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vendredi 10 mars 2017

Changement de programme ?

Que reste-t-il des primaires ? Les deux vainqueurs délaissent
la part la plus emblématique de leurs programmes respectifs.
Ce n'est pas le cas du café radical qui maintient
sa programmation.
Après François Fillon, Benoît Hamon n'est jamais que le deuxième candidat qui change de programme en cours de route, et ce, à quelques semaines de l'échéance : François Fillon délaisse l'idée de privatisation de la sécurité sociale, et c'est tant mieux. Benoît Hamon abandonne le projet de mise en place d'un revenu universel, et c'est tant pis.
Pourquoi c'est tant pis ? 
Ben, tout simplement, parce que c'était la seule partie vraiment innovante de son programme politique. À mon avis, c'est d'ailleurs le point qui lui a permis de gagner la primaire.
Il ne s'agissait pas pour moi d'être d'accord ou pas d'accord avec le principe de revenu universel, mais au moins, Benoît Hamon posait-il un vrai problème et une question intéressante quant au rapport entre l'homme et le travail et à l'organisation de toute notre vie. 
Benoit Hamon caricaturé au lendemain du premier tour de
la primaire. On a beaucoup plus parlé jusqu'à présent des
incroyables histoires autour des candidatures, mais le
changement de programme des candidats en cours de route
est un phénomène au moins aussi important.
Entre parenthèse, c'était bien la peine de se moquer de l'absence de programme de Macron, pour en changer sur un point aussi fondamental quelques jours plus tard.
Pour ma part, j'ai toujours considéré que le principe de revenu universel méritait le détour, qu'il devait être analysé, réfléchi, mûri et qu'en deux mots, il ne pouvait pas, en l'état actuel, faire partie d'un programme électoral pour 2017. 
C'est pour cette raison que j'avais décidé d'organiser un café radical sur ce sujet et que dès que j'ai vu qu'Angélique Chassy, économiste socialiste, avait travaillé sur le sujet, je l'ai immédiatement invité à animer une rencontre sur le sujet.
Qu'on se rassure ! Les candidats changent de programme, pas le café radical !
Plus que jamais, l'actualité donne du sens au sujet proposé. Le café radical prend le pari qu'il n'a pas fini d'alimenter le débat politique. 
En attendant, réservez votre soirée du 14 avril : 

LE REVENU UNIVERSEL A-T-IL UN AVENIR ? 



Débat animé par Angélique Chassy, docteur en économie,
première adjointe au maire de Pont de l'Arche







café radical 

lieu de rencontre et de débats 
ouvert à tous

vendredi 14 avril 2014 à 18h30
au Big Arts, 

39 rue du quai à Louviers




 
  





jeudi 1 décembre 2016

Sylvia Pinel : le sens d'une candidature

Privé de tribune ! ... Surprise ce matin, la Dépêche n'a pas publié la tribune que je lui avais transmise ce mardi. En raison sans doute de l'abondance de l'actualité et des placards publicitaires à l'approche des fêtes. 
La voici donc cette rubrique qui explique le sens de la candidature et la décision des radicaux à ne pas se présenter à la primaire du parti socialiste, lors même que le prg était à l'origine de l'organisation des primaires il y a 5 ans. Possible d'ailleurs qu'encore une fois les radicaux de gauche démontrent une nouvelle fois leur fonction anticipatrice au sein de la gauche.


