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mardi 6 décembre 2016

La fête selon Priollaud ...

En hommage à Marcel Gotlib,
cette représentation de Priollaud
en phase de surexcitation
C'est la fête à Louviers. On ne va pas pour autant rallumer toutes les lumières ... Il paraît que Mme Terlez a demandé à ce qu'on fasse un effort pour la messe de minuit. Qu'on laisse les gens rentrer chez eux à pied sans risque de déraper sur des trottoirs crasseux... Il doit y avoir débat au sein de la municipalité Priollaud.
Retour de la messe de minuit sous la conduite d'Anne Terlez
C'est la fête à Louviers. La municipalité a sorti dans l'urgence un petit opuscule. Il fallait faire vite : l'essentiel de l'animation sera terminée 15 jours avant Noël ! La patinoire qui animera la place de la Halle n'est là que pour un peu moins d'une semaine. Sacrée fiesta ! En  plus, il y a une nocturne le vendredi jusqu'à 21 heures... dingue ! Le temps de poser ses patins, de tout ranger, et on sera chez soi juste avant que les lumières ne s'éteignent ... 
Plus sérieusement, le programme de la municipalité est tellement pauvre que sans le très méritoire effort des commerçants, il n'y aurait rien eu à Louviers !

Quand les enfants seront en vacances, il n'y aura plus de patinoire ! 
Tellement maigre le sapin de Noël !
Ceux qui le trouvent auront droit
à un tour de calèche payé par les
commerçants. 
Tant pis pour eux, Ils pourront se consoler en allant voir les animations à  Rouen ... Si les parents peuvent leur payer la sortie en famille. La municipalité ne veut pas pousser trop loin l'assistanat mais elle favorise le voyage et tant pis pour le commerce local !
La municipalité n'a pas voulu faire davantage d'effort pour soutenir les commerçants de Louviers.
Priollaud réfléchit activement à ce qu'il pourrait faire
l'an prochain pour soutenir le commerce local ....
C'est la fête à Louviers. Youpi !
Sacrée fiesta ! 
Les pourront jouer au dernier jeu à la mode à Louviers : débusquer le maigre arbre de Noël sur la place Thorel ! Les vainqueurs auront droit à un tour de calèche payé par les commerçants. 

PS : Les illustrations sont un hommage à l'immense et immortel Gotlib, qui m'aura marqué au même titre que Cabu et Wolinski assassinés par les intégristes et auxquels je pense chaque jour. 

Rappel : café radical vendredi 9 décembre au Big Arts, premier étage, à 18 h30. Le thème : Peut on stopper Marine Le Pen ? Débat animé par Paul Dhaille et Franck Martin. 

  






dimanche 31 janvier 2016

Louviers : la municipalité méprise le commerce

Nathalie Carville a réussi à faire tenir contre ventes marées
l'association des commerçants de Louviers. Il lui a fallu bien
du talent et bien de l'endurance avant de devoir laisser
la présidence le mois prochain. 
Incroyable mais vrai ! 
Aucun membre de la municipalité à la manifestation organisée par les commerçants de Louviers... 
La cérémonie traditionnelle qui consistait à remettre aux vainqueurs du tirage au sort organisé pendant les fêtes de fin d'années n'a reçu aucun encouragement par la municipalité. On a bien noté la présence de M. Calais, maire de Léry et vice-président chargé du commerce ... qui a adressé un petit mot gentil à la présidente Nathalie Carville qui a profité de l'occasion pour annoncer qu'elle quitté cette tâche difficile. 
Parce qu'il n'est pas simple de représenter les commerçants de Louviers. Cela a été vrai de tout temps. Les commerçants sont par nature des individualités assez fortes qui ont du mal à s'accorder. Mais ce qui est sur, dans tous les cas et dans l'intérêt du commerce et de la ville, c'est que l'attention et le soutien de la municipalité est absolument indispensable .... et plus particulièrement en ce moment. 
Sans commerce, c'est la ville qui meurt. C'est pourtant simple. 
Jamais on n'a vu à Louviers une municipalité mépriser son commerce et ses représentants. Ce n'est pas le projet parapluie qui y changera quoi que ce soit. 

jeudi 28 janvier 2016

No news, bad news ... une ville sans journaux n'est pas une ville

A Louviers, les dimanches ne sont plus ce qu'ils étaient ...
C'était un, c'était LE rite dominical.  

