Affichage des articles dont le libellé est Jean Louis Destans. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jean Louis Destans. Afficher tous les articles

jeudi 10 novembre 2016

Défendons la maison des syndicats à Evreux ... et ailleurs

Pourquoi nous devons défendre 

la Maison des syndicats à Evreux

la manifestation  a réuni plus de mille
 protestataires le 9 novembre.On y a annoncé
le report de l'expulsion à après les législatives.
Victoire ou sujet d'inquiétude ?  
La situation à Evreux  est inquiétante. Nous reproduisons, en fin d'article la lettre que Lefrand et Lecornu, maire d’Evreux et président du conseil départemental ont envoyé aux organisations syndicales de l’Eure.
C'est une lettre insultante où est clairement indiquée la volonté de mettre fin à ce qui participe depuis près d’un siècle aux bonnes relations entre les représentants des salariés et les collectivités publiques. On peut y sentir la volonté de justifier une politique dure dont le but serait de procéder à l'expulsion sans relogement des syndicats à Evreux. Depuis, parce que les nouvelles vont très vite, les collectivités locales d'Evreux et du Département de l'Eure, courroies de transmission du candidat aux primaires de la droite Bruno Le Maire, ont repoussé la date d'expulsion de quelques mois ... Il n'y a pas là de quoi rassurer à mon avis. 
J'y vois les effets contradictoires de la politique de communication cynique de Bruno Le Maire. On fait des déclarations guerrières, pour faire parler de soi, après on recule. On se fait oublier quelques temps, mais on a fait germer une réflexion qui sera bénéfique par la suite. En cas de victoire de la droite, il voudra tout faire pour ne pas se faire oublier.  Dans six mois, le rebond de l'affaire de la maison des syndicats lui permettre de ne pas se faire oublier. Les syndicats ont tout intérêt à obtenir des garanties sérieuses avant. Quelques rappel de ce qu'est la maison des syndicats à Evreux, de son utilité et de son histoire.

La ville d’Evreux  héberge depuis 1928 les organisations syndicales. Tel est le cas dans la quasi-totalité des villes préfectures de France. Cela fait partie de l’Histoire et de la manière dont les pouvoirs publics ont voulu faciliter les relations entre les représentants des salariés et la société. C’était dès lors, la reconnaissance de l’utilité publique des syndicats. 
Cette action n’a été remise en cause à Evreux que pendant l’occupation, c’est à dire que le principe d’hébergement des syndicats n’a jamais été remise en cause sous la République, quelle que soit la couleur politique des municipalités d’Evreux et ce pendant 88 ans.
Rappelons les faits. Pour réaliser une opération immobilière, la ville d’Evreux souhaite se débarrasser des locaux vétustes où sont logés les syndicats, rue de Pannette. Les syndicats, comme toute personne hébergée, demandent à être relogés dans des conditions correctes et durables. Quoi de plus normal pour les organisations syndicales, qui occupent les lieux depuis longtemps, et où ils rendent un service reconnu.
Les négociations se sont déroulées normalement avec l’ancien maire d’Evreux, Michel Champredon et avec l’appui du Département présidé alors par Jean Louis DESTANS. Les premières tensions sont apparues avec la victoire de la droite aux élections municipales et cantonales. À  partir des difficultés créées par les affidés de Bruno LEMAIRE,  les syndicats ont  demandé au préfet de l’Eure d’accepter un rôle de médiateur, qu’il a accepté.
Nous rejetons les arguments de la municipalité et du département qui font passer les syndicats pour des privilégiés et des capricieux. Pour dire cela il ne faut jamais avoir mis les pieds dans les locaux de la rue Pannette, qui n’ont pas connu d’aménagement depuis cinquante ans. 
Une aide historique et nécessaire.
N’en déplaise à Bruno Lemaire, qui veut se trouver un créneau au sein des primaires de la droite, elle est nécessaire. Cette aide  est comparable à l’aide publique fournie aux partis politiques et contre laquelle Bruno Lemaire et les candidats de droite se gardent bien de protester, lors même qu’ils utilisent tous les procédés pour en avoir encore plus. Elle est nécessaire parce que les syndicats de salariés sont indispensables à de saines relations entre salariat et patronat et que l’ensemble des relations au sein d’une société moderne et démocratique en dépend. Les salariés ont besoin d’être défendus, ils ont besoin de choisir qui va les défendre. Ils ont besoin de syndicats forts et responsables. Et la première utilité d’une maison des syndicats est de leur donner les moyens de  l’accueil et du dialogue entre les salariés et leurs représentants.
Soyons clairs aussi sur la demande des syndicats. Ils n’exigent rien d’autre, en tant qu’expulsés, que de retrouver des locaux adaptés, correspondant au travail qu’ils effectuent déjà auprès des salariés, des adhérents et des militants du département. Des salles et des bureaux simples qui permettent de faire leur travail de manière autonome, des salles de réunion qui peuvent être partagées, bref, l’équivalent d’une simple maison des associations comme il en existe dans de nombreuses villes, et quasiment toutes les villes de la taille d’Evreux. Les locaux isolés sur le plan thermique et acoustique permettraient aussi des économies d’énergie. Les syndicats ne sont après tout rien d’autres que des associations spécifiques.

Voilà pour recadrer les choses. Les pouvoirs publics, comme n’importe quel propriétaire, ont pour obligation de reloger leurs locataires lorsqu’ils veulent reprendre leurs biens pour utiliser les locaux à d’autres fins. Les syndicats n’en demandons pas plus.

Nous constatons que, au-delà des propos insultants, sous des argumentations dangereuses et fallacieuses, la ville d’Evreux comme le Département ne font pour l’instant pas face à leur responsabilité. Nous leur demandons, solennellement de modifier leur attitude, au nom du million de salariés du département.

Le parti radical de gauche, au nom des valeurs qu’il défend, se range sans réserve du côté des organisations syndicales en lutte pour la défense de leur droit, constitutive des droits du million de salariés du département de l’Eure.




vendredi 3 avril 2015

La vérité sur Sébastien Lecornu

Attention Travaux !