La gauche malade de la peste


La gauche française illustre tragiquement le fait qu’en cas de difficulté, certains ont tendance à faire exactement le contraire de ce qu’il faudrait faire. Quand il faudrait s’unir face au danger, on passe son temps à se disputer la responsabilité de la catastrophe.
Sylvia Pinel, le 26 novembre, lors de la convention nationale du prg.
Elle a été plébiscitée pour se présenter comme candidate en dehors de
l'embrouillamini de la primaire du parti socialite. 
La droite vient de se regrouper derrière sa figure la plus austère, offrant à la Nation la terrible perspective d’un choix entre la droite extrême et l’extrême-droite, et la gauche poursuit son émiettement. La candidature radicale de Sylvia Pinel à la Présidence de la République en est le dernier avatar. Il fait suite aux primaires écologistes, aux attaques des députés frondeurs, aux attaques des anciens ministres Montebourg et Hamon, à la déclaration de Macron, aux candidatures de Mélenchon cependant qu’on attend celles des gauchistes comme inéluctables et aux tensions jusqu’aux plus hautes instances de l’État.
Le parti radical de gauche est, depuis le début du quinquennat de François Hollande, le plus fidèle partenaire de la politique gouvernementale. Contre vents et marées, les radicaux sont la seule famille politique à ne s’être pas laissé aller à une critique ouverte, ne cédant jamais aux attaques ad personae contre le Président de la République qui ont fait le bonheur de la presse et des pires adversaires de la gauche. Les alliages de mauvaise foi et d’ambitions personnelles ne doivent pas priver le peuple français du débat nécessaire que  la campagne présidentielle doit lui offrir.
Dans ce cadre, il n’est pas question pour les radicaux de gauche de participer à cette drôle de primaire curieusement socialiste, dont les participants auraient utilisé toutes leurs forces pour attaquer le président de la République. Les institutions doivent être respectées. 
Le pays a trop besoin de la gauche pour que celle-ci se
permette une attitude suicidaire dont personne ne sortira
gagnant.
Pour les radicaux, la gauche n’a pas vocation à agir comme les pirates d’Astérix, qui préfèrent se saborder eux-mêmes plutôt que d’affronter la réalité en face. Or, la réalité, c’est la menace d’un choix insupportable entre un tenant du libéralisme à la Thatcher et une populiste semant  la discorde et la haine au sein de la société française avec la ruine de la Nation pour seule perspective.
Les radicaux prennent leurs responsabilités en s’inscrivant dans le débat national. Dans les mois à venir, tout peut se produire, le pire comme le meilleur. Au sein de « Les Républicains », la situation s’est clarifiée. Restent bien évidemment, les multiples candidats de la droite et du centre qui n’ont pas participé aux primaires.
Tout est possible. Mais si la gauche est incapable de reprendre le dessus, elle laissera le champ à un affrontement entre Fillon et la candidate du Front National qui serait la solution du pire. Marine Le Pen a des atouts électoraux incontestables, elle est porteuse d’un courant international qui a amené le Brexit, la victoire de Trump et des forces qui, à travers l’Europe remettent en cause les libertés fondamentales, le droit des femmes et les principes humanistes qui ont préservé le monde de la catastrophe, fondé l’Europe et la Nation Française.

Olivier TaconetPrésident de la fédération de l'Eure
du parti radical de gauche




Post scriptum : 
Ne pas oublier le prochain café radical
Paul Dhaille,  délégué national du prg
animera le café radical vendredi 9 décembre
(crédit photo Emmanuel Pain)

PEUT ON STOPPER MARINE LE PEN ? 

Débat public animé par Paul Dhaille, délégué général du parti radical de gauche et Franck Martin, ancien maire de Louviers.

Vendredi 9 décembre 2016 18h30
au Big Art, 39 rue du Quai
27400 Louviers






vendredi 25 novembre 2016

Prochain café radical : peut on bloquer Marine Le Pen ?

L'avantage des primaires de la droite, c'est qu'on n'aura guère parlé de Marine Le Pen pendant quelques semaines. Mais ni la crainte, ni l'absence de crainte n'évite le danger. 

Fillon sera très probablement le candidat de la droite dimanche soir. Il aura non seulement à affronter la gauche, ou les gauches, mais il aura aussi à affronter l'extrême droite, mauvaise surprise de presque toutes les élections depuis 2002. La victoire de Trump aux Etats Unis a d'ailleurs remis en selle le cauchemar de l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite. 
Comme l'a presque dit Beaumarchais "il faut se dépêcher de parler de tout de peur d'être obligé d'en pleurer". 
Le café radical, pour sa reprise après de trop longs mois d'absence, a décidé de porter le débat. 

 Peut-on bloquer Marine Le Pen ?  

