jeudi 14 janvier 2010

Djemila, la lettre à l'élu sur la burqa

L'élu est André Gérin, président de la commission parlementaire sur l'interdiction de la burqa.
L'écrivain féministe Djemila Benhabib lui a écrit une lettre qui a été lue au Sénant le 13 novembre dernier. La lettre offre un très intéressant éclairage avant le café radical de mardi prochain qui se tiendra sur le thème de l'interdiction de la burqa en présence de Chantal Robin Rodrigo, membre de la commission parlementaire et députée prg
Ci-dessous, le texte de la lettre de Djemila Benhabib
J'ai longuement hésité avant de vous écrire. Peut-être, par peur d'être perçue comme celle venue d'ailleurs qui fait indélicatement irruption dans les « affaires françaises ». Au diable les convenances, je n'ai jamais été douée pour la bienséance surtout lorsqu'elle est au service des plus forts, des plus puissants et des plus arrogants. Puis, s'il avait fallu que je vive en fonction du regard des autres, je n'aurais rien fait de ma vie ou si peu. Lorsqu'il s'agit des droits des femmes, nulle convenance ne doit primer sur l'essentiel.

L'essentiel étant : la liberté, l'égalité et l'émancipation des femmes. J'entends encore des copines françaises me dirent avec insistance : parle-lui, dis-lui, écris-lui. Étrangement, leurs propos me rappellent le titre de ce magnifique film d'Almodovar « Parle avec elle » où dès les premiers instants, le rideau se lève furtivement, pendant quelques secondes, sur un spectacle de danse, mettant en scène le corps d'une femme,celui de Pina Bausch. Elle qui exprimait si bien dans ses chorégraphies crûment la violence exercée à l'encontre des femmes.

Monsieur Gérin, c'est à vous que je m'adresse, je voudrais vous parler, vous dire la peur que j'ai connu le 25 mars 1994 alors que j'habitais à Oran, en Algérie et que le Groupe islamique armé (GIA) avait ordonné aux femmes de mon pays le port du voile islamique. Ce jour-là, j'ai marché la tête nue ainsi que des millions d'autres Algériennes. Nous avons défié la mort. Nous avons joué à cache-cache avec les sanguinaires du GIA et le souvenir de Katia Bengana, une jeune lycéenne âgée de 17 ans assassinée le 28 février 1994 à la sortie de son lycée planait sur nos têtes nues. Il y a des événements fondateurs dans une vie et qui donnent une direction particulière au destin de tout un chacun. Celui-là, en est un pour moi.
Depuis ce jour-là, j'ai une aversion profonde pour tout ce qui est hidjab, voile, burqa niqab, tchador, jilbab, khimar et compagnie. Or, aujourd'hui vous êtes à la tête d'une commission parlementaire chargée de se pencher sur le port du voile intégral en France.

En mars dernier, je publiais au Québec, un livre intitulé « Ma vie à « contre-Coran »: une femme témoigne sur les islamistes. Dès les premières phrases, je donnais le ton de ce qu'est devenue ma vie en termes d'engagements politiques en écrivant ceci : « J'ai vécu les prémisses d'une dictature islamiste. C'était au début des années 1990. Je n'avais pas encore 18 ans. J'étais coupable d'être femme, féministe et laïque. » Je dois vous avouer que je ne suis pas féministe et laïque par vocation, je le suis par nécessité, par la force des choses, par ces souffrances qui imprègnent mon corps car je ne peux me résoudre à voir l'islamisme politique gagner du terrain ici même et partout dans le monde. Je suis devenue féministe et laïque à force de voir autour de moi des femmes souffrir en silence derrière des portes closes pour cacher leur sexe et leur douleur, pour étouffer leurs désirs et taire leurs rêves.

