dimanche 13 septembre 2009

Défendons la liberté de la presse en Europe

et en Italie en particulier ...
Fabrizio Tonello, professeur de science politique à l'université de Padoue, décrit dans un article du Monde une démocratie à l'agonie. L'Italie est un pays tenu par un entrepreneur pesant 6,5 milliards € et utilisant son poids économique pour asseoir un pouvoir médiatique omniprésent. Seuls deux journaux s'opposent à son pouvoir : l'Unità et la repubblica. Ce sont ces deux journaux que Berlusconi attaque en diffamation et en particulier la Repubblica qui pose quotidiennement dix questions relatives à son comportement et auquel le chef de gouvernement refuse de répondre. Comme on dit, c'est la première fois qu'un journal est attaqué pour avoir posé ces questions.
Quelles sont ces questions ?
  1. M. le président, comment et quand avez vous rencontré le père de Noemi Letizia ? (Noemi Letizia est la jeune fille qui a fêté ses 18 ans avec Berlusconi, qui l'appelle Papounet, et qui a provoqué la demande en divorce de son épouse qui a signalé que non seulement Berlusconi a des rapports avec des mineures, mais qui en plus regrette que Berlusconi n'a jamais trouvé le temps d'assister à l'anniversaire d'une de ses filles)
  2. Au cours de cette amitié (avec le père de Noemi), combien de temps vous êtes vous rencontré et où ?
  3. Comment décririez vous les raisons de cette amitié ?
  4. Pourquoi avez-vous discuté des candidatures avec Letizia (le père) qui n'est pas même inscrit à votre parti ?
  5. Quand avez-vous eu l'occasion de rencontrer Noemi Letizia (la fille)
  6. Combien de fois avez-vous eu l'occasion de rencontre Noemi Letizia et où ?
  7. Vous occupez-vous de Noemi, de son futur, et soutenez-vous économiquement sa famille ?
  8. Est-il vrai que vous avez promis à Noemi de favoriser sa carrière dans le spectacle ou dans la politique ?
  9. Veronica Lario (l'épouse qui demande le divorce) a dit que vous fréquentez des mineures. Y en a-t-il d'autres que vous rencontrez ou élevez ?
  10. Votre épouse dit que vous n'allez pas bien et que vous avez besoin d'être assisté. Quel est votre état de santé ?

Bien entendu toutes ces questions font allusion à des faits précis et l'on comprend que la presse pose des questions aussi gênantes que nécessaires à la manifestation de la vérité en particulier quand elles concernent le personnage politique le plus important d'Italie. Rappelons aussi que Berlusconi fait ouvertement pression auprès des entreprises italiennes pour qu'elles ne passent pas de publicité dans les quotidiens qui s'opposent à lui.

Voilà pourquoi il est important de soutenir la Repubblica et à travers elle la liberté de la presse, fondement de notre démocratie. Pour l'instant, nous sommes 330.000 à l'avoir signé. C'est beaucoup, mais c'est trop peu. Vous aussi, marquez votre indignation.

Pour avoir accès à la pétition lancée par la Repubblica, cliquez ici.

samedi 12 septembre 2009

Beurk (bis !)


Ci dessous, un extrait du livre choc de l'enquête d'Antonin André et Karim Rissouli qui révèle le trucage opéré à l'occasion de l'élection de la première secrétaire du parti socialiste.
"Le mercredi 18 mars 2009, à quelques jours de la convention nationale qui doit ratifier les listes socialistes aux européennes, Martine Aubry est proche de la syncope. Folle de rage, elle s'égosille dans un salon du restaurant Tante Marguerite, à deux pas de l'Assemblée nationale. Ce huis clos dans un des hauts lieux de la "gastronomie politique" oppose royalistes et aubryistes. Vincent Peillon, Jean-Noël Guérini, le puissant patron de la fédération des Bouches-du-Rhône, et François Rebsamen, le sénateur maire de Dijon, d'un côté. François Lamy, le plus proche conseiller, Jean-Marc Germain, le directeur de cabinet, et Martine Aubry en personne, de l'autre. Une heure durant, la première secrétaire et François Rebsamen se hurlent dessus. Fébrile, à la fois insupportée d'entendre les allégations de fraude et consciente de la vérité, Martine Aubry finit par se trahir. "Je n'ai pas triché! Fabius, d'accord! Mais pas moi..." La première secrétaire fait allusion à son score écrasant obtenu dans la Seine-Maritime, fief de l'ancien Premier ministre."
Bien entendu le reste de l'ouvrage montre à quel point la puissante fédération du Nord est soupçonnée de tricherie, mais cela ne nous empêche pas de voir que la grande arnaque s'est aussi déroulée près de chez nous.
Tout cela montre à quel point les primaires doivent être organisée entre toute la gauche, selon des règles bien définies à l'avance, impliquant les autorités publiques et qu'en tous les cas le PS, dans l'incapacité de se représenter lui-même est bien incapable de représenter la gauche.

