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jeudi 5 mars 2020

Un jour une boulette ... n°4

Un candidat chocolat 


Il faut se méfier des apparences et le maire de Louviers est tombé dans le piège. Dommage pour lui, parce que l'acquisition de l'ancienne pâtisserie Zoller de la place de la Halle est une vieille requête de la municipalité de Louviers. Des questions de succession la rendaient impossible avant que la situation n'évolue récemment et donc, Priollaud annonce fièrement l'achat de la chocolaterie dans son programme. Même si ça n'a jamais été une chocolaterie pour les Lovériens, il s'agit bien d'une boulette. 
Certes, celle-ci est mineure par rapport aux énormes erreurs dont j'ai fait état précédemment. 
De quoi Charlie est-il le nom ?
Un hommage à Diego Ortega, le candidat qui,
non seulement sait ce qu'est une chocolaterie,
mais aussi qui est Charlie 
Il n'empêche, annoncer la cession de l'ancienne chocolaterie est rien moins que dans la municipalité actuelle et dans son équipe, ceux qui connaissent la ville n'ont pas droit au chapitre. 
Chocolaterie, le mot figure bien sur l'enseigne de ce qui, pour tous les Lovériens est une ancienne pâtisserie qui n'a jamais changé son enseigne depuis sa naissance. Il n'empêche, pour tout le monde, l'ex-pâtisserie Zoller n'a jamais été une chocolaterie.
Enfin, ce n'est pas parce qu'on est maire d'une ville depuis 6 ans qu'on doit connaître son histoire et l'histoire de ses commerces. Encore faut-il être capable de demander.

lundi 2 mars 2020

Boulette n° 2 Midi à quatorze heures ...

et Saint-Hildevert à Maison Rouge 

Ce n'est pas le super-bowl, mais c'est la super-boulette ! 
Priollaud promet des projets partout dans Louviers et s'emballe. Ainsi, installe-t-il sur la carte Saint Hildevert à Maison Rouge ! 
Page 10 du programme du maire sortant. 
Une carte censée exposer les projets 
Parmi les nombreuses approximations, LA super-boulette
Saint Hildevert est situé à Maison Rouge... 
Tout cela sent la précipitation d'un programme fait "à l'arrache" ... 
Ainsi, pour beaucoup de projets s'agit-il de simples rénovations, mais à force de vouloir en faire trop, il met une nouvelle fois en valeur son manque de connaissance d'une ville dont il est maire depuis presque 6 ans. Cherchez l'erreur... ou les erreurs 


à bientôt pour la boulette n°3 ! 

mardi 28 janvier 2020

Attention école ! Le cri du cœur de Denis Laheye

SAUF MASSACRER LE PROJET JULES FERRY
PRIOLLAUD N'A RIEN FAIT POUR LES ECOLES

La campagne électorale a failli faire sa première victime. A la lecture du programme de Priollaud, Denis Laheye a été à deux doigts de s’étouffer : « Les gens ne vont quand même pas avaler ça ! »

L'objet de la colère des Lovériens.
En fait, plus que de la mauvaise foi,
On est  dans la  méconnaissance
de l'histoire de la ville. Le maire
a la propagande qu'il mérite.
Dans le tissu insipide du programme du maire sortant, parmi toute une série de mystifications,  il y a une phrase qui ne passe pas, encore moins que les autres. « Il faut absolument continuer pour rattraper ce retard accumulé pendant 20 ans. »
Denis Laheye devient furieux : « Nous avons mis fin aux classes dans les préfabriqués, nous avons créé des restaurants scolaires dans toutes les écoles, des selfs destinés à développer l'autonomie des écoliers et leur éviter de se déplacer d'une école à l'autre. Nous avons créé les écoles de la Souris Verte et Jean Prévost... Jamais des municipalités n'avaient fait autant pour les écoles ! Et pourtant, Dieu sait si, du temps d'Ernest, les écoles, l'enfance, ça comptait ! Nous avons eu à plus que doubler le budget alloué aux écoles pour mettre fin à une situation désastreuse ». 
Denis Laheye,  fils d'instituteur,
instituteur lui-même et ancien adjoint 
 aux écoles. La qualité de son travail, sa 
probité en tant qu'élu, lui ont toujours valu la 
 reconnaissance de ses pairs et des électeurs.
Eux, ils n'ont rien fait, à part de massacrer le projet Jules Ferry ! Et ils parlent d'un  retard accumulé depuis 20 ans. Il y en a marre du mensonge en politique ! Comment veux-tu que les gens s'y retrouvent ? Qu’on se souvienne des pannes de chauffage multiple à Jules Ferry, des parents d’élèves envoyés promener dans les conseils d’écoles et qui réclamaient juste le minimum ! »

En fait, Denis Laheye, sans doute pris par la colère, exagère un peu... Priollaud n'a pas « rien fait pour les écoles[1] ». Il a supprimé la distribution d'un livre aux enfants des maternelles. Il a aussi rendu payantes les classes transplantées alors que même la municipalité d'Odile Proust n'avait pas osé y toucher. Ils ont aussi revu à la baisse le projet Jules Ferry, ce qui constitue d'ailleurs une lourde faute de gestion, étant donné qu'il a fallu dédommager les architectes du premier projet. Bref, Priollaud a dépensé plus pour avoir moins... Il s'en fiche, ce sont les Lovériens qui payent et les écoliers n'ont pas le droit de vote. Quel cynisme ! »
C'est aussi à ces petits détails qu'on voit qu'il n'habite pas Louviers et qu'il ne s'intéresse pas aux enfants... sauf peut-être au sien, mais il n'est pas scolarisé à Louviers. 



