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jeudi 24 mai 2012

Nos ennemis dessinent notre visage

Nous avons besoin de Justice
Christiane Taubira n'était pas encore arrivée au gouvernement que déjà elle faisait l'objet des pires attaques de la part de l'UMP. Rappelons-nous, on l'accusait d'avoir justifié le fait que des drapeaux français aient été brûlés lors de la fête de la victoire de la Bastille. Sauf qu'elle n'avait jamais dit ça et sauf qu'il n'y avait pas eu de drapeaux français brûlés ce soir là...
M'enfin c'est dire qu'elle était attendue au tournant.
Après ces attaques grossières, on aurait pu espérer, non pas des excuses (faut pas exagérer !) mais au moins que la droite se calme !


Jean-Paul Michel
Eh bien non ! La voilà accusée de laxisme parce qu'elle a annoncé que la droite devait se soumettre aux principes du droit européen en maintenant une juridiction spéciale pour les mineurs délinquants ... sidérant que la droite l'attaque d'angélisme alors qu'elle ne fait que son travail de ministre de la justice ! Qui se souvient du dernier ministre de la justice ? De l'avant dernier ... allez, je vous aide, c'était Rachida Dati ... de l'avant-avant dernier ? Ne cherchez plus, c'était Pascal Clément sous Chirac et Michel Mercier ... qui étaient à l'image de ce que la droite espère de la justice ... qu'elle se taise ! En procédant à cette série d'attaques ciblées, la droite ne fait que dessiner en creux le visage de Christiane : une femme indépendante, humaniste, amoureuse de la République et de Justice.
C'est cette Christiane là à qui le parti radical de gauche a permis de se présenter à la Présidence de la République française ! C'est cette Christiane, descendante d'esclaves, fille d'une femme de ménage, qui est devenue l'une des personnalités les plus fortes de l'Assemblée Nationale, c'est Christiane qui est venue amicalement inaugurer une rue Aimé Césaire à Evreux ... c'est cette Christiane qui est devenue Madame Taubira Ministre de la Justice ... je comprends que ça emm... tous les racistes, tous les machos, toute l'extrême droite et toute la droite extrême... Ca emm... ceux qui s'opposent à la séparation des pouvoirs !
c'est à Christiane que je dédie cette phrase de mon ami Jean Paul Michel : Nos ennemis dessinent notre visage.
Allez Christiane, tiens bon ! c'est pour la République !

à lire aussi, sur ce sujet le blog de mon ami Hervé Causse et son article

samedi 16 janvier 2010

loi sur la burqa, le point de vue du parti radical de gauche


Contribution du Parti Radical de Gauche

aux travaux de la mission parlementaire sur la pratique du port du voile intégral

L’Assemblée nationale a installé, avec le soutien du gouvernement, une mission d’information sur le port de la burqa en juillet 2009. Cette mission est présidée par le député du Rhône André Gérin qui avait le premier demandé sa création et elle est composée de 32 membres (17 UMP, 10 PS, 1 PRG, 2 GDR, 2 NC). Chantal Robin-Rodrigo, députée des Hautes-Pyrénées, représente le PRG dans cette mission et dès son installation elle avait insisté sur le fait qu’il était urgent de réagir car « les choses se dégradent dans nos quartiers, le communautarisme prend parfois le dessus » ; il s’agissait pour elle « d’une cause commune, celle de la défense des valeurs de laïcité et d’égalité homme-femme ». La presse fait état de notes ou rapports des services de police indiquant pour les uns le chiffre de 367, pour les autres 2000... Mais le nombre importe peu à nos yeux : n’y aurait-il qu’une seule burqa en France que cela devrait interroger notre République.

La burqa est à l'origine le vêtement traditionnel des tribus pachtounes en Afghanistan. Ce long voile, bleu ou marron, couvre complètement la tête et le corps, un grillage dissimulant les yeux. Cette tenue est devenue aux yeux du monde le symbole du régime des talibans en Afghanistan qui l'ont rendue obligatoire. En France, le port du niqab est plus courant que celui de la burqa. Il s'agit d'un voile sombre qui tombe jusqu'aux pieds et qui couvre le visage à l'exception des yeux.

