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lundi 23 novembre 2015

Retour à République

Terrible année 2015. Terrible 7 janvier, terrible 13 novembre ...
Terrible hiver, terrible automne.
 
Ludovic Mambas, jeune Congolais, mort parce que serveur et
  travaillant en terrasse le 13 Novembre 2015. Je suis Ludovic.
Vendredi dernier, je me suis rendu à Paris, retrouver un ami d'enfance ... miracle de Facebook. J'avais en tête d'aller jusqu'au Bataclan, me recueillir après le massacre. 
Partant de Louviers, je devais prendre une personne en covoiturage. Comme il pleuvait, qu'il faisait froid, j'ai fait le détour jusqu'à Val de Reuil pour cueillir ma passagère.
Bien sur, on a parlé des événements. En route, elle m'a expliqué qu'elle allait s'occuper des obsèques de son neveu Ludovic.
Je commence donc comme ça ma rubrique tragique. J'ai vite retrouvé sa photo, et cette rubrique lui est dédié, à ce jeune homme souriant malgré une vie difficile... Les balles des kalachnikov auront eu raison de sa volonté de vivre. Quelques heures avant, j'avais parcouru sur internet, les portraits affichés des victimes ... Tous si jeunes, tous si beaux ... Effectivement, j'étais un peu chacun d'eux. Depuis, je suis Ludovic. Orphelin congolais, serveur en terrasse, assassiné en gagnant sa vie.
La place de la République n'est plus ce qu'elle était.
Après avoir vu mon ami, mon cher ami d'enfance retrouvé via Facebook, Patrick Bismuth, un type génial, devenu notamment violoniste d'ailleurs ceux qui veulent l'écouter pourront cliquer là ... Après donc avoir retrouvé mon ami bien vivant, j'ai voulu rendre visite aux fantômes. Je voulais à tout prix aller au Bataclan, m'incliner devant le temple de la musique et de la fête. Je voulais voir les terrasses, je voulais, je ne sais pas, revivre ce que je n'avais pas vécu, toucher l'inimaginable horreur. Je ne savais pas ce que je voulais faire. Marcher. Aller au Bataclan.
Je me suis arrêté Place de la République. Je ne l'ai d'ailleurs pas tout de suite reconnue. La dernière fois, elle était noire de monde. C'était la manifestation du 11 janvier qui faisait suite à l'attentat contre Charlie Hebdo. Là, la place était vide, tout, ou presque se passait autour de la statue centrale à laquelle on accédait facilement. 
 

Place de la République, dix mois après la manifestation monstre à la suite des premiers attentats. Cette fois-ci, une grande place vide, avec une statue au milieu, quelques tentes aussi, pour protéger des intempéries quelques journalistes internationaux et puis cette statue, recueil d'offrandes, d'émotions et de réflexions...
Je n'ai pas pu aller plus loin. J'ai fait trois fois le tour de la statue. Je croisais des gens qui faisaient comme moi. Je voyais des gens qui pleuraient. Qui essayaient de lire ce que d'autres avaient écrit. Des gens qui pleuraient doucement, qui priaient, qui essayaient de  rallumer les bougies éteintes par la pluie ... et tout le monde était aussi démuni que moi.
Formule idéale pour l'infinie tristesse. Oui, ça flotte à Paris,
mais on ne coule pas, jamais.
En face le tag royal : Fluctuat nec mergitur, la devise de la ville de Paris : pour dire que ça flotte à Paris, mais qu'on ne se laisse pas abattre. Un temps idéal pour une inhumation.
J'ai ainsi revécu ces moments difficiles que j'avais vécu l'avant-veille à Louviers. Ce sentiment de vide. Pourquoi donc, ces places vides, alors qu'elles étaient pleines après les attentats de janvier. les gens ont peur, ils sont trop malheureux ? Ou se sont-ils accoutumés au malheur ?  Les terroristes auraient gagné ? Les gens s'en foutent ?
 
Au moins en janvier, le choc avait amené une réaction à la hauteur de l'événement. Là, on est dans une situation plus dure encore. et rien ou presque ...  Pourquoi ?