Place à Bulldozer premier ...

 
Avec Sébastien Lecornu à sa tête, le département de l'Eure vit
un changement politique profond. Installé par la volonté de
Bruno Lemaire, il construit déjà un appareil politique au service
du patron, qui lui-même reproduit ce que Laurent Fabius a
construit à Grand-Quevilly.
 
 
Fini de rire ! Jean-Paul Legendre l'aura appris à ses dépens ... Lui qui revendiquait une gestion départementale à la Papa, c'est à dire à la Collard, comme il l'a dit lui-même se sera fait passer sur les pieds. La seule concession faite à notre homme policé aura été d'annoncer lui-même qu'il allait à Canossa. Pas question de laisser le département à un autre que l'homme choisi par Bruno Lemaire en personne et qui n'a pas l'intention de se laisser emm... bêter ! Place à Sébastien Lecornu, benjamin des présidents départementaux et figure idéale pour s'imposer aux vieilles barbes de la droite départementale.
Débat télévisé entre l'ancien président et celui qui se rêvait
futur pour promouvoir une gestion nostalgique en phase avec
les pouvoirs faiblissants des départements.
Vous êtes ici dans le territoire de Bruno Lemaire. Soit vous collaborez, soit vous vous pliez ! Qui d'autre que Sébastien Lecornu pour assurer cette fonction ?
Foin des rêves de Jean-Paul Legendre, fin connaisseur du département, de son histoire profondément centriste, qui avait amené le Docteur Collard à sa présidence pour éviter qu'un clan de la droite prenne le dessus sur l'autre ... C'était l'époque de la terre des héritiers, si bien décrits dans un article du monde de l'époque où internet n'existait pas (alors, n'insistez-pas ... Il n'y aura pas de lien sur lequel cliquer !) ... et qui parlait de notre beau département situé à une heure de Paris et terre de parachutage idéale entre les Jean-Louis Debré, les enfants Poniatowski et autres ... Situation qui avait paradoxalement abouti à la faiblesse de l'Eure.
Derrière Jean-Paul Legendre, pointe la figure sympathique de
Jannick Lesoeur. Bien sur, elle n'est que figure principale de
l'opposition et c'est bien elle qui aura la rude mission de
défendre ce qui peut l'être dans un département dont les pouvoirs
affaiblis risques d'être écrasés au profit d'une machine politique
à visée nationale au grand dol des eurois.
Bon, alors, peste ou choléra ? Après tout le travail réalisé par Jean Louis Destans qui a transformé un département exsangue en territoire actif et cohérent ... valait-il mieux un retour nostalgique vers l'inaction ou quelqu'un qui n'aura pour but d'utiliser le pouvoir d'une collectivité territoriale déliquescente que pour des visées qui dépassent malheureusement le demi-million d'habitants qui la composent ?  
Jannick Lesoeur, chef de l'opposition, aura une mission délicate. Face à la démarche très politique et très à droite du nouveau président, elle devra trouver sa place.
Elle aura, elle aussi, à composer avec une tendance compréhensible d'élus tournés vers la défense de petits intérêts de leurs cantons. Heureusement, elle est aussi porteuse de l'histoire récente du territoire, continuatrice du sillon tracé par l'équipe de Jean-Louis Destans et que le bulldozer élu à la présidence n'aura de cesse d'effacer.
 



 


lundi 30 mars 2015

Fin du Département ?

Le logo du département de l'Eure, à l'image
de ce que Jean Louis Destans avait fait de
ce département, c'est à dire une collectivité
de projet, à l'inverse de ce que la droite lui avait
laissé, c'est à dire un ensemble politique
basé sur des accords à la petite semaine.
S’il y a quelque chose d’historique dans ces élections départementales, ce sont ces élections elles-mêmes. Pour la première fois, les départements ne sont pas renouvelés par moitié, mais totalement. Pour la première fois aussi, les élections ont lieu par binôme mettant fin au lien entre un élu et les électeurs de son canton. Bref, tout semblait être fait pour mettre en œuvre un nouveau départ du Département, qui, d’ailleurs allait être appelé par son nom et non plus Conseil général.

Or, l’élection ne s’est faite ni sur un bilan ni sur un projet départemental. Certains disent : c’est la faute au gouvernement, il a politisé et nationalisé le débat... Mais encore heureux qu’il l’ait fait. En délimitant les compétences du gouvernement, en voulant mettre fin à sa compétence générale, celle qui en faisant l’équivalent de la Commune et de la Région depuis la décentralisation, on a rendu le Département incapable de vendre un projet. Dans le département de l’Eure, par exemple, qui avait un bilan extraordinaire puisqu’en même temps global, créatif, et particulièrement bien géré, il était impossible de faire un projet cohérent. A ce niveau, les campagnes de gauche et de droite ont été particulièrement nulles, se contentant de généralités, accolées à un débat national.
De gauche à droite, Franck Martin, Jean Louis Destans et
Patrice Yung, à l'Hotel d'agglomération Seine-Eure
Jean Louis Destans et Franck Martin ont une histoire commune.
Arrivés au même moment sur la scène politique, ils ont fait
 profiter les territoires dont ils avaient la charge de leur volonté
de construire, de leurs projets. Difficile de tirer un trait là dessus !
Mais l'histoire n'est jamais finie ...

Les premiers propos tenus à droite à la suite de la victoire départementale sont à cet égard affligeants.  On se croirait revenu 20 ans en arrière. On parle d’écouter les maires, les élus locaux ... pourquoi pas, il faut écouter tout le monde. Mais on est incapable de projet départemental, c'est-à-dire d’un projet de territoire à l’échelle du département. Comment le département de l’Eure, dont la réalité a été créée par le président Destans, va trouver son espace géopolitique par rapport à la métropole de Rouen, la grande Région Normande et la Région Parisienne ? Que va devenir le potentiel créé par le Président Destans ?
La victoire d’une droite gestionnaire à la petite semaine, sans perspective et sans projet est une lourde défaire pour le département.


