mercredi 14 janvier 2009

Qui a dit "La gauche a tort de ne pas s'y intéresser"



C'est lui, Malek BOUTIH !

Il vient de déclarer ça à Politique hebdo ... et il a tort !

La gauche s'y intéresse, et c'est même pour que nous, au café radical, nous intervenons sur le thème de la diversité.

L'Europe sur la voie de la diversité ?

Un réunion animée par Romuald Dzomo, très sollicité la semaine prochaine par la presse et la télé parlementaire à l'occasion de l'intronisation de Barack Obama, et par Saïd Bouziri, qui défendra le principe de la votation citoyenne.

réservez votre soirée et votre café :

vendredi 23 janvier, à 18h30,

Brasserie du Jardin de Bigards,

39 rue du Quai

à Louviers

a bientôt !

mardi 13 janvier 2009

Le 20 janvier, Obama prend les commandes ... et le 23 ?



Ce sera un grand jour pour l'homme et pour l'humanité... le 20 janvier, Barack Obama sera le premier dirigeant noir d'une grande puissance (Et justement, il s'agit de la première grande puissance !)



3 jour plus tard, le vendredi 23 janvier, le café radical ouvre le débat sur la France de la diversité






  • Invités au débat :



  • Saïd Bouziri, membre de la ligue des droits de l'homme et animateur du comité pour la votation citoyenne



  • Romuald Dzongo, infatigable défenseur de la diversité et de la République, président de l'association Afrique et Nouvelles dépendances.






A droite, Rama Yade et Rachida Dati ne sont-elles que les brillants pendants des chiffres obscènes de Brice Hortefeux égrenant ses reconduites à la frontière ?



A gauche, est-on capable d'afficher les minorités visibles aux postes de décision ... ou doit-on se se réfugier derrière des discours ?



Doit-on souhaiter la discrimination positive ?



Peut-on avoir un discours de fermeture sur l'immigration et un discours d'ouverture à l'intérieur ?



Vivre ensemble en France est aussi la préfiguration du monde de demain ?



Pendant des années le Front National a placé la France politique sous influence. La victoire d'Obama nous pousse à la réflexion sur la représentation, mais aussi sur notre attitude vis à vis de l'étranger, de l'autre dans un monde nécessairement ouvert.



lundi 12 janvier 2009

Palestine - le point de vue du prg




Le massacre des palestiniens à Gaza n'offre aucune solution et désespère ceux qui souhaitent désamorcer ce conflit meurtrier, allumette éclairant dangereusement tout le Proche Orient.
La Palestine sera bien sur l'objet d'un prochain café...

En attendant, Thierry Jeantet donne sur you tube le point de vue des radicaux sur le conflit du Proche Orient.
http://fr.youtube.com/watch?v=bnD_pCIK9qE

vendredi 9 janvier 2009

Supprimer le juge d'instruction ? Quelques rappels de principe ...









Jean-Michel BAYLET s'adresse à DATI
Faisant allusion aux propos et aux annonces du président de la République,la veille, devant la Cour de Cassation et mettant à profit la séance de questions d'actualité au gouvernement, Jean-Michel Baylet a demandé à la Garde des Sceaux, Rachida Dati, qui faisait une rentrée très remarquée : «Qui ne souhaite le renforcement du contradictoire et le respect des libertés individuelles ? » Mais ajoutait-il, aussitôt, « néanmoins, il y a l'art et la manière pour faire les choses ».
Rappelant que le principe du renforcement des droits du Parlement a été acté cet été par le Congrès, le sénateur de Tarn-et-Garonne s'est étonné de ce que « l'idée de supprimer le juge d'instruction lui soit soufflée -pour ne pas dire imposée - avant la fin de ses travaux… Comme pour l'audiovisuel public, la décision est prise, avant même les débats », a-t-il fait remarquer. Au nom des radicaux, il a souhaité des précisions sur le statut du parquet et son indépendance qu'il ne faudrait brandir « comme la nécessaire contrepartie de la suppression du juge de l'instruction».
Faisant référence a des affaires récentes, il a également suggéré que la garde à vue soit réservée aux seules procédures criminelles.

Le RMI a 20 ans, mais à 20 ans, on n'a pas droit au RMI !