vendredi 11 septembre 2009

Beurk !


Pour prendre connaissance de la vidéo qui tue, cliquer ici.

Les propos de Brice Hortefeux, Ministre de l'Intérieur sont inadmissibles.

Ils sont inadmissibles de bêtise, de mépris de l'humanité, de mépris de la République et de mépris pour la fonction. Inadmissibles de bêtise, parce que le racisme c'est d'abord de la bêtise, la bêtise qui fait mal.

Ce qui a conduit aux plus grandes abominations du 20e siècle n'a pas d'autre base que l'exploitation politique de la grasse connivence du refus de l'autre. C'est le racisme hideux.

Brice Hortefeux, premier flic de France, tient des propos qu'il est chargé de faire interdire dans les commissariats. Mais finalement, quand on creuse sous la bêtise, la vieille connerie raciste, ne trouve-t-on pas autre chose ?

Ci dessous, le café radical reproduit les propos d'Azouz Begag, ancien ministre, qui a clairement dénoncé dans son livre "le mouton dans la baignoire" l'ambiguïté sarkozyste vis à vis du racisme en terme de stratégie électorale... Quelque chose d'indigne qu'avalise le comportement de son ministre, son discours de Dakar et que ne peut faire oublier ses paroles sur l'intégration.


"J'ai plusieurs fois repassé et bien analysé cette vidéo. La première chose que l'on apprend, c'est que Brice Hortefeux est un menteur", déclare au Monde.fr Azouz Begag, professeur d'université et ancien ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances dans le gouvernement Villepin. "En effet, le ministre de l'intérieur nie que ses propos ["S'il y en a un ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes"] soient liés aux origines ethniques du jeune homme avec lequel il est photographié. Pourtant, dès le début de la rencontre, le garçon lui a été présenté comme l'Arabe du coin. Pour ajouter au cliché, une femme ajoute qu'il mange du porc. Lorsque Brice Hortefeux déclare qu'il faisait référence aux photos, il n'assume pas."


"Le ministre de l'intérieur a tenu des propos racistes, martèle le sociologue. Il devra s'en expliquer devant la justice. Dans ce pays, ces propos sont un délit et pas une opinion. Ce n'est pas la première fois que j'entends des mots aux relents de colonialisme de la bouche de Brice Hortefeux. Cette réalité, je l'ai connue lorsque j'étais au gouvernement." Brice Hortefeux était alors ministre délégué aux collectivités territoriales.


LE PRÉFET GIROT DE LANGLADE DEVRA ÊTRE RÉINTÉGRÉ


"Néanmoins, rien dans cette affaire n'est une surprise, souligne l'universitaire. Il faut se rappeler que le président de la République a été élu avec les voix du Front national. Hier ce que je savais et que j'ai déjà dénoncé en 2007 dans mon livre Un mouton dans la baignoire (Fayard, 2007), des centaines de milliers de Français ont pu s'en rendre compte en regardant cette vidéo."


"Brice Hortefeux devra s'expliquer devant la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, et pour le moins s'excuser. Et bien entendu il devra restaurer dans ses fonctions le préfet Girot de Langlade, mis à la retraite pour des propos du même ordre que ceux tenus par le ministre", conclut, amusé, Azouz Begag.


mercredi 9 septembre 2009

Les visées du gouvernement sur la taxe carbone





C'est la dernière de François Fillon : pour compenser la taxe carbone, le gouvernement souhaite diminuer l'impôt sur le revenu.

