jeudi 27 février 2014
La piscine ouvre avec le dialogue
Le centre nautique s'apprête a ouvrir ses portes comme il était prévu, ce vendredi 28 février.
On est loin à présent du mouvement de colère lancé par les enseignants des collèges qui visait à entraîner avec eux les parents d'élèves, dans le but d'obtenir des fonds supplémentaires pour les activités de natation.
Même si ce n'était pas le but recherché, le mouvement intervenant à quelques semaines des élections municipales a été facteur d'émotion et comme de récupération politique. Celles-ci se sont finalement noyés devant la présentation du nouvel équipement.
A présent, les choses sont claires, et les intervenants doivent sortir la tête hors de l'eau du bassin des procès d'intention.
mardi 29 novembre 2011
Les sales gosses
Froid dans le dos On sait que l'UMP veut, à l'occasion de la campagne électorale, faire oublier sa désastreuse politique en instrumentalisant le sentiment d'insécurité.
Le parti gouvernemental en vient à proposer l'élaboration d'un code pénal spécifique pour les mineurs, chargé de s'adapter au nouveaux phénomènes de délinquance.
Il y a de là quoi glacer tout ceux qui gardent en mémoire les terribles bagnes pour enfants qui ont notamment inspiré à Jacques Prévert son fameux poème : la chasse à l'enfant. En 1935, à Belle-Ile, des gardiens avaient en effet tabassé un petit bagnard avant que l'individu dangereux ne s'échappe et avait proposé une récompense de 20 francs à qui le récupérerait. Dans l'île, habitants et touristes s'étaient mêlés à cette sordide activité ... A tel point que la presse s'en était émue et qu'une campagne avait alors été lancée aboutissant quelques années plus tard à la fermeture des maisons de correction. C'était en 1935, et ça a amené l'ordonnance de février 45, la création d'un juge des enfants et d'une politique judiciaire spécifique en direction de l'enfance.
La mesure proposée par l'UMP est doublement inadaptée. D'abord parce qu'elle regarde vers le passé et amène inéluctablement à la nostalgie des colonies pénitentiaires et de leurs abominations, notamment décrite par Marie Rouanet...
Mais surtout, l'enfance, plus que jamais, est fragile. Les enfants d'aujourd'hui sont beaucoup plus en difficulté et déresponsabilisés qu'il y a 60 ans alors qu'on leur demande d'avoir un comportement d'adulte ... simplement parce que la cellule familiale est beaucoup plus faible, que l'accès au travail et à l'insertion qu'il procure est beaucoup plus tardif, que la confrontation aux réalités se fait de manière bien plus violente.
Bien entendu, nos jeunes font alors peur et cette peur permet d'appuyer toutes les démarches auritaristes. Pourtant, la solution du problème n'est pas là. Elle coûte plus cher à court terme, puisqu'il s'agit pour la société de jouer son rôle d'adulte. De prouver par les faits que la violence ne résout pas les problèmes et que la sanction chez l'enfant n'a aucune valeur si elle n'est d'abord éducative.
Ce rôle d'adulte, incombe d'autant plus à la société que celle-ci produit des parents faibles et immatures, qui d'ailleurs ne supportent plus les enfants ... l'exemple récent de ce père de famille qui a cru bon de punir son enfant de 3 ans en le passant dans la machine à laver en est bien sur la pire illustration.
En se cantonnant au domaine punitif, la société développe l'irresponsabilité, sans se donner les moyens de corriger les dérives qu'elle engendre.
lundi 21 juin 2010
Anelka président !
Un déluge d’obscénité…
Si Anelka avait dit « Casse-toi pauv’con » à Domenech, il serait président de la République »…
Oui, on peut s’indigner du comportement des Bleus, du fait qu’ils doivent servir de modèle à nos jeunes … On peut, on peut, on peut.
On peut aussi rester simple. Dire qu’on aurait bien aimé que
Le ridicule de la défaite, on s’en remettra… L’échec de l’équipe, des joueurs, de l’entraîneur aussi … Mais ce qui est affligeant c’est effectivement le ridicule dans lequel se plonge l’ensemble des commentateurs… On n’en avait pas entendu tant lorsque Zinedine Zidane avait infligé un coup de boule lors de la finale du mondial… et qui était un autrement mauvais exemple pour la jeunesse avant d’être publiquement félicité par le président de la République de l’époque…
Ainsi donc, la grossièreté d’Anelka a laissé la place à la vulgarité des ministres qui transforment ça en affaire d’État … à la vulgarité des commentateurs politiques qui se refusent à mettre l’affaire à sa juste place (signalons toutefois la juste réaction de François Bayrou sur ce point).
