande vient de déclarer qu'il souhaitait le report des élections régionales et départementales. Cette nouvelle va satisfaire de nombreux conseillers généraux et régionaux mais ce n'est une bonne chose pour personne et pas pour l'avenir des collectivités locales.
Le prétexte évoqué ne fait ne convainc personne. Parait-il qu'on vote trop l'an prochain, entre élections sénatoriales, européennes et ... municipales !
Déjà l'UMP, pourtant prévenue, s'étrangle devant cette atteinte à démocratie ! Elle n'est pourtant pas la mieux placée pour donner des leçons. Je m'explique.
Le fait même de placer sur le même plan élections sénatoriales, européennes et municipales n'a pas de sens.
Les sénatoriales sont des élections visant à la représentation nationale mais ne touchent que quelques électeurs, malheureusement[1] !  Une élection déplaçant en septembre 0,3 % (3 pour mille !)  du corps électoral n’aurait donc pas de conséquence sur la gêne ressentie par la société française … même si on peut le regretter. Reste, le cas des élections européennes, qui ont lieu en juin, qui ont un sens politique, mais ne sauraient être confondues avec des élections locales.
Enfin, il y a le cas des municipales, mais alors là, on est dans le contre argument. Pourquoi ? Petit rappel des faits.
A la suite du grand œuvre socialiste des lois de décentralisation de 1982, il a été décidé de découper le territoire national en autant de collectivités territoriales dans un ensemble cohérent et égalitaire de pouvoir et de décision. Le maire, le président du conseil général, le président du conseil général devaient être en principe élu pour 6 ans,  selon des modalités semblables avec un même pouvoir de compétence général[2].  

Pierre Joxe, qui a mon avis a été le plus grand ministre de l’intérieur que la France ait porté depuis Clemenceau, avait fixé la route. Bien sur, si tous les élus locaux ont le même statut, si toutes les élections locales sont égales, le peuple français doit décider en même temps de leur composition.


Pierre Joxe, une référence de la gauche française. Il avait en tant
 que ministre de l'intérieur, mis en oeuvre un calendrier qui aurait 
provoqué la concomitance de toutes les élections locales,
communales, départementales et régionales. La droite a sabordé le
projet pour des raisons électoralistes, la gauche a embrayé et la
cohérence du projet tombe à l'eau. Qu'est ce qui reste ?

C’est seulement à ce titre que l’on se doit de reporter à plus loin l’organisation des élections locales. En effet, le conseiller territorial, cet oiseau hybride inventé par Sarkozy est mort né.
Il faut donc réorganiser les élections départementales.
C’est ce à quoi s’emploie d’ailleurs le gouvernement. Et pour cela, c’est vrai, il faut du temps. Alors, allons y franchement et donnons aux collectivités locales une vraie force et un vrai statut dans une logique fédérale et non dans un flou représentatif d’un émiettement des pouvoirs.
La modernisation de la démocratie locale passe par son développement et sa visibilité. Il est temps d’achever le premier chapitre de la décentralisation en concentrant sur un seul scrutin les élections locales.  
 



[1] J'ai dit dans mon discours au congrès du prg à quel point le monde d'élection aux élections sénatoriales était archaïque. Il faut supprimer les grands électeurs, rémanence archaïque du suffrage censitaire. Il n'y a aucune raison que l'ancrage locale du µSénat soit décidé par quelques notables. Tout le monde a son mot à dire là dessus et c'est pourquoi je propose que l'élection des sénateurs ait lieu par circonscription.
 
[2] C’est pour cette raison que l’on a d’ailleurs provoqué la concomitance de dates entre certaines élections cantonales et municipales ou régionales. La suite voulait que l’on amène les scrutins départementaux à avoir lieu de même jour de façon d'éviter dette absurdité d’un renouvellement par moitié des conseils généraux. L’avantage est bien sur qu’une fois décidé de la composition des exécutifs locaux, ce choix ait lieu en continuité pour 6 ans en évitant l’émiettement des choix et en renforçant leur politisation.




mardi 2 octobre 2012

Pour une internationale laïque

Les démocrates tunisiens ont un urgent besoin de soutien. Le
procès scandaleux pour atteinte aux bonnes moeurs d'une femme
violée par des forces de police montrent l'urgence d'un soutien
laïque international. Un vrai combat radical.
J'avais soulevé le problème dans mon discours au congrès ( cliquer là). Le combat pour la laïcité doit changer son logiciel. autant le dire franchement  le combat pour, ou plutôt contre le concordat, pour justifié qu'il soit ne correspond pas aux préoccupations de la société. Est-ce à dire que la laïcité est un combat obsolète ? Hélas non ! Tout nous démontre atrocement le contraire ... et en premier lieu cette sombre affaire survenue en Tunisie qui a vu une victime de viol passer au tribunal pour atteinte au bonnes moeurs.
en fait, ce n'était pas l'objet de mon intervention au congrès qui disait juste le danger pour les radicaux d'apparaître comme les sourcilleux gardiens des principes, alors que les principes radicaux et l'attente sociale nous contraignent à être absolument modernes.
J'avais parlé de l'importance de réfléchir aux problèmes d'identité, malgré tout le risque que cela représente ... mais je considère que ce débat sur l'identité et sur l'individu sont fondamentaux et ce terrain en friche ne doit pas être laissé aux abominations de la droite et de l'extrême droite... (entre la distribution de saucisson aux pauvres et la réflexion de Coppé sur le racisme anti-blanc).

