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lundi 9 juin 2014

Faute politique toi-même !

Pour ceux qui en auraient douté Marine Le Pen est bien facho.

Aucune rupture entre Marine et Jean-Marie Le Pen, juste une divergence de
point de vue. Si Marine Le Pen ne rit plus aux sales blagues racistes de son
Papa gâteux, c'est que ça nuit à sa carrière politique.  
Et c'est sans doute la grande victoire de Jean-Marie Le Pen a fini par remporter sur sa fille rebelle ... celle qui voulait se faire passer pour une démocrate, chantre d'une politique nouvelle, propre sur elle, et n'ayant rien avoir avec les affres du passé de l'extrême droite française.   
Image du camp de Dachau récemment libéré. Les corps
suppliciés, en plaisanter est une faute politique pour
Marine Le Pen.  C'est tout ? 
Voilà son père qui se tord de rire en ressortant une vieille blague de congrès d'anciens collabos en mitonnant un jeu de mot entre tournée et fournée ... allusion insupportable aux fours crématoires et à la justification de la politique de Vichy et des nazis visant à l'extermination du peuple juif.
Bon, on savait que le père Le Pen était un vieux facho antisémite, revendiqué et fier de l'être, ne reculant que devant la justice qui l'a condamné plusieurs fois. Condamné par la justice, mais pas par sa fille, ni par le parti qu'elle dirige. Les blagues de vieux fachos, ne sont qu'une faute politique. Ce n'est pas une abomination, pas même une faute morale. Politique qu'elle est la faute ! Et c'est cette même personne qui a pris les voix d'un tiers des électeurs ? Ça fait froid dans le dos, non ?

Voilà pourquoi, je vous invite dès à présent à en parler lors du prochain café radical dont le sujet sera :

Peut-on arrêter le Front National ?


Le débat sera animé par notre ami Pascal Eric Lalmy, historien et membre du bureau national du Parti radical de gauche.
vendredi 4 juillet
à 18 h 30
Brasserie "Le Jardin de Bigards"
39 rue du Quai
à Louviers

dimanche 13 octobre 2013

Après Brignoles

Brignoles, ville gérée par un maire communiste, devenue ville
symbole après la victoire de Laurent Lopez, du Front National
 avec près de 54 % des voix devant une candidate de l'Ump.  

Le prévisible étant advenu, il s'agit maintenant de s'appliquer la maxime de Spinoza : "ni rire, ni pleurer, mais comprendre", en fait, mieux que d'analyser la situation, il faut aussi se tracer une voie pour l'avenir, et même l'avenir immédiat puisqu'il s'agit très pratiquement de préparer une année électorale particulièrement riche. 

Brignoles illustre en tous les cas une chose : en cas de difficulté, le corps politique, comme l'individu a naturellement tendance à faire le contraire de ce qu'il faudrait faire ... et ce comportement a tendance à l'enfoncer plus certainement dans la crise.
Deux écueils sont naturellement à éviter : le déni et la culpabilisation.
Le déni
Les signes sont suffisamment nombreux pour alerter les amoureux de la démocratie et de la République. La lepenisation des esprits existe bel et bien. Il règne un sale climat et l'on entend de plus en plus autour de nous des réflexions rappelant ce que l'on a pu vivre en 2005, avant le référendum sur la constitution européenne. Bien sur, éviter le déni, ne veut pas dire dramatiser la situation, voir à ce sujet l'analyse intéressante de Mathieu Géniole sur le blog du nouvel obs.
 Nous ne sommes pas dans le fascisme, au sens où le fascisme correspond à un mouvement historique offensif, définissant le projet de l'homme nouveau comme réponse à une grave crise politique.
Le discours de Marine Le Pen est insupportable. Il est nul, il est plein de mauvaise foi, il rassure les impuissants, câline les racistes, ce qui est toujours porteur de danger, mais il n'est pas fasciste. En un sens, il est bien pire, parce qu'il est défensif, négatif, il ne porte par de projet, il est dans une critique permanente, s'appuyant sur un passé dépassée, de celle qui a amené toutes les compromissions durant la longue période de la collaboration dont la France n'est toujours pas remise. Maintenant, le parti peut-il devenir fasciste ? Honnêtement je ne le pense pas. Je pense cependant qu'en cas d'alliance Fn Ump, ce dont rêve Marine Le Pen, le Front National trouverait en son sein de quoi créer une dissidence pouvant se transformer en parti fasciste si les circonstances historiques le permettaient.
Baruch Spinoza sans qui la pensée occidentale
ne serait pas ce qu'elle est. 

