mardi 9 juin 2009

Il y une opinion publique européenne


Quel est le pays qui s'est lourdement et massivement abstenu lors du dernier scrutin ? Quel pays a rejeté les extrêmes, a refusé le repli sur soi, qui a rejeté la gauche officielle, qui a soutenu les forces conservatrices qui lui ont fait tant de mal ... Quel est le pays qui s'interroge sur son avenir par un vote massivement écologiste ?
Ce pays, ce n'est pas un pays, c'est l' Europe...
Une terre de 450 millions d'habitants, aux paysages variés, aux cultures, aux histoires diverses... mais qui est capable de s'exprimer de manière cohérente en dépit des particularités locales ....
Bien sur, en Grèce, c'est la gauche qui a gagné, en Grande-Bretagne, en Hollande, en Autriche, l'extrême droite a connu des succès... mais au delà de ces disparités, une opinion publique européenne s'impose, au delà des États.
Déjà ce phénomène avait été perceptible lors de la guerre en Irak où l'on avait observé les plus vastes rassemblements dans toutes les capitales européennes, et que, y compris dans les États participants à l'odieuse opération, on a connu une opinion publique hostile, marquée par un comportement pacifiste européen.
Raison de plus pour défendre l'idée d'un scrutin de liste européen, obligeant les grands partis à une politique cohérente au nom de l'Europe et empêchant que l'on confonde enjeux nationaux et scrutin politique.
C'est l'idée défendue par Franck Martin (cliquer là), à reprendre très largement. Elle est trop belle pour ne pas s'imposer

samedi 6 juin 2009

premier anniversaire du café radical






















Il y avait comme une atmosphère de fête au café hier soir. Tout d'abord, on venait d'apprendre la confirmation de l'élection de Michel Champredon et de son équipe à la mairie d'Evreux.



Pour le reste, sans parler de la douceur du soir, une nouvelle fois nombreux sont ceux qui sont venus à un café radical pour la première fois... Ainsi, pour la première fois, le café radical a eu l'immense bonheur d'accueillir Ernest Martin qui reste le plus radical d'entre nous. Il avait emmené son fils Franck à ce café exceptionnel....



Exceptionnel d'abord parce qu'il était coorganisé par Europe Ecologie, ensuite parce qu'il avait lieu avec une projection de film, enfin parce qu'il marquait l'aniversaire de l'entreprise.



Et oui ! Cela fait maintenant un an que le café radical existe... avec un bilan très positif. En une dizaine de séances, ce sont plus de 150 personnes qui se sont enrichies, ont débattu, ont refait le monde autour d'une bière, d'un café en tous les cas d'une table.



A signaler aussi la présence de représentants du Modem en fin de campagne, peu affectés par le débat de la veille entre Cohn Bendit et Bayrou... et puis des militants verts de Pont de l'Arche et d'ailleurs. Tous ont donné leur avis sur le film, mais au delà sur l'importance de la prise de conscience écologique dans la vie politique et citoyenne en France et dans le monde.



A noter aussi l'intéressant exposé de Pascal Labbé sur le rôle pionnier de l'agglomération Seine-Eure en matière d'action environnementale.



Enfin, remerciements particuliers à Jérôme Bourlet de la Vallée pour l'animation et la préparation de la soirée.



vendredi 5 juin 2009

Le choix de Franck Martin

Franck Martin votera vert(et non bleu, comme on pourrait le croire en regardant la photo)...
et ce soir, le café radical fait un débat avec Europe Ecologie autour du film HOME, de Yann Arthus Bertrand *.

Olivier Taconet vote vert, pour la première fois de sa vie...

Maintenant, comme dit la chanson :



chacun fait, fait, fait
ce qui lui plait plait plait !




Enfin, le café radical demande à chacun de prendre ses responsabilités et d'aller voter !


Bon dimanche !