Une autre image de l'action menée par les démocrates tunisiens.
derrière les atteintes à la pudeur et à l'ordre moral se cache toujours
une volonté de pouvoir des réactionnaires.
Sur ce point, je dois dire j'ai été dépassé. C'est vrai que non seulement le problème de la laïcité est un problème de proximité. J'invite tous les radicaux et tous les laïques, à défendre nos principes de tolérance dans tous les quartiers et dans toutes les communautés, mais j'invite en plus le parti radical de gauche à mener une réflexion de fond sur ce sujet, qui fait partie de son marquage idéologique.
C'est un point. Mais déjà sensibilisé sur ce sujet, le discours de Thierry Jeantet m'a obligé à considérer le problème autrement en lui donnant une autre dimension.
La laïcité n'est plus un problème national. Le printemps arabe, le retour des religieux en Pologne, en Russie, lui donnent une autre dimension. Partout dans le monde, des démocrates, des laïques, des femmes attendent notre soutien.

Une des "amazones" de Khaddafi. Ces femmes
servaient de paravent féministe au tyran qui aimait
les faire défiler lors des défilés militaires. Il s'agissait
 en fait de jeunes femmes enlevées ça et là en fonction
des caprices du prince, qui constituait ainsi un harem
à sa mesure. Elles n'ont en fait jamais joué de rôle
militaire ou politique.
Le printemps arabe a complètement renversé les données du problème. La laïcité avant le printemps arabe, c'était le parti de la dictature, du parti Baas qui mitraille, qui bombarde, qui massacre sa population en Syrie, après l'avoir fait en Irak... Moubarak, le mauvais fils qui avait fait assassiner son prédécesseur El Sadate , défendait comme lui, comme Nasser une image de laïcité. Ben Ali a été membre de l'internationale socialiste. Tous ces gens là avaient à coeur de se présenter à l'occident comme le premier et le dernier rempart contre El Qaïda. Il est même jusqu'à Khaddafi qui, bien que se revendiquant de l'islam, s'est déclaré jusqu'à son agonie désespérée comme un combattant contre l'emprise des descendants d'Oussama Ben Laden. Il refusait de voir que le combat était perdu. un classique chez les dictateurs.  
Bref tout cela explique aussi que l'image du socialisme ou de la laïcité n'était pas du meilleur effet... Et pourtant !
Pourtant, les peuples se sont soulevés, sans aucune revendication religieuse au départ, avec pour demande essentielle la liberté. Un peu partout les femmes se sont jointes aux combats. Et les pays arabes se dirigent vers plus de liberté, même si les chemins qui y mènent risquent d'être particulièrement tortueux.
Car le combat continue. Les partis religieux ou faisant référence à l'islam ont gagné les élections. En Tunisie, le pouvoir veut faire entrer l'inégalité entre homme et femme dans la constitution. C'est sur ce point qu'un combat laïque est indispensable. C'est sur ce point que les femmes et les démocrates tunisiens nous attendent. C'est sur ce point que l'action internationale a tous son sens. 
Les pussy riots nous ramènent à une brusque réalité : la modernité
du combat laïque. La dictature soviétique pensait avoir purgé la
Russie du pouvoir des religieux en se débarrassant des religions.
Brusque retour de bâton, le pouvoir fort de Putin, création pourtant
du régime soviétique, instrumentalise l'église et la religion pour
régler ses comptes.  La laïcité ce n'est pas la fin des religions, c'est
donner à chacun le droit de croire et de ne pas croire. C'est la liberté
 d'expression de tous.
Mais ce n'est pas le seul ! La Tunisie, l'Egypte, la Libye, la Syrie l'ensemble des Etats méditerranéens  suscitent toute notre vigilance, tant le choc politique entre les anciens et les modernes impliquent un engagement politique et le soutien d'un réseau international. 
L'affaire des pussy riots, ces artistes qui pour avoir fait un concert dans une église se sont vues non seulement bouclées et condamnées à une peine terrible de deux ans de camps ... pour outrage à la religion ! On croit rêver ... dans un pays dont la constitution est pourtant encore marquée par 70 années d'athéisme obligatoire.
Une image adoucie du conflit Israëlo-palestinien. Un état juif, ou
un état musulman ne saurait constituer une solution viable ou
durable. Le comportement israélien a naturellement poussé les
palestiniens radicaux à un repli identitaire et à une poussée islamiste.
Pourtant, les palestiniens sont loin d'être tous musulmans. il y a
parmi eux des chrétiens de divers obédience et des laïques. Mais
ceux-ci, faute de soutien international ont perdu toute crédibilité
en interne.
Thierry Jeantet m'a confié aussi ses liens avec des démocrates polonais, revendiquant, bien que catholiques, une laïcité, seul frein face à une église qui est en train d'étendre son influence sur la société et sur l'état.
Mais au delà de ces aspects dictés par l'actualité, et le changement de paradigme politique dans les pays méditerranéens et  de l'ancien bloc de l'Est. 
La création d'une internationale laïque est aussi le moyen d'offrir des perspectives aux situations les plus inextricables ... comment imaginer autrement une solution durable dans le conflit Israëlo-palestinien instrumentalisé par les religieux. 
La laïcité, c'est le combat universel de la modernité. 
Une internationale, vite !