Sans doute pour se sortir d'un débat difficile avec Sarkozy, après avoir cherché un consensus sur la montée de l'apport financier annuel à la lutte contre le réchauffement climatique, qui devait se monter à 32 € (versioon Rocard) 14 € (version Fillon et Sarkozy), remontée à 20 € (version Sarkozy puis Fillon à la suite de la visite de Duflot), nous en arrivons au fond du problème : qui va payer, et comment sera compensé cet impôt supplémentaire ?

Déjà que Xavier Bertrand, contre toute évidence avait dit que l'impot ne serait pas un impot, voici que François Fillon met en pratique la déclaration de Michel Rocard "Le problème de la taxe carbone ... c'est comment la perte du pouvoir d'achat sera compensée", "Il s'agit d'un outil fiscal au service d'une cause sociologique, qui n'est pas utilisé au service de l'Etat, qui n'est pas destiné à remplir ses caisses",

Ainsi donc en revient-on aux fondamentaux. C'est pas le tout de vouloir protéger la planète, mais il y a plusieurs façons de concevoir les rapports entre les hommes, l'intérêt public et l'Etat.
La droite est contre l'impôt. Bien. C'est sa nature. Ainsi, quand elle instaure un nouvel impôt est elle mal à l'aise.
Enreprenant les propos d'Elisabeth Boyer le café radical pose clairement les choses : le problème de la taxe carbone n'est pas technique. Il est avant tout politique.
En favorisant l'accès à la propriété la droite et Nicolas Sarkozy ont aussi favorisé un "mitage" du territoire, c'est à dire le fait que les gens ne disposant pas de grands moyens financiers sont amenés à loger loin de leur lieu de travail. C'est eux qui vont être amenés à payer la taxe carbone. D'abord parce qu'ils auront des logements de moins bonne qualité, ensuite parce qu'ils sont amenés à payer de plus en plus cher leur déplacement... si tant est qu'ils ont du travail.
Là dessus, François Fillon veut compenser les dépenses liées à la taxe carbone en diminuant les impôts sur le revenu. .. mais les impôts sur le revenu sont les moins inégalitaires des impôts !
Ainsi, les moins riches vont-ils être amenés à payer davantage pour les plus riches, qui eux auront leur propriété mieux située, mieux construite, et qui auront droit à de substancielles diminutions d'impôts ! (si l'on baisse de 10 % les impôts, ce seront naturellement ceux qui en payent le plus qui y gagneront le plus).
Personne n'aime payer les impôts. C'est entendu. Le comportement classique de la droite, et que Sarkozy corrobore à plaisir, c'est de s'attaquer aux impôts en faisant croire qu'ils sont l'ennemi de ceux qui travaillent.
L'arnaque consiste à faire payer un impôt inégalitaire qui remplacerait l'impôt égalitaire...

Le débat sur la taxe carbone ne fait que commencer et met en lumière la nécessité d'une remise à plat complète de notre fiscalité. C'est là qu'est en fait le principal écueil : cette impression d'improvisation est la conséquence du bricolage fiscal dans lequel se débat l'action publique depuis des décennies et qui est dû au fait qu'aucun gouvernement n'attaque le sujet que de manière honteuse. La gauche culpabilise d'avoir à augmenter les impôts quand la droite n'hésite pas à multiplier les inégalités par des effets d'annonce et des mesures inadaptées.
Au delà du prisme de la taxe carbone, il faudra bien prendre la mesure d'un grand débat national sur l'impôt et les impôts.

mardi 8 septembre 2009

Fiscalité écologique, suite ! ... une taxe foncière modernisée

En photo, Elisabeth Boyer, lors du premier café radical


Ci dessous, la deuxième proposition fiscale écologique d'Elisabeth Boyer :


La taxe foncière calculée sur le Diagnostique de Performance Energétique (DPE).





Si l'état veut inciter les ménages à faire des économies d'énergie, mobiliser les masses financières utiles, mettre en oeuvre les objectifs du Grenelle de l'environnement, notamment l'isolation des logements, il dispose d'une recette fiscale appropriée : la taxe foncière.