La culpabilisation 
La culpabilisation n'est jamais la bonne réponse, en politique comme dans la vie. Dire que les politiques n'ont pas fait ce qu'il fallait est un leurre. La République, la démocratie ont leurs défauts, pour reprendre la formule de Churchill, ils sont le pire des systèmes à l'exception de tous les autres. Voir la politique comme la cause du désespoir des populations est une double erreur. Les gens ne sont pas désespérés ... enfin certains le sont, mais pas plus que d'habitude. Mais les gens sont énervés. Enfin, beaucoup plus. Beaucoup plus d'énervés que de désespérés. Une formule circule actuellement : j'en ai ras-le-bol, je vote front national. Ce n'est pas nouveau. Ce qui est nouveau, c'est que cela ait tant de succès. J'ai tendance pour ma part à y voir le symptôme d'une demande d'individualité, de faire en sorte pour l'électeur que sa voix ne passe pas inaperçue, ce qui, bien entendu, est ridicule.
Nous vivons un monde complexe, en quête de simplicité et qui donne aux politiques une tendance aux discours simplistes. Là est au fond le reproche majeur qu'on puisse faire aux politiques : vouloir se faire comprendre de leurs électeurs, et pour y parvenir, d'utiliser la mauvaise foi et le mensonge. C'est toutefois du côté du front national et des populistes que l'on en trouve les meilleurs adeptes car telle est la possibilité offerte par une opposition systématique qui n'a besoin de s'appuyer sur aucune autre cohérence que la dénonciation paranoïde du "système".
Si pénible que cela soit, les politiques n'ont d'autres solutions que d'être sincères, pédagogues et de poursuivre leur travail, de défendre leur projet, même s'ils ont du mal à se faire entendre et ce, qu'ils soient de la majorité et de l'opposition. Ce n'est pas facile. Tout en effet est là pour les pousser à la faute. Les politiques, sous la pression populaire, ont développé la transparence, ont renoncé au cumul des mandats, contribuant ainsi à laisser croire qu'ils étaient une caste éloignée des soucis de la population, ce qui est faux dans la majorité des cas (enfin, avec la fin du cumul des mandats, il est vrai qu'on risque d'avoir de plus en plus d'élus qui ne savent pas ce que c'est qu'une mairie en terme de réponse à la misère au quotidien ... ). Telle est la dure loi de la politique comme celle de l'activité humaine : au delà des jugements de l'immédiat et de l'hystérie collective, l'intelligence, la qualité et la quantité de travail finissent généralement par avoir raison.

lundi 17 juin 2013

Bonnes nouvelles des partielles ...

Ignazio Marino, le nouveau maire de Rome savoure sa victoire.
La gauche prise en étau entre le poids des populistes du
mouvement de Beppe Grillo, et la pression de la puissance
financière et politique de Berlusconi, a réussi à s'imposer
comme seule issue crédible à la crise

Une leçon d'italiens !

La gauche au pouvoir se trouve renforcée par les urnes, malgré une situation difficile. Elle a vaincu les élections partielles, remporté une victoire décisive contre la droite et les populistes de tous poils et de tous les extrêmes.  