Il fut un temps où on s'interrogeait en France sur le port du voile islamique à l'école. Aujourd'hui, il est question de voile intégral. Au lieu d'élargir la portée de la loi de 2004 aux établissements universitaires, nous débattons sur la possibilité de laisser déambuler dans nos rues des cercueils. Est-ce normal ? Demain, peut-être c'est la polygamie qui sera à l'ordre du jour. Ne riez pas. Cela s'est produit au Canada et il a fallu que les cours (de justice) s'en mêlent. Car après tout la culture à bon dos lorsqu'il s'agit d'opprimer les femmes. Ironie du sort, j'ai constaté dans plusieurs quartiers que les jupes se rallongent et disparaissent peu à peu. La palette des couleurs se réduit. Il est devenu banal de camoufler son corps derrière un voile et porter une jupe, un acte de résistance. C'est tout de même une banlieue française qui est le théâtre du film « La Journée de la jupe » alors que dans les rues de Téhéran et de Khartoum, les femmes se découvrent de plus en plus, au péril de leur vie, dans les territoires perdus de la République française, le voile est devenu la norme.
Que se passe-t-il ? La France est-elle devenue malade ?
Le voile islamique est souvent présenté comme faisant partie de « l'identité collective musulmane ». Or, il n'en est rien. Il est l'emblème de l'intégrisme musulman partout dans le monde. S'il a une connotation particulière, elle est plutôt politique surtout avec l'avènement de la révolution islamique en Iran en 1979. Que l'on ne s'y trompe pas, le voile islamique cache la peur des femmes, de leur corps, de leur liberté et de leur sexualité.
Pire encore, la perversion est poussée à son paroxysme en voilant des enfants de moins de cinq ans. Il y a quelques temps, j'essayais de me rappeler à quel moment précisément, en Algérie, j'ai vu apparaître ce voile dans les salles de classe. Pendant mon enfance et jusqu'à mon entrée au lycée, c'est-à-dire en 1987, le port du voile islamique était marginal autour de moi. À l'école primaire, personne ne portait le hidjab, ni parmi les enseignants, ni surtout parmi les élèves.

Voilà 12 ans que j'habite au Québec dont la devise inscrite sur les plaques d'immatriculation des voitures est « Je me souviens ». A propos de mémoire, de quoi la France devrait-elle se souvenir ? Quelle est porteuse des Lumières. Que des millions de femmes se nourrissent des écrits de Simone de Beauvoir dont le nom est indissociable de celui de Djamila Boupacha
[1]. C'est peu dire. Il ne fait aucun doute pour moi que la France est un grand pays et ceci vous confère des responsabilité s et des devoirs envers nous tous, les petits. C'est d'ailleurs pour cela qu'aujourd'hui, tous les regards sont tournés vers votre commission et que nous attendons de vous que vous fassiez preuve de courage et de responsabilité en interdisant le port de la burqa.

Pour notre part au Québec, on se souvient qu'en 1961, pour la première fois dans l'histoire, une femme, une avocate de surcroît, est élue à l'Assemblée législative lors d'une élection partielle. Son nom est Claire Kirkland et elle deviendra ministre. En invoquant un vieux règlement parlementaire qui exigeait des femmes le port du chapeau pour se présenter à l'Assemblée législative, on la force à se couvrir la tête pendant les sessions. Elle refuse. C'est le scandale.

Un journal titre : « Une femme nu-tête à l'Assemblée législative ! ». Elle résiste et obtient gain de cause.
Il faut comprendre par là que nos droits sont des acquis fragiles à défendre avec acharnement et qu'ils sont le résultat de luttes collectives pour lesquelles se sont engagés des millions de femmes et d'hommes épris de liberté et de justice. J'ose espérer, monsieur Gérin, que la commission que vous présidez tiendra compte de tous ces sacrifices et de toutes ces aspirations citoyennes à travers le monde et les siècles.
A vous chers amis, s'il y a une chose, une seule, que je souhaiterais que vous reteniez de ces quelques mots, c'est la suivante. Entre une certaine gauche démissionnaire, le racisme de l'extrême droite et le laisser-faire et la complicité des gouvernements nous avons la possibilité de changer les choses, plus encore nous avons la responsabilité historique de faire avancer les droits des femmes. Nous sommes, en quelque sorte, responsables de notre avenir et de celui de nos enfants.

Car il prendra la direction que nous lui donnerons. Nous, les citoyens. Nous, les peuples du monde.. Par nos gestes, par nos actions et par notre mobilisation. Toutes les énergies citoyennes sont nécessaires d'un pays à l'autre au-delà des frontières. L'avenir nous appartient. « La femme est l'avenir de l'homme » disait Aragon. S'agissant d'homme, je veux en saluer un présent aujourd'hui, c'est mon père à qui je dois tout.

Et je finirai par une citation de Simone de Beauvoir : « On a le droit de crier mais il faut que ce cri soit écouté, il faut que cela tienne debout, il faut que cela résonne chez les autres. »

J'ose espérer que mon cri aura un écho parmi vous.

