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vendredi 6 juillet 2018

CINEMAS DE LOUVIERS, la lettre qui accuse

Il fallait mettre le paquet pour qu'un
gérant en partenariat avec la ville de
Louviers attaque son maire. Mais il y
a des moments où trop c'est trop !
En mettant les cinémas en danger, la
municipalité risque de se trouver face
à une opposition bien supérieure à
celle de la direction du Grand Forum.
Jean-Edouard Criquioche, gérant des cinémas de Louviers est furieux. 
Il a écrit une lettre ouverte aux élus qu'il a distribuée avant le conseil municipal jeudi dernier. 
Lisez ce document qui dit tout ou presque sur les mésaventures de l'équipement et sur les turpitudes de la municipalité Priollaud. 
Insultes, diffamations, fautes de gestion, mépris de l'intérêt général, le tout dans un climat d'arrogance que le maire de Louviers a feint d'ignorer lors de la séance du conseil. 
" Comment ? a-t-il dit en substance, mais j'ai toujours un comportement correct avec M. Criquioche" ... 
Tu parles ! M. Criquioche démontre le contraire et démonte un climat de suspicion permanent doublement insupportable en ce que non seulement il s'attaque injustement à une personnalité, mais surtout qu'il met en cause un équipement qui fait la fierté de la ville depuis plus de 30 ans. 
Lors du conseil municipal le maire de Louviers a fait part de toute sa mauvaise foi et de sa méconnaissance du dossier. Ainsi, a-t-il dit que la ville de Louviers a versé 100.000 € aux cinémas ... Quelle outrecuidance ! En fait ces 100.000 € avaient été avancés à la ville propriétaire pour créer deux nouvelles salles. Non seulement  le remboursement était obligatoire, mais quel culot de présenter cela comme un don, alors même que l'on a tout fait pour rendre impossible la création des salles. Le permis de construire est déposé depuis deux ans... Nous reviendrons sur le conseil municipal sur ce blog demain ou après demain.
En  attendant, voici la lettre de Jean-Edouard Criquioche aux élus. Elle est sans doute un peu longue, mais elle est indispensable pour comprendre.
















mardi 27 mars 2018

Priollaud attaque les cinémas de Louviers !

Préparons la riposte !

J'avais écrit lors du 30e anniversaire des cinémas Louviers l'incroyable histoire de l'équipement, fruit du pari de la détermination politique de l'équipe Fromentin-Martin et de l'engagement local de fous de cinémas... Il faut notamment rendre grâce au cinéphile François Bureau, capable à l'époque de convaincre de doter la ville de cet outil culturel indispensable. 
C'était un pari parce qu'à l'époque, en 1983, presque personne ne croyait en la survie du cinéma et il est vrai que sans les déterminations locales, sans Jack Lang, génial ministre de la Culture, le cinéma en France ne serait pas différent de ce qu'il est par exemple en Italie ou en Angleterre où, malgré la haute qualité de leurs créateurs, les aides publiques au cinéma permettent le maintien d'un modèle qui fait de la France le phare de la diffusion cinématographique de qualité
Ainsi, le cinéma de Louviers, a-t-il pu se maintenir et se développer malgré quelques épisodes difficiles On se souvient notamment que, sous l'aire de la Rpr Odile Proust, le cinéma avait failli fermer Une manifestation de la gauche lovérienne, soutenue par la population avait permis de trouver une solution en faisant appel à Richard Patry et à Jean-Edouard Criquioche. 
Depuis, l'équipement a prospéré et a montré son aptitude à résister aux pôles d'attractivité que constituent Evreux et la métropole rouennaise. Ce n'est pas tout. Le cinéma, grâce à l'action de la municipalité Martin a réussi à servir d'appui au spectacle vivant dans le cadre d'un partenariat avec la scène nationale. De la même manière, l'association derrière l'écran permet de développer à Louviers le cinéma d'art et d'essai. Bref, en plus d'un outil d'animation devenu indispensable, le cinéma de Louviers, deuxième cinéma du département pour la fréquentation, est aussi devenu un outil majeure qui a permis à Louviers d'être la capitale culturelle de l'Eure ... mais ça, c'était avant, sous la municipalité Martin. Depuis, la droite a réduit ses aides, et Priollaud (qui ne perd pas une occasion de s'attaquer à l'attractivité de Louviers) a commencé, après avoir mis l'équipement dans la difficulté commence à l'attaquer directement. 
C'est ce qui s'est dessiné lors du dernier conseil municipal, où Priollaud, prenant les devants a annoncé sans ambages qu'il allait proposer aux gestionnaires du cinéma un tel contrat qu'il proposait une convention provisoire ... Tu parles !
En fêtant en 2013 les 30 ans de cinéma à Louviers,
Franck Martin et Jean-Edouard Criquioche pensaient comme
touts les lovériens, les problèmes réglés définitevement.
C'était sans compter avec l'incompétence de Priollaud et
son mépris pour notre ville et nos équipements. 
Comme par un fait exprès, Priollaud a profité de la complicité du représentant du Front National en affirmant après lui que les gestionnaires ne payaient pas leur loyers. 
Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage ! 
C'est sur tous ces points que Jean-Edouard Criquioche a répondu dans une interview qu'il a livré à "La Dépêche" qui paraîtra jeudi matin. 
On peut penser qu'avec son franc-parler, le gestionnaire saura mettre les points sur les i et dénoncer l'incurie complète de la municipalité Priollaud qui, dès qu'il s'agit de culture, sort son pistolet à eau ! Dangereux pistolet à eau, lorsqu'il s'attaque au circuit électrique, mais le détail sera révélé dans la dépêche ... il faudra attendre après-demain ! 
En attendant, dès maintenant, préparons-nous à nous mobiliser pour défendre les cinémas !

