vendredi 6 mars 2009

La réintégration définitive de la France dans l’OTAN : un garde fou face aux dérives.


Ci-dessous, un article de Jacques SOPPELSA.

Jacques Soppelsa n'est pas seulement secrétaire national du parti radical de gauche. Il est aussi Agrégé de géographie , Docteur d'Etat ,et Professeur de géopolitique à l'université Paris I (Panthéon-Sorbonne). Enfin, il a été président de la fédération française de rugby à 13.

Son article donne un éclairage utile sur la question de "la réintégration de la France dans l'OTAN". Là dessus, son point de vue est que ni la France, ni la gauche ne peuvent continuer à raisonner sur des fantasmes... Et faites attention à sa citation de Thucydide




Depuis que le Président de la République a annoncé son souhait de voir la France réintégrer définitivement les différents organes institutionnels et opérationnels de l’Alliance Atlantique, la polémique a (naturellement !) surgi et, avec elle, tout un cortège de mythes, de malentendus, sinon de contre vérités manifestes.

Passons sur l’article pathétique signé dans un quotidien du soir par l’ancienne candidate aux élections présidentielles, qui montre ici, à nouveau, sa méconnaissance ahurissante des grands problèmes internationaux. Plus étonnante fut, à mon avis, l’argumentation de réfutation d’un ancien Premier Ministre, rejoignant les cris d’orfraie poussés par certains héritiers auto proclamés de la doctrine gaullienne du splendide isolement...

Je sais bien que Jaurès soulignait avec pertinence que « l’on ne dit pas ce que l’on sait, on dit ce que l’on est » !

De quoi parle t on en réalité ?

1) La première confusion est classique : la France ne va pas réintégrer l’Alliance Atlantique, et pour cause, car elle ne l’a jamais quittée !

Elle s’était « simplement » (via la décision certes spectaculaire de De Gaulle, en 1966 ) des organismes opérationnels créés ultérieurement, en aval, pour préciser la doctrine de ladite organisation et concrétiser ses objectifs et ses moyens..

2) L’Alliance Atlantique a évolué... Nous allons célébrer le 4 Avril prochain les soixante ans de sa création ! L’Alliance est née en 1949, dans la foulée de l’émergence de la Guerre Froide et du rideau de fer qui s ‘abat, comme le fustigea Sir Winston Churchill, à travers l’Europe Centrale .Chacun connait la teneur du Traité et, notamment, de ses articles 2 et 5. L’Alliance est clairement un traité de Défense collective pour faire face au Bloc de l’Est.

Thucydide rappelait jadis qu’un traité ou une coalition disposait d’une durée de vie moyenne de l’ordre d’une trentaine d’années ! Ce fut, grosso modo, le cas du Pacte de Varsovie. Et, en soixante ans, le monde a changé et les objectifs de l’Alliance aussi !J’ignore si la planète s’oriente, depuis deux décennies, vers un système géopolitique unipolaire (thèse de Fukuyama ou de Kennedy)), un système uni multipolaire (vision de Samuel Huntington), ou en voie de multipolarisation (thèse de Joseph Nye..)

Ce que je sais, en revanche, comme tout le monde, c’est que le système bipolaire créé à Yalta et conforté par la saga du nucléaire, a disparu à la fin des années quatre vingt !.Et, avec lui, la menace soviétique…Notons que certains experts, eu égard à ce constat, en tirent la conclusion que, la menace disparue, l’instrument fabriqué pour faire face à ladite menace devient obsolète et que la survivance de l’Alliance Atlantique serait de facto une « anomalie ».

Nous pensons précisément le contraire ! Naguère, l’OTAN était un strict instrument de Défense collective, dont la compétence exclusive concernait les menaces extérieures, une compétence fort éloignée, en principe, de celle des instruments de Sécurité collective illustrés, par exemple, par l’Organisation des Nations Unies.


3) On touche ici du doigt le cœur de la problématique. En effet :.depuis 1990-1991, l’OTAN tend de plus en plus à se manifester concrètement (témoins la Bosnie ou le Kosovo) en qualité d’instrument de sécurité collective. Une « dérive» que certains explicitent par la volonté (plus ou moins sournoise) des Etats Unis, noyau dur de ladite Alliance, de conforter discrètement leurs ambitions de « gendarmes du monde ». Une dérive qui ne peut pas laisser indifférente la communauté internationale en général, l’Union Européenne et la France en particulier

Et comment faire face à ces éventuelles dérives en restant à l’extérieur de l’organisation militaire intégrée ?

