Disons-le, ce n'est ici qu'un article de blog... Il ne s'agit pas d'un article sérieux, juste une réponse avec les moyens du bord, à une question qui m'a été posée au fil des rencontres...
La question du fédéralisme ne date pas d'hier. Bien sur, on ne peut pas faire remonter à Mathusalem la problématique fédéraliste/étatiste, quand à l'organisation des pouvoirs... Et pourtant !

On peut opposer l'image que l'on se fait de l'opposition des civilisations Grecque et Romaine.
Les Grecs ne pratiquent pas l'Etat de la même manière. Les guerres n'imposent pas une soumission à un état central. Il y a des organisations politiques, dont celles d'Athènes qui donnera naissance à l'ancêtre de la démocratie. Ce monde s'appuie sur les réseaux commerciaux basées sur les colonies grecques installées sur divers lieux de la Méditerranée.

Pour faire bref (ô combien), le christianisme s'installera quelques siècles plus tard dans cette formidable organisation qui décide de l'organisation des pouvoirs locaux qui signifie une soumission au pouvoir central.
La France sera celui qui se fondra le mieux dans cette logique de pouvoir. L'Etat Français, parti d'un territoire qu'il serait excessif de comparer à un confetti, va s'étendre sous Louis XI, soumettre la Bourgogne, et faire en sorte que par la suite tout territoire conquis se soumette aux règles de l'Etat central. Modèle achevé avec Louis XIV. C'est dans les chausses de cet Etat que s'installe en 1789 la Révolution Française et la logique républicaine.
Elle est le symbole de la France, de sa réussite et de son arrogance, et de sa tendance insupportable à l'étranger de se sentir porteur d'un message universel. Allié à la logique coloniale, il y avait de qui faire des ravages... On en arrive, mais je m'égare à la Françafrique (histoire de rappeler au lecteur l'organisation du café radical le 23 octobre prochain sur ce thème, mais nous y reviendrons).

Du coté de la Hanse, ça se ressemble. On est dans la puissance des pouvoirs locaux qui s'organisent en pouvoir locaux mais qui ont besoin de se relier pour construire une puissance de police à même de faire face aux piratages qui menacent les affaires.
Tout ça pour dire, en opposant les deux logiques que si l'on peut parler du Génie Français, et si celui ci doit sa renommée en partie grâce à la construction et au développement de son Etat, jamais l'organisation de villes états, organisées en réseau n'a empêché que l'on parle de Génie Italien ou de Génie germanique.

On m'excusera, encore une fois, de parler du sujet légèrement. Il n'est que l'ouverture d'un débat... grossièrement schématique, je dirais même caricaturale ... en espérant que la caricature soit distrayante, si ce n'est amusante.
Je reprends ce que disait Jean Michel Baylet lors d'un congrès : nous n'avons pas toujours été fédéralistes.
Et de fait, les radicaux sont les républicains, il sont nés avec les lumières, avec la République, avec la Révolution Française qui a posé les fondamentaux de la Raison comme principe de l'action politique et des principes de liberté universelle.
C'est l'évolution du monde politique et social qui pousse à une logique fédéraliste.
D'abord, l'Etat lui-même, n'est plus ce qu'il était. La décolonisation, la montée de l'Europe font que la France, grande puissance économique a perdu sa vocation à être une puissance politique structurante au niveau mondial. Rappelons que cette fiction maintenue heureusement par le Général de Gaulle avait été déjà battue en brèche par la noire période de la collaboration.
Bref, la France étatiste, craintive devant les pouvoirs locaux, les radicaux n'en veulent plus, parce que cela ne correspond ni à l'évolution des pouvoirs en Europe, ni aux besoins d'une écoute et d'un pouvoir à l'écoute d'initiatives locales.
Bien sur il faut une puissance publique supérieure. Mais elle peut être négociée et efficace et la tendance veut que, au delà de cette France éternelle que nous choyons tant et dont nous sommes les enfants, les grandes décisions impliquant l'action publique se prennent à un niveau supérieur au niveau national (celui de l'Europe et inférieure au niveau national (celui des pouvoirs locaux, de l'hyperproximité communale à la structuration au niveau de régions à même
de favoriser des initiatives politiques, économiques sociales dans le cadre d'une constitution européenne asseyant les libertés individuelles, et les principes universels de liberté, d'égalité et de fraternité)...

Voilà un premier message de philosophie politique, à amender, à commenter, à débattre ... l'article ne vaut pas modèle et a conscience d'être bien contestable.
Hommage rendu à l'émission de France Inter, parce que je me rends compte à quel point 2.000 ans d'histoire en quelques lignes, et quelques minutes, c'est pas de la tarte !
PS : Qu'on ne m'en veuille pas pour cet article en dehors de l'actualité. Nous apprenons ce soir que le Conseil constitutionnel Italien refuse l'immunité de Silvio Berlusconi.... nous en reparlerons demain probablement....
2 commentaires:
Le fédéralisme est un des sujets importants actuelle dont la classe
politique n'arrive pas à débattre suffisamment. Pendant les dernières élections européennes par exemple, je n'ai pas vraiment vu de débats sur le fédéralisme.
C'est vrai, la campagne européenne a été décevante, et pas seulement de ce point de vue. On n'a pas parlé de problèmes européens, et c'est vrai aussi que c'est l'Europe qui pose le problème du fédéralisme... La question fédérale devrait se poser aussi par le biais des régionales... attendons.
Le café radical
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