vendredi 14 décembre 2012

Le cinéma ... l'incroyable histoire de Louviers

Le gâteau des 30 ans présenté par Jean-Edouard Criquioche
gérant des cinémas et Franck Martin. A présent, l'équipement
a acquis sa stature et son statut, battant année après année des
 records de fréquentation. Mais l'équipement est aussi le fruit
 d'un combat ancré dans l'histoire de Louviers.
30 ans de bonheur !
Hier soir, à l'occasion le 30ème anniversaire du grand forum, a été l'occasion de se remémorer l'histoire d'un équipement qui a vécu tous les soubresauts politiques de la ville durant ces trois dernières décennies.
Forcément, chaque anniversaire est l'occasion de revenir à la naissance de l'individu. J'évoquais avec avec Claude Blanluet la première séance de l'équipement. je me souviens qu'alors je tenais bénévolement la caisse mais je ne me souviens pas par quel hasard. Claude Blanluet était secrétaire général de la commune, on dirait aujourd'hui directeur général des services. Moi j'étais simple employé. On faisait un peu avec les moyens du bord.


Cette anecdote personnelle situe la dimension bénévole et militante liée au lancement de l'équipement, qui lui-même était le fruit d'une longue maturation. 
En 1982, tout le monde ne croyait pas en l'avenir du cinéma. c'est un euphémisme ! Je ne parle même pas du cinéma à Louviers, mais je parle tout bêtement du cinéma tout court. Certes Louviers avait vu disparaître ses deux cinémas, l'Eden et le Normandy, mais c'est un peu partout que l'on constatait une diminution de la fréquentation. Le 7e art était donné moribond et l'avenir était à l'écran télé généralisé dans tous les foyers.
Et voilà qu'à Louviers, une ville de moins de 20.000 habitants faisait le pari de rouvrir un cinéma quand deux salles venaient de mourir de leur belle mort. Pire encore, la ville ouvrait trois salles.
On allait voter dans trois mois, et l'on ouvrait trois salles. C'était un pari fou. La défaite aux quelques mois plus tard n'a sans doute rien à voir avec ce pari risqué, mais situait malgré tout les difficultés d'une équipe qui commençait à s'user mais ... qui continuait à prendre des risques.
Pour dire la façon dont on s'était posé la question à l'époque : on s'était demandé si l'équipement devait être public ou privé... avant que la gestion privée ne s'impose. On s'était demandé quel gérant pourrait remporter le morceau ... avant que le gérant des cinémas d'Evreux, Ageorges, ne prenne le dessus ... en expliquant d'ailleurs très bien pourquoi seul l'apport d'un professionnel, connaisseur des réseaux de distribution pourrait permettre la survie des cinémas et que seule cette survie pourrait à l'occasion permettre la diffusion d'oeuvres de cinéphiles.
Bref ! Après des mois, des années de débat, l'équipement était là !
Hélas, trois fois hélas, la municipalité Fromentin Martin allait perdre les élections. Sans doute ne doit-on pas imputer à la municipalité Proust qui lui succéda, la responsabilité de la chute de fréquentation des cinémas, mais toujours est-il qu'on s'est mis après quelques années à parler de fermer l'équipement qui, avec le temps était fermé au public en semaine limitant aux week-ends la diffusion des films. De nouveau le cinéma était sur la phase descendante et le pari était perdu.
Tous les amateurs de cinéma de Louviers se souviennent d'une manifestation organisée par l'opposition d'alors (devenue pour partie la majorité actuelle) exigeant le maintien des activités cinématographiques. 200 personnes s'étaient réuni qui demandaient à la municipalité d'intervenir.... et de fait la municipalité était alors intervenue en faisant distribuer un tract ... par les sapeurs pompiers de Louviers.
Phénomène doublement incroyable, non seulement le maire n'avait pas eu le courage d'affronter les manifestants, mais en plus elle faisait distribuer par des agents municipaux (les pompiers l'étaient encore à l'époque) dont ce n'était ni le statut ni la fonction un tract directement politique ...
Là encore l'anecdote souligne à quel point le sujet était politiquement chaud et s'est finalement traduit par la reprise de l'équipement  par Richard Patry (sur la photo devant le cinéma Mercure), gérant des cinémas d'Elbeuf ...
Il s'agissait d'un pari insensé...  mais cela a marché. Dans des conditions difficiles au début puisque les relations entre gérant et propriétaire (la municipalité est propriétaire des murs) a été très difficile jusqu'au renversement de l'équipe Proust et son remplacement par celle de Franck Martin.
Richard Patry a depuis laissé sa place à Jean-Edouard Criquioche. Ce n'est pas tout. Le cinéma s'est doté d'une très grande salle apte à accueillir les spectacles vivants, qui permettent la collaboration avec la Scène nationale, et qui contribuent à faire de Louviers la capitale culturelle de l'Eure.... tant il est vrai que le cinéma a permis de structure l'action culturelle locale, indépendamment de sa programmation.
Louviers bénéficie maintenant de 5 salles de différentes dimensions, peut accueillir spectacles et congrès et est parvenu à une fréquentation annuelle de 120.000 spectateurs, soit dix fois plus qu'au moment où la municipalité Proust envisageait de la fermer. Le cinéma est maintenant équipé en numérique et peut accueillir les films en 3 dimensions... et va bientôt être équipé de nouvelles petites salles permettant à des petits groupes de faire leur cinéma tout seuls.
Voilà le beau scénario de ces trente années que la soirée d'hier m'a permis de revivre !
Merci à tous.