 

vendredi 28 mars 2014

Toute la gauche et tous ceux qui aiment Louviers

Tous ceux qui aiment Louviers, toute la gauche, réunis dans
la salle Pierre Mendès France, pleine à craquer
"Au premier tour, on choisit, au deuxième on élimine", voilà ce proverbe républicain qui prend toute sa force à quelques heures du deuxième tour de l'élection municipale à Louviers.
C'était le sens de la réunion publique à Louviers qui a pu montrer qu'au delà de ses multiples nuances, la gauche pouvait se rassembler, et réunir au delà d'elle, comme l'ont rappelé les orateurs de la tribune.
Franck Martin a rappelé l'incroyable tour de passe-passe que constituait la fusion des deux listes de droite, qui ont pour seul point commun de n'avoir pu, en quelques mois de campagne, sortir une seule ligne de programme cohérent. Incroyable. Ils ne savent pas qui ils sont, ayant choisi de se présenter sans étiquette.
Sans étiquette ! Alors que l'une des tête de liste arborait fièrement le soutien de l'Ump au premier tour. L'espace d'un week-end, voilà l'étiquette disparue. Un grand mystère ! 
La liste de gauche, elle, a toute sa cohérence. Elle ne s'est pas construite entre deux tours, elle n'est pas la réunion de clans, mais de lovériens au service de leur ville et de leurs valeurs.

La gauche rassemblée

Toute la gauche était là. 
Jean-Luc Lecomte, secrétaire
départemental du PCF
Jean Luc Lecomte, secrétaire départemental du Parti communiste français, a rappelé ses divergences avec l'action gouvernementale, mais il a aussi rappelé le choix républicain qui veut que face à la droite unie, la gauche doit être rassemblée afin d'éviter les catastrophes annoncées à Vernon et aux Andelys. Certains communistes ont fait alliance avec le Npa, et même si la tête de liste s'entête à ne pas faire la différence entre la gauche et la droite, cela ne saurait être le cas des électeurs, ni des partis responsables.



Laetitia Sanchez, secrétaire régionale
d'Europe Ecologie Les Verts

Les écologistes, par le biais de Laetitia Sanchez,  ont rappelé le travail immense réalisé, notamment par le biais de la communauté d'agglomération en ce qui concerne l'environnement, la qualité de l'eau, le développement des transports en commun.  Franck Martin, au sommet des préoccupations écologistes, a toujours été accompagné de conseillers écologistes depuis 18 ans.




Marc-Antoine Jamet, secrétaire fédéral
du parti socialiste

Marc-Antoine Jamet n'a pas caché les divergences ou prises de bec qu'il a pu avoir avec Franck Martin, en tant que maire de Val de Reuil. Mais il a par là même rendu hommage à celui qui savait défendre ses dossiers et ne cédait devant personne pour une cause qu'il pensait juste pour sa ville ou pour ses valeurs. L'attelage anti-Martin est grotesque. En se présentant sans étiquette, ils veulent solder la ville !

Ceux qui aiment Louviers

Mais il n’y avait pas que la gauche à entourer Franck Martin. Il y avait aussi de nombreux maires de l’agglomération venus en tant que tels Hervé Letellier, Yves Lanic, Richard Jacquet, Guillemette Nos, Jean Pierre Auger, et des représentants de communes environnantes qui étaient là pour rappeler que sans le travail de Franck Martin, il n’y aurait pas eu de communauté d’agglomération, et que cet apport, ce travail en commun avait profité à toutes les communes de la Case et aux lovériens en particulier.
Jean Louis Destans, député,
président du département 
C’est ce que finalement ont conclu Jean Louis Destans, président du département de l’Eure et Nicolas Mayer Rossignol, président de la Région Haute Normandie.
L’un comme l’autre ont parlé de poids du territoire de l’agglomération créé par Franck Martin dans les grandes structures départementales et régionales. Bien sur, Jean Louis Destans a évoqué sa première venue à Louviers, lors même qu’il venait d’être élu à Pont Audemer. Son œil extérieur lui permettait de souligner à quel point la ville s’était transformée et embellie. 
Nicolas Mayer Rossignol, président
de la Région Haute-Normandie
Nicolas Mayer Rossignol soulignait, lui, à quel point le travail réalisé dans le cadre du 276, qui permettait la réalisation de projets à l’échelon départemental et régional prenait un relief tout particulier autour de Louviers et du travail exemplaire de sa communauté d’agglomération.

Le mot de François Loncle

Comme l'a dit François Loncle, le député qui suit l'évolution de la
François Loncle est à présent le
meilleur soutien de Franck Martin,
quelqu'aient été les divergences entre
les deux hommes. 

ville depuis 40 ans : "L'équipe de Franck Martin est belle, je suis fier d'être le dernier"... Il sait tout ce que Franck a apporté à la ville qu'ils aiment, quelles qu'aient été les divergences entre eux. Il y a l'indéniable.
François Loncle, a cité Pierre Mendès France pour rappeler que le fameux sans étiquette était l'autre nom pour la droite, et parfois la droite la plus dure.


Les jeunes électeurs ont du mal à saisir depuis
que nous avons arraché notre ville des mains
d'une droite extrême qui avait laissé
cette ville exsangue ... Franck Martin
La conclusion pour Franck Martin n'en était que plus aisée. Il ne faut pas laisser dans les mains d'incompétents, qui n'aiment ni ne connaissent leur ville, qui ne connaissent pas le B.A. BA du fonctionnement d'une collectivité, et qui en partent à l'assaut avec les principes les plus mauvais qui soient, qui rêvent d'en faire un petit Neuilly ou un Issy les Moulineaux, des villes de riches où ni les pauvres ni les classes moyennes n'ont leur place ... Bref un utopie réactionnaire, à l'opposé du Louviers qu'on aime, qui offre une place pour chacun dans une ville vivante.