Celle-ci pourrait être calculée pour moitié sur le diagnostic de performance énergétique du bâtiment., ce qui inciterait les propriétaires à investir dans l'isolation de leur logement ou dans ceux dédiés à la location. Les familles en location seraient les premières bénéficiaires de cette réduction de leurs dépenses énergétiques et le patrimoine immobilier serait positivement converti au développement durable.


Cette modulation de la Taxe sur le foncier bâti serait calculée en selon le système du bonus malus en fonction du DPE avec une majoration de la TFB pour les habitations à forte performance énergétique. La création d'un prêt à taux zéro pour la réalisation de travaux d'isolation dans l'habitat ancien, locatif notamment, couplée à une modulation de la TFB permettrait de soutenir le BTP et les sous-traitants.

lundi 7 septembre 2009

Taxe carbone : les propositions radicales d'Elisabeth BOYER



L'université d'été, ça sert à se retrouver, à s'affirmer, mais aussi à discuter et à trouver des idées.


Elisabeth BOYER, vice-présidente chargée de la prospective sociale, a fait une note sur la taxe carbone qu'elle a livré au débat.


Rappelons que la taxe carbone est défendue sur son principe par le parti radical de gauche. Reste à savoir comment ce nouvel impôt doit s'appliquer de manière juste (ne pas faire payer les plus pauvres en les excluant un peu plus de la consommation) et efficace (faire en sorte que ladite taxe incite, soit par la pédagogie et le coût à orienter la consommation vers des démarches moins polluante.


Elisabeth, la marraine du café radical, propose qu'on taxe les produits à la consommation en fonction de leur coût logistique. Une belle manière de lutter contre les délocalisations en orientant la consommation vers des biens locaux et la production vers des démarches locales. Ci-dessous la contribution d'Elisabeth Boyer lors de l'université d'été

... Plusieurs remarques sur la taxe carbone proposée par le gouvernement :
  • d'une part elle est mal ciblée car elle regarde essentiellement la consommation en carbone des ménages et non pas celle -ô combien dommageable des grandes entreprises et des multinationales qui, sur les marchés mondiaux font circuler indûment les marchandises avec des processus complexes. Mêmes si ces dernières sont déjà soumises aux quotas européens et au contingentement des émissions de CO2, bien des exemples montrent qu'elles sont loin de payer le prix réel des transports et du CO2 qu'elles génèrent.
  • d'autre part le gouvernement a choisi de faire peser la taxe carbone sur l'énergie en tant que produit consommé, alors que pour la vérité des prix, la taxe devrait à l'inverse peser sur les objets de consommation produits avec un dégagement direct ou indirect de CO2, ce qu'on est en capacité de mesurer aujourd'hui.

Appliquée uniquement sur l'énergie consommée par les utilisateurs, la taxe carbone n'est pas du tout utile à lutter efficacement contre le dumping social et écologique qui ruine, avec les délocalisations le tissu industriel national et génère une pollution mondiale sans précédent. Ceci devrait pourtant être sa première raison d'être : lutter contre les délocalisations et et reterritorialiser les productions est conforme aux principes du développement durable car ces politiques favorisent les circuits courts et valorisent les productions locales...

La cause principale des émissions de gaz à effet de serre et du CO2 vient moins de la consommation des particuliers en énergie fossile que du commerce international qui multiplie les lieux de production des marchandises et leur transport pour faire des gains de productivité et des spéculations sur les matières premières.

Si la taxe carbone était calculée directement sur le dégagement de CO2 généré par la fabrication et le transport des marchandises au moment où celles-ci pénètrent sur le territoire européen, nous pourrions mesurer les dysfonctionnements du capitalisme financier et son coût écologique.

Même remarque concernant les échanges intra-communautaires. Un exemple pour illustrer le non-sens économique de nombreux échanges de marchandise : dans nos régions forestières de l'Est, vous trouverez en masse dans les scieries de transformation des vois qui viennent de Russie, de Finlande et de Suède. Les responsables vous expliquent que c'est moins cher pour eux de façonner ce bois importé que de l'extraire des forêts locales, qu'il est moins cher d'importer des maisons en bois de Roumanie que de les fabriquer sur place avec le bois du pays. Si cela est vrai financièrement, c'est bien que quelque chose n'est pas payé : le transport, essentiellement !