Le port du voile intégral en France comme la burqa ou le niqab est une pratique inspirée de l’idéologie talibane ou du salafisme, elle n’est pas une manifestation générale de l’islam contrairement à ce que voudraient faire croire certains extrémistes.

Si, aujourd’hui, nous acceptions le port du voile intégral comme l’expression d’une tradition ou d’une pratique religieuse acceptable en République, nous ouvririons une brèche difficile à refermer dans les principes fondamentaux de la République. Allons-nous, ensuite, accepter que des horaires soient aménagés dans les piscines municipales uniquement pour les femmes ? Pouvons-nous accepter que des femmes (influencées ou non par leurs compagnons) refusent de se faire soigner par des hommes médecins, allons-nous accepter des lieux réservés aux hommes et d’autres pour les femmes ? Peut-on tout accepter au nom d’une pratique religieuse ? La réponse des Radicaux de Gauche est non car, si la République respecte toutes les religions, aucune religion ne saurait prétendre gouverner la République et imposer des principes ou des valeurs qui seraient contraires aux principes républicains ou aux principes de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

La pratique du port du voile intégral quand bien même elle serait librement consentie – ce qui reste à prouver – constitue pour les radicaux de gauche un signe d’aliénation des femmes, un déni que nous ne pouvons accepter. C’est grâce à la loi que les femmes ont accédé à l’instruction, grâce à la loi qu’elles se sont émancipées de leur mari, c’est grâce à la loi que la parité en politique a été accordée, grâce à la loi qu’elles ont gagné la liberté et le droit de disposer de leur corps, grâce à la loi que l’égalité professionnelle à été consacrée. Depuis 1946, le préambule de la constitution proclame : "la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme" (art.3).

Même si nous avons conscience que notre société a encore beaucoup de progrès à faire, nous ne pouvons accepter que certains -qui s’abritent derrière une conception traditionnelle du rapport hommes-femmes - cherchent à saper les acquis de notre République. Le port de la burqa ou du niqab renvoie à une image inacceptable des femmes, un désir de restreindre leur liberté, de les enfermer, une atteinte à la liberté des sexes, à l’égalité et à la fraternité. Chacun et chacune est respecté dans ses croyances et ses différences à partir du moment où chacun respecte la loi commune, est-il utile de rappeler ici les principes de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 inscrits dans l’article 4 (La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi) et dans l’article 10 (Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi). La laïcité garantit la liberté religieuse, la liberté de conscience et permet par la neutralité de l’espace public que chacun puisse vivre en harmonie avec l’autre mais elle est fondée sur les principes de la déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

Le port de la burqa ou du niqab nous interpelle aussi car il renvoit au débat sur la revendication de droits différenciés et fait écho à la montée des communautarismes qui ont malheureusement été trop encouragés par certains responsables politiques de premier plan. Il est urgent de donner un coup d’arrêt aux dérives communautaristes qui sont contraires à notre identité républicaine. La citoyenneté se définit par l’appartenance à la communauté politique. En France elle est liée à l’idée de démocratie et elle s’inscrit dans l’histoire de la construction de la Nation héritée de la révolution de 1789. Le citoyen a des droits et des obligations qui obéissent au principe d’égalité indépendamment de ses appartenances particulières ou de ses convictions. Accepter que certaines fractions de la communauté nationale s’affranchissent de la Nation ostensiblement en se réclamant de règles différentes de la loi républicaine au motif qu’elles appartiennent à des communautés qui auraient des droits et des revendications particulières c’est accepter que l’on démonte tout l’édifice républicain bâti depuis 1789 et de revenir à l’Ancien Régime, voir au-delà. Face aux inégalités, aux fossés qui se creusent entre les quartiers difficiles et le reste du pays, nous ne pensons pas que la réponse soit à rechercher dans l’affirmation du repli sur soi ou dans le communautarisme. Le communautarisme est contraire à notre histoire, à nos principes humanistes, à notre attachement aux valeurs d’égalité et de fraternité. Nous ne pouvons tolérer que sous couvert de liberté individuelle on conteste les lois et les principes de notre République.