Une très belle soirée, chaleureuse, qui a donné tout le dynamisme nécessaire à ceux qui se battent pour faire gagner Louviers et la gauche avec Franck Martin.
A dimanche !














mercredi 19 février 2014

Piscine : la grosse manip'



C'est une tempête dans un verre d'eau.
Franck Martin, marie de Louviers Jean Louis Destans
Président du conseil général et Patrice Yung président de
la Communauté d'agglomération, ont tenté par le bon sens
de répondre à une grossière manipulation.
Le président Destans n'en revenait pas, lui qui, pourtant, en la matière ne manque pas d'expérience.  Comment peut-on croire ça ?! Comment peut on faire croire qu'en investissant 19 M€ dans la construction d'un centre aquatique intercommunal, on aboutirait à la suppression des cours pour la jeunesse scolarisée lovérienne, et en particulier collégienne.
C'est n'importe quoi et ce pour trois raisons.
La première est celle du sens de l'action publique, tout bêtement. On ne crée pas un tel équipement pour qu'il soit rentable, mais pour qu'il rende service, au premier rang duquel celui de permettre aux élèves d'apprendre à nager !
La deuxième est d'ailleurs celle-là. Ce qui justifie le subventionnement de la Région et du Département est précisément que l'équipement remplisse sa fonction vis à vis des obligations scolaires.
La troisième est qu'en imaginant qu'un président de structure  intercommunale soit assez idiot pour ne pas vouloir donner accès au élèves de sa ville (ce qui, soit dit en passant constituerait un cas unique en France !), il éviterait quand même que le problème voit le jour en pleine période électorale, surtout s'il se présente à cette élection.
Ce que révèle en revanche la sortie du problème en plein ébullition électorale, c'est une claire volonté de manipuler l'opinion.

À  qui profite le crime ?

L'incroyable bulletin des profs de Ferdinand Buisson !
Ils ont osé glisser dans le cahier de correspondance une fausse
information, leur permettant de conclure qu'ils ne feraient plus
 cours de piscine. Une absence totale de sens du service public,
 de principe éducatif et de conscience pédagogique.

 

On peut savoir pour toute rumeur qui la propage, mais on ne sait pas d'où elle vient.
Le conseil général est clair. Chaque collège reçoit la même dotation par élève dans tout le département. Cette même somme est versée aussi aux établissements privés.
C'est ainsi depuis très longtemps. A Louviers, la somme versée, il est vrai, dépassait largement les besoins des collèges, étant donné que le coût qui leur était demandé par la mairie de Louviers était dérisoire, compte tenu de la vétusté de l'équipement qui leur était confié.
Alors voilà qu'on attribue à tous les habitants de la Case, aux lovériens, et aux collégiens en particulier, un équipement top (pour parler jeune). La plus belle piscine du département, l'une des plus belles de la grande Normandie. Il y aurait de quoi se réjouir ! En particulier pour un prof normal d'Education physique et sportive. D'accord, cela prélèvera un peu plus sur le budget du collège ... mais enfin, cela n'est pas tiré de la poche des profs ! C'est du délire.
On ne peut bien sur s'empêcher de penser aux premiers profiteurs de la rumeur. Celle-ci a été logiquement relayée par la présidente de l'association des parents du collège Saint Louis. signalons que celle-ci est membre de la liste du Modem, et que les blogs de cette même liste se sont emparés de propager la fausse nouvelle sur le dos de la vérité et des collégiens.
Voilà qui n'est pas à leur honneur. on sait qu'ils refusent le nouveau centre aquatique. Ils ne le trouvent pas assez chers pour les lovériens, et ils le trouvent trop cher pour leurs collégiens. Cherchez l'erreur.
Au delà de l'incapacité à se réjouir d'une situation positive (une piscine enfin ! On l'attend depuis un quart de siècle !) ils font preuve comportement indigne de la part d'une équipe prétendant à la gestion d'une commune. ils restent juste dans la défense de petits privilèges, incapables de soutenir un intérêt collectif.