[1] Surtout, ne pas se laisser abuser par la rallonge budgétaire de 2020 ! Dans les écoles, comme dans le quartier Maupassant, comme pour la police municipale, comme pour la signalétique, et comme pour la place Thorel (même s'il y a des retards dans les travaux) ... Priollaud a voulu colmater l'inaction de son triste bilan par une action tout azymuth à quelques semaines des élections. Les Lovériens ne sont pas dupes. Rien ne sert de courir, il faut partir à point.
. 







jeudi 12 décembre 2019

Quelques éléments pour une politique municipale du Patrimoine


Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir
Maréchal Foch


Le patrimoine communal appartient à toute la collectivité, c’est-à-dire à chacun d’entre nous. A Louviers, il est ce qui appartient à tous les Lovériens, il relève de l’intérêt public et de l’intérêt général, il fait partie de l’Histoire de la commune comme de tous ses habitants.
Ce patrimoine recouvre de nombreux aspects, aussi bien collectifs qu’individuels, affectifs que matériels. Il est la mémoire de la cité. 
Parvis de l'église Notre-Dame, place Nelson Mandela. La
photo est issue du site de la ville de Louviers. Curieusement,
celui-ci n'a pas été nettoyé, c'est à dire vidé des contenus
liés au bilan de la municipalité, mais, au delà, impossible
de trouver une photo du parvis aménagé. Il est vrai que
ce n'est pas une réussite, et que rien, mis à part un panneau
n'est conçu pour que la place soit un lieu d'échange et de
convivialité, principe même des zones 20. 

Cela ne veut pas dire pour autant qu’il ne faut pas toucher au patrimoine. Une ville est un être vivant. Elle évolue, et si elle n’évolue pas, elle meurt. Le rôle d’une municipalité, d’un maire, est d’anticiper ses évolutions, d’encourager les meilleurs aspects et de combattre ce qui peut nuire à la vie collective. Cette évolution doit bien entendu s’organiser avec la population, non seulement parce qu’elle est la première concernée, mais aussi parce qu’elle est le premier expert de sa propre vie.

La ville appartient à ceux qui y vivent


Telle est la base de ce que sera notre politique patrimoniale. Le patrimoine est indispensable à l’identité d’une ville, au maintien de sa mémoire sociale, affective, culturelle, esthétique. Imagine-t-on Louviers sans Notre-Dame, par exemple ? Mais il est aussi important de pouvoir construire où se réapproprier des sites qui font partie de la mémoire de la ville, même si, à présent, l’usage en a été profondément transformé. Prenons le cas de la rivière, et de ses multiples bras, qui ont été façonné pour un usage industriel aujourd’hui disparu. En même temps, les Lovériens connaissent leur chance d’habiter dans une ville qui a encore une place de la Poissonnerie, une rue du Quai, une place de la porte de l’eau, une rue des Remparts, et une tannerie devenue un restaurant. Bien entendu, si la ville doit se réapproprier les abords de la rivière, ce n’est pas pour en retrouver des usages qui ne reviendront plus, mais Louviers, comme de nombreuses villes de France doit mettre la beauté au cœur de son projet, et il n’est plus question de sacrifier l’esthétique au nom de l’utilité… On le sait bien tous d’ailleurs, Louviers a besoin d’être belle, parce que nous l’aimons.
Photo  issue du blog de JC Houel. La Place Thorel au fur et à
 mesure de sa réalisation révèle ses défauts de
 conception avec un couac majeur sur la circulation des poids
lourds. On en oublierait que le béton y remplace une pelouse
qui absorbait une partie des pluies abondantes. Mais le pire
est qu'on attendait un geste esthétique sur un site majeur.
 Les Lovériens, et les Amis du musée en sont pour leurs frais.   
Mais une ville ne se limite pas à l’exposition de ses plus beaux éléments. Une ville n’est pas un musée, elle n’est pas non plus un magasin de décoration. Pour se construire, pour construire son avenir, une ville, comme toute personne, doit connaître ce qu’elle possède, savoir ce à quoi elle tient, savoir aussi ce qu’elle veut, ce qu’elle doit devenir. Elle doit connaître son projet et en fonction de celui-ci bâtir ces plans.

Un référendum pour les grands projets urbains


La mise en valeur du Jardin de Bigards par des paysagistes
faisait partie du projet d'aménagement des bords de l'Eure
que la municipalité Priollaud a décidé de casser en livrant
le site aux promoteurs. La validation par référendum des
projets dépassant le cadre d'un mandat devrait mettre fin à
ce comportement politiquement irresponsable. 
Louviers 2020 a déjà montré son attachement à la démocratie locale et au débat. Il a été question de référendum d’initiative locale. A notre sens les grands projets urbains, ceux qui s’engagent sur plusieurs mandats, devraient  faire l’objet d’un référendum. Cela pourrait être le cas, par exemple, de la mise en valeur des bords de la Rivière. Cela aurait aussi l’avantage que, quel que soit le successeur de l’équipe en place, elle serait obligée de tenir compte de l’avis d’une population qui s’est engagée derrière un projet. Ainsi pourrait-il être le cas pour tout projet important ce qui éviterait les renoncements, les tergiversations, et l’appropriation par de nouvelles équipes de projets qui ne sont pas les siens.