Le port du voile intégral pose enfin un problème d’ordre public et c’est sur ce point, en particulier, qu’il nous semble possible de fonder une loi. D’abord, le port du voile intégral semble inacceptable dans de nombreuses situations : à l’hôpital, où le médecin doit savoir qui il soigne, et lors des examens universitaires, où l’examinateur doit pouvoir vérifier l’identité du candidat. Ensuite, le port du voile intégrale constitue une entrave à la prévention des infractions ou la recherche des auteurs d’infractions. D’ailleurs, l’absence de réglementation relative au port de tenues dissimulant l’identité de la personne atténue considérablement l’efficacité des systèmes de vidéosurveillance. Un commerçant doit aussi pouvoir identifier la personne qui le règle par chèque ou par carte bancaire ; le policier ou le douanier, la personne qu’il contrôle ou qu’il choisit de contrôler ; la directrice d’une école ou d’une crèche, la personne à laquelle elle remet un enfant à la sortie des classes.

Si la pratique du voile intégral semble aujourd’hui mineure elle mérite d’être combattue car il ne faudrait pas qu’elle gagne du terrain.

La burqa n’est pas un vêtement religieux. Il s’agit d’un moyen de nous tester, dans le cadre d’une offensive lancée contre la République. Une démission sur ce point ouvrirait la porte à de nouvelles demandes et aboutirait à un recul de la citoyenneté, à la réduction de l’espace public laïque et républicain et à la limitation de nos libertés. Une telle logique de surenchère nous oblige à réagir avec mesure mais fermement car les défenseurs de la burqa signifient aux femmes que les droits garantis par notre République à tous ses citoyens ne sont pas pour elles, qu’ils sont plus forts que la République dont les lois et les principes ne s’appliquent pas universellement. Il est donc nécessaire d’apporter une réponse à ce phénomène qui soit un signal politique fort, fondé sur les valeurs républicaines. Les Radicaux de Gauche ne sont pas des partisans de l’inflation législative ; il convient donc à nos yeux et en premier lieu que le Parlement rappelle solennellement et unanimement le principe constitutionnel d’égalité des sexes et recherche dans la législation existante une réponse adaptée qui ainsi éviterait de stigmatiser à tort une religion trop souvent prise en otage par les extrémistes, dans un contexte politique parasité par le débat sur l’identité nationale avec tous les débordements qu’il connaît malheureusement.

En dernier recours, la loi doit être là pour rappeler des principes, celui d’affirmer que le port du voile intégral – avec tout le symbolisme qu’il véhicule – n’est pas compatible dans les lieux publics avec l’idée que nous nous faisons de l’émancipation de la femme, de la citoyenneté et de la laïcité. C’est pourquoi les Radicaux de Gauche, bien conscients de toutes les difficultés d’application qu’elle poserait, sont favorables en dernier recours à l’adoption d’une loi sobre et brève qui interdise de se présenter dans les lieux publics le visage dissimulé, s’il apparaît clairement que la voie du dialogue et de l’application de la législation existante ne permette pas d’apporter la réponse républicaine nécessaire au défi qui nous est posé par ce débat.

Pascal-Eric Lalmy

Secrétaire National

Pasc

mardi 8 décembre 2009

Peut-on débattre de l'identité nationale ?

Tel est le thème du prochain café radical qui se tiendra vendredi 18 décembre (pas celui-là, l'autre) à 18h45 à la brasserie "Le Jardin de Bigards" .
Au départ, il s'agissait d'un plan très Sarkozyen : on lance une bombe à eau dans l'arène médiatique et en s'en va en refermant la porte.... Reste après à contempler ce qu'il en reste.

On a connu la lettre de Guy Mocquet, et on a connu le débat sur l'identité nationale... Un peu de la même manière, l'idée une fois lancée doit être défendu par l'encadrement Sarkozyste dont on teste et on use la fidélité.

Ainsi François Fillon a-t-il été chargé de défendre l'identité nationale à l'Institut Montaigne à la place de Sarkozy ... Mais notre président feu-follet s'est ravisé et signe aujourd'hui une tribune sur l'identité nationale Suisse (!!!). Point de vue à lire dans le Monde en

cliquant ici.