Djemila Benhabib
Lettre lue au Palais du Luxembourg, le vendredi 13 novembre 2009, lors de la journée "Femmes debout", organisée par Femmes Solidaires et la Ligue du Droit International des Femmes


[1] Djamila Boupacha est le nom d’un ouvrage co-signé par Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir, dénonçant les viols et les séances de tortures infligées aux femmes algériennes par l’armée française


mardi 12 janvier 2010

Qui veut faire taire le café radical ?

Le café radical reprend cette vieille tradition républicaine des banquets.

On a aujourd'hui tendance à l'oublier, mais le radicalisme était à l'origine l'expression politique des républicains, à une époque (sous Napoléon III), où le fait même de parler de République était interdit en France.

Les réunions publiques étaient interdites et les Républicains, les radicaux, ont alors trouvé la méthode pour se réunir en transformant leurs réunions en banquets, qui avaient lieu dans les tavernes, des restaurants, des brasseries, souvent à proximité des gares de façon à permettre à tout un chacun d'y accéder facilement.

Ainsi sont nés les banquets républicains, qui ont été par ailleurs repris par l'ensemble de la gauche française. Ainsi est née la réputation des radicaux amateurs de bonne chère et de convivialité.

Le café radical a pour simple ambition de faire vivre le débat... mais visiblement, même si l'on n'est plus sous Napoléon III, cela de plait pas à tout le monde.

Le prochain café radical devait se tenir au café du Centre, à Val de Reuil, sur le thème de l'interdiction de la burqa.



Coup de théâtre à Val de Reuil !

Coup de théâtre hier, où la journaliste de Paris Normandie me signale avoir reçu un coup de téléphone du propriétaire du café du Centre à la suite de la parution de l'annonce dans le journal de la tenue du prochain café radical. Je confirme à la journaliste que j'ai bien informé le propriétaire, qu'il a donné son accord en toute connaissance de cause... et, aussitôt, je me rends au café du centre.

Le propriétaire m'a alors demandé de ne pas tenir le café radical chez lui. Il a reçu un coup de téléphone du maire de Val de Reuil lui demandant des explications. Le propriétaire me dit qu'il ne veut pas d'ennuis ...

On croit rêver !

Ne me dîtes pas que c'est la ville de la tête de liste de la gauche aux élections régionales.

En tout état de cause, nous reparlerons de censure très prochainement, mais nous annonçons la prochaine tenue du café radical à la même heure sur le même thème avec les mêmes invités mais cette fois à la Brasserie "Le Jardin de Bigards"





Prochain café radical :



FAUT IL INTERDIRE LA BURQA ?

débat animé par Chantal Robin Rodrigo, députée radicale, membre de la commission parlementaire sur l'interdiction du voile intégral,

et Hafidha Ouadah, ex vice présidente des jeunes radicaux de gauche

mardi 19 janvier à 18h30

brasserie "Le jardin de Bigards", 39 rue du Quai à Louviers


Pour montrer votre refus de la censure, pour la liberté du débat, venez nombreux !

lundi 11 janvier 2010

Voile intégral: un consensus est-il possible ?




Le débat continue, et plus personne ne sait quoi faire avec le problème... qui sera, rappelons-le, l'objet du débat du prochain café radical à Val de Reuil, à 18h30, au café du centre pour tout savoir sur la burqa, le voile intégral, et les travaux du groupe parlementaire sur son interdiction en présence de la député Chantal Robin Rodrigo, Hafidha Ouadah et un membre de l'observatoire international de la laïcité.

Ci dessous, le communiqué de l'AFP reprenant les dernières déclarations sur le voile intégral





PARIS, 10 janvier 2010 (AFP) - L'ex numéro un du PS, François Hollande et l'ex-Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin ont tous deux prôné dimanche un consensus droite-gauche avant une loi d'interdiction de port du voile intégral.





"Le consensus est très important, car on ne va tout de même pas faire une division au sein de notre pays, entre la gauche, la droite, au sein de la gauche, au sein de la droite (...). La bonne méthode, ce n'est pas sur l'instrument juridique", a dit M. Hollande qui était l'invité du "Grand rendez-vous" Europe 1/Le parisien.





Le député de Corrèze ne veut "pas de précipitation, parce que sinon, comment voulez-vous que le débat soit mené si, déjà, on dit ce sera une loi et ce sera sous cette forme".





"Deux principes: consensus et effectivité de la règle qui doit être posée", a-t-il résumé en répondant indirectement au président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé.