Mais le pire est venu d’Alain Finkielkraut(en photo là haut)
Comme dit Pascal Boniface, a qui j’emprunte une partie des propos : « si le comportement des joueurs de l’équipe de France est condamnable, les propos du philosophe le sont également. Il ne critique pas les joueurs pour ce qu’ils FONT, mais pour ce qu’ils SONT : des jeunes issus de la diversité et des banlieues.
Si Le Pen avait tenu de tels propos, on peut penser que les journalistes l’auraient contredit. Mais là non, on ne contredit pas le philosophe, au contraire, on lui permet de répéter son message dans le JDD et ce matin dans France Inter.
Il y a finalement une logique dans la pensée de Finkielkraut. Les Noirs et les Arabes sont des voyous, les joueurs de l’équipe de France sont principalement des Noirs qui viennent des banlieues ; ils sont donc des voyous. S’il y a certainement dans l’équipe des joueurs dont les valeurs morales sont critiquables, peut-on dire que l’on peut mettre les 23 dans le même sac ? Peut-on expliquer la débâcle actuelle par les divisions ethniques et religieuses ?
Une fois encore, Alain Finkielkraut semble obsédé par la question ethnique ou religieuse à laquelle il ramène tout. Le problème est un problème d’individu ou de groupe, pas un problème de religion ou d’origine ethnique. Faut-il ne sélectionner que des joueurs de la même origine, en faire une équipe ethniquement homogène ? Faut-il rappeler à Alain Finkielkraut, chantre de l’homogénéité, que même l’équipe d’Israël est diverse puisqu’il y a des Arabes qui en font partie ?
Faut-il exiger des joueurs qu’ils puissent employer l’imparfait du subjonctif avant de porter le maillot bleu ? Doit-on procéder à la sélection à partir du classement de l’ENA ou d’un tirage au sort dans le bottin mondain ? Alain Finkielkraut a publié récemment Un Cœur intelligent ; il a un cerveau purement émotionnel dès qu’il s’agit de foot. Il lui reste à supporter l’équipe de Nouvelle-Zélande. On en appelle en effet les joueurs les « All Whites ». »
Je me permets de rajouter une chose… Le football est un sport éminemment populaire, qui a parfois été pratiqué par des gentlemen, mais pas seulement.
Finkielkraut en revient à la vision aristocratique d’un sport amateur, réservé à une élite. Nous n’en sommes heureusement plus là.
Parfois nos héros, ont leurs humeurs, parfois ils perdent et ils n’aiment pas ça… et ils ont un mauvais comportement… Parfois nos héros perdent… et nous n’aimons pas ça… Nous avons un mauvais comportement…
Sachons nous ressaisir.
Jeudi, un autre combat s’annonce. Il faudra se battre pour que la France continue de donner l’exemple au monde en matière de droit social. C’est un tout autre enjeu ! Qu'on m'accorde d'y apporter beaucoup plus d'importance que les généralisations abusives issues d'une défaite qui n'a provoqué d'autres blessures que narcissiques et financières.
Battons-nous pour une retraite juste !
[1] Il avait par la suite affirmé qu’il avait été mal compris, mais les journalistes d’Haaretz avaient répondu qu’ils tenaient à disposition l’enregistrement de la conversation, et Alain Finkielkraut n’avait pas demandé à ce qu’il soit rendu public.
jeudi 22 avril 2010
Contre la suppression des allocations familiales

Les Jeunes Radicaux de Gauche (JRG) s'opposent à la position démagogique et idéologique annoncée par le Président Nicolas Sarkozy prônant la suppression des allocations familiales en cas d'absentéisme soit disant « injustifié ». Nous renouvelons ainsi notre opposition formulée à l'encontre des positions prises par le ministre Luc Chatel qui avait préparé le terrain dès le 1er avril, en affirmant vouloir rendre plus « efficient » le dispositif actuel effectivement peu usité.
Les JRG refusent ces mesures qui sont à la fois injustes et contre productives. Les causes de l'absentéisme scolaire sont multiples, parfois difficiles à percevoir. Il est dogmatique de mettre en relation directe et unique la responsabilité des parents dans cette situation. Ils rejettent également cette proposition en tant qu'inefficace, comme le démontre les études effectuées en Grande-Bretagne où un dispositif similaire est actuellement en vigueur.
Les JRG alertent également face au risque social qu'occasionnerait inéluctablement la suspension de ces allocations aux familles les plus exposées. Les collégiens et les lycéens visés subiraient inévitablement, au final, les conséquences de cette procédure.
Des mesures d'aide en faveur des parents en difficulté en facilitant (notamment) la médiation entre le personnel enseignant et les familles, le renforcement des moyens mis à disposition des lieux de scolarisation situés en zones difficiles ou encore la mise en place d'un véritable service public de l'orientation permettraient de relancer réellement un système où la méritocratie est en panne.