dimanche 27 octobre 2013

Un café radical de haut niveau avec Nathalie Kouyaté


Monique Gaillard, à gauche, Présidente de l'association
Passage, était venue parler de son expérience. Un éclairage
permettant de mettre en relation le témoignage de
Nathalie Kouyaté et le travail effectué à Louviers depuis 40 ans.
Il se passe toujours quelque chose au café radical. Au départ, il s'agissait tout bêtement d'accueillir Nathalie Kouyaté, attachée de presse au parti radical de gauche, et auteure d'un témoignage rare : Mon enfer dans une famille d'accueil
Nathalie Kouyaté ne veut pas se contenter d'un simple témoignage, ce qui est pourtant déjà bien. Elle veut agir, faire en sorte que des situations semblables à celle qu'elle a pu vivre, ne se reproduisent pas. 
L'un des aspects les plus insupportables du témoignage de Nathalie Kouyaté est qu'il touche à une période terriblement récente. Ça s'est passé il y a moins de 20 ans.
Cela ne doit pas pour autant effacer les progrès réalisés. Le témoignage d'Isabelle Momplay, qui a été famille d'accueil est à cet égard tout à fait passionnant. 
Isabelle Momplay, assise à la gauche de
Franck Martin, debout, a livré un
témoignage  essentiel sur l'évolution de
la politique de l'enfance menée au conseil
général. 
Non seulement parce qu'il permettait de démontrer par l'expérience que les familles d'accueil ne sont pas mauvaises en soi. Elles sont capables d'apporter au gamin en détresse, la chaleur et l'amour dont il a besoin. 
Mais aussi parce qu'il resituait la dimension politique du problème, soulignant le changement d'attitude du conseil général de l'Eure, depuis son passage à gauche, sous l'impulsion de Jean Louis Destans. Les familles sont à présent formées, très sérieusement, avec une partie obligatoire dans leur formation. 
Chaque détresse est cependant individuelle, et les familles d'accueil n'ont pas toujours les moyens d'y répondre, sans omettre le fait que, dans certains cas, l'enfant est le dernier élément qui devrait s'y introduire.   
Ainsi en est-il parfois des familles traditionnelles ou d'individus qui doivent accueillir un enfant sans avoir les moyens de les accueillir. C'est finalement d'ailleurs ce que raconte Nathalie Kouyaté elle-même.  
Sabine Anquetin et Monique Gaillard, travaillent depuis plus
de trente ans autour de l'enfance et de la famille. Recrutées
au départ au service famille, créé par le Dr Ernest Martin,
elles animent depuis 2008 l'association Passage qui recueillent
sur le modèle de la Maison Verte de Françoise Dolto, les
paroles des parents. 
De ce point de vue, le témoignage de Sabine Anquetin et de Monique Gaillard, créatrices de l'association passage, a été déterminant. Sabine Anquetin et Monique Gaillard sont deux anciennes du service famille créé par Ernest Martin. Tout en faisant référence à la Maison verte de Françoise Dolto, dont le principe était d'accueillir un lieu de paroles pour les parents, et en particulier les parents de jeunes enfants, le travail de l'association se situe clairement en héritage de l'action menée par Ernest Martin en direction de l'enfance et de la parentalité. Avoir un enfant n'est jamais facile, et cette difficulté est encore accrue par la culpabilité des parents qui ne savent comment faire avec un enfant, lors même que le message classiquement envoyé par la société est bien souvent de faire passer le comportement parents/enfants comme naturel... 
Ce qui est frappant reste l'évolution de l'attitude de la société vis à vis de l'enfant. Certes, le début de l'après guerre a été marqué par les lois de protection juridique et judiciaire des mineurs ... du moins en France, mais que de catastrophes et de mépris pour l'enfant ont été réalisés en Irlande, en Australie ou même en France avec le cas des enfants de la Réunion arrachés à leurs famille pour repeupler le Massif Central. 
C'est vrai que ce qui se passe autour de Françoise Dolto est essentiel... Mais ce qui se passe à Louviers aussi ! Pas de lien direct entre ce que fait, ce qu'écrit Françoise Dolto et ce qui se fait à Louviers ... si ce n'est l'Histoire, et sans doute une réceptivité exceptionnelle de Louviers aux grands mouvements historiques. Le travail mené à Louviers continue de porter sa marque.
Jean-Jacques Pilinski, a fait part de son
expérience d'instituteur. L'enfant maltraité,
culpabilisé, a naturellement tendance à
protéger l'adulte et cacher les preuves, traces et
témoignages des souffrances
Franck Martin a bien situé l'action menée vis à vis de l'enfance à Louviers, et qu'il ne fallait pas confondre les lieux de paroles et d'échange de l’association passage, le travail mené par le centre social et l'action menée par l'association "la cause des enfants" qui traite les questions de maltraitance. 
Sans doute ces lieux, ces actions sont elles à développer car c'est autour d'elles et de l'attention portée à l'enfant, aux parents, et à la capacité à répondre aux appels au secours que se trouve la solution.
Nathalie Kouyaté a aussi évoqué l'importance que l'on doit donner à l'évaluation du travail mené dans les familles d'accueil, la mise en place statistique et tout ce travail que doit mener un adulte pour se reconstruire après avoir subi une longue maltraitance étant enfant.
Une trentaine de participants très attentifs dans ce café très
suivi.
On a senti dans le public, une réelle expression des situations parfois très lourdes et la chance offerte par ce café radical comme lieu de parole à partir de l'expérience menée par Nathalie Kouyaté.








Merci à tous et à toutes.

mercredi 15 mai 2013

Jamet attaque la Région, Charmot attaque le département ...

et en avant le parti socialiste !

Une belle tablée de socialistes ... tous ensemble, tous ensemble oui, oui ...
mais pour qui pourquoi et contre qui?
Non, le parti socialiste n'est pas une secte ! Ceux qui disent ça sont des mauvaises langues.
A Louviers, on sait ce qu'est une secte. On a les Témoins de Jéhovah. Plus qu'aimables, ils sont aussi obséquieux que cohérents ... Tout le contraire des socialistes dont on s'est habitué à voir, au gouvernement comme en Région,  comme en ville étaler joyeusement et publiquement leur divergences entre courants, ambitions personnelles et susceptibilités diverses.  On peut avoir du mal à suivre, mais il vaut mieux s'en amuser ... tant c'est devenu monnaie courante

Mardi dernier, François Charmot et Marc-Antoine Jamet ont toutefois franchi  un nouveau pas dans l'absurde sur lequel je me permets de m'attarder.
Ce ne sont pas à d'autres socialistes qu'ils se sont attaqués, mais à une partie d'eux-mêmes ! Double schizophrénie tout à fait fascinante .... 
Ainsi Jamet, maire de Val de Reuil s'est il fait applaudir comme premier opposant au projet, lors même qu'il a voté ce même projet au conseil régional présidé par le socialiste Alain Le Vern..
Ainsi François Charmot, militant actif et ayant dirigé la campagne de la vice-présidente du conseil général attaque-t-il Jean Louis Destans pour ne pas avoir supprimé le péage d'Incarville, source selon lui de tous les maux et de tous les embouteillages ! 