Rassemblement citoyen cour de la mairie à Louviers. Elle était pleine comme jamais le 8 janvier. On est passé de
2.000  à 300 manifestants près de 10 mois plus tard. Absence totale et remarquée de la municipalité de droite qui a choisi de ne pas agir... A droite de la photo, les panneaux tenus du NPA, théoriciens de la récupération permanente en phase croque-morts. Ils n'aiment ni la République, ni la France. Que faisaient-ils là ?
 
 
J'ai des débuts d'explications, que je ne suis peut-être pas encore en état de supporter. J'ai remarqué que les gens interviewés parlaient de colère. Colère pour quoi ? Colère contre qui ? Un vieux slogan post soixante-huitard disait qu'on a toujours raison d'être en colère. Ce n'était en fait que de la récupération maoïste[1]. La colère a pour objet de rationaliser les frustrations ... pour autant, elle ne donne pas raison, ce serait trop facile. Elle donne juste, le temps que ça dure, le sentiment d'avoir raison.

Un tagger a laissé passer la pluie place de la
  République et occupe l'espace. Nous n'avons
rien à faire d'autre.
 
Colère, peur, repli sur soi ... toutes ces réactions bien compréhensibles donnent involontairement raison aux Djihadistes. Il est cependant vital d'en sortir. Il faut danser, bien sur, être gai, aller aux terrasses, bien sûr, discuter, faire de la musique pour ceux qui le peuvent, chanter au moins, même si c'est faux, aller au foot, exister quoi ! Bien sûr aussi, plus que jamais, il faut aller voter. Il faut faire tout ce qui s'oppose à la terreur, surtout le faire tant que c'est facile ... sinon, après, si ça devient difficile, il sera peut-être trop tard.  Il faut suivre la voie tracée par ces  joyeux taggers qui ornent la place de la République à Paris.
J'ai renoncé à mon objectif. Trop de choses, trop d'émotions. J'ai réussi à écrire quand même ces quelques lignes et malgré tout, je fais cette promesse : la prochaine fois, je vais au Bataclan, à Charonne, partout, saluer mes frères. 
 




[1] J'ai des débuts d'explications, que je ne suis peut-être pas encore en état de supporter. J'ai remarqué que les gens interviewé parlaient de colère. Colère pour quoi ? Colère contre qui ? Un vieux slogan post soixante-huitard disait qu'on a toujours raison d'être en colère. Ce n'était en fait que de la récupération maoïste. La colère a pour objet de rationaliser les frustrations ... pour autant, elle ne donne pas raison, ce serait trop facile. Elle donne juste le temps que ça dure le sentiment d'avoir raison.

Il y en  a en tous les cas qui ont historiquement tort et qui s'entêtent. Si les maoïstes ont heureusement disparu, la rémanence trotskyste est toujours là. Si à Louviers, l'appel lancé il y a dix mois avait réuni plus de 2.000 personnes cour de la mairie, celui lancé dans les mêmes conditions n'avait réuni que 300 personnes ... au point que les croque-morts du Npa ont sortir leurs pancartes, assurant leur œuvre de récupération permanente.

La récupération en fait n'est sans doute pas ce qu'il y a de plus grave. Ni même l'erreur historique. Ces panneaux, réapparaissent chaque 11 Novembre. Ils font partie du folklore et n'ont guère de sens historique. Ils sont même une insulte à Lénine qu'ils prétendent honorer puisque Lénine prônait le défaitisme révolutionnaire, qui pensait qu'en se battant contre la guerre, on préparait la révolution ... et sur ce point, l'Histoire lui a donné raison la guerre ayant malheureusement débouché sur l'horrible dictature soviétique, préalablement au fascisme Italien et au Nazisme avant d'en arriver notamment à la dictature militaire franquiste.

Dans ma jeunesse, l'extrême gauche valorisait le combat antifranquiste. Personne dans ce courant de pensée politique n'a soutenu le mouvement populaire de ceux qui se battaient contre la dictature de Bachar El Assad en Syrie. Aucune protestation contre les massacres, les tortures, les gazages de populations. Tout juste a-t-on entendu les gauchistes alliés au front de gauche juste commencé à protester lorsque la France pour éviter ces massacres a cherché le soutien Onusien pour y mettre fin. Les trotskystes passent ainsi au soutien ouvert aux massacreurs, qui eux-mêmes ont contribué au développement du djihadisme. On passe du pacifisme révolutionnaire au défaitisme réactionnaire.