Paris, le 21 avril 2010
lundi 16 novembre 2009
Edwige Antier veut interdire la fessée
Le fait qu'Edwige Antier, qui fait partie de notre identité nationale, veuille interdire la fessée n'aurait rien de surprenant, venant d'une pédiatre réputée... mais le fait est, elle n'est pas seulement pédiatre et pédagogue. Elle est aussi députée. Et députée de la majorité UMP. Et elle profite de son aura médiatique et pour mettre les pieds dans la fourmilière des évidences.Comme Max Ernst le souligne (même si ce n'est pas le seul aspect qu'il souligne), dans ce célèbre tableau (la Vierge corrigeant l'enfant Jésus devant trois témoins André Breton, Paul Eluard et le peintre) , la fessée fait partie de notre culture, de nos traditions. Nous avons aussi, puisque nous parlons culture des lignes splendides dans "les confessions" de Rousseau, indiquant à quel point sans la fessée qu'il reçut à 8 ans de son éducatrice, Mlle Lambercier âgée de 30, il n'aurait pas été le même homme.
Pour Edwige Antier cependant, une culture est faite pour évoluer, et toutes les traditions ne sont pas bonnes.
Certains pays du Nord de l'Europe ont mis la question sur le tapis. Et l'argumentaire est intéressant. Les enfants élevés dans le rapport de force que symbolise la fessée, auront beaucoup plus tendance à l'âge adulte à se complaire dans cette attitude que d'utiliser l'argumentation, la négociation et la compromission pour imposer leur point de vue.
C'est un argument effectivement plus puissant que celui consistant à dire qu'une bonne fessée n'a jamais fait de mal à personne, et autres balivernes destinées à éviter de remettre en cause nos comportements.
Ne rêvons pas cependant, la fin de la fessée ne signifiera jamais la fin de la délinquance, a fortiori des guerres, ni les difficultés relationnelles entre parents et enfants. Elle ne signifiera pas la fin de la violence non plus. Mais, loin du laxisme, la fin de la fessée pose pour la société une exigence d'efficacité éducative de la part des parents.
Entendons-nous... Il ne s'agit pas de trancher sur le sujet... un sujet qui pour l'instant suscite essentiellement des ricanements, dans les journaux et les cafés ...
Et les cafés, mais le café radical après un premier sourire, se dit qu'après tout, l'accès à la contraception, la distribution des préservatifs dans les établissements scolaires, le droit des homosexuels et autres thèmes sensibles et réservés à la sphère privée, ont eux aussi provoqués des ricanements avant de revenir sur le devant de la scène parce qu'ils touchaient à des sujets sensibles nécessitant un débat social.
Débat social... Tiens, je suis sur qu'un de ces jours le thème de l'interdiction de la fessée reviendra sur le comptoir du café radical.
mardi 29 septembre 2009
Jour sombre pour l'école publique

Imaginez que sous prétexte que les transports collectifs dans votre commune soient défaillants vous bénéficiez par la loi du remboursement par votre municipalité de vos frais quotidiens de taxis, vous trouveriez ça scandaleux ! Ou de vous faire financer une clinique privée voisine parce que les soins dispensés par l'hôpital public paraissent insuffisants ! Ce n'est guère différent de la loi qui discutée hier à l'Assemblée qui n'est que la resucée, version light, d'une loi obligeant l'ensemble des municipalités, à financer, sans accord préalable, la scolarité des élèves fréquentant une école privée hors de leur commune de résidence.
Le café radical reproduit in extenso l'intervention de la députée radicale Sylvia Pinel à l'Assemblée Nationale.
La proposition de loi qui est portée, ce jour, aux débats de notre Assemblée, est à la fois technique et profondément symbolique. Permettez-moi de m’attarder sur ces deux aspects. En 2004, le Sénateur Charasse avait déposé un amendement au Sénat, dont l’intention initiale était d’ « éviter que les maires de certaines communesrurales encouragent les enfants d’âge scolaire à fréquenter les écoles privées des communes avoisinantes », pour lesquelles ils ne payaient pas de contribution. L’application – dirais-je abusive – de cette disposition aboutit, à l’inverse, à rendre obligatoire une ancienne « possibilité » de contribution au financement des écoles privées, hors du territoire de la commune, précédemment fixée par voie conventionnelle.
Le texte, aujourd’hui soumis à notre examen, vise à mettre fin à un flou juridique né de cette interprétation de l’article 89 de la loi du 23 août2004 nous disent les promoteurs du texte qui vont même jusqu’à proclamer qu’avec lui, sera mis un terme à une inégalité de traitement entre les établissements publics et privées sous contrat d’association.
C’est malheureusement faux !