Ici, quelques brefs rappels historiques ne sont peut être pas totalement inutiles. 1966, avec l’initiative spectaculaire de De Gaulle ne fut, ni un commencement, ni une fin !

Ni un commencement : Rappelons que dès 1958, De Gaulle avertissait Eisenhower et McMillan de sa décision de retirer l’escadre française de la Méditerranée du commandement Otan (AFMED)Et en 1959, la France enlevait aussi notre escadre atlantique du commandement de SACLANT..

Ni une fin :Dès 1967, Paris « rectifie le tir »ou plutôt, le précise. Les Accords Ailleret-Lemitzer confirment le principe de « continuité opérationnelle » Au delà (ce qui n’est certes pas négligeable) du constat que la France confirme son opposition à tout engagement automatique, Paris, en cas de guerre, placera « ses forces dans une situation guère différente de celle qui était la sienne avant 1966 » Le principe de coopération en matière de forces conventionnelles est confirmé en 1977 par les Accords Valentin-Freber et, en 1979 , par les Accords Biard-Schultz.Mieux, plus significatif encore, tout au long du premier mandat de François Mitterrand, la coopération …nucléaire est réaffirmée... Mais les dates clefs quant à l’évolution des rapports entre la France et l’Organisation militaire intégrée demeurent celles de 1991 (la France s’associe désormais aux travaux du Comité des Plans de Défense de l’OTAN), de 1995 (la France participe de plein droit au Conseil des Ministres de l’Alliance) et de 1996 (Paris réintègre l’organe exécutif de l’OTAN, son Etat Major international.


4) Cette évolution édifiante correspond aussi, il faut le reconnaître, à un échec patent de la construction européenne en matière de défense. Les bilans de la PESC et de la PESD demeurent, aujourd’hui, singulièrement médiocres. Les lenteurs des négociations, l’insuffisance des moyens, le rôle (subtil ?) de la Grande Bretagne, se sont conjugués (plus que l’éternelle évocation du nucléaire français) pour aboutir (provisoirement, espérons le) à un constat de semi échec, même si, en ce domaine comme en beaucoup d’autres, la Présidence française de l’Union a boosté Bruxelles et nos partenaires de manière particulièrement significative...A l’Europe élargie a correspondu en outre un élargissement spatial de l’Alliance avec l’adhésion, notamment, il y a dix ans, de la trilogie « Pologne,Hongrie,Tchèquie », une adhésion également fort révélatrice. De facto, avec la multiplication de nouvelles menaces, internes aux membres de l’Alliance (et confinant donc à des objectifs de sécurité collective), du terrorisme international à la pérennisation des contentieux intra étatiques ou à la banalisation de la cybercriminalité) la tentation de voir l’OTAN s’immiscer progressivement dans un champ de compétences qui n’était pas le sien, eu égard à la faiblesse des organismes ad hoc, de l’ONU à la PESD…est de moins en moins hypothétique et virtuelle.

Face à cette situation, deux options s‘offraient à la France :-L’isolationnisme , « la chaise vide » (un recul de fait par rapport au statu quo ante). Paris afficherait son splendide isolement (avons-nous les moyens de cette politique,) et se cantonnerait à un strict rôle d’observateur des péripéties internationales ou, au mieux, agirait au coup par coup. On doute alors de son poids réel dans la gestion des crises...-la réintégration complète, l’option clairement affirmée par le Président de la République. Et loin de perdre une quelconque autonomie, nous contribuons alors pleinement au recentrage des objectifs de l’Allliance. Tout en oeuvrant pour la mise en place à moyen terme d’une véritable défense européenne.

Un expert affirmait récemment, (pour en tirer la conclusion qu’il fallait se retirer définitivement de l’Alliance) : « l’OTAN n’est plus l’outil du Pentagone..mais le furet de la géopolitique gérée par le Secrétariat d’Etat ».