Prenant de court la mission d'information parlementaire, inter-partis, sur la question - qui n'a pas terminé ses travaux - le chef de file des députés UMP, a récemment annoncé le dépôt, en janvier, d'une proposition de résolution et d'une proposition de loi de la seule UMP.





L'ancien Premier ministre UMP, Jean-Pierre Raffarin, a lui aussi estimé, sur Radio J, qu'il fallait rechercher "un consensus national fort" avant le vote d'un loi contre la burqa. Car "si c'est une loi de la moitié de la France contre l'autre moitié, ça ne sera pas un loi forte", a soutenu le sénateur UMP de la Vienne.





"Il faudrait une résolution, puis une loi. D'abord une forte légitimité et la légitimité c'est un consensus national fort, droite et gauche réunies puis une loi".





Nouveau droit dévolu aux parlementaires par la réforme constitutionnelle de 2008, le vote de résolution permet aux élus d'exprimer des voeux qui n'ont pas de valeur contraignante.





Le président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a plaidé également dimanche, sur Radio J, en faveur "d'un grand constat national signé par tous, qui permette de prendre les textes nécessaires" ensuite".





"Dans l'immédiat, il y a beaucoup de gens qui jouent sur la burqa comme on jouerait pour développer sur sa part de marché", a-t-il ajouté en précisant qu'il y avait "des gens comme ça, à gauche, comme à droite".





Plusieurs députés de gauche, dont Manuel Valls et Aurélie Filippetti ont réclamé dans une tribune publiée dans la presse une loi pour interdire le voile intégral.





Pour sa part, le député socialiste Julien Dray s'est prononcé, sur France 2, "non pas pour une loi contre la burqa" mais pour "une loi à caractère général pour la dignité", à l'instar de ce qui avait été fait sur le port des signes religieux.

"La burqa est un signe terrible d'oppression, une négation de l'égalité des sexes et de la dignité de la femme, et on ne peut pas l'admettre dans la République", a-t-il affirmé

jeudi 7 janvier 2010

Burqa, le point de vue des Jrg 76

Armand Launay, élu radical à Pont de l'Arche, me transmet le texte suivant qu'il a rédigé sur le blog des jeunes radicaux de Haute Normandie le 8 juillet 2009. Une utile contribution au débat avant le café du 19 janvier ... même s'il a été rédigé au moment de la constitution de la commission parlementaire qui doit rendre ses conclusions ces jours-ci

ci joint le lien avec les JRG Normandie http://normandie.jrgblog.com/ ... Un site qui met en exergue cette belle citation d'Alain (penseur Normand et radical, ne l'oublions pas : "dès que l'on se laisse gouverner, on est mal gouverné"



Burqa et législation : pas sûr de la pertinence d’une nouvelle loi


Une mission d’information parlementaire sur le port du voile intégral vient d’être créée. Elle réunit des députés de tous les groupes politiques.


Son objectif ? Libérer des femmes opprimées par une tradition populaire qui ne trouve aucun appui dans les prescriptions du Coran.


Première remarque, comment revendiquer la laïcité si le voile intégral ne trouve pas de fondement dans le Coran ?


Si l’objectif de cette mission d’information est louable, les outils législatifs à envisager appellent à la modération :
La première difficulté est de connaître les motivations des personnes qui portent le voile intégral. Revendication d’une identité communautaire ? Convictions religieuses avancées ? Soumission à l’autorité familiale ?


Le tri est difficile entre les femmes que le voile opprime et celles qui construisent leur identité avec lui.
Pour les femmes opprimés par le voile, comment la loi va-t-elle définir qu’il y a bien une tyrannie exercée par le mari ?


Qui sera responsable pénalement du port du voile ? La victime ou le tyran ?


Si des femmes assument leur voile, comment peut-on remettre en cause la liberté de se vêtir comme bon leur semble et sans qu’elles troublent l’ordre public ?


La mission d’information parlementaire souhaite réagir à une revendication communautaire qui refuse de se soumettre à certaines lois communes. Mais un arsenal de lois existe déjà pour rappeler les citoyens à leurs obligations.


Nous n’avons pas attendu 2009, par exemple, pour légiférer sur les violences conjugales, sur l’obligation d’avoir le visage découvert sur les documents officiels ?


Le débat mérite d’être posé mais d’ores et déjà il semble que ce soit une erreur de l’aborder en confrontant laïcité et religion et puis, que penser d’une énième loi alors que les moyens accordés à la police et au ministère de la Justice sont en baisse ?

mercredi 6 janvier 2010

La burqa, un vrai débat...