Dans le domaine agricole, on observe la même logique économique dans la commercialisation des fruits et légumes, dont les prix sont parfois inversement proportionnels à l'éloignement du lieu de production, les frais de transport n'arrivant même pas à rivaliser avec le dumping social.

Si la taxe carbone s'appliquait aux produits d'importation, cette fiscalité écologique européenne créerait une nouvelle frontière douanière aux limites de l'Europe. Une mesure protectionniste, certes, mais qui forcerait les grands pays exportateurs, la Chine et l'Inde à rejoindre la lutte mondiale contre le réchauffement climatique. Dans les échanges intra-communautaires, une taxe carbone pourrait sur le même principe surtaxer dans les entreprises les système de production trop éclatés, ceux qui sont particulièrement coûteux en production de CO2. Dans ces conditions, les produits importés se révéleraient dans bien des cas, beaucoup moins compétitifs que ceux produits localement.

La taxe carbone voulue par le gouvernement, assise sur la consommation énergétique des particuliers, accessoirement des entreprises, prend la forme d'un impôt supplémentaire sans s'attaquer aux causes profondes des dysfonctionnement du capitalisme. C'est la raison des réactions hostiles qu'elle suscite dans l'opinion. Les Français ne comprennent pas qu'on les sollicite fiscalement au nom de l'environnement sans rien changer aux désordres du capitalisme financier que rien ne semble empêcher de prospérer.

La taxe carbone vise pour l'essentiel à faire payer aux français un surcoût sur les énergies domestiques et sur les déplacements en voiture - notamment dans les campagnes où on ne peut plus parler de transports publics, les dessertes locales ayant été fermées depuis bien longtemps ... Là encore, l'état français va faire payer au contribuable des sous-investissements en matière de transports publics, ses désengagements et son manque d'anticipation sur les alternatives aux énergies fossiles : retard des constructeurs français dans la fabrication des voitures électriques etc...
On peut même prévoir que cette taxe carbone accélèrera les délocalisaitions si les ménages, accablés par l'augmentation des taxes sur le chauffage, l'essence etc ... sont contraints d'acheter les produits importés les moins chers sur le marché. Veut-on définitivement fermer toutes les usines de notre pays ? ..."

La suite, plus courte, demain ...




un communiqué de presse au retour de La Rochelle


Ci-dessous, accompagné de la photo de Jean-Michel Baylet et Pierre Moscovici à la tribune de l'université d'été du parti radical de gauche à La Rochelle, le communiqué de presse de la fédération de l'Eure du parti radical de gauche. Le café radical reviendra prochainement sur l'université d'été.
Le parti radical de gauche communique :

Les primaires se feront !


L’organisation des primaires figure au premier rang des décisions annoncées lors de l’université d’été de La Rochelle du parti socialiste.


Il s’agit là d’une révolution dont l’initiative vient du parti radical de gauche, qui, le premier, a proposé, depuis plusieurs années, l’organisation de primaires ouvertes à toutes les forces de progrès.


En ouvrant le choix d’un candidat qui représentera les forces de progrès et non le seul parti socialiste, l’occasion est enfin donnée de s’adapter à la logique présidentielle de la vie politique française.


Reste à savoir avec qui et comment s’organiseront ces primaires.


La fédération de l’Eure du parti radical de gauche aime à penser que des initiatives seront bientôt possible dans notre département qui outre le conseil général, a ses trois plus grandes villes gérées par la gauche, et dispose d’un réseau important de communes et de militants à même de porter ce grand projet populaire.


Très prochainement des initiatives seront prises dans ce sens auprès de tous les partis pouvant constituer la future majorité présidentielle afin de proposer une démarche pilote.


Dans l’attente, le parti radical de gauche appelle tous ceux qui croient à une victoire de la gauche à signer la pétition lancée par terra nova (primaires2012.fr)