Glissons sur le cas de Marc-Antoine Jamet, qui se livre ici à un exercice de démagogie classique et attardons-nous sur celui de Charmot, qui reprend une proposition gauchiste qui a effectivement été reprise un temps par Jean Louis Destans, président du conseil général de l'Eure et administrateur de la Sapn avant qu'il ne se rende compte qu'elle était irréalisable. Pour rappeler les événements, Jean Louis Destans n'avait pas dit qu'il rachèterait le péage d'Incarville mais qu'il ferait l'expérience 3 mois ... avant de se rendre compte que l'expérience serait très coûteuse et tellement coûteuse même qu'elle serait forcément sans suite... et c'est un bien.
Comme tout automobiliste, je suis heureux quand je ne paye pas et je trouve que tout est cher, mais comme tout automobiliste, j'ai tendance à oublier à quel point je coûte à la société. Le fait de demander au conseil général de prendre en charge les frais de la sapn, signifie notamment de faire payer par tous, y compris ceux qui n'ont pas de voiture, l'entretien de l'autoroute. Ce n'est sans doute pas une mesure de gauche et encore moins une mesure écologiste. Jean Louis Destans s'est sans doute égaré en 2005, lorsqu'il a fait cette proposition, mais il a eu au moins le mérite de ne pas s'entêter, et de toute façon, une telle mesure n'était politiquement pas viable. Elle aurait plombé les finances du conseil général et aurait amené une augmentation conséquente d'impôts ou une diminution des prestations sociales dudit conseil. Voilà pour clore cet aspect du débat. 
Pour ce qui est de la liaison A28/A13, autrement appelée contournement Est de Rouen, autrement appelée "autoroute" par les contempteurs du projet, rappelons quand même quelques vérités, qui restent ouvertes à débat.
La première c'est qu'on ne peut pas en même temps pleurnicher contre la désindustrialisation d'un site (et à cet égard, au delà des problèmes rencontrés par l'ex M'Real, au delà de la terrible désindustrialisation de la vallée de l'Andelle, il faut malgré tout rappeler qu'il y a un choix à faire entre sauvegarde des emplois et décroissance et que la logistique a pris une part prépondérante dans le développement ou le maintien de l'industrie. On peut se détacher de la décision gouvernementale de fixer l'emploi comme première priorité, mais il faut le dire clairement.
La deuxième, c'est qu'il ne s'agit pas d'une décision tombée du ciel. Le projet vise, au delà du contournement de Rouen, qui est la seule grande ville de France à ne pas être dotée d'une rocade, à assurer une liaison qui relie la Normandie et plus précisément, Le Havre et port 2.000, mais tout autant le flux en provenance de la Belgique à pouvoir atteindre le grand sud sans passer par Paris et sans engorger l'A13 dont tout un chacun peut constater qu'il est saturé (ce qui confirme par ailleurs que la gratuité du péage d'Incarville ne serait pas une idée géniale).
La troisième, c'est qu'effectivement, tout intérêt général reste à démontrer, comme dirait François Charmot. Cela se joue au niveau de l'Etat (mais il y a eu des élections présidentielles et législatives où le peuple a choisi ses représentants), au niveau de la Région (qui a aussi élu des représentants) et du conseil général (idem). Et ce sont bien nos élus qui fondent l'intérêt général ... ou alors on n'est plus en démocratie. 
Il est bizarre de voir la gauche reprendre sur ce point les lamentables arguments des opposants au mariage pour tous.



.

vendredi 18 janvier 2013

Pourquoi Jean Louis Destans a gagné


Jean Louis Destans définitivement député. La gauche et l'intéressé sont
soulagés. N'empêche, au regard du droit électoral, la décision du
conseil constitutionnel est tout à fait justifiée. 
Tout le monde peut se tromper !
Les rumeurs les plus folles ont couru, au point que lorsque j'avais vu Laurent Sodini, directeur de cabinet de Jean Louis Destans, c'est à peine si j'avais osé lui demander comment ça se passait le recours de Nicolas sur l'élection législative de 2012.
Tel en est il de la rumeur, qui court, qui court, qui répand l'inquiétude ... et puis voilà, ceux qui donnaient pour certaine l'invalidation de l'élection de Jean Louis en sont pour leurs frais.
Je me permets de revenir sur l'événement, ô, brièvement. D'abord pour rendre hommage à Jean Louis, qui a vécu une épreuve difficile avant de voir sa victoire couronnée et ensuite pour rendre hommage à la façon dont le droit électoral finit par s'imposer.
On a tellement glosé sur le conseil constitutionnel, sur sa partialité, sur sa composition peu compatible précisément avec cette partialité, qu'il convient de rappeler que la plus haute instance juridictionnelle française ne fait pas n'importe quoi et que le jugement ne se fait pas en fonction des amitiés ou groupes de pression.
Jean Pierre Nicolas, candidat de l'Ump, a fait un recours. C'est son droit et c'est tout à fait logique quand on perd de 39 voix. Dans ce cas là, comme dans tout recours, on accumule argumentaires sur argumentaires, arguments sur arguments, et dans ce combat juridique, on met toutes les forces de son coté. C'est en fait la bataille électorale qui continue et qui charge l'adversaire de toutes les turpitudes. Il a utilisé ses collaborateurs, il a distribué des tracts injurieux, il y a eu des procurations qui n'ont pas été bonnes, et tout, et tout.... mais le conseil constitutionnel, comme toutes les instances juridictionnelles en matière de contentieux électoral pèse et soupèse, met en rapport, demande des documents supplémentaires, ce qui d'ailleurs, dans le cas du contentieux Destans Nicolas, a prolongé d'autant la décision du conseil constitutionnel. 
Et finalement, la décision tombe.
J'ai jugé utile de vous transmettre la décision du conseil constitutionnel que vous pourrez lire ci-dessous, en en cliquant sur si vous voulez l'avoir en entier. C'est une lectuer très intéressante. Elle refait vivre sous des aspects très pointilleux l'aventure d'une élection, tout d'abord, mais surtout elle permet de bien saisir la manière dont les choses sont jugées. La France est un beau pays, la démocratie est une belle chose, malgré ses inperfections.
Allons, place au Conseil constitutionnel. bonne lecture !


