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jeudi 10 mars 2016

Peut-on améliorer la justice ? Olivier Aubert au prochain café radical

Qui mieux qu'Olivier Aubert pour nous parler de Justice ? 
Son expérience unique et terrible lui a permis de voir de très près non seulement les dysfonctionnements de l'institution judiciaire, mais aussi son fonctionnement normal. 
Accusé à tort du crime de viol, mis en détention préventive pendant 4 mois, interdit de séjour dans son département, dans la  ville dont il était l'élu, privé d'emploi et de carrière professionnelle, privé de vie familiale, frustré de vie sociale et affective, Olivier Aubert a vécu dans sa chair les conséquences du fonctionnement du monstre froid qu'est l'institution judiciaire. 
Deux ans et demi après le début de cette terrible épreuve Olivier Aubert fait son retour à la vie publique. 
ELLE a menti, son livre sera prochainement disponible. Il le dédicacera sur le marché de Louviers samedi 19 mars au matin.
Auparavant, Olivier AUBERT, qui fut pourtant élu UMP, fera l'honneur d'animer le prochain café radical, organisé par le parti radical de gauche. 
Peut-on améliorer la justice ?, thème du débat, lui donnera le moyen faire part de son expérience, des réflexions qu'il a su en tirer et de répondre aux nombreuses questions du public. 
Venez nombreux !
Café radical vendredi 18 mars 2016 à 18h30
Le Pèlerin, 2 rue Pierre Mendès France à Louviers 
Olivier AUBERT dédicacera son ouvrage "ELLE a menti" à la fin des débats. 

vendredi 30 août 2013

Un message pour Olivier


Depuis que je sais qu'Olivier
Aubert dort en prison, il n'est
pas une soirée où je ne pense
à lui.
Je ne sais pas ce qu'il a fait, je ne suis pas en position de le juger. Je sais par la presse ce dont il est accusé. Je sais que je condamne le viol, les violences faites aux femmes. Je sais aussi que, comme tout le monde, j'ai été proprement stupéfait d'apprendre par la presse qu'Olivier Aubert était écroué.
Je  connais Olivier Aubert depuis plus de trente ans. À l'époque il était journaliste au  Courrier de l'Eure, le journal de droite. Moi, j'étais pigiste à La Dépêche, le journal de gauche.
Nos chemins se sont depuis croisé de nombreuses fois. Nous nous sommes appréciés et respectés. Je l'ai eu pour voisin, dans ce qui était alors la  Zac et est devenu le quartier Maison  Rouge. 
Je faisais partie de l'équipe Fromentin/Martin, et lorsque Proust a pris le pouvoir, c'est lui qui m'a remplacé au service information que je dirigeais. 
Voilà, nous n'avons jamais été sur la même ligne mais ça ne m'a jamais empêché d'apprécier sa gentillesse et son humour. 
Au delà même,je dois rendre hommage à sa façon d'aborder la politique pour laquelle il a toujours montré un intérêt sincère, voire assez désintéressé, même si, bien sûr, il eût apprécié d'accéder à quelques responsabilités. Je ne l'ai  en tous les cas jamais entendu tenir des propos ni racistes, ni sécuritaires, ni outranciers. Il a simplement une vision du monde opposée à la mienne, un réseau et des amis qui ne sont pas les miens.
Au vu de ce que dit la presse, il aurait agressé et violé son ex-compagne, dont il n'aurait pas supporté d'être séparé. Il l'aurait poursuivi,  harcelé, et pénétré avec un doigt. Cela s'appelle un viol, et cela est un crime. Pour condamnables que soient les faits, ou l'homme, cette affaire démontre l'ignominie de la détention préventive. Si, profitant du malheur d'un des leurs, la droite pouvait en tirer quelques leçons avant de tenir des discours sécuritaires insensés et démagogiques, ce ne serait pas plus mal.
Nous ne sommes pas avec Olivier Aubert dans le cas de quelqu'un qui fait courir un danger à la société. Il ne s'agit pas d'une personne à la recherche permanente ou occasionnelle d'une proie sexuelle, à contraindre sous la menace. On est visiblement dans une situation très particulière de règlement de comptes. En admettant qu'il fasse courir un danger à son ex-compagne, une injonction judiciaire suffirait amplement à la protéger dans l'attente du jugement.
En attendant voilà en tous les cas quelqu'un définitivement sali, dont les enfants sont atteints par l'opprobre, et qui se trouve en incapacité d'agir pour protéger les siens. Voilà quelqu'un qui est condamné avant d'avoir été jugé. C'est cela qui est, en premier lieu, condamnable.