Ce texte porte en lui deux écueils majeurs : la proposition de loi, si elle réduit le déséquilibre né de l’art 89 de la loi du 13 aout 2004 est loin de le combler. Le second écueil vient précisément du fait qu’il sanctuarise ces inégalités. Par ailleurs, je me permets d’évoquer à cette tribune d’autres « déséquilibres » entre le public et le privé sous contrat.
Les établissements publics et privés sous contrat d’association remplissent des missions de service public, c’est un fait. Je note néanmoins que les premiers sont les seuls à le proposer gratuitement, et ce depuis les lois Ferry. Je note également que parmi les deux, seuls les établissements privés pratiquent la sélection des élèves. Entre une école gratuite et une payante, entre une école de toutes les filles et fils de la république et une école de certains, devrait-il y avoir un traitement identique de la part des pouvoirs publics ? Je ne le pense pas. Devrait-on faire courir à notre école publique une course à handicap ? Je pense que c’est celle-là, au contraire que l’on doit privilégier. Ces éléments pourraient, à eux seuls, justifier que l’obligation de financement par les communes de résidence ne s’applique que pour les établissements publics. Les modalités de ce texte sont techniques, et même rendues plus complexes encore si l’on ajoute la dimension des EPCI, des RPI, le mécanisme de calcul des contributions…
Ses implications sont, elles, éminemment symboliques. Imaginez, cher collègues, un village rural français. Ce dernier vient de voir son école fermée, par manque d’élèves, par désengagement de l’Etat aussi. Voila qu’il serait obligé, sur ses deniers, de financer l’école, privée de surcroît, du village voisin. C’est la triple peine ! Il ne s’agit pas de remettre en cause la liberté d’enseignement, j’y suis comme vous profondément attachée, mais il s’agit de nous interroger sur les orientations que l’on veut donner au service public français de l’éducation. « Il ne faut pas rallumer la guerre scolaire » nous disent les initiateurs du texte. Je souscris. Dans ce but, évitons donc les réformes qui soufflent sur ces braises. Une solution simple et – pour le coup – vraiment équilibrée serait de supprimer purement et simplement l’article 89, afin de revenir à la situation antérieure à la loi d’août 2004 et de ne pas remettre en cause le principe de libre administration des collectivités locales. Les débats parlementaires m’ont également permis de noter l’absence d’un terme, devenu tabou : dans les textes, dans les rapports, dans les argumentaires, il n’est jamais fait mention de la laïcité. Si la « laïcité positive » consiste à occulter la laïcité, il faudrait songer à changer cette épithète. L’article 1 de notre constitution ne pose-t-il pas que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. » ?
Ce texte constitue pour les Radicaux de Gauche la dernière attaque contre le principe de laïcité. Après la reconnaissance, en catimini, de l’équivalence des diplômes délivrés par les établissements d’enseignement supérieur catholique et – je n’y reviens pas – sur le dramatique discours de Latran.
Dramatique, tant il est une insulte à la laïcité. Pour nous, l’instituteur remplace avantageusement le curé, dans la transmission du savoir et dans l’éducation citoyenne de nos enfants.Or l’on constate que petit à petit, loi après loi, le gouvernement déconstruit, saccage notre bel édifice républicain, au mépris de nos valeurs, au mépris de l’histoire et des luttes qui ont permis son établissement. Sous des vernis technicien, cette proposition de loi nous montre – s’il le fallait - qu’aujourd’hui encore, la République reste à construire. C’est précisément au nom de cette conception de la République, laïque et sociale, solidaire et humaniste, que nous demandons l’abrogation pure et simple de l’article 89 de la loi d’août 2004 et le retrait des autres articles de cette proposition de loi.
C’est pour toutes ces raisons que les députés radicaux de gauche et apparentés voteront contre cette proposition de loi.
lundi 1 juin 2009
Un constat ou un débat ?
On a causé café sur le marché de Louviers.Tout le monde était à peu près content, mais, vous savez ce que c'est, on en demande toujours plus.
Faut-il poursuivre dans l'idée que l'école doit être un sanctuaire (ci contre le sanctuaire le Delphes, le plus beau site du monde... pas grand chose à voir avec le débat, mais il faut se faire plaisir de temps en temps) ? La sanctuarisation est-elle une approche de droite (celle suivie par Bayrou, reprise par Luc Ferry, puis Darcos ...). Il y a même eu débat entre les deux secrétaires nationaux (Rodrigue Flahaut et Pascal-Eric Lalmy sur ce point. Raison de plus pour ne pas laisser le sujet en friche ...- Est-ce qu'il doit y avoir une Education Nationale ? Ou est-ce qu'une décentralisation est possible. Réaction très vive de Denis, l'aspect national étant une garantie de l'égalité... Mais est-ce si sur ? ça mérite bien un autre débat...
- L'école doit elle commencer dès deux ans ? Ou la maternelle, production du génie français, doit-elle laisser la place aux Kindergarten, aux jardins d'enfant à l'allemande ?