Un classement pour protéger les bâtiments remarquables


La façade de l'école Jules Ferry a été livrée aux promoteurs
par la municipalité Priollaud. Cela ne compensera pas les
atteintes au projet initial que Priollaud a rejeté, préférant
indemniser les architectes et privant le quartier d'un
aménagement qui se révèle indispensable.  Ainsi, non
seulement il fait moins bien, mais en plus cela coûte
plus cher. Un projet, ni fait ni à faire. En créant un
classement municipal de son patrimoine, en renfort des
plans d'urbanisation permettrait aux Lovériens de
défendre le patrimoine qui leur est cher. 
Il y a une autre question qu’il faut évoquer et qui est chère à tous les Lovériens. La municipalité a décidé de vendre en catimini tout une partie de l’école Jules Ferry ainsi que le Manoir de Bigards et son Jardin. Ces bâtiments sont, pour tous des biens attachés à l’histoire de chacun d’entre nous. Je ne parle pas de l’école Jules Ferry, qui porte si bien son nom et qui constitue un monument historique du seul fait qu’elle est le premier bâtiment scolaire de notre ville au moment où Jules Ferry, précisément à rendu l’école publique laïque, gratuite et obligatoire. La voilà livrée aux promoteurs, ainsi que le Jardin de Bigards qui a joué un rôle majeur dans l’histoire de la cité, achetée par la ville sous le Docteur Martin qui en a fait un lieu d’animation unique en France, ouvrant à tous toutes les activités culturelles et qui a été le lieu de création et de construction de nombreux lovériens avant de devenir un jardin dessiné par de grands paysagistes. Voilà que le site est vendu, sans que cela ait un sens au niveau de la collectivité, alors même qu’à Louviers comme partout dans le monde, on réclame des espaces verts. Passons. Ce qui serait indispensable lorsqu’on voit comme le patrimoine est maltraité est que l’on parvienne rapidement à un classement du patrimoine, interdisant que celui-ci soit bradé.

Le patrimoine doit servir un projet


Le panneau "vendu" sur l'ex Banque de France, acquis par la
municipalité Proust et livré aux promoteurs. Faute de projet
urbain, Priollaud se débarrasse des richesses de la ville dont
il ne sait que faire. Un véritable gâchis
La situation laissée par Priollaud est inouïe, et il faut insister sur le potentiel actuellement gâché. La Banque de France a été livrée aux promoteurs, après l’école Jules Ferry et le Manoir de Bigards. Cela pourrait apparaître bénin, au regard de ces deux événements. Ça ne l’est pas. En fait, cela est de la mauvaise gestion pour deux raisons. La première, c’est que, tous les propriétaires le savent bien, on ne vend pas lorsque les taux sont extraordinairement bas. Si on peut acheter, on le peut, si on peut investir, on le peut, mais on en vend que lorsqu’on est aux abois. Nous avons souligné l’importance d’avoir un projet global pour la ville, elle en a besoin. La ville avait grâce à la Gendarmerie qui s’installe en dehors du centre et la Banque de France d’un atout foncier remarquable sur laquelle on pouvait faire travailler urbanistes et architectes de façon à concevoir la ville de demain, en respectant des principes écologistes et les besoins des lovériens. On aura malheureusement une réalisation au rabais, ne prenant pas en compte les nouvelles exigences de la ville.
Enfin, dans ce chapitre sur le patrimoine, je m’en voudrais de ne pas mentionner le bradage des cinémas de Louviers et de la grande salle à vocation culturelle, négociée de haute lutte avec la Région, l’Etat et le Département qui faisait de noter ville un site culturel remarquable. Un tel comportement fait qu’il est impossible de savoir ce que deviendront les cinémas dans une dizaine d’années, après cette bonne affaire pour l’acquéreur. 


Le patrimoine, ce n’est pas seulement la conservation des vieilles choses. Le patrimoine, c’est aussi un projet urbain, un projet social, un projet culturel. Lorsqu’il est gaspillé, c’est la ville qui est perdante, et pas seulement financièrement. Et la ville, c’est nous.




dimanche 8 décembre 2019

Priollaud Explication de texte

Un maire sous influence 


Le petit monde Lovérien en est tout retourné. "C'est une blague ! Il n'a quand même pas dit ça pour lancer sa campagne ?"
Un texte qui vaut son pesant de moutarde !
Le texte, quoi qu'il arrive, restera comme un monument
 de la campagne. La capture d'écran a été réalisée par
Philippe Brun qui l'a publié sur twitter.
  A noter  que l'audacieux maire sortant évite de donner 
un chiffre de participants. La déception est sans doute  
 la cause première de l'amertume  du candidat .  
Hélas, hélas, il a dit ça. Nous en donnons la preuve ci-joint, avec ce qu'on appelle une "copie d'écran", réalisée par Philippe Brun, et reproduite sur Twitter. Et plutôt que d'en rire, ou de s'en offusquer, le café radical a choisi de se lancer dans l'exercice périlleux de l'explication de texte des trois phrases du maire sortant et qui a choisi d'afficher sa prétention à rempiler. C'est qu'après tout, quand on a la prétention d'être un homme politique, quand on lance une campagne électorale, et qu'on choisit de s'afficher par un texte très court, chaque mot compte. Nous allons donc compter avec lui. 

Un sortant qui n'en peut plus 
Les premiers mots de Priollaud sont effectivement sidérants  "à ceux qui n'en peuvent plus". 
Que justifie cet appel à la compassion ?
On se demande d'ailleurs à qui il s'adresse ...  peut-être à ses acolytes qui sous la pression des candidats le pressent d'entrer en campagne. Rappelons que le maire avait dit à ses proches qu'il ne se déclarerait qu'en janvier tant il était sûr de passer au premier tour. Bon, tout le monde peut changer d'avis même si le fait de se soumettre à la pression de ses adversaires, de ses soutiens et des événements montre à quel point il est sous influence. 