 
 

 
 
 
 
 






jeudi 10 avril 2014

Disqualifiés !

Réponse à la tribune du NPA dans la Dépêche !




Insulter un perdant, le traiter de chômeur,
pourquoi pas de parasite ? Voilà qui fait
entrer l'extrême gauche dans le dangereux
parti de la haine, aux cotés de Marine Le Pen
Ainsi donc, pour ceux qui osent s'appeler la gauche de la gauche, être chômeur, c'est une insulte ?!!
Il est des attaques qui ne discréditent que leurs auteurs. 
Et la tribune à la Dépêche signée par Philippe Thouément et Claudine Duteuil en fait partie. 
En se réjouissant du malheur des vaincus, l'extrême gauche exhibe sa mesquinerie. En s'attaquant à la gauche, alors que la ville est laissée à la droite, l'extrême gauche touche le fond. Mais en s'attaquant directement à Franck Martin, en le traitant de chômeur, elle creuse encore ! 
Elle perd ainsi toute espèce de cohérence et de respectabilité vis à vis des citoyens et des lovériens qu'elle était censée défendre. 


Sans nous attarder davantage devant cette ignominie, je tiens à souligner quelques évidences qui échappent à un fonctionnaire protégé par son statut et à une retraitée qui, par nature, n'est plus concernée par le chômage, mais qui plus est, a travaillé dans un secteur qui ne l'a jamais été.  Tel est le cas de Philippe Thouément, et de Claudine Duteuil, signataires de cette abomination. 

Philippe Thouément et Claudine Duteuil
ignorent la honte !
Ils ne savent pas non plus ce qu'est le chômage.

Franck Martin est chômeur, et l'a été plusieurs fois dans son existence. Il l'était même lorsqu'il a été élu maire de Louviers, décidant alors, logiquement de ne plus toucher les Assedics, et de consacrer tout son temps à la gestion de la commune. Si Louviers a été redressée, si l'intercommunalité a été créée, si la ville a pris un poids incontestable dans le Département et la Région c'est aussi grâce à cela ! C'est grâce à cela aussi que l'emploi s'est maintenu et développé dans l'agglomération. Le fait de promouvoir la formation pour tous, et les demandeurs d'emploi en particulier est un fait admis par toute personne travaillant sur le sujet, à partir du moment où elle n'est pas habitée par la mauvaise  foi ou la haine. 
Tout cela échappe à des individus protégés, qui ne sortent de leurs postures que pour se révéler prêts à tout, aveuglés par la haine, et profondément irrespectueux de la détresse humaine individuelle.  



mardi 25 mars 2014

Louviers, Franck Martin favori

Dimanche, on passe aux choses sérieuses.
Ceux qui ont envoyé un message au premier tour savent
 qu'ils ne peuvent laisser la responsabilité de la ville à ceux
  qui, chacun de leur coté ont été incapables de mettre sur pied
un programme. Ce ne sont pas les rabibochages politiciens
 indignes qui y changeront quoi que ce soit.
 
La liste de Franck Martin arrive largement en tête à la suite du premier tour des élections municipales en obtenant 34,70  % des suffrages.
Derrière elle, la liste de l'Ump obtient 21,66 % des voix, suivie par la liste Louviers Alternative qui se prétendait apolitique et obtient 18,87 % .
La liste du Front National recueille 16,71 % des voix.
Enfin, la liste d'union entre le front de gauche et l'extrême gauche obtient 8,07 % des voix.
Les résultats du premier tour permettent d'anticiper une victoire de la liste "Bravo Louviers" et la reconduction du mandat de maire de Franck Martin. Voici pourquoi.

le Front National hors-jeu

Pour désolant qu'il soit par son abondance, le Front National est hors-jeu à Louviers. Avec près de 17 %, ce vote inutile se maintiendra tel quel ou presque au 2e tour. Les voix reflètent l'ancrage d'un rejet d'autant plus impressionnant  à Louviers qu'elles se sont portées sur un parfait inconnu, sans programme, sans charisme et qui n'a acquis une orthographe acceptable qu'à quelques jours de l'échéance.  