Tous les sujets sont intéressants, mais la question est bien de savoir comment ils sont traités et de voir ce qu'ils peuvent déclencher...


Parler de la Nation et de son identité peut-il avoir lieu sans renforcer tout ce qu'un pays peut contenir de tentation de repli sur soi, de force d'exclusion, de réaction ...
Ne s'agit il pas au fond du même type de bourde que la Suisse n'a pu éviter en parlant de minarets, alors que le problème n'est pas celui-là... ?
Peut-on doter une Nation des moyens de débattre de son identité lorsqu'on retire les programmes d'Histoire de ses futurs cadres ?
On comprend que Sarkozy se sente bien concerné par le vote suisse en prenant la défense d'un référendum lancé par l'extrême droite populiste helvétique... Mais ce référendum au fond a juste permis de mesurer le danger qu'il y avait à faire répondre une population à un problème qui ne se pose pas.
Alors,
Faut il débattre de l'identité nationale ?
Débattons en justement
vendredi 18 décembre 2009 à la brasserie Le Jardin de Bigards à 18h45, en présence de Pascal Eric Lalmy

jeudi 25 juin 2009

le café a un goût amer ...


Saïd BOUZIRI est décédé


Il avait animé avec Romuald Dzongo il y a quelques mois un café sur la France de la diversité.
Trésorier de la ligue des droits de l'homme, il était venu à Louviers en tant qu'animateur de la lutte pour la votation citoyenne.
C'était un homme de générosité et de culture, qui s'était engagé pour la défense des droits des immigrés dès les années 70... alors qu'il était jeune étudiant tunisien.
Nous savons que c'est en continuant notre combat pour la liberté et pour les droits de l'homme que nous lui rendrons le plus bel hommage, celui de la vie qui se poursuit.
Notre amitié, notre sympathie à son épouse, à ses enfants qu'il admirait et à tous ceux qu'il a aimé et défendu... et nous savons que ça fait du monde.

mardi 10 mars 2009

Pour la votation citoyenne ... en arabe !

Heureusement qu'il y a les arabes ... Ci-joint, en arabe, le commentaire de la télé El Jazeera concernant la soirée organisée pour la votation citoyenne par la Ligue des droits de l'homme. Bon, on ne comprend pas tout, mais après tout, si ça peut permettre de se perfectionner en langues étrangères ... cliquer ici !

mercredi 25 février 2009

En route pour la votation citoyenne !


Le droit de vote pour tous





Ci-dessous, l'annonce d'une réunion publique à Paris pour la votation citoyenne...

Tous les partis de gauche y participent + le MRAP et la Ligue des droits de l'Homme.



On ne dira pas au café radical qu'on a lancé la mode, mais on l'a relancé ! ça va se passer en pleine campagne européenne. Daniel Cohn Bendit, Harlem Désir ont bien compris que c'était un message à faire passer maintenant. Défendre le droit de vote des immigrés, c'est défendre la pratique citoyenne et le droit de vote pour tous !

Quel est le principe de la votation citoyenne ?

C'est simple, c'est le fait de promouvoir la participation de tous à la vie publique et de permettre que tous ceux qui payent des impôts, tous ceux qui travaillent sur notre territoire puissent avoir le droit de choisir leurs représentants et de participer à la vie démocratique.




Comment s'étonner que les enfants d'immigrés aient du mal à se sentir français, en viennent à siffler la Marseillaise dans les stades, si leurs parents n'ont pas accès à la démocratie la plus élémentaire au non de principes obsolètes.




Bientôt, les radicaux de gauche, les républicains de toute espèce vont aller rendre visite à tous les maires du département, qui va venir les soutenir ?


Rappelons que tous les partis ont fini par se déclarer favorable au droit de vote des immigrés ...


A bientôt pour en reparler ! A bientôt pour agir ! Nous avons besoin de votre soutien.

mercredi 21 janvier 2009

La France sur la voie de l'apartheid ?




Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l'égalité des chances, vient de déclarer sur France-info, mercredi que la France est "sur la voie de l'apartheid".