ni rire, ni pleurer, mais comprendre
Reconnaissons à Spinoza
auteur du célèbre adage l'origine
de notre démarche
Ainsi donc, notre homme, qui rêvait d'une réélection sans campagne est obligé de partir au charbon. Il se déclare à la presse, il ouvre un local de campagne, il affiche sa détermination. Mais il la contredit aussitôt  en lançant cet appel à ceux qui n'en peuvent plus ...dont il espère qu'ils soient ses premiers soutiens.  Curieux !
Curieux aussi, parce ce que, s'il n'en peut plus, il peut très bien laisser la place. On peut facilement imaginer qu'entre une Anne Terlez à la foi intacte et un Charles Savy aux dents longues, nombreux sont ceux qui seraient prêts à assurer la relève de celui qui n'en peut plus. Alors, avons nous affaire à un sortant qui n'en peut plus ou à un sortant qui ne s'en sort pas ? 
Allons plus loin et passons à la suite du texte

des moralisateurs

François BAYROU préside
le Modem de Priollaud et de
Terlez. Signataire avec eux
de la charte anticor, il refuse
de démissionner alors qu'il
est mis en examen.. Ils se
méfient des moralisateurs et
on comprend pourquoi.
Voilà que Priollaud s'attaque aux moralisateurs, dans la même phrase. Après tout, personne n'a jamais forcé (enfin, on l'espère pour eux) les élus de la municipalité de signer la charte ANTICOR, qui s'affiche fièrement dans la salle du conseil municipal. Il est vrai que François BAYROU. chef du parti de Priollaud Terlez l'a signé aussi et s'accroche cependant à son siège après avoir été mis en examen... Alors, pourquoi avoir peur, pourquoi n'en plus pouvoir des moralisateurs. Pour reprendre l'expression sectaire d'Anne Terlez : "nous n'avons pas de leçons à recevoir !" ... Bien, bien, pour ma part j'estime qu'on a toujours des leçons à recevoir, et en particulier lorsqu'on est élu. Pire, j'estime que quand on est élu, on doit avoir de la morale et être
capable d'en parler.

 des manipulateurs

Qui Priollaud vise-t-il en parlant de manipulateurs et quel est 
Le best seller sur la
manipulation qui évoque
une technique adoptée par
le maire sortant.

l'intérêt d'en parler. A priori, ceux qui sont visés sont ceux de son équipe qui sont tentés de parler aux candidats d'opposition et en particulier Diego Ortega. Le maire de Louviers a peur que ceux qui se sont mis à sympathiser avec l'adversaire, voire, juste parler avec lui ne soient intéressés ou séduits. Priollaud y voir un danger. Cela se comprend, même s'il s'agit d'un sacré aveu de faiblesse. Sans doute cela explique-t-il pourquoi Priollaud a choisi d'inaugurer sa permanence au moment même ou Diego Ortega tenait sa grande réunion publique. Le but, contraindre ceux qui seraient tentés de voire  ailleurs de s'afficher à ses cotés ... et justement, Priollaud sait de quoi il parle, parce que cette technique figure précisément dans le best seller "Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes" que je conseille à tous mes lecteurs... ne serait ce que pour savoir comment l'on est manipulé. 


des menteurs 

C'est quelque chose que nous connaissons tous depuis la
Freud a démontré, avant Priollaud,  la
toute puissance de l'inconscient .
Même dans l'oeuvre la plus travaillée,
on ne fait que laisser la parole à soi-même.
maternelle.  Plutôt que de répondre aux accusations et dénonciations il est plus facile de traiter les accusateurs de menteurs. Une façon de s'en tirer à bon compte. Je remarque juste que jamais on n'a répondu aux attaques très précises que j'ai faites contre l'actuelle municipalité, en démontrant d'ailleurs leurs mensonges, qu'il s'agisse de l'inauguration de la Place Mandela, de la taxe sur l'inhumation, de l'extinction de la lumière, de la fermeture du city-stade. De même , lorsque je dis qu'il n'habite pas Louviers, je n'ignore pas qu'il a une maison sur les hauteurs ... je sais même grâce à ses voisins qu'il est le plus écologiste des Lovériens, puisqu'il est partisan du zéro déchet ! Il ne sort jamais ses poubelles qui se ne sont jamais remplies !
Houlà ... se dit notre maire, c'est qu'on est en campagne électorale, et tout cela va revenir en boomerang. Appliquons le principe de précaution et traitons nos adversaires de menteurs .. cela nous évitera de répondre ! Voilà ce qui s'appelle "assumer une politique". Lol

et des calculateurs 

Niccolò di Bernardo dei Machiavelli, plus
connu sous le nom de Machiavel, penseur
humaniste de la Renaissance. On n'a pas
fait mieux depuis pour saisir les tenants de
l'action politique. Il est vrai que quand on
veut être calculateur, il vaut mieux apprendre
à compter d'abord. 
Oui, contrairement aux affirmations précédentes où l'on peut reprocher à Priollaud de reprocher à ses adversaires ses propres errements, il est évident que le maire de Louviers est sans doute ce qu'on fait de pire en la matière.
Venu parachuté pour se présenter aux législatives à Louviers, le voilà promu maire de Louviers par surprise. 
De là, élu de justesse dans la majorité Régionale, se retrouve promu 14e vice-président de la Région. 
Après avoir reçu le soutien du RPR, devenu les Républicains, il se replie sur l'Udi après avoir loupé le train d'En Marche. De dépit, au deuxième tour, de dépit, il en oublie d'appeler à voter contre le Front National. Il réalise cependant que l'Udi n'aura aucune chance de lui obtenir quoi que ce soit aux Européennes et il rejoint le Modem d'Anne Terlez et de François Bayrou .... sauf que les places sont chères et qu'il lui est impossible d'avoir une place éligible. Grand Seigneur, il laisse donc la place à Anne Terlez ... Bref, de quoi en vouloir aux calculateurs jusqu'à la fin de ses jours ...






vendredi 6 décembre 2019

Réunion de campagne avec l'équipe de Diego Ortega

Il s'est vraiment passé quelque chose.