Elle a gagné dans toutes les villes ... les bastions traditionnels de la gauche, bien sur, alors qu’on y craignait le pire, mais surtout toutes ces villes qui ont fait trembler de honte nos amis démocrates humaniste outre-Alpins. À Trévise par exemple, la Ligue du Nord est éliminée des responsabilités, cette ville dont le  maire avait pris des arrêtés anti-roms, et n’avait pas hésité à tenir des propos qui feraient pâlir le Front National. A Rome, dont la victoire de l'ancien maire Alemano avait été saluée par bras levés comme au temps du fascisme ... le candidat de gauche fait près de 65 % des voix.
 Enfin, le mouvement de Giuseppe Grillo est puni. Après avoir fait la surprise des élections générales il y a un an, en frôlant le score des partis traditionnels, le mouvement des 5 étoiles voit son score réduit de moitié. 
Le Mouvement des 5 étoiles, nom que lui avait donné Giuseppe Grillo, après avoir surfé sur le tous-pourris avait obtenu un score inespéré il y a trois mois. Depuis, il a vu son comportement sanctionné par les électeurs.
Ceux-ci ne lui ont pas pardonné de vouloir empêcher les institutions de fonctionner dans un pays en crise, mais surtout de ne pas faire de différence entre le régime de Berlusconi et la volonté de changement.
Bref, on assiste à la défaite du Berlusconisme, ce système qui avait vu un homme prêt à toutes les compromissions pour s'accrocher au pouvoir dans lequel il a cru trouver le moyen de se protéger des affaires les plus glauques dont il était accusé (détournement de mineures, corruption de magistrats, malversations diverses).
Il est bien sur trop tôt pour crier victoire et se rassurer durablement de la sortie d’un long cauchemar.
Il n’empêche, ces élections partielles,  remettent les pieds sur terre et donnent du sens à la démocratie et à la politique. Cela fait d'autant plus de bien que la situation italienne est autrement plus dangereuse que ce que nous connaissons en France. 
Il me semblait indispensable de commenter ce fait majeur de la vie politique italienne, parce que cela concerne tous les européens, et en particulier les Français.

Cahuzac, ou comment s'en débarrasser ...
En France donc, il y a eu ce dimanche une nouvelle élection partielle pour remplacer Jérôme Cahuzac, notre grand escroc  politique.
Le Front National et l'Ump sont arrivés en tête éliminant le PS.
Ces résultats ne sont pas une surprise. Ils ressemblent d'ailleurs à ce message que les Italiens ont martelé à leur classe politique pendant des années, avant de se raviser il y a une semaine.
Les électeurs ne sont pas contents. Ils voudraient que le monde aille mieux. Ils le disent. Et ce, de la plus brutale des manières.
Notons à ce sujet que les tenants d'une gauche alternative devraient se tenir à quelques modestie. Ceux qui réclament une politique plus à gauche ne sont pas plus suivis ici qu'en Italie. 
Les électeurs votent Front National parce qu'ils votent pour ce qui dérange le plus les acteurs politiques. De ce point de vue, ils visent juste. Aussi juste que les Italiens qui ont voté pour le mouvement des 5 étoiles de Giuseppe Grillo. 
Mais nous ne pouvons en France crier au loup à chaque élection partielle, nous faire peur à chaque montée du Front National ... ce petit jeu me fatigue.
Je refuse tout bêtement que le Front National soit l'alpha et l'omega de la politique française. Bien entendu, le Front National représente ce qu'on peut faire de pire dans la politique française actuellement. Ils sont porteurs de la peur et de l'exclusion, tout le contraire de ce que les progressistes représentent. Ils sont le contraire de ce pourquoi je me suis engagé en politique, mais ils n'ont d'autre perspective qu'une contestation permanente ... du moins en dehors d'un contexte politique particulier. 
En bref, s'il faut bien sur voter contre le Front National, le catastrophisme n'aura aucun poids sur un électorat bien plus mûr que ceux qui tentent de l'infantiliser. 

lundi 27 mai 2013

La droite décomposée ...