J’ignore si Barak Obama va modifier profondément la politique extérieure sécrétée par ses prédécesseurs ou se cantonner (realpolitik oblige) dans quelques inflexions. En revanche, quant au « furet », je tire des conclusions aux antipodes de celles dudit expert : C’est précisément pour éviter que ce dernier ne commette quelques ravages irréversibles que la présence pleine et entière de Paris au sein de l’édifice OTAN est plus que jamais nécessaire. Quant à la question du nucléaire (les adversaires de la réintégration évoquant régulièrement cette dernière en tant qu’obstacle), le fait que la France dispose d’une force de dissuasion indépendante ne nous parait pas contradictoire avec la défense des intérêts collectifs des membres de l’Alliance, sauf à oublier la spécificité même de semblable force de dissuasion..

Les défis qui attendent l'Europe




Quand Alain MINC et Jacques DELORS débattent de l'Avenir de l'Europe, ça ne peut pas laisser indifférent surtout si c'est à quelques mois des élections européennes et à quelques jours du café radical (je plaisante !!!) ... et même si ça se passe sur LE FIGARO ... enfin, ça été repris sur le blog "sauvons l'Europe"




L'essayiste Alain Minc publie mardi, chez Grasset, «Dix jours qui ébranleront le monde». Au lendemain du Conseil européen, il débat avec l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors des grands sujets qui animent le Vieux Continent.



Le Figaro Alain Minc, dans votre livre, vous évoquez les défis qui attendent l'Europe. Notamment la faiblesse démographique, la crise du savoir et le danger de balkanisation. Ne pêchez-vous pas par excès de pessimisme ?

Alain Minc - Les événements fictifs que je décris dans mon livre sont plausibles. L'indépendance de l'Écosse : il y a des chances que l'on voie des choses plus imprévues. Le fait, en matière de savoir et de recherche, qu'un jour les prix Nobel soient tous attribués à des Asiatiques : on peut imaginer plus provocant. Quant à la faiblesse démographique de l'Europe, elle est flagrante, à l'exception de la France. Notre pays a deux atouts : il épargne et fait des enfants, ce qui constitue un avantage considérable. Je ne suis pas si pessimiste : ce que nous vivons nous incite à plus de solidarité entre Européens. Que serait l'Europe sans la monnaie unique ? Qu'auraient été les plans d'adaptation de chacune de nos économies sans elle ? Pour autant, nous vivons dans une Europe bizarre. De Gaulle connaît une victoire posthume : l'Europe est unie, non à travers une instance communautaire, mais à travers le colloque spontané de ses dirigeants. Il y a une convergence européenne, mais j'aurais préféré un système institutionnel pour l'assurer.