Près de 200 Lovériens se sont pressés salle Mendès France pour participer
autour de Diego Ortega à la réunion de Louviers ensemble demain, ce qui est
  un événement en soi. Mais ce qui s'est passé ce 5 décembre va bien au delà. 
Bien sûr, il y avait du monde, et c'est important. Il y avait même beaucoup de monde. Peut-être par superstition, l'équipe d'organisateurs ne s'était pas fixé de préalable niveau d'évaluation en fonction du nombre de participants à la réunion. Mais, bien sûr, on a compté, et ceux qui ont compté ont évalué le public à 200 personnes. C'était au delà des prévisions les plus optimistes, et le public était venu de tous les quartiers, il était de tous âges, de tous les niveaux socio-culturels, voire de toutes les nuances de l'échiquier politique, mais ils avaient tous en commun d'habiter Louviers, et de s'intéresser assez à son avenir pour s'enfermer un soir d'hiver  assister à la présentation  des propositions de Louviers ensemble demain, l'équipe de Diego ORTEGA. 
Mais, au delà du chiffrage, il s'est passé quelque chose de totalement imprévu, de complètement nouveau, et qui, à mon avis résume ce lien particulier, ce lien fort et imperceptible en même temps, qui relie Louviers à l'air du temps. Cela se sentait dans la composition de la salle, dans l'ambiance, dans les questions, bref, tout ce qui faisait dire aux vieux de la vieille que jamais ils n'avaient assisté à une telle réunion en période électorale. 
Par certains aspects, cela pouvait ressembler à une réunion de quartier, tant ceux qui étaient autour de Diego Ortega avaient à répondre à des questions précises, voire spécifiques touchant à des problèmes très particuliers ... comme s'il était maire. Mais les nombreuses questions qui émaillaient la soirée allaient bien au delà et avaient de quoi dérouter ceux qui s'étaient habitué à des réunions structurées, où, à la suite des prises de paroles des orateurs, on peut s'attendre, sauf exception à des questions convenues de la part du public, et d'ailleurs parfois préparées par les organisateurs-même. 
Au coeur de la réunion de tous les possibles, un débat
passionné et passionnant autour de Diego et son équipe
On en était loin jeudi dernier. Les soucis particuliers ont tous débouché sur des questions d'intérêt général, permettant à Diego Ortega, entouré du Dr Le Moal, d'Anne Lesaulnier, de Sébastien Tapie et d'Isabelle Lebrasseur, de préciser les logiques de campagnes, les errements de la municipalité actuelle et de déterminer les projets d'avenir. 
Je ne cite ici que deux exemples. 
Je citerai tout d'abord ce jeune homme révolté qui a évoqué le sort du city-stade du boulevard Jules Ferry. Rappelons que le maire, sensible à la réclamation d'un de ses amis, a décidé de transformer cet équipement en site de musculation en plein-air. C'était un projet ridicule, mal pensé, qui a fait qu'on a installé du matériel coûteux de musculation, uniquement pour empêcher les amateurs de joie collective et sportive, de se livrer à leur activité favorite. Bien entendu, aucun amateur de musculation ne l'utilise. Ce n'est pas fait pour ça ! Juste du gâchis, et qui a créé un curieux point de fixation en plein centre ville, puisque le site est depuis squatté par une population dont le seul loisir est de se livrer a de petits trafics tout en harcelant les passants et plus singulièrement les passantes et les plus fragiles.. Face à ce phénomène qui, on s'en doute ne satisfait pas non plus le voisin récalcitrant, le maire a juste essayé de rectifier le tir en prenant un arrêté "anti-picole" aussi insignifiant qu'inappliqué car inapplicable. 


Chacun, chacune, cherche son chat

Comme deuxième exemple, une Lovérienne de cœur a fait part d'une expérience joliment racontée. Ainsi la disparition de son chat, lui a permis d'évoquer ses rapports avec la mairie mais surtout la situation de la condition animale qui, on le sait fait partie croissante des préoccupations des Français. Diego Ortega a pu ainsi rappeler le rôle majeur du maire en  ce qui concerne les animaux errants. Ainsi, de sujet a priori anodins a-t-on pu évoquer les problèmes de fond qui touchent à la vie communale.
Bref, entre la santé publique et privée des Lovériens, l'attractivité de la ville, le projet révolutionnaire d'entretien des voiries et les finances municipales, c'est une somme de sujet qui a captivé un public ravi de se retrouver en si bonne compagnie autour d'un projet avant de se retrouver autour d'un buffet amical pour en parler encore. 
Pour reprendre le titre célèbre d'un roman : des gens se rencontrent et une douce musique s'élève ... voilà qui est du meilleur augure pour le trimestre qui vient, et au delà pour l'avenir de cette ville qui nous est si chère.


Priollaud dans son local de campagne
au même jour et à la même heure.
Hommage du vice à la vertu ?
Nos oreilles, en tous les cas,  nous disent
qu'il ne s'y est pas passé grand chose ...
Post-scriptum : nous avons appris moins d'une semaine avant la tenue de notre réunion que le maire de Louviers choisissait la même date et la même heure pour inaugurer son local de campagne et faire une petite fête. Cela ne saurait être dû au hasard étant donné qu'il prend grand soin de se tenir informé de toutes les réunions. Hommage du vice à la vertu ? Sans doute ... d'autant qu'il a passé beaucoup de son temps à pourfendre ses adversaires en les traitant de menteurs, ce qui, au passage, lui évite de répondre aux attaques qui ont pourtant toutes leurs justifications. Certains vont jusqu'à penser que la date a été choisie pour ferrer certains de ses "partisans" qui auraient été tenté par une valse hésitation autour de ses adversaires ... Va savoir, Charles ... En tous les cas, cela sent sacrément la panique pour quelqu'un qui affirmait il y a moins d'un mois qu'il serait élu au premier tour et n'envisageait pas de se déclarer avant janvier. Lol ...
  

lundi 11 novembre 2019

Le rite Carrington



A Louviers, 

l'important c'est de participer !