Manif à Evreux, à l'occasion de la venue du premier ministre.
Ils n'étaient qu'une petite cinquantaine dans ce combat dérisoire
 et scandaleux qui consistait à défendre l'image dépassée de la
  famille quand Jean-Marc Ayrault venait mettre en place un
système d'alerte pour femme battue.
La révolte contre une société plus ouverte est heureusement sans avenir.
Au fond d'eux mêmes, les dirigeants de droite sont d'accord avec la gauche et la majorité de la population française qui défend le droit à l'égalité pour tous dans le mariage.
Les politiques ne se grandissent jamais à envoyer leurs troupes se fourvoyer dans les combats qu'ils savent perdus.
Les hommen, bande de joyeux imbéciles fascinés par la lutte
anarcho-féministe des femen. Rien de neuf sous le soleil,
La jeunesse des quartiers chics s'encanaille en mimant les rites
de contestation. Au 19e siècle, on se formait à la bagarre pour
amener les ouvriers au respect de l'ordre social.
.
Leur attitude est  dérisoire lorsqu'ils mènent ce combat au nom de la vérité (un papa et une maman (slogan complétement décalé par rapport à l'évolution de la société), il est scandaleux quand il est mené au nom de l'efficacité politique. Comment pourront-ils, comment peuvent  être pris au sérieux.
Alors, bien sur, il y a les colères, il y a les révoltes et l'envie d'en découdre. Mais pour contredire le slogan maoïste qui disait qu'on a toujours raison d'être en colère, disons que  la colère est là précisément pour donner l'illusion de la raison...
Ainsi donc, le vote du mariage pour tous, a fait cruellement ébranler toutes les certitudes des catholiques intégristes. Plus la société évolue, et moins leurs mouvements, leur rites, n'ont de sens.
En fait, en prenant partie contre un monde qui s'ouvre au monde, contre un monde qui refuse de tenir compte de leur vision étroite, les manifestants s'enfoncent dans le discours infantile de ceux qui refusent de grandir. Là est sans doute le fond de leur désarroi et de leur slogan : un papa et une maman., nous voulons rester des enfants.
A cet égard, l'attitude de Fillon, de Bruno Lemaire, de Kosciusko Morizet et Juppé même est juste une attitude adulte et est à l'honneur de la politique.
Reste l'attitude de Copé et ses calculs à deux euros !
La droite a pris goût à la manifestation et au plaisir de masse. Une faible marge s'est encanaillée et a pris goût au combat de rues, s'attaquant au crs et aux journalistes. Cette faible marge va se construire en politique à la droite du front national ... et cela durera ce que cela durera. Comme dirait l'autre ça leur passera avant que ça me reprenne (enfin, je ne fais que faire un parallèle hardi entre la révolte gauchiste et celle des enfants des beaux quartiers).
Le 27 mai a été le baroud d'honneur d'un mouvement qui n'a pas de sens et qui a fait rêver une partie de la droite incapable d'admettre le jeu démocratique et le fait qu'elle est dans l'opposition. Maintenant, le rêve est fini. La droite va se rendre compte qu'elle a perdu beaucoup de temps là où elle pensait en gagner. Après le burlesque épisode de la guerre Copé/Fillon, elle a travaillé à augmenter le nombre de ses déçus, alors même qu'elle n'a pas commencé à élaborer le début d'un programme. Les plus lucides de ses représentants en mesurent déjà  le gâchis !
 

 