Ci-dessous un texte en faveur de l'élargissement des droits du RMI à partir de 25 ans, proposé par Sylvie

Il y a de cela plusieurs années, j'avais été bouleversé par ces propos d'un ami en fin de contrat d'interim, et qui m'avait dit, comme en s'excusant : "il faut absolument que je trouve du boulot, j'ai pas 25 ans, j'ai même pas droit au RMI."
Ce jeune homme, qui d'ailleurs ne l'est plus, a, depuis trouvé un travail, par ailleurs stable, et son cas pourrait donner raison au système actuel du RMI, qui, au delà de toutes les évolutions qu'il a subi depuis sa création il y a un peu plus de 20 ans, laisse toujours dans un système à part les moins de 25 ans en difficulté sociale.
Il y a là un paradoxe.
A partir de 18 ans, le jeune est un adulte social, majeur et souvent vacciné. Il n'a pas droit en tant que personne aux avantages que procure le RMI, alors que l'évolution de la société le pousse vers l'autonomie. L'évolution des moeurs a eu aussi pour corollaire de pousser hors du foyer parental de nombreux jeunes qui se trouvent dans des situations très dure sans avoir les moyens d'y faire face avec une expérience d'adulte.
On remarquera aussi que c'est toujours la jeunesse à qui il est proposé des mesures type CIP (contrat d'insertion professionnel en 1994), CPE (Contrat première enmbauche en 2006) et autres mesures repoussées à la suite de mouvements sociaux... comme si les jeunes n'avaient pas autant besoin d'insertion que les autres ... Comme si un loyer, et les coûts afférents n'étaient pas aussi lourds pour un jeune et qu'un revenu n'était pas le meilleur moyen d'insertion.
Grâce au RSA, soutenu par la gauche, le RMI a connu une nette évolution, lui permettant de devenir un système souple, allant vers une réelle insertion et s'adaptant aux parcours des bénéficiaires. Le RMI s'enorgueillirait à s'appliquer dès la majorité, tout en ayant alors un système d'accompagnement spécifique, tâchant alors d'éviter aux jeunes tous les écueils terribles de l'errance, mais en évitant de les considérer comme une population à part.

Voilà pourquoi proposition sera faite à l'occasion de la convention de la Rochelle, d'élargir le système de protection sociale du RMI aux plus de 18 ans et de ne plus le limiter aux plus de 25 ans. C'est aussi un pari sur le fait que le fameux I de l'insertion aura plus de succès auprès d'une population jeune qu'auprès d'une population déjà durablement marginalisée.

jeudi 8 janvier 2009

L'obligation syndicale ? Une contribution pour La Rochelle


Faut-il rendre le syndicat obligatoire ?



C'est une idée reprise de la campagne présidentielle de Ségolène Royal et depuis tombée aux oubliettes sans grand débat.






Aux lecteurs, une question : qu'en pensez-vous ?



Vous pouvez répondre sur ce blog. Le café radical sera ravi de publier vos commentaires... Il est bien sur prêt à organiser un débat sur ce thème ... par exemple avec des syndicalistes.



En tous les cas, la lamentable participation aux élections prud'homales obligent à se poser la question de la représentativité des syndicats.



Et puis, si vous avez d'autres idées qui puissent être débattues avant ou pendant la convention de La Rochelle, n'hésitez pas à en faire part au café radical.






Ci-dessous la contribution d'Olivier Taconet pour la convention du parti radical de gauche qui se tiendra le dernier week-end de mars à La Rochelle :






Posons le débat pour un syndicalisme obligatoire

La campagne de Ségolène Royal de 2007 avait mis sur le tapis le projet d’un syndicalisme obligatoire.

L’idée s’est perdue dans le cadre de la campagne, mais vaut d’être débattue.
Il ne peut y avoir modernisation des rapports sociaux sans un syndicalisme fort et adapté. Il est essentiel que l’ensemble des salariés soit représentés face aux employeurs et que ceux-ci puisse se mêler aux débats de société en s’appuyant sur une réelle représentativité.
Les relations entre entrepreneurs et employés sont naturellement mise en cause par le poids respectifs des interlocuteurs.
Dans un régime de liberté, lorsque seulement 8% des employés sont syndiqués, l’ensemble des syndicats ne peut parler au nom de l’ensemble des travailleurs. Or, cette voix manque à la société française. Cet élément fait d’ailleurs que bien souvent, l’assemblée nationale ou le gouvernement sont amenés à trancher des grandes questions du monde du travail, les syndicats n’intervenant qu’à titre consultatif.

On a pu le constater, le syndicalisme est impuissant. Il est le fruit de son histoire particulière, qui l'a construit dans une lutte conjointe pour son existence et la reconnaissance de droits pour les salariés. Ce monde a évolué.

Rappelons, sans cruauté, que les 8 % des syndiqués sont sur-représentés dans la fonction publique, les grandes entreprises ainsi que dans l’encadrement et les professions intermédiaires.
Les ouvriers, les intérimaires, les apprentis, les employés et salariés des PME-PMI sont absents de la représentation. Ce malaise est bien souvent accru par le fait que la proportion de cadres syndicaux au sein des salariés encartés est proportionnellement énorme. Tout ceci ne contribue pas à familiariser les salariés avec la pratique syndicale. On en est au syndicalisme par procuration.

Qui pis est, lorsqu’on a demandé aux salariés de se prononcer lors des dernières prud’homales, la participation a atteint le ¼ des salariés. Cet état de fait doit amener une réaction politique.


Peut-on se contenter de ce terrible constat ? Peut-on, comme lorsque l’on évoque la question, répondre en évoquant la tradition française et l’histoire du fait syndical en France ?