Attention aux images qui frappent. Il y a discrimination, c'est un fait. Il y a beaucoup de racisme dans la société française, c'est un autre fait. Maintenant, que l'homme nommé par l'ancien ministre de l'intérieur, celui du karcher et du mouton dans la baignoire, déclare qu'on va vers une société d'apartheid, attention. C'est une offense aux victimes du vrai apartheid, honte de l'humanité, qui a frappé l'Afrique du Sud, et dont celle-ci a tant de mal à se remettre ...
Il ne faudrait pas que des images trop fortes ne voilent l'absence de solutions. Le problème est assez lourd pour ne pas s'encombrer d'images frelatées.

Rappelons que dans la récente étude publié de l'Institut Montaigne et que nous avons évoqué ici même (les radicaux, champions de France de la diversité), le parti de M. Sebag et de M. Sarkozy est classé en queue de liste des partis ayant pris sur leurs listes des enfants d'immigrés...

Bon, au delà des maladresses de langages, le commissaire parle de vrais problèmes. Il relie la diversité des origines aux origines sociales et dit des choses sensées. Le chantier est énorme !

Le café radical en débat et vendredi, nous essaierons de faire émerger des solutions, des perspectives.




Café radical vendredi 23 janvier à 18h30 au Jardin de Bigards, 39 rue du Quai.


Avec Romuald Dzongo, créateur de l'association Marianne et moi, qui agit au quotidien contre les discriminations et pour le principes républicains.


et Saïd Bouziri, dirigeant national de la Ligue des Droits de l'Homme qui interviendra pour lancer la démarche de votation citoyenne dans la Haute-Normandie.




Cliquer ici pour mieux connaître l'intervention de Yazid Sabed, présenté par Le Point. En dehors des images inadaptées, le point de vue de Yazid Sabed mérite d'être connu et commenté.

mardi 20 janvier 2009

Romuald Dzongo Nkongo citoyen d'honneur

Romuald Dzongo Nkongo, invité du café radical ce vendredi, était ce matin l'invité d'honneur de la chaîne parlementaire LCP. Consultez la vidéo en cliquant ici .


Comment Romuald a créé son association Marianne et moi, comment ce normand, français, est au coeur des questions de la France de la diversité.

Romuald propose une méthode, et des pratiques.
...où l'on se rend compte qu'on n'a pas besoin d'être d'origine étrangère pour se sentir éloigné des institutions.



Après avoir été l'invité d'honneur de La Chaine Parlementaire, le café radical est particulièrement fier d'accueillir Romuald Dzongo Nkongo.
"Que faut-il faire pour que les choses changent ? " Telle est la question de base à poser à Romuald. Mais toutes les autres questions sont possibles. Romuald est un homme de débat. Nous lui paierons le café avec plaisir !


Nous serons nombreux et heureux de le retrouver vendredi prochain 23 janvier à 18 heures 30 au 39 de la rue du Quai à Louviers.








La drôle de France vu par Paul Auster

Paul Auster est un écrivain américain francophile. Avant d'être célèbre pour ses propres oeuvres, il a traduit en anglais de nombreux ouvrages de la littérature française. Il s'est engagé auprès de Barack Obama et a été interviewé le week-end dernier par le journal Libération, après avoir été l'invité de plusieurs émissions à l'occasion d'un passage en France.




Ce qu'il retient de l'attitude française n'est pas sans intérêt et nous renvoie en miroir notre comportement par cette simple remarque : Obama n'est pas vraiment noir.







Le propos n'est pas tenu par l'homme de la rue mais par des intellectuels français... c'était quelques jours avant son investiture. L'attitude peut avoir plusieurs explications, elle est en tout cas très française.
Très française, parce que comme le dit Paul Auster, pour un américain normal, pour un homme de culture américaine, un noir, c'est quelqu'un qui a, pour reprendre le langage de la ségrégation, du sang noir dans les veines.
L'Amérique, c'est le pays de l'esclavage, rappelons-le, si c'est en France que s'est organisé la traîte des noirs, c'est pour beaucoup aux Etats-Unis qu'ils ont été vendus. C'est aux Etats-Unis qu'ils ont été maltraité, et c'est aux Etats-Unis qu'on a eu à traiter, après une guerre civile, la terreur des populations noires, une ségrégation institutionnalisée, des émeutes le problème noir.
La victoire d'Obama marque à coup sur la fin d'un cycle tragique.
C'est évident pour tout le monde ... sauf pour certains français.
Comment expliquer cela ?
Il y a tout d'abord, c'est vrai cet esprit très français qui consiste à nier l'évidence.