Jacques Delors - Alain Minc met en évidence la montée de la Chine, de l'Inde et de la Russie et il souligne l'érosion de la rente américaine de domination. Il rappelle aussi le fait que l'Europe est un «objet politique non identifié », formule que j'avais utilisée il y a quinze ans. De fait, je suis un peu malade quand je vois chaque chef de gouvernement européen aller devant Medvedev et Poutine faire la danse du ventre à propos de l'énergie. D'où l'importance de créer une communauté européenne de l'énergie. Si on attend que les vingt-sept membres soient d'accord pour injecter du dynamisme, on n'y arrivera pas. Nous n'aurions jamais fait l'euro dans ces conditions-là. L'Europe apparaît gênée aux entournures, bien qu'elle soit la première puissance commerciale du monde. Ce que l'on recherche aujourd'hui, c'est une Europe des intérêts communs plutôt qu'une Europe commune. Il faut des institutions qui pensent tous les jours à l'Europe. C'est une question de Meccano institutionnel.
Le Figaro Alain Minc évoque le renversement du rapport de force démographique entre l'Allemagne et la France. Quelles conséquences faut-il en tirer ?
Jacques DELORS - L'Union européenne représente actuellement 6 % de la population mondiale, en 2050 elle en représentera 3 %. Alors qu'elle comptait 15 % de la population mondiale il y a un demi-siècle. Dans ce cadre, la démographie la plus dynamique est celle de la France. Il y a aussi un réveil en Grande-Bretagne, en Suède, en Norvège et ailleurs. En revanche, l'Allemagne reste faible, ainsi que l'Italie et l'Espagne. Une démographie dynamique est un facteur de confiance. Mais cela ne suffira pas à changer les rapports de force entre les deux pays : cela accroîtra le quota de voix dont disposera la France dans les votes au niveau du Conseil des ministres, ce qui est loin d'être négligeable. Il faut comprendre qu'on est passé de l'Allemagne de Bonn à celle de Berlin. On n'a pas assez compris que ce pays était dans une position clé entre les membres de l'est et ceux de l'ouest de l'Europe. Le changement démographique pèsera si nous, Français, savons gérer les problèmes intergénérationnels, les retraites, l'accès au travail des jeunes et améliorer notre compétitivité.
Alain MINC - En 2023, la France retrouvera pour la première fois, depuis 1870, un ascendant démographique sur l'Allemagne. S'y ajoutera l'avantage d'une population nettement plus jeune, donc avec un fardeau moins lourd à porter. De là une dynamique meilleure de notre côté. J'ajoute que l'Europe vit avec un énorme problème : celui du rapport de l'Allemagne à l'énergie nucléaire. Il ne peut y avoir d'Europe de l'énergie que le jour où ce pays revient à l'énergie nucléaire. Le Royaume-Uni vient d'y revenir, l'Italie aussi, l'Espagne va le faire. Plus généralement, l'Europe illustre par trop le mot que de Gaulle avait utilisé : «L'Europe est le levier d'Archimède de la France.» Cela ne marche pas mal en période de crise, mais dans une période de prospérité, cela marcherait moins bien. La solidarité européenne est plus que jamais nécessaire et il faut insister sur le succès de l'euro. Même Berlusconi, qui avait prôné le retrait de l'euro et le retour de la lire, est un militant de l'euro !
Et puis il y a le cas des Anglais. Ceux-ci vont peut-être perdre l'Écosse, mais ils ne peuvent pas perdre la place de Londres. Ils ne peuvent être durablement le centre financier d'une zone avec une devise faible. S'ils rejoignent l'euro, ils le feront par empirisme. Les Anglais n'ont pas encore mesuré les effets massifs que va induire la dépréciation de la livre.

Jacques DELORS - Notre pessimisme sur les handicaps de l'Europe doit être corrigé par le fait qu'historiquement l'Europe a toujours progressé durant les crises. Exemple, quand la France et la Grande-Bretagne ont connu un échec cinglant durant la crise du canal de Suez en 1956. C'est à cause de cela que six pays (et non la Grande-Bretagne) ont décidé de faire le traité de Rome. Ils n'y arrivaient pas ! La crise peut stimuler les Européens, les amener à des positions communes et à un meilleur fonctionnement institutionnel (Parlement-Conseil des ministres-commission…) pour les propositions et la prise de décision, leur exécution et la cohérence de l'action. Mais c'est revenir à l'Europe communautaire et non poursuivre dans l'Europe des États.

mercredi 4 mars 2009

Faire mieux qu'un communiqué !

Ci-dessous, le communiqué du Parti Radical de Gauche,
Jean-Michel BAYLET le 3 Mars 2009 :
"Je prends note avec satisfaction des déclarations de JackLang et de Jean-Paul Huchon sur l’organisation du scrutin pour les élections au Parlement européen que l’un qualifie « d’imbécile » et l’autre «d’artificiel ».
La loi du 11 avril 2003 qui a « régionalisé » le mode de scrutin pour rapprocher les élus des électeurs a en réalité défavorisé les petitspartis les privant ainsi d'une tribune nationale et des élus que le scrutin proportionnel leur permettait d’obtenir. Il y a une certaine ironie à voir aujourd’hui les difficultés que pose la constitution des listes aux grands partis. C’est un peu l’arroseur arrosé, j’espère maintenant que nous reviendrons bientôt à un mode de scrutin plus démocratique, c’est-à-dire à des listes uniques nationales!"

Se pose maintenant la question : que faisons-nous ?
ESt-ce qu'on laisse le PS se ridiculiser et toute la gauche avec lui, où est ce que les radicaux agissent pour dire ce qu'ils ont à dire. Ce n'est pas le tout de pleurer contre les incohérentes méchancetés du Parti socialiste, encore faut-il se donner les moyens de porter notre propre message.
Tel sera l'objet du prochain débat du café radical

L'Europe, c'est pas le problème, c'est la solution !