Paul Dhaille, délégué général du parti radical de gauche sera l'invité du café et présentera les données et les perspectives du moment à l'aube d'une année qui se révèle d'ores et déjà très politique.
Venez nombreux, avec vos certitudes, vos interrogations, et votre écoute. Le café radical est ouvert à tous.
café radical au Big Arts
vendredi 9 décembre, 
de 18h30 à 20 h
39 rue du quai
27400 Louviers





lundi 30 avril 2012

Résultats dans l'Eure, il ne faut pas gâcher la fête !

Tout à l'euphorie des heureux résultats nationaux, la gauche en aurait oublié les résultats dans le département de l'Eure qui n'ont pourtant pas de quoi la réjouir excessivement.
Bien sur, le score de la gauche est très bon à Louviers et à Evreux, les deux grandes villes radicales du département ; il est très satisfaisant à Vernon et Bernay, et sans surprise dans les villes moyennes du département. Pour le reste, le résultat doit inciter la gauche à tirer le signal d'alarme tant, dès qu'on s'éloigne des villes-centre, le score Le Peniste prend une ampleur inégalée et la droite se maintient.
A part dans la 4e, François Hollande arrive en troisième position, derrière le Front National et le candidat de l'UMP. Cette situation est paradoxale dans le contexte national, elle est paradoxale dans le cadre du travail mené par le conseil général, et elle mérite à tout le moins analyse.
Mais il y a urgence.
Dimanche, la France aura un nouveau président de la République. Lundi, commencera la bataille pour les législatives.
Très légitimement, les forces de gauche veulent s'y montrer... mais il faut dès à présent mettre en avant une autre légitimité.
La gauche ne doit pas être en mesure, au soir du premier tour des prochaines législatives, d'être appelée à choisir entre la droite extrême et l'extrême droite. Il y va de sa crédibilité.
Des accords ont été passés entre le parti socialiste et le parti radical de gauche, qui ont permis à Michel Champredon d'être leur unique représentant dans la 1ère circonscription, des accords ont été passé entre les Parti socialiste et les verts, permettant à Jérôme Bourlet  d'être leur représentant dans la 5e circonscription. Ces  accords permettent la présence de candidats socialistes dans les 2, 3 et 4e circonscriptions.
A l'évidence, il faut aller plus loin, et très vite !
J'appelle dès maintenant les responsables politiques de toute la gauche, ainsi que les potentielles candidatures à titre individuel à se concerter dans le sens de la responsabilité politique. Le fort score de la droite dans notre département amène à un complet changement de perspective. Très vite, avec l'appui des représentants nationaux des forces de gauche, il faut parvenir à un accord qui permette à la gauche de se comporter dignement dans le département en évitant la dispersion mortifère des candidatures.
Les législatives de l'Eure ne doivent pas gâcher la fête de la victoire de la gauche.

lundi 23 avril 2012

Sarkozy c'est fini, préparons le changement !

Il faut que la victoire soit large !
Le premier tour des élections a confirmé que le sarkozysme était une impasse. En droitisant son discours, en misant sur la peur, le rejet de l'autre et du pauvre, le désormais ex-président a récolté ce qu'il a semé : le pire résultat de la droite française depuis la naissance de la 5e république, le meilleur résultat de l'extrême-droite française dans la même période.
Ces éléments ne sauraient toutefois dissimuler  l'immense espoir qui se profile derrière la candidature de François Hollande, prochain président de la République Française.
Face à une période de crise et d'inquiétude sociale, c'est la France entière qui a confirmé son rejet du Président sortant, candidat dangereux, inutile, incapable de rassembler les français et de fixer un cap pour la Nation.
A Louviers et  Evreux, les deux villes radicales du département le candidat issu des primaires de la gauche arrive nettement en tête.
Un dernier effort reste à faire. En participant nettement à la défaite du candidat-président, la gauche a fait le plus difficile ! Il nous reste à faire le plus facile pour que la victoire soit complète. La gauche, et au delà de la gauche, la France et la République ont besoin d'une victoire large pour que le Sarkozysme, cette anomalie politique, retourne dans les oubliettes de l'histoire.
En votant massivement François Hollande, les habitants de l'Eure, les Français donneront à la France les moyens d'un indispensable changement afin de faire face aux défis politiques, sociaux et économiques auxquels elle est appelée à faire face.