Voilà des thèmes qui montrent à quel point le débat initié vendredi dernier mérite d'être poursuivi ... Il le sera au cours des mois à venir. J'ai omis de mentionner des thèmes de débat nécessaire sur l'éducation populaire et sur l'université. Nous y reviendrons, promis !
A noter, le commentaire sympathique de la soirée sur le blog de Franck Martin ... en cliquant là. En attendant l'interview de Pascal Eric Lalmy sur le site de José Alcala....
samedi 30 mai 2009
L'éducation, c'est la politique par excellence


lundi 25 mai 2009
L'éducation est notre avenir
Il ne doit pas se décider sans nous !
Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi des difficultés. C’est pourquoi nous souhaitons passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants ».
Pour nous, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.
Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ? Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !
Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous.
Aussi, nous poussons aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.
De ce projet, nous ne voulons pas ! Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix.Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement. Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? Nous n’acceptons pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales !
Alors, mobilisons-nous ensemble, débattons, parlons, proposons, interpellons l’opinion, agissons sans attendre !
La mobilisation continue !
dimanche 24 mai 2009
L'Histoire de la violence à l'école

Education, faut-il arrêter les réformes ?prochain café radical, vendredi 29 mai 2009, à 18h30, brasserie "le jardin de Bigards", 39 rue du quai à Louviers
La violence scolaire
Vincent Troger
Est-ce un phénomène nouveau ?
La violence, à l'intérieur ou à l'extérieur des institutions scolaires, est une donnée permanente de l'histoire de la jeunesse à travers les âges. Au XIIIe siècle, les étudiants de la Sorbonne se battent à plusieurs reprises, à mains armées, avec les bourgeois parisiens, la police du prévôt de Paris, ou même, en 1278, avec les moines de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Au XIXe siècle, le lycée Louis-le-Grand a connu huit révoltes d'élèves (on disait alors « mutineries ») entre 1815 et 1883, dont plusieurs nécessitèrent l'intervention de la police parisienne. Plus près de nous, Hervé Hamon et Patrick Rotman ont comptabilisé, dans leur ouvrage Tant qu'il y aura des profs (1), les violences scolaires recensées par la presse entre 1979 et 1984. La liste est impressionnante et comprend, outre rackets, affrontements entre bandes et viols, trois meurtres, dont deux d'adultes.
Pour les historiens, la violence des jeunes au sein des établissements scolaires n'a donc rien de nouveau, comme d'ailleurs la violence des jeunes en général. Tout adulte qui garde un souvenir objectif des cours de récréation sait que la loi du plus fort s'y exerce souvent.
La violence scolaire prend en revanche à chaque époque des formes nouvelles, et la société y réagit à chaque fois en fonction de valeurs et de critères qui eux-mêmes évoluent.
Comment la mesure-t-on ?
L'enquête de Georges Tallon, qui portait sur 41 collèges, « en situation a priori difficile », et un échantillon représentatif de lycées professionnels, est longtemps restée la seule référence disponible. S'y sont ajoutés à partir de 1993 des recensements menés par le ministère de l'Intérieur et des rapports de parlementaires. C'est en 2001 que le ministère de l'Education nationale a mis en place le logiciel Signa qui permet de synthétiser l'ensemble des actes de violence signalés par les chefs d'établissement et dont les résultats sont disponibles chaque année (voir le tableau p. 13).
Le sociologue Eric Debarbieux, qui reconnaît l'utilité de ces données, en souligne tout de même deux défauts de nature contradictoire. Le premier est celui de « faire exister le phénomène en en parlant (2)». Autrement dit, le fait de publier une mesure des incidents violents de la vie scolaire peut alimenter une manipulation de l'opinion publique en faveur d'une politique sécuritaire. Mais il souligne aussi, à l'inverse, l'insuffisance des données administratives qui, selon lui, sous-estiment la réalité de la violence à l'école. Il plaide donc pour des enquêtes de « victimation » qui, comme le montre le tableau précité, donnent une autre dimension au phénomène. Il insiste enfin sur la nécessité d'éviter à la fois le piège de « la manipulation démagogique » et celui de « la négation » ou de « l'ignorance », au profit d'une approche raisonnée permettant de distinguer à la fois les différents types de violence et les différents contextes qui la produisent.
Depuis quand et pourquoi la mesure-t-on ?
La violence des jeunes à l'école n'a été reconnue en France comme un problème de société qu'à la fin des années 1970. Le premier rapport sur cette question, confidentiel, est rédigé par l'inspecteur général Georges Tallon en 1979 (voir le tableau p. 11). Il est difficile de ne pas voir ici la proximité avec une autre date, doublement emblématique : l'année 1975, qui voit à la fois s'ouvrir le collège unique et débuter la crise pétrolière. Autrement dit, les « nouveaux publics », entendons par là la totalité des enfants des milieux populaires et non plus seulement les plus méritants d'entre eux, sont admis en masse dans l'enseignement secondaire au moment même où leurs parents sont les premières victimes du chômage.