Vous êtes attendus au café ... en compagnie d'Eric Montès, de Franck Martin, de Pascal Eric Lalmy, et d'Yves Bertrand ... Le débat sera chaud
vendredi 13 à 18h30
Brasserie de Bigards, 39 rue du Quai
à Louviers

Les français reprennent goût à l'Europe ...

... et les radicaux reprennent goût au café !


Un article et un sondage de Libération relancent le débat. : "Une majorité de Français estime que l’Europe peut et doit impulser des réponses coordonnées, voire communes, face à la crise économique." Bernard Guetta a signalé ce matin sur France Inter ce fait comme un élément important. Dans le même journal une rubrique économique de Pierre-Yves Geoffard qui a pour titre le retour du nationalisme économique et se termine par ces mots : "Europe, la solidarité ou la mort !". Pour lire l'article cliquer ici.

Alors qu'on peut s'attendre à un repli sur soir classique en temps de crise, le sondage montre que non seulement tout espoir n'est pas perdu, mais que chacun sent au fond que personne ne pourra s'en tirer tout seul. Pas d'espoir pour chaque pays de devenir un îlot riche et prospère dans un océan déchaîné, d'autant que la Suisse est attaquée par l'ensemble des états pour son comportement bancaire. Les paradis fiscaux sont dénoncés...


Bref, voilà qui donne une saisissante actualité au café radical auquel nous annonçons la venue de Pascal Eric Lalmy, dirigeant radical, qui était déjà là lors du premier débat.


Les Français reprennent goût à l'Europe, ici, nous reprenons goût au café et au débat !


Vendredi 13 mars au 39 rue du quai, de 18h30 à 20 heures
à la Brasserie le Jardin de Bigards à Louviers






Voici le reste de l'article de Libération.


A moins de quatre mois des élections européennes, ils expriment en outre des attentes très précises sur ce que doivent être les engagements des députés de Strasbourg et le rôle du prochain président de la Commission. Tels sont les principaux enseignements de l’enquête menée par l’institut CSA pour l’association Europanova que Libération publie en avant-première. «La présidence française avait impulsé une action européenne face à la crise qui a maintenant besoin de suivi et les citoyens attendent un accord ouvrant vers des politiques communes», souligne Guillaume Klossa, président du conseil scientifique de cette ONG qui depuis des années s’attache à promouvoir le débat européen et à mobiliser une nouvelle génération de décideurs.
«Précarité». Pour 39 % des 962 personnes interrogées entre le 25 et le 26 février dans le cadre de cette enquête, un renforcement de la coordination entre les politiques économiques et financières est souhaitable, et 20 % espèrent l’impulsion de politiques européennes communes. A peine 33 % des personnes interrogées préfèrent des «solutions à l’échelle nationale». «Il y a une conscience forte qu’une politique nationale ne peut apporter de réponse, mais ce degré de conscience dépend du degré de précarité sociale», remarque Guillaume Klossa, qui fut le conseiller de l’ex-secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet. Et de souligner les évidentes convergences avec la sociologie du non lors du référendum de 2005. Les catégories parmi lesquelles on retrouve le plus fort pourcentage de sondés favorables à des solutions hexagonales sont les femmes (37 %), les ouvriers (40 %), les sans-diplômes (37 %) mais aussi les sympathisants des Verts (43 %) ou du Modem (41 %). A l’opposé, les plus favorables aux solutions européennes communes sont les sympathisants socialistes (24 %), talonnés par ceux de l’UMP (21 %). Ils sont aussi les plus nombreux parmi les cadres ou professions libérales (27 %) et parmi les plus diplômés (32 %).
Les Français sont partagés sur le travail de leurs élus au Parlement européen : 50 % d’entre eux estiment qu’ils accomplissent bien leur mission, mais 43 % pensent le contraire. Les ouvriers sont les plus négatifs (58 %) à ce sujet.
Interrogés sur leurs attentes concernant leurs élus, les sondés mettent en avant «le contact sur le terrain avec les citoyens européens» (53 %), suivi par l’assiduité au Parlement européen (44 %). Ce sont notamment les jeunes de moins de 30 ans (60 %) qui soulignent la nécessité de ce contact avec le terrain.
Crise aiguë. C’est sans illusion qu’une majorité des sondés juge la fonction du président de la Commission européenne, poste actuellement occupé par José Manuel Barroso, et dont le successeur sera désigné à la majorité qualifiée par le Conseil européen des chefs d’Etats et de gouvernement en tenant compte du résultat des élections européennes. Pour eux, le président de la Commission incarne l’Europe plus qu’il ne la dirige. Ainsi, quelque 43 % des personnes interrogées privilégient sa capacité à défendre les intérêts de l’Europe dans le monde et 39 % sa capacité à défendre l’intérêt commun européen. Or, en un moment de crise aiguë, la question du gouvernement réel de l’Europe se pose avec plus d’acuité. «S’il y a un leadership européen fort, les Français sont prêts à aller de l’avant, souligne Guillaume Klossa. Dans le cas contraire, le repli sur le national se renforce.»