Une nouvelle fois présents au rendez-vous, les Lovériens étaient 1200 inscrits et participants à la course du matin. Les petits, les grands, les moyens ont affronté les intempéries dans ce qui est devenu un rite au fil des ans. A voir cette foule surprenante, affronter la pluie triste, froide et persistante, on peut se rendre compte qu'à Louviers il se passe vraiment quelque chose le 11 Novembre.
Sans doute faut-il en premier lieu rendre hommage au mage. Cependant, si Joseph BUHOT, magicien, est bien à l'origine de la course comme du stade qui porte son nom, le phénomène a dépassé complètement son créateur. C'était une sacrée performance en 1932 de mettre sur pied à Louviers, petite ville de 15.000 habitants, une épreuve sportive de renom. Le petit fils Carrington rappelle la détermination du grand'père qui a obtenu le soutien de Pierre Mendès France, le jeune maire de l'époque. Ainsi a-t-il créé cette épreuve tant attendue, qui a un peu plus tard réussi à attirer les très grands champions lorsque le cross et le demi-fond français était à son zénith, avec les champions olympiques, Michel Jazy, Michel Bernard et Alain Mimoun (vainqueur du marathon mais battu par Jean-Pierre Boucher, héros local (il est vrai dans la course vétérans mais cela démontre la qualité du plateau). 
Pluie, vent, neige, rien n'arrête les Lovériens ... Ils étaient
1.200 à braver un temps exécrables, enfants, femmes, hommes,
le plus souvent en famille, c'est un moment à ne pas manquer.
L'idée magique du grand Carrington est devenu un mythe.
Sous l'impulsion de l'Office Municipal des Sports, et grâce à la
culture politique Lovérienne qui a impulsé le sport pour tous,
une compétition de haut niveau s'est transformé en un
rendez-vous unique en Normandie et peut être en France. 
Mais ce n'est pas le plus beau. Ainsi, quelques années plus tard,  le cross country a disparu des radars médiatiques depuis une vingtaine d'années (à l'exception  notable en France d'Annette Sergent à la fin du dernier millénaire). Rares sont ceux, autour de nous, qui pourraient citer le dernier vainqueur du cross du Figaro ou même du championnat du monde. Mais ce qui n'est pas rare, à Louviers, c'est ceux qui ont participé au moins une fois dans leur vie au Carrington. Pas aux courses de l'après-midi, qui attirent les clubs d'athlétisme du département et au delà, parce que le Carrington reste un épreuve de prestige ... Non, ce qui compte, c'est la course de la matinée, celle qui réunit des gens de tous âges pour participer au rituel d'une course d'à peine plus de trois kilomètres, et qui a réuni 1.200 personnes, de tous âges, de tous sexes, de toute catégorie, en famille ou en solitaire, parfois même avec un chien et ce, quel que soit le temps. 


Vue panoramique d'une partie des 1.200 participants, sous la pluie glacée et l'herbe boueuse.
Non seulement l'attrait de la course ne se dément pas, mais la participation augmente. Même quand les enfants ont grandis, sont partis, il reste des acharnés du Carrington, bien sûr, des Lovériens, essentiellement. Il y a maintenant des participants pas si âgés qui, y ayant concouru enfant, y amènent par la main les petits enfants dans une ambiance joyeuse et attendue, et défiant tous les aléas météorologiques.
Le maire de Louviers, un drôle de pistolet ! On n'est pas sûr
qu'il se soit habitué aux mœurs Lovériennes.
(photo ville de Louviers)
C'est sans doute ce que n'avait pas compris le maire actuel, qui, alors nouvellement en place avait proposé sans sourciller à la très célèbre Manita Carrington, aujourd'hui décédée, de déplacer la date de la course... On ne sait pas encore ce qui lui était passé par la tête. Bien sûr Manita, en a failli s'étrangler. Déplacer le Carrington, ce serait un peu comme, je ne sais pas, moi, déplacer Noël, parce qu'il fait un peu froid ce jour là ... ou fêter le 14 juillet au mois d'août ... 
Reste la magie de la course et de l'effort collectif que j'illustre de quelques photos glanées ici ou là. 
Il y a quand même un vainqueur,
c'est une vraie course !
Aurélien Callewaert, de Louviers
 s'est imposé dans la bonne
humeur. (photo ville de Louviers). 


   





Quand on vous le disait, qu'il y avait des chiens (photo ville)





Enfin, j'ai gardé le meilleur pour la fin ! Diego Ortega et son équipe ont distribué aux participants et aux clubs
leurs propositions pour que Louviers reste une ville sportive 

vendredi 8 novembre 2019

Louviers mérite mieux ...

Beaucoup mieux !


A Louviers, de plus en plus de citoyens attendent ce moment.
L'heure approche où ils vont pouvoir se défaire de leur municipalité au médiocre bilan et de leur mauvais maire.
Face aux justes récriminations de la population, l'équipe sortante devra justifier ses errements. Sans programme, ils se sont contentés de dénigrer le travail accompli par les municipalités de Franck Martin pendant près de 20 ans. Pour le reste, les actions menées se sont traduites généralement par des fiascos. Pas de quoi pavoiser pour celui qui rêvait d'utiliser Louviers comme tremplin de sa carrière politicienne. Il peut toujours se dire qu'on ne gagne pas une élection sur un bilan. C'est vrai, mais quand les six années passées au pouvoir se sont traduites par une suite de maladresses ou d'échecs, il est difficile de définir un projet crédible ou cohérent.  