samedi 29 septembre 2012

Mon intervention au congrès ... et des propositions qui décoiffent

Mon intervention au Congrès 2012 du parti radical de gauche
Le temps des radicaux 


congrès du prg 2012 au parc floral
Nous avons deux ministres radicaux au gouvernement, plus une figure emblématique avec Christiane Taubira. Nous avons un Président reconnu. Nous avons un groupe au Sénat, nous avons obtenu à l’arraché un groupe à l’assemblée nationale malgré les barrages socialistes. Nous avons un programme, justement baptisé « l’audace à gauche ». Nous avons une Histoire, nous avons une culture ! Nous avons une identité. Il ne nous manque quasiment rien pour être un vrai parti. En tant qu’organisation, ce serait une faute impardonnable que de passer à coté de cette chance.


Nous n’avons d’autre choix que d’être audacieux et responsables. En toutes circonstances, nous ne devons, nous ne pouvons nous montrer hostiles au gouvernement que nous avons contribué par les élections à porter au pouvoir.. Nous savons que la vie politique est plus rude pour les partis de gouvernements, mais nous savons que c’est là même que nous gagnons en crédibilité.


L’erreur cependant serait de nous comporter systématiquement comme une courroie de transmission du pouvoir, et d’apparaitre comme un courant externe du PS. Nous ne sommes pas socialistes, comme nous ne sommes pas verts et encore moins communistes, mais au-delà de ces définitions négatives, nous sommes radicaux, et il faut faire savoir ce que cela veut dire.


 Il faut être absolument moderne. Arthur Rimbaud, la radicalité
en pratique.
.
Mes chers amis, à l’heure où les conservatismes poussent comme des champignons, je vous engage à être absolument moderne, pour reprendre la formule d’Arthur Rimbaud.

Bien sur, il n’est pas question au nom de notre chère modernité, de laisser tomber nos valeurs et encore moins notre identité. Le monde bouge et, dans ce contexte, l’humanisme qui nous constitue, ne peut pas laisser la place au repli sur soi, ou au respect des traditions.



Le film de Visconti et le livre de Tomasi de Lampedusa
ont marqué le XXe siècle. Dans cette ouvrage, la
formule :  se vogliamo che tutto rimanga come è, 
bisogna che tutto cambi (Si nous souhaitons que tout 
reste en l'état, il faut que tout change). Une réflexion
profonde sur le réformisme qui va bien au delà de la
défense conservatrice des intérêts.
Être radical, c’est prendre les choses à la racine, et nos racines prennent source dans le combat pour la liberté et la recherche de la vérité, contre les dogmatismes, les absolutismes. Or, ce n’est un secret pour personne, nous sommes dans un monde qui bouge, celui même où pour détourner une formule de Tomasi di Lampedusa : il faut que tout change pour que nous restions nous-mêmes. Cela veut dire que dans ce domaine notre politique doit être offensive, audacieuse, sous peine d’être vouée à l’échec. Or, justement, parce que les socialistes portent le poids de la responsabilité de la gestion gouvernementale, nous devons avoir l’initiative des idées neuves, et de l’ouverture d’esprit alors que la tendance générale est à la défensive dans l’ensemble des partis et de la population face à un monde qui fait peur, qui se restructure dangereusement et où le risque est omniprésent. 

Prenons l’exemple de deux thèmes qui nous sont chers : l’Europe et la laïcité.

Sur l’Europe, nous sommes encore dans les conséquences du vote de 2005. Ceux qui ont voté contre trouvent la confirmation de ce que l’Europe n’est pas une bonne chose et qu’ils ont eu bien raison puisque l’Europe ne va pas bien, refusant bien logiquement toute responsabilité quand au délitement politique de l’Europe… cependant que ceux qui ont voté pour voient s’écrouler l’édifice européen et le renforcement des égoïsmes nationaux, dans une période où, précisément, la solidarité s’impose chaque jour d’avantage au niveau du continent.
Nous restons encore dans cette terrible logique du « sauvons l’Europe » … cette formule, je l’ai faite mienne, mais je me lasse de cette attitude défensive. Nous avons perdu le combat sur le référendum, mais la question de l’Europe se pose plus que jamais. Nous voyons bien que face aux logiques du système financier bien décrites dans la motion d’Hervé Causse, un pouvoir politique fort est indispensable, qu’il est le fondement d’un projet économique construit, et que derrière l’enjeu du maintien de la Grèce dans l’Euro se pose aussi la question du maintien de l’Euro lui-même, et enfin de compte du maintien de l’Europe au-delà d’un statut de coopération entre États qui nous conduirait à une impuissance tragique face aux enjeux réels du monde et une réelle et définitive mise en danger.. Il ne faut pas sauver l’Europe, il faut poursuivre la construction du projet Européen. Il faut notamment parler de la Turquie dont plus personne ne parle… parce que Sarkozy l’a honteusement écarté, ce qui nous coûte cher au niveau de l’Histoire.