Le dimanche, je me levais pas trop tôt, pas trop tard non plus. C'est à dire, à une époque, le marchand de journaux ouvrait très tôt, presqu'en même temps que les boulangers.  On achetait des croissants pour bien marquer que le dimanche n'est pas un jour comme un autre. Et puis on ramenait le journal. Le Journal du dimanche, souvent, comme son nom l'indique.
Oui, c'est vrai, je suis un fou de presse. J'aime l'odeur de l'encre et du papier, quelque chose qui, mélangé à l'odeur du café prend une saveur particulière. Bien loin de l'hystérie hygiénique d'internet.
Est-ce là la seule raison de mon désappointement ? Bien sur que non.

A ce petit jeu, je retrouvais pas mal d'habitués. Les familiers des viennoiseries dominicales, les addicts à la presse. Eric, Pauline, Pascal, sans parler de ceux dont je ne connais ni le prénom, ni le nom mais que j'avais plaisir à croiser. Ceux qui, au-delà du journal, venaient trainer dans les rayons, comparer les unes et regarder les dernières parutions, les créations, sorte de panorama des centres d'intérêt de notre société.
Certes, depuis quelques années, le service  était moins bien rendu. Le marchand ouvrait plus tard et il est arrivé pendant les mois d'été qu'il soit fermé.
Maintenant, c'est définitif ! Pour acheter le journal, qu'il s'agisse du Journal du dimanche ou d'Aujourd'hui dimanche, il faut aller à Val de Reuil ou au Vaudreuil.

Rien de plus appétissant que l'étal d'un marchand de journaux.
Au delà de ma propre situation et de mon propre malaise, il faut se demander pourquoi Louviers est privé de journaux pour la première fois depuis la deuxième guerre mondiale. On peut évoquer internet et la presse numérisée ... On peut dire aussi que Louviers est située au cœur d'un mauvais réseau de distribution. Que parfois, la presse n'arrivait pas jusqu'à Louviers ...
Ouais, bof ! Mais alors pourquoi ni Le Vaudreuil, ni Val de Reuil continuent de diffuser l'ensemble de la presse avec des commerçants ouverts le dimanche. 
 
On ne peut qu'admettre qu'il s'agit du symptôme d'un phénomène infiniment plus sérieux : la baisse du chiffre d'affaires des commerces lovériens le dimanche. La municipalité Priollaud n'a cessé depuis près de deux ans de porter atteinte au commerce de proximité. Or le commerce de centre-ville fonctionne en réseau, sur un équilibre fragile. L'ouverture d'une grande surface supplémentaire le dimanche matin a déjà été durement ressentie par les commerçants lovériens. La fermeture du marchand de journaux va amener bien des lovériens à se déplacer pour aller chercher leur journal et faire leurs courses ailleurs s'ils ne choisissent pas de rester chez eux.

Il y a un vrai problème du commerce à Louviers. Franck Martin et son équipe s'y étaient attaqué d'arrache-pied. Ils l'avaient fait par un dialogue constant avec les commerçants ainsi que par une réflexion menée au niveau de l'intercommunalité. Ainsi les lovériens avaient-ils pu apprécier la dynamisation du centre-ville.
A présent, on constate les banques et sociétés d'assurance prennent le pas, ce qui, précisément ne favorise pas le développement d'un commerce en réseau.
Décidément, une ville de 20.000 habitants sans marchands de journaux le dimanche, c'est grave. Il ne doit pas y en avoir beaucoup en France et c'est incontestablement la marque d'un déclin.

Monsieur le maire, faites quelque chose !