Fusion des listes ne veut pas dire fusion des voix

A droite, il est certes probable que les tractations aboutissent entre les listes Terlez et Priollaud. Cependant, fusion des listes ne signifie pas pour autant fusion des voix.
Rappelons que si une liste s'est clairement affichée ump, l'autre  deux listes a fait précisément campagne sur une ligne dénonciatrice des clans politiques. 
Le fait de se ranger derrière la tête de liste Ump dans le cadre d'une absence de programme fixe définitivement le cadre de l'alternative : circulez, il n'y a rien à voir. Il ne s'agirait pas pour la tête de liste alternative de changer de compagnon, mais de se ranger directement derrière une tête de liste nommée par un appareil national, bien éloigné de l'histoire et de l'avenir de Louviers. Cette ligne de droite classique laissera inévitablement sur le bas coté les plus sincères ou les plus naïfs, ceux qui n'ont pas envie de se retrouver embarqués dans l'appareil sarkozyste. 
La liste Terlez a recueilli son maximum, accumulant voix de gauches, voix de droite, voix du centre et voix perdues, je veux dire de sympathie pour telle ou telle personne inscrite sur la liste. Ces voix se disperseront au deuxième tour, en particulier dans le cadre d'une seule liste dominée par l'Ump. Comme dit le vieux proverbe républicain : au premier tour on choisit, au deuxième, on élimine et le choix de l'Ump n'a, au premier tour recueilli qu'un peu plus d'un électeur sur 5. 
Combien sur ceux qui , au risque de passer pour des girouettes, franchiront le pas de liste alternative à liste Ump, combien parmi eux entraîneront derrière eux le vote de leurs électeurs ? Beaucoup d'entre eux savent que le Louviers de 2014 n'a rien à voir avec le Louviers de 1995 et que la gestion de la ville par une équipe déjà divisée, sans préparation, se traduirait pour le coup par un déclin de la cité, comparable à celui qu'elle a connu sous la gestion d'Odile Proust de 1983 à 1995.

quid du vote d'extrême gauche ?

L'extrême gauche a réalisé un excellent score, compte tenu de sa perte d'influence au niveau national. Sans doute faut-il y voir la conséquence de l'intégration hâtive du parti socialiste dans la liste de la municipalité sortante, l'autre partie des voix que la liste de Franck Martin devait attendre. Il y a une chose certaine, c'est qu'en dépit des appels lancés par Thouément qui était sa tête de liste, la majorité des électeurs de cette liste voteront le plus à gauche possible, c'est à dire Franck Martin. Ceux-là savent, s'ils aiment leur ville, tout le mal qu'une gestion de droite est capable de faire, en particulier dans le domaine social et dans celui de la vie associative. Ce qui est sur, en tous les cas; c'est qu'aucune voix de la liste d'extrême gauche ne se reportera sur la liste de droite ou du front national. 

Pour rappel, les résultats de dimanche dernier : 
Liste Martin : 2025 voix (34,7 %), Liste Priolllaud (UMP) 1264 voix (21,66 %), Liste Terlez : 1101 voix (18,9 %) liste FN : 975 voix (16,71 %)  Liste Thouément (NPA-PC) 471 voix (8,07 %)

  .

mardi 17 décembre 2013

Echos de campagne - la droite et la môme néant

J- 96
Hallucinant spectacle offert par la droite à Louviers. Qui
saura fructifier tout cela à 96 jours des municipales ?