En fait,  
Considérant, en premier lieu, qu’aux termes du troisième alinéa de l’article L. 62-1 du code électoral : « Le vote de chaque électeur est constaté par sa signature apposée à l’encre en face de son nom sur la liste d’émargement » ; qu’aux termes du deuxième alinéa de l’article L. 64 du même code : « Lorsqu’un électeur se trouve dans l’impossibilité de signer, l’émargement prévu par le troisième alinéa de l’article L. 62-1 est apposé par un électeur de son choix qui fait suivre sa signature de la mention suivante : « l’électeur ne peut signer lui-même » ; qu’il ressort de ces dispositions, destinées à assurer la sincérité des opérations électorales, que seule la signature personnelle, à l’encre, d’un électeur est de nature à apporter la preuve de sa participation au scrutin, sauf cas d’impossibilité dûment mentionnée sur la liste d’émargement ;

2. Considérant, d’une part, que le requérant met en cause des votes constatés par de simples croix sur les listes d’émargement ; qu’il résulte de l’instruction que deux votes constatés par de simples croix sur les listes d’émargement dans les communes de Conches-en-Ouche et Le-Mesnil-Hardray ne peuvent être tenus pour régulièrement exprimés ;

3. Considérant, d’autre part, que M. NICOLAS soutient que les signatures figurant sur les listes d’émargement, en face du nom d’un même électeur, présentent, dans de nombreux cas, des différences entre les premier et second tours qui établissent que le vote n’a pas été émis par l’intéressé ; que quatre-vingt-sept des électeurs en cause ont reconnu formellement avoir voté en personne lors des deux tours de scrutin ; qu’il résulte par ailleurs de l’instruction, notamment de l’examen des listes d’émargement des bureaux de vote dont il s’agit, que, dans la plupart des cas, les différences alléguées ne sont pas probantes ou correspondent, soit à l’apposition d’un paraphe à la place de la signature de l’électeur, soit à un vote par procuration, soit à la circonstance que l’électrice a utilisé tour à tour son nom de famille et son nom d’usage ; qu’en revanche, neuf votes, correspondant à des différences de signature significatives, doivent être regardés comme irrégulièrement exprimés ;

3

4. Considérant que le requérant fait également état de nombreuses procurations comportant des irrégularités formelles diverses ; qu’il résulte de l’instruction que, parmi celles qui ont été effectivement utilisées par le mandataire lors du second tour du scrutin, onze doivent être regardées comme viciées par des irrégularités substantielles ; qu’il en va ainsi des irrégularités tenant à l’absence de signature du mandant, sans que l’impossibilité de signer soit attestée par l’autorité devant laquelle la procuration a été établie, ou à l’impossibilité d’identifier cette autorité, ou encore à l’absence de signature de cette dernière, sans qu’il soit possible d’affirmer que ces omissions procéderaient de pures erreurs matérielles n’ayant pu prêter à conséquence ; que, par suite, onze suffrages ont été exprimés dans des conditions non conformes aux articles R. 72 et R. 75 du code électoral ;

5. Considérant que M. NICOLAS soutient ensuite que neuf procurations ont été acheminées tardivement et distribuées après le scrutin du 17 juin 2012 ; qu’il résulte de l’instruction qu’une procuration a été acheminée tardivement dans la commune de La Haye-Saint-Sylvestre et qu’une procuration a été bloquée à la poste dans la commune de Romilly-la-Puthenaye ; qu’ainsi, deux électeurs ont été indûment privés de leur droit d’exprimer leur suffrage ;

6. Considérant que M. NICOLAS soutient enfin qu’un électeur a voté par procuration, dans la commune de Barc, en méconnaissance des dispositions de l’article R. 76-1 du code électoral qui prévoient que « le défaut de réception par le maire du volet d’une procuration fait obstacle à ce que le mandataire participe au scrutin » ; qu’il résulte de l’instruction que, si une procuration avait été régulièrement établie au bénéfice du mandataire admis à voter, l’absence de réception en mairie du volet de la procuration faisait obstacle à la participation du mandataire au scrutin ; que, par suite, le vote ainsi exprimé est irrégulier ;

7. Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède qu’il y a lieu de déduire vingt-trois voix tant du nombre de suffrages obtenus par M. DESTANS, candidat proclamé élu de la 2ème circonscription de l’Eure, que du nombre total de suffrages exprimés, et d’ajouter deux voix au nombre de suffrages obtenus par M. NICOLAS ; que l’écart de voix entre les deux candidats présents au second tour de scrutin s’établit ainsi à quatorze ;


4

– SUR LES GRIEFS RELATIFS À LA CAMPAGNE ÉLECTORALE :

8. Considérant, en premier lieu, que, si M. NICOLAS soutient que M. DESTANS a fait procéder à un affichage irrégulier et présente à l’appui de ses affirmations un constat d’huissier, il résulte des pièces produites que l’affichage contesté n’a pas présenté de caractère massif ; que des irrégularités analogues ont été commises par le requérant ; que l’irrégularité invoquée est restée sans effet sur le résultat du scrutin ;

9. Considérant, en deuxième lieu, que M. NICOLAS fait également grief à M. DESTANS d’avoir fait apposer des affiches en dehors de la période électorale ; qu’il est établi que, durant la campagne pour l’élection présidentielle, des affiches représentant M. DESTANS aux côtés de M. François HOLLANDE et évoquant la candidature de M. DESTANS aux élections législatives ont été apposées dans la circonscription ; que cette circonstance ne constitue toutefois pas une méconnaissance des dispositions du code électoral relatives à l’affichage pour la campagne des élections législatives ;


10. Considérant, en troisième lieu, que M. NICOLAS soutient qu’un tract injurieux à son encontre a été diffusé par voie postale ; qu’il résulte de l’instruction que la diffusion de ce tract, avant le premier tour de scrutin, ne constituait pas une manoeuvre de dernière heure à laquelle M. NICOLAS aurait été dans l’impossibilité de répondre ; que si ce tract excédait les limites de la polémique électorale, ni son origine ni l’ampleur de sa diffusion ne sont établies ; que, par suite, la diffusion d’un tel document, auquel M. NICOLAS a répondu, ne peut, dans les circonstances de l’espèce, être regardée comme ayant altéré la sincérité du scrutin ;