Si la Turquie avait fait partie de l’Europe, ou avait eu la perspective d’en faire partie, les suites du printemps Arabe n’auraient absolument pas été les mêmes. Redéfinissons le projet européen et intégrons la Turquie dans le projet. Il faut parler du monde.

Il faut bien sur parler du projet fédéral, il faut être les porteurs de l’Europe, dans une période où les négociations intenses empêtrent le gouvernement et où les démagogies du front de gauche occupent l’espace politique au côté de la tendance nationaliste du Ps, que certains (je me demande pourquoi) appellent sa gauche … m’enfin !


Sur la laïcité. Là non plus il ne faut pas être défensif. Bien sûr, la laïcité, c’est la gauche, c’est la République, c’est les radicaux. C’est nous ! Nous en sommes fiers ! N’empêche que là aussi ce que nous défendons de la laïcité doit être modernisé. La laïcité que nous avons voulue, s’est imposée dans la société française. C’est un combat que nous avons gagné. S’il faut à présent se battre pour la laïcité, le combat n’est pas le même.

Le combat n’est pas le même : on n’en est plus à nous battre contre une église qui a fondé l’État et se confond avec lui. Ce combat contre l’évidence politique et sociale de la légitimité et de la tradition n’est pas le même que de permettre tous types d’expression religieuse à la condition qu’ils ne remettent pas en cause les droits de la femme et de la personne, qu’ils ne justifient pas l’oppression des peuples …

Dominique Wolton, sa réflexion sur le modernisme et les
communauté impose une autre vision de la laïcité
L’ennemi n’est pas le même. Effectivement notre combat pour la laïcité passe par la lutte contre toutes les formes de racisme, par  la lutte pour le droit à l’avortement et à la dignité, par la lutte  pour le mariage des homosexuels, c'est-à-dire par tout ce qui fait qu’on ne se retrouvera pas aux cotés de Marine Le Pen, des catholiques intégristes ou de l’Ump pour  mener un combat défensif aux conséquences incertaines. Ainsi donc, je l’ai dit, le combat laïc doit non seulement exclure toute forme d’intrusion de la religion dans le domaine politique, mais il doit aussi intégrer les logiques communautaires où s’organisent d’autres types de pouvoir. Dominique Wolton précise qu’à vouloir rejeter les identités, on favorise le communautarisme et l’on sait à quel point ce qu’on appelle les réseaux sociaux engendre ce type de comportement. La laïcité doit s’intégrer dans les logiques communautaires, dans la vie associative, dans les quartiers, dans la vie de la cité, lieu de la politique de proximité. La laïcité doit conquérir le quotidien, c’est à mon avis son nouveau combat et sans doute les radicaux ont, grâce à leur implantation locale des atouts à ce niveau là. Au-delà de l’action concrète, la laïcité doit aussi évoluer théoriquement. Renforcer l’identité dit Wolton, il a raison, est un moyen d’éviter le communautarisme.. Et Tobie Nathan dit « l’identité est un projet ». Parler d’identité, reprendre le principe d’enracinement de la philosophe Simone Weil, ne pas laisser ce terrain à la droite, à l’extrême droite, aux fanatismes, et défendre la réciprocité de l’individualité et de l’universel. Tel est à mon sens le combat de la laïcité moderne.
Photo illustrant Ethno -roman, le dernier ouvrage de  Tobie Nathan,
inventeur de l'ethno-psychiatrie. Sa réflexion
sur l'histoire des individus et la manière dont celle-ci croise
nos cultures impose une nouvelle façon d'agir politiquement.

J’ajoute un dernier exemple qui nous distingue des Verts, et notamment parce que nous sommes impliqués dans l’action locale, et porteurs d’une démarche pragmatique. Les pieds sur terre, même si nous avons le nez dans les étoiles. Nous avons des valeurs, nous aimons la nature, cela nous a valu quelques accointances avec les Verts, mais jamais nous ne ferons de la nature ce paradis perdu dans lequel l’homme ne serait qu’un pêcheur éternel.  Nous revendiquons une nature domestiquée et respectée par l’homme, qui sait qu’il ne peut se construire en dehors d’elle, qui sait ce qu’il lui doit, mais qui ne doit pas s’y soumettre. Parce que la nature de l’homme c’est le refus de la soumission. Pétrole, énergie nucléaire, gaz de schiste même, aucun débat ne doit être éludé, mais jamais il ne doit être question de soumettre à l’idéologie de la décroissance, toute une part de l’humanité qui n’a pu jusqu’à présent tirer bien-être et profit de ce que la croissance a pu nous apporter faisant de nous les privilégiés de l’humanité. Nous devons sur tous les points nous distinguer d’un débat idéologique pour poser les bonnes questions, celles qui débarrassent des a priori et des préjugés, celles qui permettent des réponses durables.