Dimanche 6 mai 2012, votez et faites voter massivement François HOLLANDE




vendredi 20 avril 2012

L'évaluation, c'est maintenant !


Qui mérite le bonnet d'âne ?
L'évaluation des ministres... vous vous souvenez ?
Si vous avez oublié, vous n'êtes pas le seul... ou la seule !
Parmi les bêtises du gouvernement Sarkozy, de ces gadgets annoncés à grands effets de manche, au début du quinquennat, celle-là était pourtant particulièrement emblématique : on allait noter les ministres !
Ça, c'était du moderne !
Mettre la politique en équation, et montrer qu'on allait juger de l'efficacité d'un gouvernement.
Il s'agissait bien sur, en contre partie de démontrer l'excellence du gouvernement Sarkozy, en évitant d'une part que le bénéfice en revienne à Fillon (rappelons que le premier ministre est en principe chef du gouvernement sous la 5e république) ... pas facile déjà ! Mais en plus il fallait démontrer sous couvert d'objectivité que tous les gouvernements précédents étaient des nuls et qu'on allait se donner les moyens de juger les ministres non en fonction de leur poids politique mais en fonction de leurs compétences ! Mort de rire ...
Mort de rire, puisque quelques mois après, les démissions de ministres  ont bien été fonction de dysfonctionnements politiques, de glissades personnelles, de graves fautes de communication et non de la capacité à gérer un ministère.
Qu'est devenue la volonté de soumettre au Secrétaire d'État à l'Évaluation des politiques publiques : Éric Besson, l'évaluation du travail de ses collègues ... avec les services de Matignon ? Qu'est devenu le travail payé par les contribuables mené par le cabinet Mars and Co ?
Rien d'autre qu'une amertume pour certains services ministériels, rien d'autre que le souvenir d'une bonne rigolade de la part des commentateurs politiques !
Parce qu'en fait, pour reprendre le slogan de François Hollande :  l'évaluation, c'est maintenant !
Ce n'est pas un cabinet privé qui va juger de la politique du chef de l'État, c'est le peuple ! Convoqué par les institutions de la République il va se prononcer en toute liberté.


A dimanche !


dimanche 15 avril 2012

Pas fraîche ma campagne ?