Obama n'est pas vraiment noir. Tout est dans le vraiment. Peut-on voir dans ce vraiment, la mise en cause d'un comportement ? Ainsi le Révérend Jackson, après avoir été le candidat noir pionnier des primaires démocrates, depuis 1984, a dit qu'Obama ne parlait pas comme un noir. C'était avant qu'on voie ce même Jackson en larme le soir de l'élection d'Obama.
Mais non, ce réflexe communautariste, ne provient pas de noirs français... ce n'est pas la même attitude.
On sent en fait, du côté français comme une attitude de mauvais perdant. Comme une défiance, comme de l'envie. Finalement, il se passe quelque chose de nouveau dans le monde, quelque chose de politique, et ce n'est pas français. C'est même une leçon au peuple de France qui est plutôt habitué à donner des leçons au Monde.
C'est dans une société dont on dénonçait le communautarisme qu'est élu au suffrage universel un président noir. Le président de la différence. Et c'est une société majoritairement blanche qui a voté pour lui. Son élection est aussi une réponse au Révérend Père Jackson et au langage communautariste. Obama n'a pas parlé comme un noir... sinon, il n'aurait jamais été élu. Mais il n'a pas non plus parlé comme un blanc. Il a parlé comme un homme, comme un américain, comme le membre actuel d'une société moderne dont il est devenu le porte-parole.
Bernard Kouchner réclamait un peu de communautarisme. Emmanuel Todd est le défenseur du système d'intégration à la française.
L'élection de Barack Obama bouleverse ces approches.
Il démontre par l'exemple qu'un individu issu d'une communauté peut prétendre à l'universel.
Il démontre l'importance d'une démarche universelle et son élection démontre le besoin d'évolution de la société américaine.

En même temps, et le déni des intellectuels français cités par Paul Auster en sont l'illustration, il démontre la nécessaire évolution de la société française parallèlement à celui de la société américaine. Les faits ont la tête dure disait Lénine, ils sont en tous les cas encore plus têtus que tous les intellectuels français.

Obama, par son intelligence, par sa volonté bouleverse toutes nos représentations. Il nous encourage faire bouger les choses. C'est l'heure de la politique, c'est l'heure du débat, c'est l'heure du débat politique demain soir. Pour avoir accès à l'invitation, cliquer ici.


Après l'Amérique, l'Europe est-elle sur la voie de la
diversité



avec Saïd Bouziri, trésorier national de la Ligue des Droits
de l'Homme, animateur de la votation citoyenne

et Romuald Dzongo, président de l'association Marianne et
moi.

vendredi 23 janvier à 18 h30 au Jardin de Bigards 39, rue du Quai à Louviers







vendredi 16 janvier 2009

La vulgarité au pouvoir ...

De l'évidence de l'identité nationale.


Au moment de saluer ses secrétaires d'Etat, Brice Hortefeux a tenu jeudi à "préciser" que Fadela Amara était "une compatriote", ce qui "n'est pas forcément évident" selon lui. La secrétaire d'Etat en charge de la politique de la ville a assuré qu'elle n'en voulait pas à son nouveau ministre de tutelle.
C'est vrai qu'on a connu Fadela Amara plus virulente. Il n'empêche que la remarque au 2e degré de l'ancien secrétaire d'Etat à l'identité nationale est une gifle distribuée à tous ceux qui se battent pour se faire accepter au sein de la société française. Ce sont ces blagues qui se font toujours à sens unique, sur les origines, le sexe, ou la couleur de la peau des individus. On imagine qu'une blague sexiste de ce type aurait provoqué une levée de bouclier de la part d'associations féministes. Fadela est bon enfant !