vendredi 29 juin 2012

Mario supera l'Italia

Un mur quelque part en Italie. Pour donner une idée de l'importance
du football dans la population de l'autre coté des Alpes.
L'Italie nous surprendra toujours, y compris dans sa capacité à se surprendre elle-même.
Autant le dire tout de suite, j'ai loupé le match hier soir, et j'ai loupé tous les matchs de l'Italie depuis le début.
A tout vous dire, je ne souhaitais même pas qu'elle gagne.
C'est vrai qu'il y a quelque chose de pourri dans le football italien. Pas seulement à cause du catenaccio, le cadenas en Français. Un jeu dont la philosophie est de renforcer la défense et d'empêcher la créativité offensive de l'adversaire. Ce jeu qui allait contre tout ce qu'on aime de la culture italienne, la créativité dans l'excès, l'excès dans la créativité, et qui a eu le malheur de connaître un tel succès qu'il a réussi à propulser l'Italie au rang des meilleures équipes du monde et son jeu au rang des plus tristes.
Le super Mario d'origine. Personnage créé
par un japonnais. Il est américain, porte un prénom
 italien.  Image de la normalité universelle,
de celle qui fait de chacun un héros.
Mais ce n'était pas le pire, pas le plus triste. Juste avant l'Euro, n'oublions pas que l'Italie, je parle de l'équipe de football, était embringué dans les histoires qui nous effraient avec la révélation de matchs truqués au plus haut niveau, avec les plus grands joueurs et entraineurs. Beurk ! C'était aussi l'une des raisons pour laquelle, je l'avoue, je ne voulais pas voir l'Italie triompher...
Mario Monti, celui qui a lancé la mode
du président normal, pour succéder à
un président anormaL
L'une des raisons, parceque, à y penser bien, il y avait quelque chose qui ne passait pas non plus !
C'était les saluts fascistes dans les stades, où les plus cons des supporters italiens, les ultras, reprenaient les chants fascites, le fameux "alarmi", et poussaient des cris de singes quand un joueur de couleur était en possession du ballon.
Bref, je l'avoue sans honte ni satisfaction particulière, j'étais content en début d'Euro d'apprendre que l'équipe italienne était en déliquescence à la suite des enquêtes sur les matchs truqués, les liens avec la mafia et tout ça. Je me disais : un peu de morale, ça fait pas de mal...
Mais les choses ne se passent jamais comme on voudrait, et heureusement d'ailleurs !
Gary Lineker, le footballer le plus fairplay
de son époque, dont la définition du football
a marqué les esprits
J'ai su tard hier soir que les Italiens avaient contredit la célèbre définition du football par Gary Lineker, l'un de ses plus grands joueurs : « Le football est un sport simple : 22 hommes poursuivent un ballon pendant 90 minutes et à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent ».
Bref, j'ai vu que les Italiens avaient gagné et j'ai voulu en savoir un peu plus.

Alors voilà ce que je viens d'apprendre et qui donne, c'est vrai l'occasion de se réjouir.
La première c'est que l'Italie a gagné de manière inattendue, le match d'hier soir, comme tous ses matchs depuis le début de la compétition.
La deuxième c'est que l'Italie a bien joué, que c'est elle qui a fait le jeu.
La troisième c'est que le nouveau héros de l'Italie, même si tout le monde a bien joué, c'est lui ! Lui, qui s'appelle Mario, Mario Balotelli, qui est encore plus italien que tous les italiens, mais dont la couleur de peau et les origines sont un pied de nez à tous les supporteurs racistes d'Italie et du monde. Il a certes un nom complètement italien, qui lui vient de ses parents adoptifs, lui même ayant été abandonné par ses parents ghanéens. Ce n'est pas le tout ! Comble du paradoxe, ce Mario est né en 1990 à Palerme, lieu de naissance de la mafia !
Le nouveau super-mario ! Il ne veut surtout pas représenter
l'Italie de la diversité... mais on ne fait pas toujours ce qu'on veut.
Allons, finissons dans les symboles, et à vérifier puisque je ne le connais pas. Mais ce super mario est une sale teigne, une personnalité hors du commun, à rebrousse poil du fair play de Gary Lineker ... Ce super Mario qui est en passe de battre le record de Platini, de buts marquées en coupe d'Europe ... a failli ne pas être sélectionné dans l'équipe d'Italie et a plusieurs fois été mis sur le banc par plusieurs entraîneurs. Un type ingérable, en gros, un surdoué, mauvais garçon, jamais bien dans sa peau ... et qui donne au monde des leçons par son existence propre. On appelle cela le génie.
Mario supera l'Italia, Mario dépasse l'Italie. Il nous dépasse tous et se dépasse lui même. Quant à la finale avec l'Espagne, que le meilleur gagne, mais Mario le mauvais élève nous a déjà donné de belles leçons.