La campagne est ennuyeuse ...Ah bon, vous trouvez  ? Mais vous attendez quoi d'une campagne, au fait ? Vous attendez quoi d'une campagne, en fait ? Pour tout dire, mon caractère de coureur de fond m'interdit de m'ennuyer dans une  campagne. La démocratie est toujours une  fête, et je suis toujours heureux lorsqu'on vote ! Par dérision, je disais à une  époque, que si j'étais président de la république, j'instaurerais  une  élection tous les dimanches. Façon  poule au pot d'Henri IV !  Quel beau rituel que celui de la République en action, celui  qui agite et qui rythme nos cités certains dimanches. Bien sur, il y a le foot tous les dimanches, et tous les  matchs ne se valent pas, les spectateurs le savent. Mais la démocratie est aussi une fête parce qu'elle dresse le  portrait  croisés  de nos volontés, de nos attentes, de nos  illusions et de nos déceptions. Lors du passage de Manuel Valls à Louviers, c'est à peu près la seule question que j'ai eu l'occasion de lui poser : Alors, ennuyeuse cette campagne ? Qu'est ce que tu en penses ? 
La réponse a été assez cinglante ! En football, pour reprendre la métaphore, le but des entraîneurs n'est pas que le match soit beau, il est que leur équipe gagne ! Le directeur de campagne de François Hollande s'était peut être senti visé, mais il m'a rappelé que depuis qu'il faisait de la politique, il avait toujours entendu la même chose ... et de me rappeler la campagne de 1981.
Le rapprochement est  intéressant. C'est vrai que vu de loin, 1981 était le remake de 1974, avec les mêmes protagonistes, et pour ceux qui attendaient le renversement de la société ... l'annonce que c'était déjà foutu. 
On peut dire ce qu'on veut, mais le vrai protagoniste de toute campagne électorale, c'est l'Histoire, et pas  les directeurs de communication ou les amuseurs de tel ou tel camp. 1981 portait en lui la fin des illusions d'une union de la gauche porteur d'un socialisme avenir de l'humanité ! Il était effectivement le rejet d'une politique giscardienne incapable de répondre  à la réponse diffuse d'un peuple toujours en attente, même s'il ne savait pas ce qu'il attendait.  Mais il fallait montrer que la société était capable de bouger et de remettre en cause le socle de l'organisation politique issue de la guerre d'Algérie. La gauche était seule capable  de réaliser cette attente, même si celle-ci était mal exprimée.
En quelque sorte, 1988, en a été la confirmation. L'aspect innovant de la campagne était qu'il s'agissait de la première réalisée dans le cadre d'une cohabitation. Président de droite, premier ministre de gauche issu de la cohabitation. Mais en fait, il n'y avait pas vraiment de nouveauté là non plus et le seul fait marquant a été le coup de Jarnac  d''Ouvéa, réalisé par le Dr Pons et Charles Pasqua ! Un film retrace l'événement, L'ordre et la morale, réalisé par Mathieu Kassovitz, il faudrait que j'aille le voir.
L'affiche du film paru en 2011
Après, il y  eu la campagne de 95, avec la  trahison Balladurienne, et le retour inespéré du candidat Chirac, c'est vrai que c'était marrant, et très typique des querelles de légitimité de la droite, qui s'est ridiculisée en permettant à la gauche de reprendre du poil  de la bête, mais je ne sais  pas si tout cela a été profitable à la démocratie. 
2002 a été le cauchemar des démocrates. Pas seulement par le résultat. Je me souviens d'un moment difficile de ma propre existence, à la mi-avril, ou sur une route longue que j'avais à faire en voiture, je me suis tapé les discours des 12 candidats à la présidence  de  la République.  Je me suis demandé dans quel pays je vivais. Une surenchère terrible, à la suite d'un fait divers monté de toute pièce par tf1, les candidats s'étaient lancé dans une course sécuritaire entre Chirac, Le Pen, Mégret, Chevènement et Bayrou que j'ai entendu à la suite. Pas de doute tout cela amenait tout droit au résultat du 21 avril... Inattendue cette campagne, c'est sur et par sa forme et ses résultats, mais pas fraîche, ça non !
Alors, bien sur, il y a eu 2007 !
Deux candidats de rupture ! Rupture avec les appareils, car Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy avaient tous deux réussi à s'imposer face aux vieilles barbes, rupture dans leurs vies personnelles puisqu'ils auront été les premiers cocus révélés à se présenter au destin suprême, ce qui était la marque incontestable de leur modernité, au delà de la génération dont ils étaient porteur (la mienne, ndlr, ils sont nés la même année que moi) qui étaient celle amenée à la politique par mai 68. Des trouvailles, de la bravitude au travailler plus pour gagner plus, et le lâchage en règle de Ségolène par l'appareil qui ne lui avait toujours pas pardonné. On peut rajouter la montée  de François Bayrou comme marqueur supplémentaire de la présence d'une nouvelle génération.
Et voilà, nous y sommes. 2012 sera probablement à 2007 ce que 1981 a été pour 1974. Une revanche, la fin des illusions ... Forcément, la fin des illusions, c'est moins amusant que l'enthousiasme onirique ... Ça laisse de la  place à Mélenchon, un peu ! Mais le fait essentiel est surtout que la campagne a été longue, et qu'à force on s'y répète. Oui, ils ont tous le même âge, le mien, sauf qu'ils ont pris cinq ans de plus ... et je serais le dernier à pouvoir leur reprocher !
Pour ce qui est du discours usant, je ne parle pas tant de Hollande, après tout en campagne que depuis les primaires, mais je parle évidemment du candidat Sarkozy qui, malgré tous ses efforts pour se contredire, reste quand même l'épuisant bateleur de foire, au discours de plus en plus inaudible et dont le talent s'use inéluctable, n'ayant jamais cessé d'être en campagne depuis son élection ...  La victoire de Hollande sera d'abord la défaite du sarkozysme ! En soi, c'est un sujet de satisfaction largement suffisant !