11. Considérant, en quatrième lieu, que M. NICOLAS soutient que, dans la commune de La-Bonneville-sur-Iton, un tract de M. DESTANS a été distribué en même temps que le bulletin municipal ; que cette circonstance, à la supposer établie, ne constitue pas une manoeuvre de nature à altérer la sincérité du scrutin, compte tenu du caractère restreint de la diffusion de ce tract et du délai la séparant de l’élection ;

12. Considérant, en cinquième lieu, que M. NICOLAS fait grief à M. DESTANS d’avoir bénéficié de la prise de position en faveur de sa candidature d’une association active dans la commune de Saint-Sébastien-de-Morsent, ainsi que du soutien d’au moins un élu local dans la circonscription ; que ces prises de position, qui ne se sont pas 

accompagnées de pressions sur les électeurs, ne constituent pas des manoeuvres de nature à altérer la sincérité du scrutin ;

13. Considérant, en sixième lieu, que M. NICOLAS fait grief à M. DESTANS d’avoir offert à des membres de l’association des « aînés ruraux » le déplacement et l’entrée au salon de l’agriculture qui s’est tenu du 25 février au 4 mars 2012 à Paris, et de leur avoir remis un cadeau à cette occasion ; qu’il fait également grief à M. DESTANS d’avoir invité des collégiens de plusieurs collèges de la circonscription à une manifestation intitulée « opéra en plein air », organisée par le conseil général très peu de temps avant l’élection ; qu’il résulte toutefois de l’instruction que la participation à ces manifestations revêt un caractère traditionnel ; que le cadeau remis aux participants à la visite du salon de l’agriculture, de faible valeur, revêt également un caractère traditionnel ; que, par suite, ces manifestations sont dépourvues de caractère électoral ;

14. Considérant, en dernier lieu, que M. NICOLAS fait grief à M. DESTANS d’avoir, dans les mois et les semaines précédant le scrutin, participé à plusieurs manifestations, cérémonies de voeux, fêtes ou inaugurations d’équipements publics et bénéficié de la diffusion d’une brochure ;

15. Considérant que les différentes manifestations en cause s’inscrivent dans l’activité habituelle des collectivités publiques, tant par leur fréquence que par les dates auxquelles elles se sont tenues ; qu’il n’est pas établi qu’elles aient été l’occasion d’une expression politique en relation avec la campagne électorale ; que, par suite, elle sont dépourvues de caractère électoral ; qu’il en va de même de la manifestation « l’Eure du business » ainsi que de celles organisées dans le cadre du projet de ligne nouvelle Paris-Normandie ; que le contenu de la brochure relative aux ambitions du département de l’Eure dans le cadre du projet du Grand Paris était sans lien avec la campagne électorale ;

– SUR LES GRIEFS RELATIFS AU COMPTE DE CAMPAGNE DE M. DESTANS :

16. Considérant que M. NICOLAS soutient qu’un des collaborateurs de M. DESTANS au conseil général de l’Eure a participé à la campagne électorale du candidat, notamment en distribuant des tracts, en contradiction avec l’article L. 52-8 du code électoral ; que le coût d’une

6

voiture de location utilisée par M. DESTANS pour ses déplacements devrait être intégré dans le compte de campagne de celui-ci ;

17. Considérant que le coût de location de la voiture est intégré dans le compte de campagne de M. DESTANS ; que le grief manque donc en fait ;

18. Considérant qu’il n’est nullement établi que le collaborateur de M. DESTANS au conseil général aurait participé à la campagne électorale pendant ses horaires de travail ; que le grief tiré de ce que M. DESTANS a bénéficié, du fait de l’intervention d’un de ses collaborateurs au conseil général dans le cadre de la campagne, d’un don prohibé par l’article L. 52-8 du code électoral, doit dès lors être écarté ;

19. Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. NICOLAS doit être rejetée,

D É C I D E :

Article 1er
.– La requête de M. Jean-Pierre NICOLAS est rejetée.


lundi 11 juin 2012

Communiqué de la fédération de l'Eure du prg


1ère circonscription
Michel Champredon est à même de l'emporter
Les résultats obtenus ce dimanche 10 juin 2012 sont très satisfaisants pour le parti radical de gauche qui voit renforcée son influence sur le plan départemental et national, en même temps qu’elle conforte l’élan consécutif à l’élection de François Hollande. 
En confortant les résultats du premier tour, les électeurs permettront aux radicaux de gauche d’obtenir un groupe parlementaire à l’assemblée nationale pour la première fois dans l’histoire de la Ve République. Les radicaux auront les moyens de mettre en avant leur projet républicain novateur et original défendu par Jean Michel Baylet et qui constituera un outil indispensable dans le contexte de la crise internationale et européenne.



Dans l’Eure, la très forte abstention, et le terrible loupé de la 5e circonscription qui voit trois candidats soutenus par des socialistes se déchirer et laisser la droite extrême et l’extrême droite montrent à quel point le mode de scrutin actuel est inadapté aux enjeux nationaux.


Ces défauts ne doivent pas faire oublier les aspects positifs du vote du 10 juin.

Le département de l’Eure a confirmé que dans la logique de la bonne gestion du conseil général, les forces réunies derrière la majorité de François Hollande étaient en mesure d’apporter un soutien majeur à son projet.

Mise à part la terrible division constatée dans la 5e circonscription, la gauche est en mesure de l’emporter dans le reste du département.

Michel Champredon, candidat du parti radical de gauche, est en mesure de l’emporter face à Bruno Lemaire, ancien ministre de Nicolas Sarkozy.

La deuxième circonscription ne devrait pas échapper à Jean Louis Destans.

La troisième laisse entrevoir la chute d’Hervé Morin et du Nouveau centre, alors que François Loncle conforte la bonne santé de la gauche dans la 4e circonscription.

Le parti radical de gauche appelle tous les électeurs à conforter la majorité présidentielle en votant pour les candidats de gauche présents dans les 4 premières circonscriptions du département.