Je vous propose donc mes chers amis de reprendre en main le projet radical, celui que nous sommes les seuls à porter. Parce que nous n’avons pas la lourdeur de fonctionnement du parti socialiste, parce que notre histoire, notre identité sont beaucoup plus saines, parce que nous sommes plus naturellement ouverts aux débats.

D’immenses chantiers attendent la France dans l’Europe et dans le Monde qui évoluent très vite. Les programmes sont dépassés avant que le texte ne sorte de l’imprimerie. Mais ce qui est pérenne, c’est notre capacité à comprendre, à saisir le présent pour construire l’avenir. Les radicaux doivent accueillir les intellectuels, doivent leur permettre de s’exprimer et de permettre un débouché politique.

C’est à cette condition que nous deviendrons un parti incontournable. L’audace à gauche est notre seul programme, c’est un beau titre, il faut continuer de lui donner corps.

J’ai déjà parlé de nos principes sur la laïcité, sur l’humanisme, sur la nature, sur l’Europe la finance, l’euro et ses déclinaisons politiques … ce sont là d’immenses chantiers où nous devons nous préparer à penser autrement d’ici quelques années et qui se résume dans cette idée utopique, généreuse qui nous amène à prôner, bien que nous n’en parlions plus guère : la 6e République.

Simone Weil, l'une des plus grande philosophe
du 20e siècle. Issue d'une famille juive agnostique,
elle suit l'enseignement du radical Alain. Elle s'est
engagée aux côtés des Républicains et a fini sa
réflexion par un ouvrage catholique sur
l'enracinement. Elle est décédée en 1943 à Ashford.
Elle avait 34 ans.
Projet, essentiel parce qu’il s’agit vraiment de sortir de ce bricolage institutionnel, nous devons continuer à être le fer de lance de la modernité. Nous avons été suivi par Montebourg et les Verts, au point qu’il y a confusion … mais il faut marteler les initiatives nouvelles, tout en continuant à dire l’importance de la concomitance entre élections présidentielles et législatives et suppression du poste de 1er ministre. Je rajoute une autre idée  relative à la représentation nationale.


Celle-ci  est très mal assurée dans notre République. Est-il normal que des candidats qui font 18 % des voix, ou 10 %  à l’élection présidentielle soient quasi-absents de l’assemblée nationale. Je ne le pense pas. Bien sur, une assemblée sans facho, ça peut faire plaisir… Mais ça me semble un mauvais calcul. On ne peut pas appeler ça la représentation nationale. On peut bien sur ajouter un peu de proportionnelle. Cela me semble insuffisant.

On sait aussi que le Sénat n’est pas représentatif de la Nation. Depuis longtemps, et même si, tout un ensemble de circonstances ont valu à la gauche d’y être majoritaire. Alors proposons une réforme audacieuse du mode de scrutin.

Est-il normal que seuls certains élus locaux aient le droit de vote ? De distinguer les « grands électeurs » du reste de la Nation ?  Ce mode de scrutin est archaïque.

Si le Sénat représente les territoires, tous les territoires, alors tous les citoyens doivent avoir le droit de vote. Parce qu’ils y habitent. Qu’il n’y ait plus grands et petits électeurs.  Voilà qui flaire son 19e siècle, sa hiérarchisation censitaire  et se trouve  coupé de la réalité. Comment voulez vous que les citoyens s’intéresse à la vie du Sénat ?

Je propose la chose suivante : désigner les représentants de l’assemblée nationale par scrutin de liste, et désigner les représentants du Sénat par circonscription, de même manière que sont actuellement désignés les députés. Il s’agit là, j’en ai bien conscience d’une proposition radicale. Elle mérite qu’on y réfléchisse.

Ce qui nous est indispensable, pour rester des acteurs de l’Histoire, conditions pour être un vrai parti, c’est d’agir sur les événements avant que ceux-ci n’agissent sur nous.  Sur ces chantiers, nous avons besoin de tous. Des forums participatifs, des think tanks ouverts avec des invités que l’on souhaite prestigieux. L’avenir du radicalisme repose dans le débat.

A nous de le lancer.


Voici venu le temps des radicaux !





mardi 25 septembre 2012

Evviva Garibaldi !

Giuseppe Garibaldi, né à Nice, avait la passion de la
République et de l'Italie à construire. Il n'était pas politique 
mais son sens politique a permis de créer l'Italie dont il 
savait qu'elle deviendrait Républicaine. 
Cela ressemble au combat pour l'Europe.
Je suis en train de lire le bouquin de Pierre Milza sur la vie de Garibaldi.
Traversés que nous sommes par un nouveau débat sur l'Europe, je ne peux m'empêcher toute proportion gardée de comparer la situation entre les combattants de l'unité italienne et les tenants de l'Europe.
Ce qui ressort du bouquin de Pierre Milza c'est la façon dont Garibaldi a eu raison contre les politiques et dont finalement cet aventurier, ce baroudeur, s'est révélé beaucoup plus fin politique que les politiques eux-mêmes.