Politique : un adversaire de la liberté et un médiocre manœuvrier

Photo à la une de La Dépêche du 7 novembre 2019
Le maire avait affirmé qu'il visait une élection au premier tour 
et attendrait janvier pour annoncer sa candidature. 
Il a donc cédé devant les inquiétudes de ses conseillers sans
doute plus proches du monde réel. Le maire se donne deux
 mois supplémentaires pour défendre un mauvais bilan. 
Pas sûr que ce soit suffisant !
 Priollaud affiche le pire du centrisme . Une sorte d'ectoplasme se soumettant à tous les vents, en espérant pouvoir obtenir sa survie politique. Arrivé dans les bagages d'Hervé Morin, il s'est affilié à l'Udi. Il a défendu la candidature de Bruno Lemaire aux primaires de la droite parce que celui-ci était le deuxième homme fort du département. Juste après la victoire de Macron, il a tenté d'obtenir l'investiture d'En Marche, avant de se présenter sous la bannière de la droite, et ramasser un mauvais score. Il a ensuite tenté d'obtenir une place aux européennes, fort de son bilan de 14e vice-président à la Région. Il a sans doute été le seul à s'étonner que cela ne marche pas et a tâché de faire bonne figure en faisant de nécessité vertu. mais là n'est sans doute pas le pire de ce bilan politicien.
Le pire, bien entendu, est le mépris affiché pour les Lovériens, la ville de Louviers et donc pour son métier de maire, et le rejet de ses propres valeurs. Qui oubliera que, sous la pression des plus réactionnaires de sa propre équipe, il a rejeté le principe d'inauguration d'une Place Mandela à Louviers, pourtant votée à l'unanimité par le conseil municipal précédent. Tout simplement répugnant.

Patrimoine : un mépris de la ville et de son histoire

La politique patrimoniale de Priollaud constitue sans doute la plus lourde faute de gestion de la municipalité dans le sens où elle aura des conséquences très lourde. Passons sur la vente de la Banque de France au privé. Ce bien immobilier énorme, important certes dans l'histoire de la ville, racheté quand même par la municipalité Proust qui refusait de voir ce bien lui échapper ne correspondait pas à un projet municipal cohérent. Reste à voir ce qu'en fera un privé. 
Le reste relève d'une suite d'affreuses incohérences aux conséquences coûteuses. 

Les cinémas

C'est un sujet sur lequel la ville de Louviers est en contentieux devant le tribunal administratif. Rappelons les faits de la manière la plus simple qui soit. 
Depuis 1983, la municipalité de Louviers s'est battu pour permettre à la ville de Louviers de posséder en son centre un complexe cinématographique. Franck Martin s'est battu pour que lors d'un agrandissement ce centre puisse accueillir une salle de théâtre qui est devenue la plus belle et la mieux adaptée du département. Il s'agissait d'un projet de promotion culturelle, reliant le spectacle vivant à la pratique cinématographique. Priollaud n'en a pas voulu et à la suite d'un contentieux avec le gestionnaire des salles, a bradé l'équipement à 30 % de la valeur estimée par les Domaines. C'est une pratique interdite, qui a été attaquée par des élus de l'opposition. C'est surtout une absence de garantie sur l'avenir du cinéma, un coût énorme pour la ville et une affaire immobilière plus qu'intéressante pour l'acheteur. Et l'intérêt public dans tout cela ? 

L'école Jules Ferry

La façade de l'école Jules Ferry, si typique de l'histoire de Louviers et de l'Histoire de France est l'un des sites les plus intéressants de la ville. La municipalité Martin avait souhaité profité de sa nécessaire réhabilitation pour l'intégrer dans un cadre urbain qui valorise le quartier à l'entrée du centre-ville, tout en le reliant au jardin public. Il s'agissait donc de relier l'intérêt de l'enfant, de la communauté éducative à un projet urbain. Priollaud a bradé tout cela. 
  1. Il a ramassé dans un projet ratatiné la future école Jules Ferry dont la sortie donnera directement place du Champ de Ville
  2. Il a rejeté le projet d'intégration des deux équipements lors même que partout en France on relie l'éducation de l'enfant avec un cadre écologique
  3. Il a rejeté le projet de valorisation de la cité en livrant à des promoteurs immobiliers l'un des biens les plus intéressants du patrimoine communal.

Les jardins de Bigards. Un espace sacrifié. 

Le jardin de Bigards a une histoire très ancienne, mais on va s'arrêter à 1965, date à laquelle le Docteur Martin, maire achète de ce bien qui va devenir la vitrine emblématique de la politique d'animation municipale de la ville. Le projet de culture pour tous, d'animation socio-culturelle, d'expression libre pour tous les âges tout ce qui a fait la notoriété de Louviers est né ici. Mais ce n'est pas tout. Le jardin de Bigards a fait l'objet d'un aménagement en tant que jardin public d'ores et déjà sacrifié puisque la municipalité a décidé de le vendre. Que deviendra ce bien ? Un Hôtel, un projet immobilier ? Nul ne le sait. Mais on peut déjà programmer la mort d'un jardin que la municipalité a laissé à l'abandon alors qu'il s'agissait d'un site aménagé par des paysagistes reconnus au niveau national.  