La séance du conseil municipal, que l'on présageait dure et poignante, a été en fait dévastatrice pour toute la droite.
Coté Ump tout d'abord. Benoît Veyrat a parlé seul, avec à ses côtés Gaëtan Bazire, qui l'avait déjà lâché pour s'acoquiner avec le modem. Benoît Veyrat a exposé les motifs de sa démission, retraçant son parcours personnel, s'excusant auprès d'Olivier Aubert[1], mais attaquant tous ses anciens compagnons de liste. Les blessures étaient encore vives, et cela s'entendait.
Puis Benoît Veyrat est parti, soutenu par le modem qui laissait Gaëtan Bazire comme seul membre de l’opposition avec le représentant du Npa, à l’autre bout de la salle. Intenable. Du coup, Gaëtan Bazire est parti, rattrapé par Anne Terlez et le bas du maillot. Pas le moment de flancher !
En s’accrochant à l’option Bidault comme à une bouée de sauvetage, la liste apolitique modem vient déjà de faire un sacré aveu de faiblesse. Leur petit club, Louviers Alternative, n’a jamais rien produit pour Louviers, et est incapable d’offrir une quelconque alternative. Leur seule proposition consiste à écarter de la décision, ceux qui n’auraient pas eu le malheur d’être élu ou adjoint. Voilà l’apport de la rancune de celui qui n’a pas pu être premier adjoint.  
Du coup, le modem remplace sa façade lisse et transparente par le crépi de la rancœur  appliqué sur un mur aveugle.
Alros voilà ! Reste l’Udi ! Reste le parachutage attendu de François-Xavier Priollaud !  Est-ce qu’il va réussir à recoller les morceaux, ceux de la droite éparpillée façon puzzle, pour parler comme le Raoul des Tontons flingueurs ?
Bon courage ! Trouver 33 noms derrière lui relèvera du miracle … mais s’imaginer que la population pourrait donner à un tel éparpillement de personnalités, de rancœurs, d’intérêts divergents l’avenir de leur ville serait du pur délire !
Pour l’instant, la droite à Louviers c’est la môme néant, si justement décrite par le poète Jean Tardieu :
                                                                                                                                                       

La môme néant                   

Quoi qu'a dit ? - A dit rin.
Quoi qu'a fait ? - A fait rin.
A quoi qu'a pense ? - A pense à rin.
Pourquoi qu'a dit rin ?
Pourquoi qu'a fait rin ?
Pourquoi qu'a pense à rin ?
- A' xiste pas.



[1] Olivier Aubert est sorti de prison. Il a été mis fin à trois mois de  détention préventive. Rappelons que jusqu’à son jugement, il est présumé innocent, ce que ses colistiers avaient choisi d’oublier, allant jusqu’à rayer son om dans les tribunes de l’opposition.  

lundi 9 décembre 2013

Mariage pour tous à Louviers entre descendants de Trotsky et Staline. Les dessous du contrat

La mariée s'est faite désirer si longtemps,
que les prétendants sont à présent décatis.

Depuis leur naissance, il y a près d’un siècle, les trotskystes n’ont qu’un seul rêve : tenir les rênes du grand parti de la classe ouvrière et tenir ainsi leur vengeance sur les descendants de Staline qui s’en étaient accaparés.
Et voilà qu'à Louviers le miracle se produit !

Bien sur, si les trotskystes arrivent au même niveau que leurs concurrents, ce n’est pas dû à la progression de leur influence, mais à la chute de celle du parti communiste français. Les deux frères ennemis ont finalement convenu de faire alliance dans notre bonne ville de Louviers.

Voilà de quoi faire retourner une dernière fois dans leur tombe toutes les figures du communisme français ... Toutefois, les communistes lovériens se sont fait porteurs d'une revendication des radicaux de gauche : le droit de mourir dans la dignité.
Ainsi le mariage n'aura pas lieu sans contrat.
Pas question d'aller se coller à quelques uns à la liste déjà prête du Npa, ce serait pêcher.  
En fait, chaque partie ou parti, devra apporter 11 membres... D'accord, 11 + 11, ça fait pas 33 (le nombre nécessaire pour déposer une liste aux municipales), mais c'est d'ores et déjà une gageure.
Bien sur, il ne s'agit pas de trouver à Louviers 11 membres encartés du parti communiste, mais même 11 noms qui accepteront de se voir affubler d'une telle étiquette ne sera déjà pas simple !
On comprend mieux pourquoi la composition de la liste s'annonce être confortée de 11 personnalités sans étiquettes ...






lundi 13 mai 2013

Louviers : à quoi joue le parti socialiste ?



Christian Renoncourt s'exhibe sur son
profil Facebook le jour même de la parution
de l'article de la Dépêche. Une attitude d'une
incohérence totale.

Inconstance

ou inconsistance ?

Christian Renoncourt vient négocier le mardi soir avec Franck Martin les conditions d'une collaboration en vue des municipales ....
Jeudi matin : gros titre de la Dépêche : Christian Renoncourt veut une liste contre Martin ! On pourrait croire à une bévue de journaliste ... mais non !
Christian Renoncourt lui-même exhibe fièrement son point de vue où l'incorrection le dispute au ridicule.