*Rendez-vous à partir de 20 heures à la Brasserie "Le Jardin de Bigards", 39 rue du Quai à Louviers


jeudi 4 juin 2009

Arthus Bertrand se demande si on peut se sortir du nucléaire

Ci dessous, en amuse gueule, un extrait de six pieds sous terre, blog de Laure Noualhat, journaliste de Libération, spécialiste de l'environnement ... En attendant le café demain soir (à 20 heures avant et après projection du film sur place, 39 rue du Quai à Louviers.)
Yann Arthus-Bertrand: "Je ne suis pas pour le nucléaire, mais comment s'en passer?"
Quelques heures avant la sortie de Home, l’incontournable film de Yann Arthus-Bertrand sur les beautés de la planète, l’ONG Sortir du nucléaire accuse l’écologiste d’être un fervent partisan de l’énergie nucléaire. Ce qui a le don de rendre le photographe furibard. Notons que le film n’aborde pas du tout cette question-là, et qu’il en aborde bien d’autres notamment la fin des énergies fossiles, les limites de l’agriculture productiviste, la nature ravagée par la pression humaine, … Le Réseau Sortir du nucléaire considère que le lancement mondial de ce film positionne Yann Arthus-Bertrand comme l'un des premiers écologistes de la planète, et que ce statut est "plus que contestable puisque le photographe continue imperturbablement de soutenir l'industrie nucléaire, une des industries les plus polluantes et dangereuses, qui met gravement en danger l'avenir de la planète".
"La position pronucléaire de M. Arthus-Bertrand est d'autant plus indéfendable que, interviewé sur France Inter, il vient de faire un aveu crucial: le maire de Bordeaux Alain Juppé lui a confié que, lors de la tempête de décembre 1999, l'inondation de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) avait été si grave que les autorités avaient été à deux doigts de faire évacuer la ville de Bordeaux."
Ce qui énerve le réseau Sortir du nucléaire, c'est que Yann Arthus-Bertrand avoue qu' "il y aura des accidents nucléaires un jour ou l'autre, il faut le savoir", tout en estimant que l'on ne peut faire sans cette énergie. Un petit coup de fil s'imposait... Compte-rendu.
Sortir du nucléaire vous accuse d’être un fervent partisan de l’énergie nucléaire…Dans le film, je n'ai pas réussi à parler du nucléaire, je voulais le faire, mais c’était très très compliqué. Sur cette question, je ne sais pas quoi penser. Je pense qu’il y aura des accidents nucléaires, oui, c’est vrai, je l'ai dit et je le pense, mais cela ne veut pas dire que je suis spécialement pour le nucléaire, c'est juste que je ne vois pas comment on va remplacer toutes les centrales qui fonctionnent en France.
Peut-être en insistant sur les économies d’énergie, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, …, non?Oui, mon film ne parle que de cela: vivre autrement pour vivre mieux. Mais je le répète, je me pose la question, comment va-t-on remplacer le nucléaire? Ce n’est pas honnête de dire que c’est possible avec des énergies renouvelables. Tous les pays veulent revenir au nucléaire… Tous les journalistes me demandent: "mais alors, qu’est-ce qu’on fait?", très franchement, je n’en sais rien, il ne faut pas demander à un photographe-journaliste d’avoir la solution à tous les problèmes de la planète. Je suis là pour faire passer le message, pour informer. Qu’est-ce qu’on fait? Je n’en sais rien! Mais cela me rend fou d’être attaqué de but en blanc, sans qu’on me demande mon avis. J’ai visité Tchernobyl plusieurs fois, ce que Juppé m’a dit (à propos des inondations de la centrale du Blayais, ndla) m’a secoué. Je ne suis pas pour le nucléaire, mais je ne sais pas comment on va s’en passer.
Conclusion?Le film va être vu par des millions de personnes, ce qui est important, c’est le message qu'il porte. On ne va pas avancer si on passe son temps à critiquer ce que font les uns et les autres. Les écologistes ont souffert d’être toujours ceux qui dénonçaient telle ou telle initiative. On ne peut pas être toujours contre. A cause de l"urgence, on ne peut plus avancer comme cela.
Exact. Malheureusement, il est difficile d’imaginer avancer main dans la main avec EDF quand on prône l’efficacité énergétique et la sortie du nucléaire. De la même façon qu’EDF n’a guère envie d’avancer main dans la main avec les antinucléaires. Certaines positions sont assez irréconciliables, tout de même. Idem dans de nombreux secteurs comme l’automobile, la chimie, l’agriculture, ... Plus de covoiturage et de transports en commun contrevient aux intérêts des constructeurs automobiles; une agriculture paysanne, ou biologique, aux circuits de distribution relocalisés, contrevient à une agriculture mondialisée énergivore et qui appauvrit les écosystèmes; une chimie verte, affranchie des énergies fossiles, contrevient aux intérêts de grands groupes tels que Bayer, Rhône-Poulenc, … Et ainsi de suite.
Bien que cela soit louable, cela va s’avérer très compliqué de réconcilier les positions de tous, dans un intérêt collectif supérieur qui dépasserait les intérêts particuliers. Tout le monde est pour le développement durable, tant que cela ne piétine pas ses propres intérêts. Sinon, cela s’appelle se tirer une balle dans le pied. Ça fait mal et c’est un peu maso. La suite, demain.

mercredi 3 juin 2009

Une critique du film d'Arthus Bertrand ...