jeudi 13 décembre 2012

Mac Arthur Glenn, le jugement

Michel Chmpredon entouré de Franck Martin et de Didier Bazin
lors d'une conférence de presse avant le passage en commission
nationale. Il ne s'agissait de rien d'autre que de faire valoir le droit.
"Le réel, c'est quand on se cogne" disait  Lacan.
Le jugement de la Commission nationale d'aménagement commercial claque sèchement les élucubrations des défenseurs du projet Mc Arthur Glenn. Elle n'est pourtant que la conséquence logique du premier jugement qui déjà s'appuyait sur la Loi L 752-1 du code du commerce.
Cette loi a un sens dans l'aménagement du territoire. Elle consiste à limiter l'implantation sauvage et mortifère de surfaces commerciales au coeur de nos campagnes, dénaturant le paysage, encourageant les déplacements automobiles avec pour seul risque économique pour les entrepreneurs que de laisser une friche urbanisée au coeur de nos paysages ruraux.
Bref, la Loi conçue au moment même de la négociation de ce qu'on a appelé le Grenelle de l'environnement s'intègre dans une démarche moderne, prenant en compte le respect de notre environnement et l'évolution des pratiques commerciales et notamment l'achat par internet qui fragilise encore davantage le commerce de centre-ville qu'il convient de protéger.
C'est sur cette loi que s'appuie le jugement de la Commission Nationale d'aménagement commercial.
Le comportement des tentants du projet n'a pas de sens. Ce n'est pas un projet obsolète qu'il faut défendre, mais bien plutôt un commerce Vernonnais en cohérence avec une démarche cohérente, environnementale et privilégiant l'identité du centre-ville vernonnais. Personne, ni à Evreux, ni à Louviers ne s'opposera à cette démarche.  
Toutes les conférences de presse, toutes les manifestations, toutes les pétitions n'auront aucun poids tant elles soulignent l'incohérence du projet.
Les défenseurs du projet qui vont jusqu'à demander une modification législative ne doivent pas se faire d'illusion. Si jamais évolution il y avait, tout porte à  croire qu'une nouvelle loi sur l'urbanisme commercial ne pourrait finalement que conforter, voire renforcer la loi de 2008. La protection du commerce de proximité, le respect de l'environnement et des constructions incohérentes sont inéluctables.
Ci-dessous, les considérants du jugement de la Commission nationale d'aménagement commercial :


Considérant

Que la localisation de l’ensemble commercial en bordure d’un axe autoroutier, sur des parcelles vierges de toute construction à environ 2,5 kilomètres du centre du village de Douains (commune de 460 habitants) à environ 7 kilomètres de Pacy sur Eure et de Vernon à environ 10 km de Giverny et à 25 km d’Evreux contribuera à développer un nouveau pôle commercial excentré, éloigné des centres de vie et d’activité existants dans le département de l’Eure ; que ce projet aura des conséquences négatives sur le développement des commerces de centre-ville des communes situées au sein de la zone de chalandise ; qu’il ne participera pas ainsi à un développement harmonieux du territoire et à l’animation de la vie locale.

Considérant

que le projet sera situé en bordure de l'A13, à hauteur de l'échangeur 16 et de la RD 181 ; que, compte tenu de l'importance de la zone de chalandise définie par le demandeur, zone s'étendant sur 7 départements et 1.127 communes, et de la spécificité des commerces envisagés, la clientèle se déplacera essentiellement en voiture ; qu'ainsi la création de ce nouvel ensemble commercial générera, malgré les travaux prévus par le porteur de projet, une augmentation significative des flux de circulation sur ces deux axes ; que la desserte de l'échangeur est susceptible d'entraîner une saturation du trafic routier en période de pointe ;


Considérant
que le site d'implantation du projet n'est pas actuellement desservi par des transports en commun réguliers ; qu'ainsi, malgré les efforts en terme d'accessibilité et notamment de la mise en place de navettes depuis la gare SNCF de Vernon, la desserte de l'ensemble commercial envisagé par les modes de déplacements doux ne pourra pas offrir une alternative crédible à l'usage de la voiture par la clientèle

Considérant
que les efforts du demandeur en termes d'insertion paysagère ne seront pas de nature à atténuer l'impact du projet sur son environnement ; que l'empreinte environnementale de cette réalisation sera importante en termes de consommation du foncier et de déplacements motorisés ;

Considérant
que ce projet ne présente pas, par ailleurs, d'avantages suffisants au regard des autres critères posés par l'article L 752-6 du code de commerce ;

Considérant

qu'ainsi ce projet n'est pas compatible avec les dispositions de l'article L 752-6 du code de commerce.

DÉCIDE
...
Le projet de la SNC "MGE NORMANDIE" est refusé
 
 
Et la reproduction l'article L752-6 du code de commerce
Lorsqu'elle statue sur l'autorisation d'exploitation commerciale visée à l'article L. 752-1, la commission départementale d'aménagement commercial se prononce sur les effets du projet en matière d'aménagement du territoire, de développement durable et de protection des consommateurs. Les critères d'évaluation sont :
1° En matière d'aménagement du territoire :
a) L'effet sur l'animation de la vie urbaine, rurale et de montagne ;
b) L'effet du projet sur les flux de transport ;
c) Les effets découlant des procédures prévues aux articles L. 303-1 du code de la construction et de l'habitation et L. 123-11 du code de l'urbanisme ;
2° En matière de développement durable :

a) La qualité environnementale du projet ;

b) Son insertion dans les réseaux de transports collectifs.