Alors que Benoît Hamon rejette une loi sur l'interdiction de la burqa, Aurélie Filipetti, nouveau poil à gratter du PS, se place en porte-à faux et réclame une loi (pour lire l'article sur le Nouvel Observateur, cliquer ici.
A droite, alors que Copé réclamait une Loi avant même les conclusions de la commission parlementaire ... l'UMP calme le jeu alors que partout les voix discordantes se font entendre...


La burqa provoque la République et la démocratie. Elle se mêle aux discordances issues du débat sur l'identité nationale.


Tout se mélange...


Et si l'on essayait d'y voir plus clair ?


Lors d'une discussion ce matin, une amie me faisait part du risque que représentait l'arrivée de traditions ne correspondant pas à nos coutumes ?


Mais que sait-on de la burqa ? Sait on seulement qu'il s'agit d'une nouveauté qui vient d'Afghanistan et du terrible régime dictatorial des talibans qui a imposé cette nouvelle façon de faire ?


Aucune tradition religieuse dans la burqa. Il s'agit d'une tenue politique imposée par une secte dangereuse. Les talibans n'existaient pas il y a 30 ans. La burqa non plus !


Peut-on comparer la burqa à un uniforme nazi, véhiculant des valeurs ouvertement contraires aux droits de l'homme et de la femme ?


C'est tout l'enjeu du débat organisé mardi 19 janvier à 18h30 au café du Centre à Val de Reuil

dimanche 3 janvier 2010

La burqa est une insulte

Elle est une insulte à la femme. Elle est une insulte aux femmes qui se sont battues pour leur liberté, pour l'égalité. Une insulte aux femmes vitriolées par les intégristes en Algérie ou ailleurs. Elle est une insulte à l'homme. Elle est une insulte à la société. Elle est une insulte à l'humanité, à la République. Elle est une insulte à la liberté, l'égalité et à la fraternité.

La burqa est une insulte à la laïcité, mais elle est aussi une insulte au coran, elle est une insulte à la religion.

La burqa, rappelons-le, est née il y a une vingtaine d'année, en même temps quasiment que le téléphone portable et internet dont elle est le misérable pendant. La burqa est le refus de la communication. Elle est un outil sectaire, dégradant, l'image d'un pied de nez à la société toute entière ... tâchant de cristalliser les affirmations identitaires face à une société dangereuse, qui remet sans arrêt en cause les individus.

La burqa joue à être l'instrument du diable... Un outil pour fourvoyer l'épanouissement des adolescentes et des adolescents. Un cri existentiel face au monde adulte, à la réalité qui s'impose.

Elle est comme les tenues gothiques, ouvertement inspirées parfois des tenues nazis, elle est comme les boules à zéro de skin, elle véhicule la même peur et la même bêtise. Elle est de la même arrogance.

On ne peut pas ignorer la burqa. La burqa nous provoque. Elle provoque l'humain dans son besoin de regard. Elle nous renvoie à ce besoin d'échange, à la base de la richesse de l'homme. Elle nous provoque. Nous désarçonne. Elle est un crachat d'adolescent. Alors comment réagir ?
Faut-il interdire la burqa ?
Le café radical ouvre le débat. Bientôt, sur le site de l'Eure du prg, le débat sera ouvert. On a vu à quel point, le débat divise au sein des partis. Jean François Copé s'est fait taper sur les doigts en décembre pour avoir dit qu'un projet de loi interdirait bientôt la burqa ... alors qu'une commission parlementaire travaille sur le sujet depuis l'été ...
Et c'est justement : mardi 19 janvier, à Val de Reuil, à 18h30 au café du centre, c'est le thème du prochain café radical qui sera co-animé par Chantal Robin Rodrigo, députée radicale de gauche et Hafidha Ouadha, ancienne dirigeante des jeunes radicaux de gauche, qui fera part de son expérience du voile. Un membre de l'observatoire national de la laïcité participera au débat.
Vous pouvez vous inscrire dès maintenant à l'adresse suivante : caferadical@gmail.com.
Une soirée à retenir, dès à présent.

Des voeux pour toute l'année et pour toute la décennie

Le café radical souhaite à tous ses amis une année et une décennie stimulante, chaleureuse et conviviale ...à l'écoute des évolutions d'un monde que nous souhaitons plus généreux, fraternel et ouvert à l'intelligence et aux savoirs ...


Gardons notre soif de débat, soif de partage et de justice


Ayons soif de café, soif de chaleur, de désirs et d'avenirs