Garibaldi par Pierre Milza, ouvrage de
 référence. Dommage que les cartes ne 
correspondent pas au texte.  Problème 
déjà relevé dans l'Histoire de l'Italie du
même auteur chez le même éditeur... Il 
conviendrait peut-être d'en changer 
(d'éditeur) ;).
Ah ! Mais quand Mazzini, ce Républicain qui a servi de référence à Garibaldi, plus impliqué dans les combats que dans les projets politiques, explique qu'on ne peut pas faire alliance avec les royalistes ou avec ceux qui risqueraient de faire alliance, Garibaldi appuie les monarques, Charles Albert roi de Sardaigne en premier (et qui d'ailleurs refuse son soutien), puis Victor Emmanuel II en deuxième... Ce dernier, Prince du Piémont, roi de Sardaigne, deviendra roi de l'Italie réunifiée, une Italie avec un parlement élu, certes monarchie mais qui finira par devenir une République en 1946.
Tout cela me fait penser à l'Europe. Les multiples régions italiennes étaient divisées en autant de mini-royaumes tous soumis aux grandes puissances étrangères notamment françaises et autrichiennes. La construction de l'Italie a été, forcément fruit du combat et des négociations non seulement entre les petites royautés et les grandes puissances. On ne construit pas un destin collectif à soi tout seul. 
Il faut défendre le traité constitutionnel pour deux raisons. la première est que tout ce qui fait avancer l'Europe politique est bon pour l'Europe et ceux qui craignent que le traité réponde trop aux exigences du monde financier doivent savoir que plus on fait reculer l'Europe politique et plus on soumet les peuples européens aux aléas du monde de la finance.
La deuxième, c'est que tout simplement, le traité est le fruit d'une négociation, notamment entre la France et l'Allemagne, ceux qui veulent le renégocier en votant contre sont incohérent. Comment obtenir plus en désavouant par avance celui qui devrait renégocier avec l'Allemagne ?
Aucune opportunité de construire l'Europe politique ne saurait être négligée.


lundi 24 septembre 2012

Cohn-Bendit, avec nous !

Il a raison, Daniel Cohn-Bendit, comme de nombreuses fois au cours de son existence passionnée. 

Bien-sûr, on me dira, comment ça ? Il avait raison quand ? Quand il était étudiant anarchiste, leader gauchiste de mai 68, adjoint au maire de Francfort-sur-le Main, quand il terrorisait l’ordre établi, ou quand il était l’ami du ministre Kouchner ? Quand il hurlait « élections piège à cons » ou quand il défendait les alliances entre partis ? Quand il était Français ou quand il était Allemand ? quand il crée Europe-écologie/les verts ou quand il tape dessus ?


L'oeil vif de Daniel Cohn Bendit, encore une fois en butte à
toutes les  évidences d'appareil. Cette fois-ci, ce sont les petits
calculs politiciens qui font les frais de sa clairvoyance.
Ben, je vais peut-être vous surprendre, mais je dirais tout le temps.  La carrière politique de Cohn-Bendit se caractérise précisément en ce qu’elle s’est toujours basée sur les convictions et l’intelligence d’un enfant de son siècle. A chaque fois il en était l’intelligence et l’anticipation.

Au-delà des citations, des maladresses, reste la générosité, les déceptions et les espoirs de sa génération.

Il a été anarchiste, il a mis en avant, comme jeune étudiant tout fou, l’importance de la sexualité dans une société où elle était encore taboue… en gros, il a devancé tout ce qui allait se produire quelques années plus tard :, la prise en compte du désir dans la société, avec ses corollaires qui ont été la condition féminine, l’autonomie, la prise en compte de l’individu, le poids de la structure familiale, autant de phénomène qui ont transformé tous les aspects de nos sociétés occidentales.

Bien sur, en étant allemand et français, Cohn-Bendit, juif allemand revendiqué, s’est posé en universaliste en général et européen en particulier. 

Mais j’arrête là la réponse aux contradictions apparentes, et qui ne sont en fait que la réponse aux évolutions sociales d’un individu emblématique. Parce que voilà, les contradictions de Daniel Cohn-Bendit n’ont jamais été lié à de l’opportunisme et encore moins à du suivisme.

Lorsqu’en 2009 il crée Europe Ecologie les Verts, un regroupement au départ complètement électoral, qui fait un lien entre José Bové et Corinne Lepage, entre Nicolas Hulot et Eva Joly, entre Dominique Voynet et l’ensemble des associations environnementales, il offre aux écologistes le moyen de devenir ce parti d’avenir qu’il appelle de ses vœux.

Et qu’est ce que pour lui un parti d’avenir ? C’est un parti capable, tout comme lui d’anticiper les mutations économiques, sociales et environnementales du monde, et d’agir sur lui pour défendre l’homme dans une dimension généreuse, attentive à l’autre, respectueuse de la diversité et des aspirations. Pour lui, ce parti, c’est l’écologie, et cela se comprend : les écologistes sont à la base d’une mutation du positionnement politique en France et dans le monde occidental.

Pour lui, les écologistes doivent cesser de se comporter comme l’accumulation de mouvements sectaires, d’intérêts géographiques, et de gauchistes incapables d’inscrire leur action dans une démarche positive, capable de faire réellement changer les choses, c'est-à-dire une démarche réformiste.

Le pari était de transformer les Verts en vrai parti…

Depuis dimanche, c’est foutu !