Sécurité : des maladresses et de graves erreurs
City stade ! Une faute emblématique de la municipalité. 
Pour faire plaisir à un ami de l'équipe, on a voulu transformer le 
city stade où les gamins du quartier, les pompiers et autres 
sportifs pouvaient s'ébattre dans des joutes sportives et 
amicales. On y a mis des équipements coûteux et inutiles
pour empêcher ces pratiques saines. Depuis le lieux est 
occupé par des oisifs (au mieux), des harceleurs, voire des
trafiquants qui créent un abcès de fixation sur tout le 
quartier et contre lequel la municipalité est passive. 
Le bilan Priollaud en matière de sécurité est lourd, très lourd. Aucun quartier n'a connu d'amélioration en matière de sécurité, cependant que Maupassant a connu une multiplication des incendies de voitures et de haies plongeant ses habitants dans une insécurité notoire. Priollaud avait cru bon de gonfler ses muscles pendant la campagne électorale d'il y a six ans. Il a détruit l'équipe de médiation qui avait un rôle majeur en matière de prévention et d'action sociale. Il a rendu impuissante l'équipe de police municipale, notamment dans le cadre d'une mauvaise gestion des ressources humaines.
Enfin, Priollaud, en voulant empêcher l'activité sportive autour du city-stade du centre-ville a créé un point de fixation de trafic et de harcèlement en se montrant incapable d'y mettre fin.
Voilà un résumé trop rapide des fautes et de l'incapacité à assurer la tranquillité publique.
Bien sûr, il serait idiot, comme la droite le fait régulièrement de rendre responsable une équipe municipale de la montée de la délinquance. Le problème est complexe, au même titre que les solutions. Mais ce qui est sûr, c'est que tant qu'on ne s'est pas donné les moyens de lutter contre la délinquance, on ne peut pas se plaindre de l'absence de résultat.

L'animation de la cité

  • Le centre-ville et le commerce
    Priollaud est l'adepte de ce genre de faute politique. En répondant aux récriminations de quelques administrés, il oublie l'intérêt collectif. Ainsi a-t-il mis fin au seul espace piétonnier de la commune, en place depuis près de 40 ans. Pour le moins paradoxal au moment où la demande va à la multiplication de zones ouvertes à d'autres modes de circulation. Tant qu'à modifier le centre-ville, il aurait fallu créer un espace agréable et permettre aux chalands de s'ouvrir à un espace agréable, radicalement différent de ce qu'on peut trouver en grande surface. Ainsi pouvait-on, par exemple, végétaliser une bonne partie du centre. Mais non, on vend le jardin de Bigards au privé, sans garantie, mettant à mal le projet de mise en valeur de la rivière. Priollaud peut après s'étonner de la fermeture d'échoppes sur la rue du général de Gaulle, artère commerçante principale du centre-ville. La couverture de la place de la Halle est à l'image de tout ce que Priollaud a fait en la matière depuis le début de son mandat. Une gabegie.
  • Louviers-plage étouffé 
    Louviers-plage a été un beau moment dans l'histoire de Louviers. Tout en ouvrant aux familles privées de vacances la possibilité de se divertir, il faisait de Louviers une ville attractive tout en s'appuyant sur une réelle mixité sociale, puisque les habitants de tout quartier, de tout milieu s'y retrouvait. Qui plus est, pendant cette période Louviers se transformait en profondeur. Trop cher pour Priollaud ... dommage, parce que cela rapportait à la ville !
  • Le refus d'un équipement sportif largement financéDans le cadre du réaménagement d'ensemble du quartier Maison Rouge, un équipement majeur était prévu : une salle dédiée au futsal, et qui pouvait servir pour d'autres compétitions. Encore aujourd'hui, personne en comprend ce choix, même si certains supputent des raisons inavouables. Pourtant, lors de la fermeture de la salle Maxime Marchand, on s'est rendu compte à quel point un tel équipement serait indispensable, d'autant qu'il est de notoriété publique que la salle doit être refaite ... D'autant que le remplacement de cette salle de futsal était largement financée et d'autant encore qu'elle a été remplacée par une salle des associations dont aucune association ne veut, tant elle a été mal conçue et construite sans consultation.    

Priollaud, un piètre gestionnaire

Priollaud restera le créateur de la taxe la plus dégoûtante qui soit : la taxe sur les cadavres, qui oblige toute personne à verser 50€ à la commune pour le décès d'un proche, quelque soit le niveau de revenu, ajoutant ainsi de la difficulté à la peine. Mais ce n'est pas ce qui fait de lui un piètre gestionnaire ... même s'il se vante d'avoir fait baisser la taxe d'habitation d'un demi euro par mois ... alors que la suppression de cette taxe est programmée par le gouvernement. Non, ce qui fait de Priollaud un piètre gestionnaire, c'est son absence de projet. On ne peut bien gérer une ville ou un équipement si l'on n'a pas de vision. Les Lovériens savent qu'il n'a aucun intérêt pour leur ville qui ne constitue pour lui qu'un tremplin sur lequel il a d'ailleurs du mal à s'installer. Alors que les taux d'intérêt sont au plus bas, alors que la ville dispose d'atouts considérables, Priollaud brade les biens communaux, réduit la qualité de vie, en vendant les cinémas tout en permettant à l'acheteur une formidable opération immobilière, en sacrifiant les espaces verts, en faisant perdre à la ville son identité. 


Un lamentable bilan 
Je l'ai dit plus haut, on ne gagne pas une élection sur un bilan ... mais on peut perdre une élection sur un bilan. Beaucoup de Lovériens nous rappellent, alors que nous sommes en campagne, tout ce qu'ils ont perdu depuis 2014. Ce sont des éléments qu'il aura beaucoup de mal à faire oublier, tant auprès des commerçants, des membres des associations, du personnel municipal, et des Lovériens dans leur ensemble. Difficile dans ce contexte d'inspirer confiance en promettant monts et merveilles ... alors qu'on n'a fait que brider leur ville.