Rappelons brièvement les données du problème.
En 2008, les socialistes ont fait le choix de la scission politique au sein de la gauche, après 13 années de travail dans l'équipe de Franck Martin.
On ne peut s'expliquer cette attitude dont les socialistes ont été les premières victimes que par le désir de se venger du crime de lèse majesté qu'aurait commis Franck Martin en se présentant contre François Loncle aux législatives de 2008.  
2008, meeting d'union animé par Manuel Valls, François Loncle
et Franck Martin à Louviers. Les leçons semblaient avoir été tirées.
En 2012, et même avant, François Loncle multiplie les signaux faisant savoir que tout cela est désormais de l'eau usée, que ce qui rassemble à gauche est supérieur à ce qui divise ... le tout magnifiquement conclu par un meeting de soutien à François Hollande animé par Manuel Valls, devenu depuis le ministre le plus populaire du gouvernement Ayrault.
Bref, tout cela pour dire qu'il n'y a rien d'incompatible à gauche, contrairement à ce que des années d'opposition têtue ont tenté de faire accréditer du coté socialiste.
Pour tous les observateurs politiques cela n'a pas de sens.
Christian Renoncourt parle même d'une liste "gogotruche", réunissant les Verts, les Socialistes, les Fronts de gauche, et même les trotskystes... Et allez donc !
Marx disait ironiquement que l'histoire se répétait toujours deux fois. La première fois, c'était une catastrophe, la seconde une farce.
Rappelons-nous que c'est avec ce type de calcul idiot, que Jean Charles Houel avait maintenu sa candidature à la triangulaire du deuxième tour. ainsi la droite s'était vue offrir une victoire sur un plateau alors que la gauche recueillait plus de 60 % des voix ...
Cherchez l'erreur !
Ce n'est pas là le seul aspect scandaleux du comportement de Christian Reconcourt. Il le sait pour avoir travaillé avec Franck Martin pendant 6 ans, le fonctionnement municipal marche toujours sur le principe du consensus, où chaque élu agit en fonction de ce qu'il juge bon pour la ville, en fonction de ses convictions et jamais en fonction des décisions d'un groupe. Franck martin a toujours laissé ça à d'autres, même si nous savons bien que le rêve inabouti des socialistes a toujours été de permettre à leur parti d'épingler la ville de Louviers sur son poitrail.
En s'y prenant comme ça, en tout cas, caramba ... c'est encore raté !
Plus sérieusement il semble que le 20 mai le secrétaire de section du parti socialiste demandera aux socialistes lovériens de se prononcer pour ou contre la participation à une liste municipale qui souhaite continuer le formidable travail accompli par la gauche depuis 18 ans. Franck Martin a donné au PS les moyens de s'en sortir par le haut. Christian Renoncourt pense qu'il peut s'en sortir par le bas ..., c'est à dire de creuser encore le tunnel dans lequel les socialistes lovériens ont choisi de s'enfoncer depuis plus de 5 ans. Mais les plus entêtées des taupes finissent tôt ou tard par revenir à la surface.
Pour nos amis socialistes, cela peut être maintenant, mais ils peuvent choisir que ce soit dans 6 ans, ou même plus tard. Ce serait tant pis pour la gauche, tant pis pour la ville, mais tant pis au premier chef pour le parti socialiste. 

 

    

dimanche 5 mai 2013

Mélenchon, une journée à oublier ...

Les faits ont la tête encore plus dure que Mélenchon. 
 La manifestation de ce dimanche 5 mai n'avait pas  d'autre but que de permettre à Mélenchon d'éviter de se faire oublier.
Avec 180.000 manifestants, les chiffres sont déjà dérisoires (inférieurs à la manif du 27 janvier défendant le  droit au mariage pour tous) pour un mouvement dont le but était censé non seulement de modifier la politique gouvernementale, mais au delà de poser les bases d'une nouvelle République ... voire de l'arracher sous l'insurrection populaire. Ridicule et dangereux ... en cas de crise, la démocratie, les institutions, c'est quand même ce qui protégé le mieux le peuple et la liberté. 
Que restera-t-il de cette journée ? 
L'appréciation ironique d'Olivier Besancenot, prenant ses distances avec le leader du Front de Gauche, disant qu'il n'en attendait rien, qu'il refusait même l'expression coup de balai, et signalant bien que Mélenchon était au cœur le système qu'il dénonçait ?
Le discours laborieux d'Eva Joly, défendant courageusement l'action gouvernementale devant des manifestants ébaubis qui se demandaient ce qu'elle foutait là ?
En tous cas pas le discours incohérent et insipide de Mélenchon, qui entre son exigence de nouvelle République, sa nostalgie de Chavez, son discours populiste du coup de balai, et sa revendication d'un poste de premier ministre ne sait plus quoi dire pour se rendre intéressant ou ne pas se faire oublier. Pathétique !