Nous radicaux, ne sommes ni socio-démocrates ni adeptes de la lutte des classes. Les syndicats n’ont pas à être instrumentalisés à des fins politiques. Nous souhaitons en revanche que les salariés disposent d’outils efficaces pour les représenter face à leurs employeurs et que les employeurs puissent disposer eux aussi d’outils représentatifs. Enfin, c’est la société toute entière qui a besoin que de forces réellement représentatives du monde du travail, dans toute sa complexité.

En ce sens, l’acte obligatoire de l’adhésion syndicale serait comparable à l’obligation d’inscription sur les listes électorales. Elle serait gratuite et comporterait une information minimale sur les droits et devoirs du salarié. Elle impliquerait une liberté totale non seulement du choix du syndicat, mais aussi du droit pour l’individu de changer de syndicat de manière immédiate. Elle pourrait se traduire, bien entendu, par un refus d’adhésion, comme il y a des refus de vote. Elle aurait pour avantage de permettre à chaque salarié, y compris le plus isolé, y compris le plus jeune, le plus précaire, l’intérimaire, mais aussi le titulaire de chèque emploi-service, d’avoir un lien syndical, avec l’organisme de son choix dès la première heure de son premier contrat de travail, avec l’obligation pour l’employeur de lui transmettre la liste des syndicats auxquels il serait en droit, en devoir plutôt d’adhérer. Bien entendu, cette perspective impliquerait une révolution dans la démarche syndicale, dans le rôle et dans la fonction syndicale. On peut imaginer d'ailleurs que la première cotisation soit gratuite et qu'elle devienne payante, faisant partie des cotisations obligatoires à partir d'une année de travail. Là dessus, toutes les possibilités sont offertes.
Actuellement, la volonté des cadres syndicaux d’évoluer vers une pratique réformiste se heurte à un besoin de se faire entendre. Ainsi les pratiques syndicales, mise à part la Cfdt, sont figées dans des pratiques archaïques, mobilisant des troupes d’habitués, moyen pour eux de se faire entendre en compensant leur faible écho auprès des salariés. Le tout pour des causes souvent perdues d’avance.
Avec un nombre d’adhérents accru, les syndicats garderaient une totale indépendance, n’ayant de compte à rendre qu’envers leurs cotisants.
La démarche d’un syndicalisme obligatoire n’aurait, on le voit, rien à voir avec les démarches liées à des accords particuliers en Angleterre ou en Norvège, mais serait une démarche entièrement originale. Elle donnerait un éclairage réel sur la représentativité des syndicats et leur capacité de négocier. Elle ouvrirait la voie à la modernisation du syndicalisme et à la modernisation du monde du travail.
J’ajoute enfin, en conclusion que cette obligation syndicale, serait appliqué à tout le monde salarié. Ainsi, aucun secteur ne serait à l’abri et cette nouvelle obligation s’appliquerait de la même manière à l’armée, à la gendarmerie (bien entendu) et aux magistrats, permettant ainsi de sortir des archaïsmes.

dimanche 4 janvier 2009

Du neuf en 2009 ?


Il n'y a pas eu de trêve des confiseurs ...dans la Bande de Gaza !

Nos petites tensions françaises, peuvent paraître dérisoire ... mais au delà de ce privilège qui consiste à vivre dans un pays en paix, où les conflits se déroulent sans morts, les radicaux continuent à défendre le souffle républicain.

Ci-dessous le communiqué de Jean Michel Baylet, président des radicaux de gauche :

Le Président Sarkozy a bien voulu confirmer le 31 décembre que l'année 2009 serait difficile pour tous. Ceci bien qu'il ait, a-t'il précisé, pris de multiples initiatives en 2009 pour sauver la Paix dans le monde et unir l'Europe face à la crise économique et financière. Convaincu qu'il faudrait faire plus en cette nouvelle
année il en a surtout déduit que sa politique économique,sociale, éducative et judiciaire ne changerait pas d'un iota même s'il avait dû freiner ses projets devant les protestations des forces syndicales, des associations, des jeunes et surtout d'une part grandissante de la population...
Il faut souhaiter que son incontestable activisme personnel s'accompagne en 2009 d'une prise en compte plus concrète des attentes des citoyens inquiets devant la flambée du chomâge, des entrepreneurs déçus du peu de soutien accordé aux PME et TPE et à la recherche, des membres des associations sociales préoccupés par le désengagement de l'Etat, de tous jugeant inacceptable le démantelement annoncé des services publics clefs (hôpitaux, postes, collèges et lycées...).
Il faut plus encore souhaiter que les forces politiques de gauche, de progrès, de l'écologie, les syndicats et autres forces sociales coordonnent leurs actions pour faire entendre le pays réel et préparent le changement. Défendent, se faisant, les vrais valeurs de la République, alliant laïcité, solidarisme et fraternité.



Bonne année à tout le Monde et tous nos voeux de paix aux palestiniens et aux peuples victimes de guerre !