Signe du choc que représente l'arrivée des nouveaux publics au collège, les taux de redoublement augmentent spectaculairement entre 1975 et 1985 : de 6,5 % à 16,4 % en 5e, de 7,3 % à 14,3 % en 3e. Or certains jeunes des milieux populaires sont parfois porteurs d'une culture de l'affrontement physique comme affirmation virile de soi et preuve de courage. Nouvellement admis au collège, ils y importent avec eux cette brutalité potentielle, exacerbée par la dégradation de leurs conditions de vie et d'entrée dans la vie active.
A-t-elle augmenté ces dernières années ?
Comme les statistiques disponibles reposent sur les signalements fournis par les chefs d'établissement, elles sont nécessairement dépendantes à la fois des stratégies de chacun et des injonctions de l'administration centrale. Ainsi, alors qu'à l'époque du rapport Tallon le ministère tendait plutôt à « nier l'évidence », comme le disaient H. Hamon et P. Rotman, la tendance est aujourd'hui inverse. Le seul fait d'avoir reconnu la violence et commencé à la mesurer a logiquement donné le sentiment qu'elle augmentait.
Une première certitude émerge cependant des études sur le sujet : les collèges et les lycées professionnels sont en première ligne, l'école primaire et les lycées généraux et technologiques sont beaucoup moins concernés. Une seconde certitude peut également être formulée : les violences « graves » (vols, racket, agressions armées, viols, destructions de biens), celles que les médias se complaisent justement à rapporter, demeurent rares. Ce qui domine, ce sont ce que l'on appelle aujourd'hui les « incivilités » (insultes et menaces) et les « violences physiques sans arme », c'est-à-dire ce que l'on aurait appelé autrefois l'insolence et les bagarres. Dernière certitude enfin, ce sont les jeunes eux-mêmes qui sont les premières victimes de cette violence, bien plus que les adultes des établissements. Certains sont victimes de ce que les Anglo-Saxons appellent le « schoolbullying », c'est-à-dire un harcèlement fait de brutalités et d'insultes quotidiennes, d'une suite continue de ce que l'on nomme aussi des « microviolences ». En ce qui concerne l'évolution générale de la violence scolaire, le tableau qu'en dressent E. Debarbieux et ses collaborateurs pourrait se résumer en une formule : moins fréquente mais plus grave. Ainsi, la proportion d'élèves se déclarant victimes de racket est passée de 9 % en 1995 à 6 % en 2003. Mais les victimes se plaignent d'une plus grande violence de ce racket, désormais pratiqué plus souvent en bande. E. Debarbieux constate que ce processus paradoxal de diminution quantitative et d'aggravation qualitative est corrélé avec la ghettoïsation de certains établissements concentrant les difficultés, notamment les problèmes de racisme, alors que la majorité des autres établissements reste plutôt paisible.
Peut-on en identifier les causes déterminantes ?
« Après 1968, rien n'est plus pareil », écrit Jacques Pain (3). Le chercheur veut ainsi pointer la « libéralisation des mœurs de la société civile » qui fait que l'école doit affronter « une érosion en règle des racines normatives de la France contemporaine ». Les modèles éducatifs dominants sont désormais libéraux, ou démocratiques, tandis que l'autorité ne va plus de soi, que ce soient celle des adultes, des policiers, des juges, ou, de façon encore plus marquée, celle des enseignants ou des politiciens. A cette première évolution, J. Pain en corrèle deux autres. La première est celle de l'émergence de la société de consommation, qui fait de l'accès aux biens matériels une composante essentielle du sentiment de bien-être et d'égalité. La seconde est celle de la crise économique et sociale qui marginalise une proportion significative de la population en lui rendant l'accès au travail difficile, et par conséquent celui à la consommation.
Or ce sont bien parmi les enfants des catégories sociales qui accèdent le plus difficilement à la consommation que se recrutent les élèves les plus violents. Dans une forme de lutte des classes larvée, ces élèves, qui par ailleurs ne sont plus éduqués dans le respect automatique des adultes et des institutions, agressent ceux qu'ils perçoivent comme des privilégiés : aussi bien les bons élèves, qualifiés « d'intellos » ou de « bouffons », que les enseignants, dont une étude de Bernard Charlot avait montré qu'ils les comparaient volontiers aux hommes politiques (4).