Le match des populismes

En fait, le pire dans l'histoire d'une journée à oublier, ce sera encore ce qui restera d'un sondage terrible publié par le journal du dimanche. Il s'agit d'une enquête d'opinion comparative Mélenchon/Le Pen.
Alors, des deux, qui est le plus sectaire ? 
C'est Mélenchon ! (63% contre 60 %) 
Qui comprend les problèmes du peuple ? 
C'est Marine Le Pen (47 % contre 44 %)
Qui a des solutions pour sortir le pays de la crise ? 
C'est Marine Le Pen (37 % contre 27 %)
Et même qui veut vraiment changer les choses ? 
C'est toujours Marine Le Pen  (65 % contre 56 %)..

C'est là un sondage dont aucun démocrate ne peut se réjouir ... mais on sait qui gagnera si la démocratie est en danger. Il en rajoute sur l'isolement de Mélenchon et l'impasse politique du parti de gauche à son service.
On peut cependant parier que rien de tout cela ne peut conduire notre fou furieux à changer de voie.  Plutôt se cogner au mur du fond de l'impasse que de faire demi-tour ! 
Jean-Luc Mélanchon peut se faire plaisir en citant Victor Hugo  "Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue.", certes, mais rien n'est plus faible que de ressasser des idées dépassées d'un monde disparu ... même si on les hurle ! 
Mélenchon est plus proche des catholiques intégristes refusant l'évolution de la société que du peuple qu'il dit défendre.

jeudi 20 décembre 2012

Npa, la salle affaire !

Immuable immobilisme du Npa à Louviers comme ailleurs.
Solidaires avec les ouvriers de Cinram tant qu'ils sont dans la
rue et que le Npa peut sortir ses drapeaux. Mais il ne faut
surtout rien leur demander.
Affaire de salle et sale affaire pour le Npa pris qui démontre son étroitesse d'esprit au détriment de ses grands principes... tant pis pour les licenciés de Cinram !

À Louviers, depuis la fermeture de l'entreprise, une association s'est créée regroupant de manière active les travailleurs licenciés de Cinram.
Ceux-ci ont demandé une salle à la municipalité de Louviers.
Ils souhaitent se réunir, rester soudés et solidaires et travailler sur des dossiers complexes de situations personnelles.
Après visite des locaux envisageables le choix de Press'eure (c'est le nom de l'association) s'est portée sur une salle correspondant exactement à leurs besoins. Seul petit souci, la salle est actuellement allouée aux oppositions municipales.
Pas de problème. La municipalité propose aussitôt aux groupes de l'opposition de faire un échange en leur proposant une autre salle.
Or c'est ici que le bât blesse ... mais pas spécialement là où on l'attendait.
La défense des droits des travailleurs, comme la solidarité
 ne se passe pas que dans la rue. C'est ce que tout le monde
peut comprendre... sauf le Npa !
L'Ump, première contactée, et peu susceptible de donner son aval au mouvement ouvrier a donné son accord non seulement sans barguigner, mais encore en soulignant à quel point ils se sentaient solidaires des personnes en situation difficile. "une cellule de reclassement, je sais ce que c'est" a même dit Benoit Veyrat, future tête de liste de la droite contre Franck Martin.

Du côté du Ps, aucun problème non plus, et pas de difficulté à reconnaître que l'urgence à agir pour les anciens de Cinram  ....
Alors, d'où vient l'absence de l'élémentaire solidarité ?
Mais du Npa mes amis,
des petits enfants dégénérés de la Révolution d'Octobre, des thuriféraires du prolétariat, des encenseurs du pouvoir ouvrier ... qui refusent de laisser un peu du confort qu'ils ont acquis grâce aux institutions en laissant à la porte ceux qui en ont vraiment besoin.  
Minable ! Comme dirait le premier ministre...