Si Coluche a fait se tordre de rire toute une génération en commençant le sketch qui l'a rendu célèbre par ces mots " C'est un mec normal ... blanc", c'est précisément parce qu'il montrait qu'il s'opposait à cette vision de la normalité.
Au delà des apparences, il est évident que le fait d'être compatriote, n'a rien à voir avec la couleur de peau, un nom parfois dur à prononcer, ou la religion ...
Voilà en tous les cas un Ministère qui commence mal. Ce sont des mots qui alimentent une vision effarante de la Nation, quelque chose qui va en complément du discours de Dakar, en complément des propos d'un précédent ministre de l'intérieur sur les quartiers et les karchers. Si c'est une mauvaise blague, elle mérite au moins des excuses, si elle n'est pas suivie d'excuses elle est la démonstration de la médiocrité de l'équipe au pouvoir.
Le tout à quelques jours de la semaine de la diversité ... On croit rêver !

mercredi 14 janvier 2009

Qui a dit "La gauche a tort de ne pas s'y intéresser"



C'est lui, Malek BOUTIH !

Il vient de déclarer ça à Politique hebdo ... et il a tort !

La gauche s'y intéresse, et c'est même pour que nous, au café radical, nous intervenons sur le thème de la diversité.

L'Europe sur la voie de la diversité ?

Un réunion animée par Romuald Dzomo, très sollicité la semaine prochaine par la presse et la télé parlementaire à l'occasion de l'intronisation de Barack Obama, et par Saïd Bouziri, qui défendra le principe de la votation citoyenne.

réservez votre soirée et votre café :

vendredi 23 janvier, à 18h30,

Brasserie du Jardin de Bigards,

39 rue du Quai

à Louviers

a bientôt !

mardi 13 janvier 2009

Le 20 janvier, Obama prend les commandes ... et le 23 ?



Ce sera un grand jour pour l'homme et pour l'humanité... le 20 janvier, Barack Obama sera le premier dirigeant noir d'une grande puissance (Et justement, il s'agit de la première grande puissance !)



3 jour plus tard, le vendredi 23 janvier, le café radical ouvre le débat sur la France de la diversité






  • Invités au débat :



  • Saïd Bouziri, membre de la ligue des droits de l'homme et animateur du comité pour la votation citoyenne



  • Romuald Dzongo, infatigable défenseur de la diversité et de la République, président de l'association Afrique et Nouvelles dépendances.






A droite, Rama Yade et Rachida Dati ne sont-elles que les brillants pendants des chiffres obscènes de Brice Hortefeux égrenant ses reconduites à la frontière ?



A gauche, est-on capable d'afficher les minorités visibles aux postes de décision ... ou doit-on se se réfugier derrière des discours ?



Doit-on souhaiter la discrimination positive ?



Peut-on avoir un discours de fermeture sur l'immigration et un discours d'ouverture à l'intérieur ?



Vivre ensemble en France est aussi la préfiguration du monde de demain ?



Pendant des années le Front National a placé la France politique sous influence. La victoire d'Obama nous pousse à la réflexion sur la représentation, mais aussi sur notre attitude vis à vis de l'étranger, de l'autre dans un monde nécessairement ouvert.



mercredi 17 décembre 2008

Comment faire la France de la diversité ?

droit de vote des étrangers, discrimination positive, statistiques ethniques ... ?





Nicolas Sarkozy n'est encore jamais venu au café radical, mais déjà il lance le prochain débat : LA FRANCE DE LA DIVERSITÉ ...

Lors de la soirée Obama, ou plus exactement de la nuit américaine à Evreux, le débat s'était institué de lui-même.

Le prochain café radical aura pour invités Saïd Bouziri du collectif "Votation citoyenne" et Romuald Dzongo, créateur de l'association Marianne et Moi et à qui l'habdomadaire Marianne a consacré une page il y a quelques semaines.



Bien entendu, nous reparlerons de tout cela en temps voulu ... Ca se passera après les fêtes !
En attendant, quelques liens
Diversité, quand la France s'éveillera par le président de Sos racisme
http://www.liberation.fr/politiques/0101306006-diversite-quand-la-france-s-eveillera
et le discours de Nicolas Sarkozy
http://www.liberation.fr/politiques/0601470-discours-de-sarkozy-sur-la-diversite-en-direct