En avant première, avant la sortie du film HOME d'Arthus Bertrand, et avant le débat, une approche du phénomène par la très critique journaliste Véronique Anger.
C'est long, argumenté, et voilà de quoi réfléchir avant le débat de vendredi prochain au café radical.
Pour avoir connaissance de l'article, cliquer sur le lien là. Ca décoiffe !

Le café radical a, quant à lui, fait le choix de l'actualité en participant à l'événement ... Pas question de fuir le débat en s'engageant tête baissée dans la mise en scène orchestrée avec de gigantesques moyens...
Rappelons les données du problèmes :
café radical autour du film d'Arthus Bertrand
vendredi 5 juin
à partir de 20 heures
La soirée se terminera à 23 heures.
café "le jardin de bigards, 39 rue du quai, Louviers"














le café radical passe à la caméra diagonale

José Alcala n'a pas fait que participer, comme acteur au dernier café radical. Il a fait un très bon reportage sur la soirée avec une interview de Pascal Eric Lalmy, secrétaire national du prg à la clé.
Grande fierté pour le café radical que de passer sur le blog politique le plus lu du département !
Pour ceux qui ont loupé l'événement cliquer là. pour en savoir plus, pour ceux qui ont participé, cliquer là pour tenter de s'apercevoir et se souvenir des meilleurs moments du débat.

lundi 1 juin 2009

Un constat ou un débat ?

On a causé café sur le marché de Louviers.
Tout le monde était à peu près content, mais, vous savez ce que c'est, on en demande toujours plus.
Et bien, le café en donnera plus, c'est promis.
Parmi les reproches, celui-ci : vous avez fait un constat... pas un débat...
Pur constat, pas d'accord !
Bon, d'abord, avant de lancer le débat, c'est bien de poser les choses... Mais on n'a pas tant posé les choses que ça.
Le premier constat est qu'on ne peut en faire aucun. L'éducation nationale évolue comme la société évolue... C'est à dire vite. Bien sur, on peut gloser sur son inaptation, sur ses défauts historique, voire structurels, mais rien dans son fonctionnement, dans son projet ou dans son absence de projet n'échappe au débat.

On a effleuré, c'est vrai des thèmes essentiels ... la transmission, l'évolution de l'éducation, son poids sur les individus dans leur évolution et comment on peut poursuivre son instruction parallèlement à l'Education nationale.

Restent que les sujets suivants font débat et dépassent le simple constat :

  1. Faut-il poursuivre dans l'idée que l'école doit être un sanctuaire (ci contre le sanctuaire le Delphes, le plus beau site du monde... pas grand chose à voir avec le débat, mais il faut se faire plaisir de temps en temps) ? La sanctuarisation est-elle une approche de droite (celle suivie par Bayrou, reprise par Luc Ferry, puis Darcos ...). Il y a même eu débat entre les deux secrétaires nationaux (Rodrigue Flahaut et Pascal-Eric Lalmy sur ce point. Raison de plus pour ne pas laisser le sujet en friche ...



  2. Est-ce qu'il doit y avoir une Education Nationale ? Ou est-ce qu'une décentralisation est possible. Réaction très vive de Denis, l'aspect national étant une garantie de l'égalité... Mais est-ce si sur ? ça mérite bien un autre débat...



  3. L'école doit elle commencer dès deux ans ? Ou la maternelle, production du génie français, doit-elle laisser la place aux Kindergarten, aux jardins d'enfant à l'allemande ?

Voilà des thèmes qui montrent à quel point le débat initié vendredi dernier mérite d'être poursuivi ... Il le sera au cours des mois à venir. J'ai omis de mentionner des thèmes de débat nécessaire sur l'éducation populaire et sur l'université. Nous y reviendrons, promis !

A noter, le commentaire sympathique de la soirée sur le blog de Franck Martin ... en cliquant là. En attendant l'interview de Pascal Eric Lalmy sur le site de José Alcala....