Mais au-delà de cette interprétation en termes d'analyse globale de la société, les chercheurs soulignent que la violence scolaire est aussi le produit d'une rencontre entre les problèmes individuels de certains adolescents et des contextes locaux particuliers. Comme l'écrit E. Debarbieux, la majorité des élèves qui « vivent l'exclusion sociale » ne sont pas violents à l'école. La violence scolaire est donc aussi analysée en termes de « cumul de facteurs de risques » : problèmes familiaux, difficultés psychologiques, fréquentation de délinquants, effectifs des établissements et des classes, organisation de la vie des établissements, revendications ethniques ou religieuses...
L'école n'est-elle pas violente elle aussi ?
Pour expliquer les mutineries à répétitions des lycéens de Louis-le-Grand au XIXe siècle, l'historien Gustave Dupont-Ferrier écrivait en 1922 : « La discipline de la maison ne triomphait que par la force et n'agissait pas sur la conscience (5) » Un demi-siècle plus tard, historiens et sociologues dénonceront abondamment le caractère contraignant et coercitif du fonctionnement des établissements scolaires. Silence dans les classes, élèves en rangs dans la cour, dialogue inexistant avec les adultes de l'établissement, toute-puissance des enseignants, travail réduit à la restitution passive des connaissances, les événements de mai 68 avaient résumé ce constat en un slogan efficace : le « lycée caserne ». La pratique de la punition corporelle était également dénoncée, même si elle demeurait essentiellement cantonnée à l'école primaire, et parfois aux ateliers des lycées professionnels.
Près de quarante ans après, il serait difficile de soutenir que rien n'a changé. Les élèves et leurs parents ont des délégués qui les représentent dans plusieurs instances des établissements, la parole avec les adultes est plus libre, les élèves circulent plus librement, et sont plus souvent incités à prendre la parole en classe.
Toute violence de l'institution a-t-elle pour autant disparu ? Pas sûr, si l'on en croît les spécialistes. J. Pain rappelle que l'école peut encore être le lieu « d'abus symboliques d'autorité », abus dont Pierre Merle a récemment dressé un tableau dans son livre L'Elève humilié (6). Remarques humiliantes, ironie blessante, jugements dévalorisants font selon cet auteur encore souvent parti de l'arsenal répressif de nombre d'enseignants. Les victimes en sont le plus souvent les élèves en difficulté, c'est-à-dire majoritairement ceux d'origine sociale modeste. Certaines violences physiques peuvent aussi être une réponse à la violence symbolique de l'institution.
La violence scolaire est-elle un phénomène international ?
Le seul fait que l'on utilise une expression anglaise, le « schoolbullying », pour désigner une des formes les plus courantes de la violence scolaire entre élèves suffit à répondre à la question posée : tous les pays sont concernés par la violence scolaire. Et, comme en France, il convient de se méfier de l'image qu'en donnent les médias, centrés sur les massacres spectaculaires tels que celui qui a fait le sujet du célèbre documentaire de Michael Moore, Bowling for Columbine (2002). E. Debarbieux montre que ces massacres, qui se sont produits pendant tous le XXe siècle dans plusieurs pays (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Japon, Allemagne), restent tout à fait exceptionnels et non représentatifs de la violence courante des établissements scolaires, qui partout se concentre dans les établissements des quartiers les plus pauvres.
Plus surprenants sont les résultats d'enquêtes menées par les collaborateurs d'E. Debarbieux dans des pays pauvres, en l'occurrence le Brésil, le Burkina Faso et Djibouti. La violence scolaire est dans ces pays moins fréquente que dans la plupart des pays riches. La pauvreté explique en partie le phénomène : enfants et adolescents vont moins longtemps à l'école, à la fois dans la journée et en nombre d'années ; les risques d'incidents violents sont donc arithmétiquement moins élevés. Mais E. Debarbieux formule aussi une autre hypothèse : dans ces pays, des communautés soudées et solidaires ont subsisté (villages ou favelas), et les écoles bénéficient de ce « lien de proximité qui produit une régulation forte ». Hypothèse qui a le mérite de rappeler un des points communs à toutes les études sur la violence scolaire : quel que soit le contexte national, c'est dans les établissements où les équipes éducatives sont à la fois solidaires et bienveillantes que la violence des élèves est la moins fréquente.
H. Hamon et P. Rotman, Tant qu'il y aura des profs, Seuil, 1984.2
É. Debarbieux, Violence à l'école : un défi mondial ?, Armand Colin, 2006.3
J. Pain, L'École et ses violences, Économica, 2006.4
B. Charlot, Le Rapport au savoir en milieu populaire. Une recherche dans les lycées professionnels de banlieue, Économica, 1999.5
G. Dupont-Ferrier, Du collège de Clermont au lycée Louis-le-Grand, De Boccard, 19226
P. Merle, L'Élève humilié. L'école, un espace de non-droit ?, Puf, 2005.
mercredi 20 mai 2009
la vision de l'Europe sur l'éducation ... en attendant le café !