lundi 2 mars 2009

Affaire Pérol, les incohérences de Sarkozy


Le PRG a vivement réagi à la désignation de M. Pérol, comme directeur du nouveau consortium Banques Populaires-Caisse d'épargne.

En fait, nous estimons que l'Etat a loupé le coche ! Il faut absolument miser sur le potentiel qu'offre le monde associatif, coopératif et mutualiste. En faisant du consortium créé à partir du réseau mutualiste, une banque comme les autres, on écrase les possibilités d'innovations que peut créer le monde associatif et qui peut offrir des solutions originales quand la crise révèle les insuffisances du système bancaire traditionnel ...

Les tergiversations sur l'éthique de la nomination de M. Pérol passent au second plan.
Communiqué du prg

Le PRG estime indispensable qu'un dialogue s'ouvre entre l'Etat et l'Economie Sociale , dans le respect de l'autonomie et de l'identité de celle-ci :
  • D'abord, si les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne ont pris le risque de la banalisation en créant une filiale commune a statut traditionnel et en ont payé lourdement le prix, il faut souhaiter qu'elles redeviennent plus coopératives que jamais.

  • La désignation par l'Etat, d'un dirigeant dont les compétences personnelles ne sont certes pas en cause, est inhabituelle dans des organismes démocratiques.

  • Surtout quand tout le monde sait que l'apport financier de l'Etat pouvait se faire de façon plus adaptée via des titres participatifs.



  • Ensuite, plus généralement, une véritable sortie de crise ne pourra se réaliser sans un dialogue constructif entre l'Etat et l'ensemble du monde associatif, coopératif et mutualiste.

On ne peut a la fois, en effet, "solliciter" l'Economie Sociale et l'ignorer à la fois !

Normandie : l'Union est un combat !

Rien n'est joué après le rapport du comité Balladur !
Tout d'abord parce qu'il n'y a pas de découpage du territoire prédéfini !
Ensuite, parce qu'un rapport, c'est un rapport, et que l'exécutif en fait ce qu'il en veut !
Ensuite encore, parce que, comme le café radical l'a signalé, tout pousse à repousser l'application de la réorganisation administrative de la France :
  1. la crise fait que la population comprend mal qu'on en soit à la répartition des pouvoirs locaux alors l'Etat est en feu !
  2. le pouvoir d'Etat n'a pas un rapport de force pour s'opposer valablement aux pouvoirs locaux
  3. Enfin, comme nous l'avons dit, le Comité Balladur lui-même préconise que les prochaines élections se fassent comme d'habitude... en attendant de nouveaux modes d'élections. Une façon originale de repousser aux calendes grecques la fameuse réforme dont le Président avait fait son cheval de bataille.

Pourtant, le rapport Balladur ouvre une brèche dans laquelle doivent s'engouffrer tous les partisans d'une vraie Région Normande !

Si une seule réforme doit se faire, c'est celle-là, et elle se fera à condition que les Normands prennent l'initiative et n'attendent pas tout du pouvoir d'Etat.

A gauche, à droite, tous ceux qui veulent bousculer les ordres constituer, tous ceux qui défendent l'idée d'une Région cohérente doivent se retrouver et montrer leur attachement à une grande Normandie !

Europe : le cynisme socialiste !