Jean-Vincent Placé, Sénateur Vert. Le calcul politique ne paye
que s'il s'appuie sur la cohérence.En refusant  le traité européen 
 au nom du fédéralisme, il laisse croire qu'on peut faire l'Europe 
tout seul et rejoint les plus grands ennemis de l'Europe 
 

Les délégués d’Europe écologie/Les Verts (nomination à rallonge, mais EELV, je peux pas !) se sont prononcés à une large majorité, soutenus par l’état-major du parti, contre la ratification du traité européen.

Double erreur ! Je me suis étranglé en entendant Jean-Vincent Placé ce matin à la radio, disant qu’il fallait marquer la différence, lorsque l’on voyait une coalition entre Merkel, Hollande, reprenant les préceptes Sarkozyens … cachant ainsi qu’il s’apprenait à voter joyeusement aux côtés de ce que le monde politique compte de plus réactionnaire : le front national, le parti communiste, Mélenchon et les gauchistes … En gros, les Verts ont choisi l’irresponsabilité, et le rejet de l’Europe, renouant avec un comportement sectaire duquel Daniel Cohn-Bendit avait essayé de les extraire. Peine perdue !

Ainsi le parti écologiste ne se contente pas de faire une erreur politique, il renonce au minimum de solidarité politique qu’impose une gestion gouvernementale. Comment, Jean-Vincent Placé voudrait faire l’Europe en dehors de Merkel ?  Il veut faire l’Europe à lui tout seul ? C’est à pleurer.

Effectivement, Cohn-Bendit, voulant éviter de faire parler ses nerfs, a dit qu’il allait laisser tomber son parti, ce cher parti qu’il a créé … pour l’instant ! En fait, sur le fond, il n’a plus rien à voir avec eux, parce qu’Europe-Ecologie Les Verts retombe dans les travers des Verts, précisément … ils ont cessé d’être un projet politique pour redevenir un lobby écologique, défenseur des nimby,  et ballottés par les poussées contradictoires des petits mondes des attentes individuelles.
 



 
Or, Cohn-Bendit a raison, nous partageons ce même amour de la modernité en marche *, cette modernité insensible aux leçons et aux dogmatismes, qui va plus vite que la pensée politique, qui ridiculise tous les calculs politiciens… cette modernité radicale, portée par l’homme en quête de son émancipation.

Bien avant d’être Vert, Cohn-Bendit est radical !

Je l’appelle, ainsi que tous les écologistes déconfits par la dernière décision du conseil fédéral d’Europe-Ecologie-Les-Verts, à rejoindre d’urgence les radicaux de gauche !

* La citation complète de Tobie Nathan (photo) est la suivante : nous partageons ce même amour de la modernité en marche, celle qui reconnaît aux pauvres la puissance de la pensée -Ethno roman

vendredi 21 septembre 2012

le droit de vote pour tous, c'est maintenant !



Bien sur, il faut accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales !


Assemblée départementale du prg à Louviers . Julie Hollard,
secrétaire nationale du prg chargée de l'immigration,
Olivier Taconet  président du prg 27 et Franck Martin maire de Louviers.
 La gauche a le devoir de mettre en oeuvre la vieille revendication
. 
Rien ne justifierait de renoncer à cette vieille revendication de gauche, ni les appels à la peur lancés par une partie de la droite où le combat pour le leadership favorise toutes les incohérences, ni les prises de position du ministre de l'Intérieur.


Pour mémoire rappelons que la gauche a dit qu'il lui était impossible d'accorder ce droit du fait qu'elle n'était pas majoritaire au Sénat ... ce n'est aujourd'hui plus le cas !


Devant 50 personnes, lors d'un café radical sur le sujet avec
Romuald Dzomo et Franck Martin, Said Bouziri vice-président du
Mrap avait rappelé l'importance du vote des étrangers aux élections
locales. Said Bouziri, réfugié politique tunisien, marié à une Française,
est décédé peu après, sans avoir pu vivre la "Révolution de jasmin"
.le café radical lui avait rendu hommage
En ce qui concerne les incohérences de la droite, pas besoin d'aller bien loin. C'est Sarkozy lui-même qui défendait le droit de vote des étrangers non-européens à la condition qu'ils soient présents en France depuis plus de 5 ans et naturellement en situation régulière.... soit précisément la proposition de la gauche depuis une quarantaine d'années.
Bon, c'est vrai, c'est avant le discours de Grenoble, prononcé non par un candidat en quête d'ouverture mais par un président en perte d'influence. De là date la politique de la grande peur pour les petits français... Or, depuis la nuit des temps, pour faire peur à une population, on n'a rien trouvé de mieux que les minorités et les étrangers !... Déjà Néron, avec les chrétiens... enfin, passons !
On espérait au moins, après sa défaite aux présidentielles, sortir de cette vision honteuse pour notre pays. 