Ambitions éducatives : de nouvelles orientations de l’Union ?
En cette période d’élections, prenons conscience que les objectifs chiffrés sont désormais fixés en grande partie par l’Union Européenne. Certes, il s’agit d’indicateurs incitatifs - les benchmarks – et le Conseil des Ministres de l’Education du 12 mai vient de prendre des décisions dans ce domaine qui sont loin d’être anodines.
Les cinq critères de référence adoptés dans le cadre du programme de travail "Éducation et formation 2010" doivent être modifiés pour le programme de travail « 2020 ».
Un indicateur « Diplômés du supérieur en maths, sciences et technologie », déjà dépassé en 2007, disparaît. Bonne nouvelle, confortée par le maintien d’un indicateur qui reconnaît une spécificité française : d'ici 2020, au moins 95 % des enfants ayant entre quatre ans et l'âge de la scolarité obligatoire devraient participer à l'enseignement préscolaire. La France a déjà atteint cet objectif, espérons qu’elle y sera toujours en 2020. Quant à savoir si les jardins d’éveil font partie de cette catégorie…
La participation des adultes à l'éducation et à la formation tout au long de la vie doit passer de 12,5% à 15%, sans que les redoutables problèmes de mesures soient résolus. Le principe d’un indicateur pour les adultes faiblement qualifiés n’est pas retenu. L’indicateur de maîtrise insuffisante des compétences de base pour les jeunes à l’âge de 15 ans passe d’un objectif de 15,5% à 15% d’une classe d’âge, mais aux indicateurs PISA sur la lecture s’ajoutent les mathématiques et les sciences, sans que les mesures soient agrégées.
La mesure du « early school leaving » porte sur la mesure du décrochage entre 18 et 24 ans (18 ans, fin de scolarité obligatoire dans de nombreux pays). L’objectif chiffré est toujours fixé à 10%. Le résultat était de 14,8% en 2007.
L’indicateur sur l’enseignement supérieur connaît les mutations les plus considérables : d'ici 2020, la proportion des personnes âgées de 30 à 34 ans diplômées de l'enseignement supérieur devrait être d'au moins 40 %. On est loin des 50% de diplômés au niveau de la licence ! Sont introduites dans ce calcul des références qui portent aussi bien sur les références universitaires que sur les diplômes professionnels de niveau supérieur (équivalent BTS, DUT, licence professionnelle) parce que les passerelles n’existent pas dans tous les pays entre les deux systèmes. De même, on doit ainsi pouvoir prendre en compte la formation continue diplômante qui peut s’exercer entre 25 et 35 ans et la réalité du Life-long learning qui se déploie dans toutes les sociétés européennes. On peut alors s’interroger sur les finalités en France de la réforme en cours du lycée. Quels sont les modèles, les parcours de formation auxquels préparer les lycéens ?
Le Conseil des Ministres demande aussi à la commission de travailler sur trois domaines pour lesquels il n’existe pas encore d’indicateurs communs. Tout d’abord la mobilité des apprenants qui se réduit à la mobilité internationale. Pourtant, de nombreux jeunes, de nombreuses familles se trouvent enfermées dans des territoires limités, qu’ils soient urbains ou ruraux, qu’il existe ou non une offre de transports en commun… En second lieu, l’apprentissage des langues dès le plus jeune âge, domaine largement exploré par les politiques communautaires. Enfin, il convient de réfléchir à l’employabilité, domaine pour lequel les outils sont peu nombreux : « (…) la Commission est invitée à présenter au Conseil d'ici la fin de 2010 une proposition relative à un éventuel critère de référence européen dans ce domaine. » Cette proposition soulève de nombreuses questions sur les finalités des systèmes d’éducation et de formation notamment à une période où les branches professionnelles n’ont aucune visibilité sur l’emploi à moyen ou à long terme.
Toutes les questions relatives au Life-long learning se discutent au Parlement européen dans la commission Emploi et Affaires Sociales et non dans la commission de la Culture et de l’Education. Peut-être faut-il interpeller les candidats aux élections européennes sur ce point ?
Olivier Masson, chargé de mission Education de la Ligue de l’enseignement
mercredi 6 mai 2009
de la maternelle à l'université ...
A l'heure où notre système baigne dans un blues sans précédent, qui va de la maternelle à l'université, sans parler de la formation tout au long de la vie, le café radical a décidé de traiter du problème de l'éducation . Ce sera vendredi 29 mai 2009, au même endroit que d'habitude avec deux intervenants de qualité, qui se sont succédés au poste de secrétaires national à l'éducation du parti radical de gauche : Pascal-Eric Lalmy, en haut à gauche,et Rodrigue Flahaut, ci-contre à droite.