Savez-vous pourquoi la France est divisée en 8 circonscriptions pour les élections européennes ? Bien sur, il s'agit d'une mesure anti-démocratique contractée au départ entre les deux grands partis PS et RPR (devenu depuis UMP). Mais telle n'était pas la raison invoquée officiellement. Il s'agissait, disaient à l'époque les porte paroles de Jospin et de Chirac de rapprocher les élus des électeurs.

Tu parles !


Les listes sont présent officiellement déposées et l'on peut admirer les résultats du partage de gâteau entre les différents courants, qui provoque le départ du Sénateur Henri Weber qui aura été normand une dizaine d'années, comme représentant des élus locaux pour se trouver balancé dans le centre. Vincent Peillon, qui a tant défendu la Somme pleure des larmes de crocodiles par ce qu'il va se présenter dans le ... Sud-est, cherchez l'erreur !

On en est donc à une attitude ouvertement cynique de la part du parti socialiste ! C'est vrai qu'on n'avait (et pour cause !) jamais vu les élus européens s'impliquer dans les dossiers locaux ! Mais, tant qu'on en est à valoriser le cynisme, on est parti pour avoir des représentants qui ne représentent ni les dossiers locaux, ni les dossiers européens, et même pas la France, mais bêtement le simple (?) jeu des courants !


Une raison de plus pour défendre une liste radicale aux européennes !


Voici les listes du PS:


En Ile-de-France 1 / HARLEM DESIR2 / PERVENCHE BERES3 / BENOIT HAMON4 / MONIQUE SALIOU5 / ALAIN RICHARD6 / MICHELE SABBAN7/GUILLAUME BALLAS8/LUCILLE SCHMIDT9/ PATRICK MALIVET10/CLAIRE EDEY11/OLIVIER FAUR12/ ADOLE ANKRAH13/AKLI MELLOULLI

Dans le Nord-ouest 1/ GILLES PARGNEAUX2/ ESTELLE GRELLIER3 / JEAN LOUIS COTTIGNY4/ CLOTILDE VALTER 5 /PHILIPP CORDERY 6 / LAURENCE ROSSIGNOL7 / LAURENT DUPORGE8 / ANNE FERREIRA 9 / ARNAUD FONTAINE 10 /DELPHINE BATAILLE

Dans l'EST 1/ CATHERINE TRAUTMANN2/ LIEM HOANG GNOC3/ AURELIE FILLIPETTI4/ MUSTAPHA SADNI5/ CATHERINE BOURSIER6/ PIERRE PRIBETICH7/ FRANCOISE TENNEBAUM6/ ERIC LOISELET 7/ SAFIA OTTOKORE

Dans le SUD-EST 1/ VINCENT PEILLON 2/ SYLVIE GUILLAUME3/ KARIM ZERIBI4/ FARIDA BOUDAOUD5/ JEAN DAVID CIOT6/ MIREILLE PEIRANO7/ OTMAN EL HARTI8/ DE GENTILI EMMANUELLE9/ BERNARD SOULAGE10/ CECILE HELLE11/ STEPHANE PILLET12/ CHRISTINE PRIOTTO13 YANN LIBRATI

Dans le SUD-OUEST 1/ KADER ARIF2/ FRANCOISE CASTEX3/ ERIC ANDRIEU4/ FREDERIQUE ESPAGNAC5/ RENAUD LAGRAVE6/ BEATRICE PATRIE7/ MICHEL TEYCHENE8/ MONIQUE COLLANGES9/ SEBASTIEN DENAJE10/ NATHALIE MANET CARBONIERE

Dans l'OUEST 1/BERNADETTE VERGNAULT2/STEPHANE LEFOLL3/ISABELLE THOMAS4/YANNICK VAUGRENARD5/FRANCOISE MENARD6/MICHEL MORIN 7/ROSELINE LEFRANCOIS8/GUY MOREAU9/NORMA MEVEL PLA


Dans le CENTRE 1/HENRI WEBER2/CECILE JONATHAN3/ALAIN CALMETTE4/KARINE GLOANNEC-MAURIN 5/FRANCOIS CASSANY

Dans les DOM 1/ERICKA BAREIGTS 2/PATRICE TYROLIEN