Manuel Valls à Louviers en 2012, soutenant la candidature de
François Hollande. Il est depuis devenu ministre de l'Intérieur et
recule devant le projet d'accorder le droit de vote des étrangers aux
élections locales. Reculer sur ce point serait une catastrophe pour la
gauche. 
A droite, il n'y a guère qu'Alain Madelin à intervenir clairement sur le sujet en rappelant que la moindre des choses pour un contribuable, étranger ou pas, est de pourvoir s'exprimer sur la manière dont sont gérées leur commune, leur département ou leur région. 
Il faut malheureusement rappeler, qu'il s'agit pour les étrangers d'avoir le droit de vote et d'être élu dans un conseil municipal sans avoir de pouvoir exécutif ou de police c'est à dire sans pouvoir être adjoint au  maire ou vice-président. Je dis malheureusement, parce que sur ce sujet la droite semble prête à véhiculer tous les mensonges et toutes les démagogies. .
Le candidat François Hollande a fixé le calendrier d'une telle proposition : Loi en 2013, pour un vote en 2014.


Un extrémisme en appelle un autre... mais les intérêts des islamistes
rejoignent ceux de la droite la plus bête et de l'extrême droite. En
isolant les étrangers du reste de la société française, ils favorisent les
affrontements en espérant pour en être les bénéficiaires.
Ce calendrier s'explique pour deux raisons. La première, c'est qu'il faut faire vite, la seconde est que la gauche n'est pas sure de conserver le Sénat.
Maintenant, il y a le contexte. Le premier où l'on voit un ministre de l'intérieur sous pression, disant que ce vote n'est pas une priorité pour les français, la seconde dans une période un peu tendue autour de l'islamisme, la tendance au repli sur soi se fait ressentir dans la société française.
 
Seulement ces deux raisons sont de mauvaises raisons. Il n'est nul besoin que la loi soit une attente de la société française pour qu'elle soit juste et utile. Tel fut le cas de la loi sur la peine de mort, annoncée courageusement par Mitterrand et défendue par Badinter. Aucune demande profonde de la société française... mais c'était un besoin de justice et une promesse électorale.
Pour la seconde raison, c'est bien pire encore. Imaginons que l'on renonce au droit de vote des étrangers à cause de la minorité islamiste dont le but est de refuser l'intégration des ressortissants étrangers et musulmans. Ce serait tout simplement donner raison aux intégristes !
En fait, il n'y a aucune raison de remettre à plus tard le droit de vote des étrangers aux élections locales.
Le droit de vote pour tous, c'est maintenant qu'il faut l'instaurer !
 
En avant !
 

 



mardi 11 septembre 2012

Le zoo et les zozos

La serre zoologique biotropica est ouverte depuis le 7 septembre. 
On peut y voir des crocodiles, des ouistitis, des perroquets, mais 
les trotskystes restent à l'entrée. De quoi ont-ils peur ?  

 L'un des faits marquants de la rentrée 2012/2013 restera l'ouverture d'un espace zoologique sur le territoire de l’agglomération Seine-Eure. Rappelons pour mémoire qu'il n'y avait pas de zoo jusqu'à présent dans le département, que le plus proche se situe à Clères, et qu'il n'y que 3 autres parcs dans le reste de la Normandie, dont un à Cerza, près de Lisieux qui a choisi de créer un équipement très intéressant sur le territoire de la Case car correspondant aux volontés modernes de respect et de mise en valeur de la faune et de la flore pour en savoir plus, ici le lien de présentation du site...


On dit même que certains oiseaux se 
sentiraient directement menacés par 
le verbiage trotskyste.
Bref, voilà qui devrait logiquement contenter tout le monde... Tous, non ? Non ! Car une secte d'irréductibles résiste encore et toujours à la réalité ... faute d'avoir assimilé que celle-ci avait la tête encore plus dure qu'eux... 
Sophie Ozanne, et Philippe Thouément, professeurs des écoles, conseillers municipaux et représentants auto-désignés du prolétariat depuis près de 40 ans, s'opposent à l'équipement avec une mauvaise foi qui devrait les placer définitivement en dehors de l'action politique locale. 

A la différence de nos joyeux Tom Tom et Nana, 
nos trotskystes apparaissent comme des contemp-
teurs de plaisirs...  Veulent-ils interdire aux travailleurs
de se reconvertir dans les activités de loisirs ? 
Ils regrettent bien sur la fermetures d’entreprises, comme tout le monde … comme tout le monde, sauf que personne ne voit le rapport avec l’ouverture d’un zoo … et la création d’une nouvelle activité reste quoi qu’il en soit la marque de la vitalité du territoire de Louviers qui est un lieu de travail, de loisir et d’habitat, bref, un lieu de vie quoi !

Car ce qu’il y a de plus désopilant c’est que nos gauchistes reconvertis écologistes, ultimes défenseurs de l’économie planifiée, regrettent les déplacements créés par Bioparc, et s’indignent de ce que celui-ci dépense de l’énergie… Comme si une industrie n’était pas parmi les plus grandes dépensières en énergie !
Ils refusent que les habitants du territoire et notamment les enfants puissent bénéficier à toute proximité d’une ouverture sur le monde et de l’intérêt de la lutte pour la diversité des espèces…   


Bref, tout cela n'a aucun sens ... si celui de combattre dans des conditions difficiles la disparition programmée du trotskysme et de ses sectes ... qui se montrent malgré tous les efforts incapables d'apporter quoi que ce soit au débat public.